NA : Bonjour tout le monde ! Voici le chapitre 2 de ma fic ^^
Merci à Kiki et Lucie pour m'avoir laissé un commentaire ^^
En réponse à Kiki : je ne connaissais pas du tout ce film, et du coup je suis allée lire le résumé. L'histoire ne va pas du tout évoluer comme ça, en tout cas, d'après ce que j'ai lu.
Voila ! Bonne lecture tout le monde !
CHAPITRE 2 : Une nouvelle rencontre… désagréable au possible !
- Bon anniversaire, Sakura ! hurla un garçon blond en s'approchant de la concernée par derrière.
Surprise par son cri, celle-ci sursauta, et par réflexe, envoya son sac dans la figure du jeune homme. Qui ne s'y attendait visiblement pas, et s'écroula contre la grille du lycée Konoha, KO.
Reconnaissant son assaillant, Sakura soupira et tendit une main en avant pour l'aider à se relever. Il la saisit avec un grand sourire, ce qui fit tiquer la jeune fille. Il était tellement inconscient !
- Ne me regarde pas avec cet air idiot ! grogna-t-elle. Et la prochaine fois, ne me hurle pas dans les oreilles comme ça !
- Bah, qu'est-ce que tu as ? T'es de mauvaise humeur ?
L'adolescente sentit une veine gonfler sur sa tempe. Elle détestait qu'on lui pose cette question, ça la mettait automatiquement en rogne. D'autant plus si elle l'était effectivement déjà avant. Elle s'apprêtait à incendier le garçon, mais en relevant le regard vers lui, ses mots restèrent coincés dans sa gorge. Il lui adressait un sourire éclatant. Elle soupira à nouveau, et sa colère passa. Il s'agissait de Naruto après tout. Il était son meilleur ami depuis l'école primaire. Ils avaient toujours été ensemble, et il était la seule personne qui ne l'ait jamais laissée tomber, malgré les périodes difficiles qu'elle avait traversées. On passe beaucoup de chose à un tel ami. Elle lui rendit alors son sourire et répondit :
- Non, non, ça va. Au fait, merci.
- Hein ? Euh… de rien… Mais pourquoi ?
Sakura leva les yeux au ciel.
- Pour mon anniversaire, andouille !
- Ah ! De rien !
Alors qu'ils approchaient de la porte du lycée, Naruto se mit à brailler très fort et particulièrement faux « Happy birthday to yooooooooou ! Happy birthday to yooooooooooou ! Happy birthday to you SakuraaaaaaAAAIE ! »
- Mais, tu vas arrêter de beugler comme un abruti ! le gronda la jeune fille après lui avoir tapé sur la tête.
Elle détestait être le centre de l'attention générale, et ça, plus leur rencontre fracassante à la grille ne la mettait pas franchement à l'aise.
- Pardon ! répondit le blond, sans se départir de son sourire.
Ils se dirigèrent vers leur salle de classe en bavardant gaiement. Sakura remarqua avec du retard que son ami était, pour une fois, arrivé à l'heure en cours. Elle fut touchée qu'il ait fait cet effort pour ce jour particulier, lui qui arrivait sans cesse pile au moment où le professeur commençait l'appel. Il s'en voulait certainement de n'avoir pas pu passer la journée de la veille avec elle, malgré la centaine de messages qu'il lui avait envoyée. Mais elle ne lui en voulait pas du tout. Elle savait que ce dimanche il avait des impératifs. Le jeune homme avait été placé en famille d'accueil dès son plus jeune âge, et il devait rencontrer sa nouvelle famille la veille, l'ancienne ayant dû renoncer à sa garde après le licenciement économique du couple.
Alors qu'elle se dirigeait vers sa place, une jeune fille aux cheveux d'un bleu profond lui adressa timidement un signe de la main. Sakura la rejoignit, suivie de Naruto.
- Bonjour Sakura, bonjour Naruto ! les salua-t-elle.
- Bonjour Hinata, répondit la jeune fille.
