Oui je sais : déjà! Petite surprise. Mais pas d'ilusion les enfants, je ne posterais pas tout les jours après ça!
En tout cas, je vous remercie du fond du coeur pour toute vos gentilles reviews, et vos nombreux ajouts! Je suis touchée, et heureuse de voir que ce début de fic vous plait. J'espere que la suite vous plaira tout autant!
Réponses aux reviews :
alicia : Merci pour tes encouragements! Effectivement la rencontre va être... bah! Tu en jugeras par toi même! Quant à Alice, l'avenir nous le dira!
Lise : Un grand merci pour tes compliments, tout simplement adorables. Concernant tes remarques; bien sûr que c'est étrange cette histoire de monarchie! C'est le stéréotype du lycée américain dans les série B, à son paroxysme :) Je suis bien consciente que les choses ne se passent pas ainsi, seulement il est vraiment drôle de s'imaginer un monde ou les clichés sont poussés à l'extrème. Ensuite, pour Rosalie, atention, c'est une peste! Pour elle, l'expression meilleure amie à une signification très reductrice. Sa réputation avant tout. Emmett... et bien tu veras par toi même :) en tout cas encore merci!
isabelle : merci beaucoup! Tes encouragements me touchent beaucoup!
Chatana : Effectivement, et tu es la première à le remarquer. C'est du même domaine que gossip girl, sans le côté tragique :) en tout cas merci pour ta review!
LILIA68 : Merci beaucoup! Concernant mes postes, ça reste très aléatoire! L'avenir nous le dira!
Chapitre 2 : À l'aube de la guerre.
Lorsqu'Edward Cullen s'était installé à la table, au côté de Rosalie, ses mains tremblaient d'excitation. Car Isabella Swan n'était plus une inconnue désormais. Elle voulait être nommée Bella, et sa maladresse, sa pudeur et ses vêtements antédiluviens couvait le caractère d'une jeune fille plus sanguine qu'on ne pouvait imaginer. Jamais une nouvelle ne lui avait parlé de la sorte. Et à vrai dire, aucune fille de son genre n'avait jamais osé lui adresser la parole. Aussi, Edward mourrait d'impatience de voir comment Bella Swan ferait face à la reine parmi reine, Rosalie Hale.
Cette dernière avait vaguement entendu parler de la nouvelle, et se fichait bien de ce qu'on pouvait raconter à son sujet. Seul importait ce qu'elle voyait de ses propres yeux. D'où l'importance du rituel des nouveaux.
Lorsque la fille fit son entrée dans le réfectoire, et qu'elle devint subitement le centre d'attention de tout le self, Edward ne pu réprimer un rire. Et lorsqu'il vit l'afflux sanguin gratifier les joues de Bella d'une couleur cramoisie, son rire n'en fut que vivifié. Il était certain, que jamais, oh grand jamais, Bella Swan ne pourrait supporter la cadence.
Cette dernière semblait complètement perdu, hésitant entre simuler une syncope, ou se mettre à pleurer. Néanmoins elle n'en fit rien, et avança solennellement à travers le self, pour finalement rejoindre la fameuse table. Elle resta debout devant une chaise vide, pendant ce qui lui parut être une éternité.
_Assied toi, intima finalement Rosalie, et Bella s'exécuta avec une lenteur sans nom, pour être certaine qu'aucun de ses mouvements n'en feraient qu'à leur tête.
_Isabella Swan... soupira Alice en passant une main dans ses cheveux. Tu as du potentiel, c'est dommage.
_Pa... pardon ? S'enquit Bella, désarçonnée par le mot «potentiel».
_Ce que je veux dire, c'est que tu es fine et jolie. Mais tu es trop ringarde.
Wow. C'est le seul mot qui traversa l'esprit de Bella. Comment pouvait on annoncer une chose pareille de but en blanc avec tant d'assurance ? Ça n'avait plus rien avoir avec de l'honnêteté, ça ressemblait presque à de la méchanceté. Le sourire avenant et contrit d'Alice Cullen cherchait cependant à démentir cette évidence.
_Effectivement, confirma Rosalie. Que font tes parents dans la vie ?