- Yo ! s'exclama le blondinet.
L'adolescente rougit légèrement lorsqu'il la regarda, mais se reprit rapidement. Sakura sourit à cette vision. Depuis qu'ils l'avaient rencontrée, à leur entrée au lycée, Hinata avait toujours eu un faible pour le garçon. Ses réactions en la présence de Naruto s'étaient nettement améliorées depuis le début de leur amitié, où elle manquait s'évanouir chaque fois qu'il la regardait. Mais il ne se rendait compte de rien, naturellement. Sakura savait bien que lui avait le béguin pour elle, mais elle n'était pas intéressée et le lui avait clairement signifié. Leur triangle amoureux ne gênait pour l'instant pas leur amitié, et elle espérait que les choses continuent ainsi.
- Joyeux anniversaire Sakura, commença Hinata, tirant la concernée de sa rêverie. Je suis désolée de ne pas être passée te voir hier soir, continua-t-elle, mais la réunion de famille s'est prolongée jusque très tard et je n'ai pas réussi à m'éclipser.
- Pas de problème Hinata ! Je sais que tu n'avais pas le choix.
Son amie était l'héritière d'une grande famille, et un dimanche par mois ils se réunissaient pour faire le point sur l'état de l'entreprise Hyûga. En tant que successeur légal, Hinata était tenue d'y assister.
- Dis, ce soir on peut passer chez toi ? demanda Naruto, une lueur malicieuse dans les yeux.
- Oui…, répondit Sakura, méfiante.
- Oh ! Le cours va commencer ! annonça Hinata, coupant court à la conversation.
Leur professeur de mathématique venait en effet d'entrer. Sakura regagna sa place au dernier rang, près de la fenêtre. Elle passa toute la matinée plongée dans des pensées plus ou moins réjouissantes tournant pour la plupart autour de sa mère, sans vraiment prêter attention aux discours de ses professeurs. Sur l'heure du midi, alors qu'elle se dirigeait vers la cafétéria, Naruto l'entraina sur le toit.
Intriguée, elle le suivit, et quelle ne fut pas sa surprise quand ils arrivèrent à destination ! Ils lui avaient préparé un repas d'anniversaire. Hinata était déjà sur place, et répartissait les denrées dans des assiettes en plastique. La jeune fille fut terriblement touchée par cette attention et ne put retenir quelques larmes, ce qui fit paniquer le blondinet, et sourire son amie. Ce moment d'émotion passé, ils mangèrent gaiement, Sakura grondant Naruto qui se goinfrait, Hinata riant à cette vue. Lorsque la jeune fille sortit de son sac les parts du gâteau qu'elle avait fait la veille et les tendit à ses amis, Naruto pleura de bonheur.
- Le célèbre gâteau au chocolat de sa seigneurie Sakura ! Il y a donc un dieu quelque part derrière ces nuages ! Merci seigneur, merci ! s'exclama-t-il en se prosternant devant une divinité imaginaire.
- Si tu arrêtais tes bêtises et te contentais de manger ? le coupa Sakura en levant les yeux au ciel et réprimant difficilement un sourire.
Le jeune homme ne se fit pas prier et se jeta sur le gâteau.
La fin du repas se déroula dans la bonne humeur et Sakura se sentit plus légère en retournant en classe. Heureusement qu'elle les avait, tous les deux. Elle ne pourrait jamais assez les remercier pour le soutient qu'ils lui apportaient.
Elle en était là de ses pensées lorsqu'elle buta dans quelqu'un.
- Aïe ! Je suis désolée, je ne faisais pas attention…
- Ce n'est pas grave, répondit une voix grave.
En l'entendant, Sakura eut des palpitations. Elle releva la tête, et ses yeux rencontrèrent ceux, très clairs, d'un jeune homme de son âge.
- Neji…, dit-elle en rougissant.
Ils restèrent ainsi, ne se quittant pas du regard pendant quelques instants. Le temps semblait figé. Quand soudain…
- Nejiiiiiii ! appela une voix stridente.
Ils sursautèrent et détournèrent le regard.
- Il… il faut que j'aille en cours, balbutia Sakura en se sauvant, rouge comme une pivoine.
Elle croisa une jeune fille blonde dont les cheveux étaient retenus en une queue de cheval haute. Elles se toisèrent d'un air mauvais, et la blonde murmura du coin des lèvres :
- Alors, front géant, t'essaies de me piquer mon mec ?
- Ferme la, Ino, grosse truie ! Neji ne veut pas de toi, d'ailleurs, il est en train de partir, répondit Sakura sur le même mode.
A ces mots, Ino reporta son regard sur le brun qui s'était effectivement détourné. Elle se désintéressa alors totalement de Sakura, et poursuivit l'adolescent en babillant.
« Cette crétine me tape sérieusement sur le système », pensa l'adolescente en reprenant son chemin. Le fait que sa rivale ait la chance d'être dans la même classe que le jeune homme et pas elle lui laissait comme un arrière goût d'injustice.
Elle rejoignit ses deux amis qui avaient assisté à toute la scène. Naruto affichait une moue boudeuse en maugréant contre cet-abruti-de-Neji-qui-se-montrait-bien-trop-présomptueux-à-son-goût-non-mais-vraiment-qu'est-ce-que-tu-lui-trouve-Sakura ? L'adolescente l'ignora et entra en classe. Elle passa l'après-midi comme la matinée, perdue dans ses pensées. Seulement, celles-ci étaient nettement plus agréables.
En sortant du lycée à la fin des cours, elle fixa rendez-vous à ses amis chez elle pour 19h, espérant, pour une fois, que sa mère sortirait et les laisserait tranquilles. Naruto voulait venir tout de suite, mais elle avait des courses à faire. Ils partirent donc chacun dans leur direction, sur la promesse de se retrouver le soir.
Elle rentra rapidement chez elle, se changea et ressortit avec sa liste de provisions. N'aimant pas réellement cette corvée, elle fit vite le tour du supermarché et ressortit avec ce dont elle avait besoin. Enfin c'était ce qu'elle croyait. Arrivée à mi-chemin, elle se rendit compte qu'elle avait oublié d'acheter du pain. Elle soupira. Elle n'avait pas vraiment envie de faire demi-tour, ses sacs commençaient à peser au bout de ses bras. Elle se dirigea vers une boulangerie-pâtisserie qui se trouvait à deux pas de là. Ce commerce était réputé pour être cher, mais après tout, elle pouvait se le permettre. Elle entra et se joignit à la queue, derrière les clients. Elle en profita pour jeter un œil sur les pâtisseries. C'était bientôt Pâques, et de petits œufs en chocolat fleurissaient dans les étalages. A leur vue, elle se souvint de la dernière fois qu'elle avait célébré ce jour, avec sa famille. C'était juste avant la mort de son père. Ses parents lui avaient caché des œufs dans le grand jardin qui s'étendait derrière la maison qu'elle habitait alors. Elle avait passé une partie de l'après-midi à les chercher sous la surveillance bienveillante de son père, puis une fois qu'elle les avait tous trouvés, ils s'étaient tous les trois réunis sur la terrasse et avaient passé leur soirée à manger des œufs en chocolat et à s'amuser. Ses yeux s'embuèrent à ce souvenir, et elle se détourna de la vitrine. Juste à temps pour voir un individu brun aux cheveux court et en costume la doubler, et prendre son tour à la caisse !
Alors que le malotru commandait une baguette de campagne comme si de rien n'était, Sakura sentit la moutarde lui monter au nez.
- Je peux savoir ce que vous faîtes ? demanda-t-elle d'un ton menaçant à l'homme devant elle.
Celui-ci se retourna et ne fut aucunement intimidé par le regard noir de l'adolescente.
- J'achète du pain, au cas où ça ne se verrait pas, répondit-il avec ironie.