_Mon père vient d'être muté ici pour devenir le futur Shérif de Forks, et ma mère est journaliste.
Bella ne pouvait s'empêcher d'observer Edward Cullen. C'était comme si ses yeux bougeaient malgré elle, refusant d'obéir au ordres que leur intimait son cerveau. Ce dernier le remarqua que trop bien. Aussi, il prenait un malin plaisir à la déstabiliser davantage, en accompagnant ses regards d'un mouvement de langue salace. Bella tentait de l'ignorer aussi bien que faire ce peux, mais franchement, c'était comme si Robert Pattinson en personne se permettait des gestes aussi suggestifs, juste pour vous. Je vous laisse imaginer votre propre réaction.
_D'accord... s'exaspéra Rosalie devant la réponse horriblement banale de la nouvelle. Est ce que tu sais ce qu'est le bal du printemps ?
_Euh... un bal ? Au printemps ? Répondit Bella sur un ton légèrement trop sarcastique pour plaire à Rosalie Hale.
Edward Jubilait.
_Isabella...
_Bella, rectifia t elle.
_Isabella, reprit Rosalie en ignorant vigoureusement sa plainte, je vais être sympa avec toi, pour cette fois. Tu viens d'arriver, et je peux éventuellement croire que tu ne connais pas encore tout à fait les règles. Mais méfis toi. À partir de maintenant, si je t'entend me parler sur ce ton une seconde fois, je ferais de ta vie un enfer. Est ce que j'ai été claire ?
_Parfaitement... souffla t elle, perdue entre la peur et un sentiment de rébellion.
_Bien. Le bal du printemps est un bal exclusivement réservé à l'élite. Je préfère te prévenir maintenant puisque tu viens d'arriver et qu'il à lieu dans peu de temps. Mais ne t'inquiète pas, tu pourras participer au bal de fin d'année, ouvert à tous.
Ce détail, Bella s'en contre fichait comme de son premier biberon. Car elle n'avait l'intention d'aller à aucun bal. Marcher correctement était déjà suffisamment difficile, alors danser... Elle préférait ne même pas y penser!
_D'accord, opina t elle.
Edward était légèrement déçut. Il s'attendait à plus de retournement de situation, à plus d'action. Bref, il voulait du spectacle. Et cette scène était à son goût, écœurante de banalité. Comme cette fille.
_As tu déjà choisis ta table ? Continua Rosalie.
_Euh oui je crois, balbutia t elle en pointant du doigt celle de Angela Weber qui lui lançait des regards encourageants.
Cet interrogatoire commençait sérieusement à l'agacer.
_Ça me parait correct, confirma l'inquisitrice avec un léger sourire satisfait.
Bella se sentit immédiatement soulagée. Manifestement, l'entretien touchait à sa fin. Edward la fixait avec ténacité, alors qu'elle luttait efficacement pour ne pas rencontrer son regard.
_Dernière question...
_Oui ?
_De quel siècle datent tes fringues ?
Un rire commun s'installa tout autour de la table, et Bella se sentit rougir instantanément. Oui ses vêtements n'étaient pas très au fait de la mode, et elle en était consciente, néanmoins ce n'était pas un problème. Pour Bella, la superficialité était la marque des faibles. De ceux qui ont besoins de s'accrocher à quelque chose de stupide pour ne pas sombrer. Cependant l'hilarité grandissante devant son mal aise déclencha en elle cette émotion dévastatrice que Rosalie Hale appelle «soulèvement». Pour Bella, c'était simplement de la révolte, et dans ce cas, parfaitement justifiée. Elle se leva d'un bond, et s'apprêta à tourner les tallons.
_Je ne t'ai pas encore autorisé à partir! Fulmina la blonde avec fureur.
_Tu es pathétique! Persifla alors Bella, à qui les mots avaient échappé, et qui ignorait encore que cette petite phrase constituée de juste trois mots, venait de déclarer une guerre ouverte qui promettait d'être sanglante.