Sakura planta ses yeux verts dans le regard d'ébène du jeune homme, et continua, en détachant bien ses mots :
- Vous venez de me doubler, espèce de malappris ! Votre mère ne vous a donc jamais inculqué la politesse ?
- Ma mère, répondit-il avec un sourire devant la colère contenue de la jeune fille, m'a appris à prendre les opportunités qui se présentaient à moi. Comme vous aviez l'air absorbé par le contenu de la vitrine, j'ai pensé que vous n'aviez pas encore choisi, et j'ai juste voulu vous laisser un peu plus de temps pour vous décider. J'ai finalement fait acte de civilité. Si vous permettez, j'aimerais maintenant finir de payer cette pauvre boulangère, que nous faisons attendre à cause de vos enfantillages.
L'adolescente n'en croyait pas ses oreilles. Mais pour qui se prenait-il ? Elle était dans son bon droit, et lui se permettait de l'envoyer promener, en la traitant de gamine en plus ! Alors qu'il n'avait pas l'air beaucoup plus vieux qu'elle ! Les émotions qui couvaient en elle depuis la veille et qu'elle avait enfouies au plus profond de son cœur tant bien que mal, refluèrent et la jeune fille perdit légèrement le contrôle d'elle-même.
- Mes enfantillages ? MES ENFANTILLAGES ? Qui est donc l'abruti qui double les honnêtes gens sans aucune gêne ? Vous devriez avoir honte de votre attitude ! Vous vous prenez certainement pour quelqu'un d'important, avec votre costume hors de prix et vos chaussures Ferragamo ! Sachez que ça ne m'impressionne pas du tout et qu'essayer d'éblouir les gens avec de tels artifices vous rend totalement pathétique ! Votre argent ne vous rend pas meilleur que les autres, vous marchez sur la même terre et respirez le même air que tout le monde ! Vous n'êtes qu'un idiot prétentieux et narcissique !
Au fur et à mesure qu'elle parlait, son interlocuteur passa de l'amusement à la surprise, puis peu à peu à l'agacement. Sakura aurait pu continuer longtemps sur sa lancée s'il ne l'avait interrompue, cédant lui aussi à la colère.
- Ca suffit ! Pour qui te prends-tu, pour me hurler dessus ainsi ? Sais-tu au moins à qui tu as affaire ?
- Je me contre-fiche de votre identité ! Je suis sure que même George Clooney fait la queue à la boulangerie, lui ! Pas comme certains individus non fréquentables !
- Ne t'inquiète pas pour ça, je n'ai pas l'intention de te fréquenter ! répliqua-t-il en payant sa baguette et en sortant de la boutique.
Ah non ! Elle n'allait pas le laisser avoir le dernier mot ! Elle bondit hors de la boulangerie à son tour, bien décidée à le submerger d'insultes jusqu'à ce qu'il soit hors d'atteinte.
- Tant mieux ! Ca me ferait mal de voir un type comme vous tous les jours ! hurla-t-elle alors que le jeune homme entrait dans sa voiture, une grosse Mercedes noire et rutilante. Vous pensez peut-être que lorsque vous allez aux toilettes, ça ne sort pas marron avec une odeur nauséabonde ? Nan, vous chiez rose, parfum jasmin ?
La voiture démarra en trombe, laissant sur le pas de la porte une Sakura essoufflée et rouge de colère. Peu à peu, sa respiration se calma et finit par retrouver un rythme normal. Alors qu'un semblant de raison regagnait peu à peu sa conscience, elle se rendit compte que tout le monde la regardait, et l'énormité de ses dernières paroles la frappa de plein fouet. Rouge de honte cette fois-ci, elle ramassa ses sacs de provisions et se précipita dans la rue, sans pain, et loin des passants qui éclataient de rire.
Elle s'était laissé emporter et avait dit n'importe quoi. Pourtant, elle savait se tenir et n'explosait jamais ainsi, même lorsqu'elle remettait ce genre d'individu à sa place. Mais cette fois, elle s'était couverte de ridicule. La vulgarité de Naruto commençait à déteindre sur elle, elle devait se surveiller ! Cherchant un bouc émissaire, elle reporta la responsabilité sur le goujat qu'elle venait de rencontrer, qui l'avait bien cherché. Et pria de toutes ses forces pour ne jamais le croiser à nouveau, tout en se faisant pour note mentale de ne jamais retourner dans cette pâtisserie, car force lui était de reconnaitre qu'elle s'était effectivement conduite comme une enfant.
Sakura arriva enfin chez elle et posa ses sacs par terre avant de s'écrouler dans le canapé. Son cœur battait encore très fort, et sa colère ne s'était pas complètement calmée. Après quelques instants, elle décida de ranger les courses, tout en continuant de fulminer contre l'homme qu'elle venait de rencontrer. Alors qu'elle était en train de faire de la place dans le frigo pour ranger les yaourts 0% de sa mère, son téléphone portable sonna dans son sac à main. N'ayant pas envie de parler à quiconque à ce moment là, elle laissa courir, pensant que si c'était important, on laisserait un message ou on rappellerait.
Une fois sa tâche terminée, la jeune fille décida de prendre une douche pour s'éclaircir les idées. Le contact de l'eau chaude sur sa peau la relaxa, et elle finit par retrouver sa sérénité, chassant enfin l'ignoble individu de son esprit.
Décidant de prolonger sa douche par un bain, elle remplit la baignoire, ajouta des sels et s'allongea dans l'eau bienfaitrice. Elle laissa son esprit vagabonder, et finit par s'assoupir.
Elle commença à rêver.
Elle était au lycée et se rendait en classe, en compagnie d'Hinata et de Naruto. Ils bavardaient joyeusement, quand une main s'abattit sur son épaule. Elle sursauta puis se retourna vivement, prête à incendier la personne qui l'avait effrayée, quand ses yeux se posèrent sur Neji. Comme à son habitude, elle balbutia une phrase incohérente. Le jeune homme détourna timidement les yeux, et lui demanda :
- Est-ce que je pourrais te parler ? En privé…
- B-bien sûr ! répondit-elle la gorge sèche.
Ils se retrouvèrent tout à coup dans un parc, au pied d'un majestueux cerisier en fleurs. Une brise légère agitait les branches de l'arbre, soulevait leurs cheveux. Un soleil couchant venait compléter ce tableau idyllique. Le cœur de Sakura battait à tout rompre. Neji reprit la parole, l'affolant un peu plus :
- Sakura…, murmura-t-il. Je dois t'avouer quelque chose…
- Oui ? l'encouragea-t-elle alors qu'il n'osait continuer.
- Depuis la première fois que je t'ai vue, je… je suis tombé éperdument amoureux de toi. Voudrais-tu sortir avec moi ?
Son moi intérieur brandit son poing en hurlant « YEEEEEEEES ! Prends-toi ça, Ino la truie ! », alors qu'elle bégayait :
- Ou…oui, je veux bien… enfin, je veux dire, ça me rendrait très heureuse… alors… oui…
Les yeux du jeune homme se firent brûlants, et la pauvre Sakura fut happée par leur intensité. Il la saisit par la taille, une main repoussant doucement ses cheveux. Il se pencha vers elle, son visage s'approchant de plus en plus du sien. La jeune fille ferma les yeux, comptant bien profiter au maximum de ce rêve devenu réalité. Lorsque leurs lèvres se rencontrèrent, l'adolescente sentit une bouffée de désir la submerger. Elle se souda à son nouveau petit ami, l'embrassant passionnément. Il y avait si longtemps qu'elle attendait ce moment ! Elle ne pouvait plus s'arrêter. Elle plongea ses mains dans les cheveux courts du garçon, l'attirant toujours plus contre elle, et… Attendez une minute ! Ses cheveux courts ? Mais Neji avait les cheveux longs ! Il y avait un problème. Elle se détacha de son partenaire, pour découvrir, horrifiée, le visage moqueur du mufle de la boulangerie. Il la regardait, un insupportable sourire au coin des lèvres.