Le réfectoire entier plongea dans un silence religieux, et la bouche de Rosalie resta béante pendant un nombre de secondes qui lui parurent une éternité. Jamais, oh grand jamais, on ne lui avait parler ainsi. Edward, lui, avait retrouvé le sourire. Finalement, le spectacle avait bel et bien lieu.
_Je te demande pardon ? Gronda la reine en se levant de son siège.
_Tu m'as très bien entendu, répondit Bella qui ne voulait pas rester une seconde de plus dans cette ambiance. Tu es pathétique! Toi et ton royaume à deux balles, seule et unique chose qui semble te faire croire que tu as de l'importance!
Après quoi elle se saisit de son sac avec fermeté, et marcha dans la direction opposé sans faire attention aux protestations de la folle endiablée dans son dos. Tant pis, elle irait manger chez elle.
***
Le moins qu'on puisse dire, c'est que Isabella Swan n'était pas passée inaperçue pour son premier jour de classe. Elle était devenu en quelques secondes à peine «Bella, celle qui à tenue tête à Rosalie». Et croyez moi, elle n'en tirait aucune fierté. Bien au contraire, depuis l'instant exacte où elle avait prononcé cette phrase, jusqu'à la fin de la journée, elle n'avait cessé de se fustiger. «Tu n'aurais pas pu juste te taire!» répétait elle mentalement, au bord de la crise de nerfs. Car tout ce que souhaitait Bella, c'était se fondre dans la masse, et incarner la discrétion à l'état le plus pure. Pour le coup, c'était réussi... Tout le monde ne parlait que d'elle, et chaque visage se retournait lors de son passage. Certain admiratifs, d'autre hostiles, et d'autre plus où moins concernés.
Le seul qui se sentait vraiment euphorique, c'était Edward Cullen. Non pas qu'il n'aimait pas Rosalie, et encore moins le système dont il était le roi, mais il trouvait que sa vie manquait cruellement de divertissement. L'ennui lui rongeait les os un peu plus chaque jours, et la jeune Bella Swan avait su apporter à son quotidien un peu de distraction. Pour cela, il lui en était presque reconnaissant. Toutefois pas assez pour la traiter comme son égale. Oui elle avait répondu à son homologue féminin, la reine parmi les reines, mais elle restait une hippie sans aucun style.
_A quoi tu penses ? S'enquit Emmett qui scrutait son ami dont l'esprit semblait être à des kilomètres d'ici.
_À la nouvelle, confessa Edward en rangeant ses livres dans son casier.
_Elle te plait ?
_Ne sois pas stupide!
_Alors pourquoi tu penses à elle ? Insista la brute épaisse monté comme un videur de boite, avec un levé de sourcil suggestif qui déplus beaucoup à Edward.
_Tout le monde pense à elle Em'! Dois je te rappelé l'incident de ce midi ?
_Ouais c'est vrai... Elle à du cran la gamine! Je l'aime bien! Je devrais peut être aller lui parler...
Emmett connaissait son meilleur ami à la perfection, si bien que la mère Cullen en venait à l'appeler de temps à autres, pour savoir comment allait réellement son fils. Aussi il était certain que si Edward lui cachait quelque chose concernant la nouvelle, alors cette phrase l'appâterait aussitôt.
Malin ce Emmett! Immédiatement Edward ressentit une drôle d'émotion, indescriptible et ineffable. Tout ce qu'il savait, et il en ignorait les raisons, c'était que l'idée qu'Emmett devienne l'ami de Bella le dérangeait. «Sans doute car Rosalie lui ferait la peau...» pensa t il, mais c'était se voiler la face, comme il savait si bien le faire.
_Fais donc, mais je ne répondrais de rien.
Emmett esquiva un sourire. Il connaissait cette voix et surtout ce visage. Ils appartenaient au Edward contrarié. Il y avait donc bel et bien un problème.
_D'accord! ricana t il, bien décider à côtoyer la nouvelle dès le lendemain.