- Alors gamine, on veut faire la grande ? lui susurra-t-il à l'oreille, déclenchant une envolée de papillon dans le ventre de Sakura.
Elle se serrait giflée ! Au lieu de ça, elle gifla le grand brun devant elle, furieuse. Il lui attrapa la main sans se départir de son sourire.
- Pourquoi fais-tu ça, Sakura ? lui demanda-t-il.
Elle ne comprenait plus rien. Où était Neji ? Comment diable cet individu s'était retrouvé là ? Comment connaissait-il son nom ? Et pourquoi continuait-il de le lui murmurer à l'oreille, lui donnant des palpitations ?
- Sakura… Sakura… Sakura…
- Sakura ! Sakura, tu es là ? Ouvre cette porte immédiatement !
La voix d'Ako retentit à travers la porte de la salle de bain, tirant l'adolescente de son sommeil. Elle s'éveilla complètement, se rendant compte avec soulagement que tout ceci n'avait été qu'un rêve, et qu'elle se trouvait dans la baignoire, dont l'eau commençait à être tiède. Combien de temps avait-elle dormi ? Pendant ce temps, sa mère continuait à s'énerver à l'extérieur.
- Comptes-tu me répondre et sortir un jour ?
- Oui maman ! Excuse-moi, je m'étais endormie.
- Dépêche-toi ! tonna Ako. Tu n'es pas seule dans cette maison !
« Depuis quand ? », pensa amèrement la jeune fille, sans en dire un mot.
Consciente que sa mère était pressée et qu'elle avait intérêt à faire vite, l'adolescente se sécha sommairement, tout en vidant l'eau de la baignoire. Puis elle la rinça et s'enroula hâtivement dans une simple serviette. Elle sortit précipitamment, pour laisser la place à sa mère.
A peine avait-elle ouvert la porte, qu'elle tomba face à une Ako furieuse, derrière laquelle se tenait un homme en costume noir, très élégant. Gênée, et agacée que sa mère ne l'ait pas prévenue qu'elles auraient de la visite, Sakura s'apprêta à lui en faire la remarque quand elle reconnut l'homme debout dans leur salon.
- Vous ! s'écria-t-elle, pétrifiée d'horreur, son rêve lui revenant violemment à l'esprit.
- Toi ! fit-il sur le même mode.
Puis il éclata de rire. Etonnée, Ako promena son regard de sa fille à son invité, attendant des explications. Comme elles ne venaient pas, elle demanda, irritée :
- Vous vous connaissez ?
- Disons que nous nous sommes rencontrés cette après-midi à la boulangerie, et que cette entrevue restera gravée dans les annales ! répondit le jeune homme, toujours hilare. Votre fille n'a pas la langue dans sa poche !
- Sakura ! Qu'as-tu fait encore ? lui demanda sa mère, exaspérée. J'espère que tu n'as pas manqué de respect à M. Uchiha, au moins !
La jeune fille haussa les épaules, se sentant peu concernée. Ce n'était pas de sa faute si ce « M. Uchiha » s'était comporté de manière fort répréhensible ! Et puis, elle ne voyait pas pourquoi elle devait être polie avec tous les amants de sa mère. Pour le temps qu'il durerait, ça n'était pas la peine de gaspiller son énergie. Et puis franchement ! Où l'avait-elle dégoté ? Il avait presque l'âge d'être son fils ! L'attitude d'Ako commençait à agacer fortement Sakura. Avec qui sortirait-elle la prochaine fois ? Naruto ? Imaginant sa mère au bras du blondinet turbulent, la jeune fille réprima un rire, qu'elle déguisa en toux.
- Et puis ne reste pas là dans cette tenue indécente ! la gronda Ako.
Se souvenant de ce qu'elle portait, Sakura rougit fortement. A ce moment, son rêve lui revint à l'esprit et elle croisa le regard du brun. La lueur qu'elle crut y déceler la mit très mal à l'aise, et elle se sauva dans sa chambre, tentant de se persuader que son imagination trop fertile lui jouait des tours.
Une fois la porte refermée, elle s'y adossa et se laissa glisser sur le sol. La situation était critique. Il y avait dans son salon, l'individu avec lequel elle s'était disputée pas plus tard que cette après-midi là, et qu'elle ne voulait rencontrer à nouveau pour rien au monde. C'était le nouveau petit ami de sa mère. Il l'avait vue, portant pour seul vêtement une serviette fine, et à son plus grand effroi, mal fermée. Et pour ne rien arranger, il était indubitablement très attirant. A cette pensée, Sakura secoua la tête. Non, il ne l'était pas ! Il était grossier, cynique, impoli, égocentrique, et… plein d'autres choses encore ! Mais attirant ? Ca, surement pas !
Profondément irritée, contre sa mère pour l'avoir mise dans une situation inconfortable et pour son attitude si irresponsable, contre le dénommé Uchiha simplement pour son existence, et surtout contre elle pour les pensées qu'elle avait eues concernant le susnommé, elle ouvrit rageusement sa gigantesque armoire, prit les premiers vêtements qui lui tombaient sous la main, et s'habilla. Très bien, pensa-t-elle en se regardant dans son miroir en pied. Sans y faire attention, elle avait sélectionné un pantalon noir et un haut rose pale, qui en plus de s'accorder parfaitement, avaient le bon goût de lui donner un air plus mâture. Il allait voir ce qu'il allait voir ! Qui était une gamine, hein ? Elle donna un rapide coup de peigne dans ses cheveux, qu'elle retint en une demi-queue par une pince, puis se dirigea vers la porte de sa chambre, remontée à bloc et prête à affronter son adversaire.
Elle entendait sa mère badiner avec le petit nouveau, et prit une grande inspiration, se préparant à assister au spectacle révoltant sans broncher. Elle poussa le battant en se collant un sourire factice sur le visage et entra dans le salon.
- Eh bien, ce n'est pas trop tôt ! la réprimanda sa mère. Viens ici, que je te présente convenablement.
Obligeante, la jeune fille s'approcha et se tint face au brun, qui arborait un étrange sourire de satisfaction ne lui disant rien qui vaille. Ako reprit la parole :
- M. Uchiha, je vous présente Sakura, ma fille. Sakura, voici M. Uchiha Sasuke, mon nouveau patron.
Alors que la jeune fille tendait poliment sa main pour serrer celle du jeune homme, elle se figea. Les paroles de sa mère résonnèrent dans son esprit. « Mon nouveau patron… nouveau patron… patron… ». Patron ? Lui ? Mais, il devait à peine avoir 20 ans ! Et… il était le patron de sa mère, pour couronner le tout ! C'était impossible ! La jeune fille frémit en réalisant que, s'il lui prenait l'envie de raconter à Ako les horreurs qu'elle lui avait jeté à la figure, sa vie serait finie ! Elle se verrait obligée de partir pour un couvent ou quelque chose comme ça !
Alors qu'elle restait pétrifiée, Sasuke serra la main qu'elle lui tendait, la gratifiant d'un ironique :
- Enchanté de faire votre connaissance, Sakura.
- En-enchantée… répondit-elle d'une voix blanche.
Un cauchemar. Tout ceci n'était qu'un ignoble cauchemar. C'était la seule explication possible !
… A suivre …
- Bon, et si nous revenions à la raison de notre présence ici ? A Sakura ! Joyeux anniversaire !
…
Ako avait-elle réellement l'intention de s'envoyer en l'air avec son patron, de quasiment vingt ans son cadet, presque sous les yeux de sa fille de dix-sept ans ? C'était révoltant !
…..
- M. Uchiha, vous aimez le canard à l'orange ? Je vous invite à dîner ici, nous serons bien plus à l'aise pour parler travail.
Sakura retint très très difficilement un grognement.
NA : Alors, qu'en pensez-vous ? Un petit commentaire pour la route ?