Et puis ça avait aussi d'autre avantages. Comme celui de rendre Rosalie Hale hystérique! Car depuis bientôt deux ans, Emmett n'avait qu'un seul mot à la bouche : Rosalie. Il l'aimait, et pas comme un ados aime sa première copine. Il l'aimait passionnément, d'un amour aussi enivrant que douloureux. Quelques jours en arrière, Rosalie lui avait enfin donné rendez vous, et tout c'était passé pour le mieux. Néanmoins Emmett était loin d'être bête. Comme tout les garçons avant lui, elle l'utiliserait puis l'oublierait avec une facilité déconcertante. Et lui voulait plus que du sexe. Il voulait une relation, une vraie. Il avait donc décider d'ignorer parfaitement la femme de ses rêves, pour créer un sentiment de manque. Peut être que s'il fonctionnait autrement, en évitant de lui courir après comme un chien le fais avec un os, alors il ferait la différence. Il l'espérait en tout cas...
_Bon! À demain vieux! Dit il en tapant dans l'épaule de son meilleur ami, avant de tourner les tallons en direction de la sortie.
Edward lui, faisait mine de chercher quelque chose dans son sac. Mais c'était Bella qu'il attendait. Il savait que son casier se trouvait à côté du sien -coïncidence ?- et la curiosité lui dévorait les entrailles. Il voulait par dessus tout savoir comment elle vivait cette journée forte en émotion. Car si Rosalie n'avait pas riposté, tout le monde savait parfaitement que la vengeance n'allait pas tarder à venir, et qu'elle ferait mal. Fichtrement mal! On ne s'attaquait pas, à Rosalie Hale.
Soudain, la petite brunette maladroite fit son apparition avec une nonchalance exaspérante, en regardant ses pieds pour être sûre qu'ils ne se prennent pas dans n'importe quoi qui ruinerait à jamais le peu de crédibilité qui lui restait. Lorsqu'elle releva la tête, elle l'aperçut, adosser contre son casier.
_Génial... soupira t elle, assez fort pour que l'adonis l'entende.
_Quoi, tu n'es pas contente de me voir ? Ria t il.
_Pas vraiment non.
Bella le poussa d'un geste mal assuré pour accéder à ses livres, et Edward se décala avec une lenteur exagérée.
_Putain Cullen, c'est quoi ton soucis ? S'énerva t elle, et le Cullen en question esquiva un large sourire suffisant et étonnement satisfait.
La faire de sortir de ses gongs, c'était presque jouissif.
_Je n'en ai pas...Swan. Je voulais juste prendre de tes nouvelles.
La jeune fille le toisa vigoureusement, avant de lever un sourcil. Pour qui il se prenait celui là ?
_Bien sûr, ironisa t elle en refermant son casier, tu te préoccupes de moi! Comme c'est adorable.
_Je me demandais simplement si tu étais fière de toi, où morte de peur, avoua t il un peu décontenancé par le ton sarcastique de la nouvelle élève censée être timide et réservée.
_Aucun des deux, expliqua t elle. Je me sens juste bête. J'aurais mieux fait de me taire, j'ai horreur d'être le centre d'attention.
Edward la regarda avec une pointe de condescendance, sans même sans rendre compte. Après tout, il était comme ça lui aussi, avant de rentré à Forks High School et d'être nommé roi sans même qu'il ne l'ait décidé.
_Je ne sais même pas pourquoi je te raconte ça, souffla Bella en levant les yeux au ciel.
Edward s'apprêta à répondre quelque chose, même s'il ignorait encore quoi, mais elle était déjà entrain de rejoindre la porte. Il hésita. La rattraper ? La laisser partir ? Puis soudain il eut comme un genre d'illumination. Disons que la raison lui était revenu. La rattraper ? Non mais qu'elle idée! Ce n'était que Isabella Swan, la nouvelle bizarre qui ne savait pas gérer ses émotions. Aussi il sortit une cigarette de son paquet de Lucky Strike et prit son temps pour rejoindre le parking, où l'attendait sagement Alice, adossée contre sa volvo argent. Il jeta un regard en biais à l'autre bout du parking, pour y voir Bella monter à bord d'un engin rouge, une chevrolet à plateau dans un état proche de l'Ohayo. Décidément, cette fille était un scandale à elle toute seule.
***
Charlie Swan, le père de Bella, n'était pas quelqu'un de fondamentalement normal. Disons qu'il avait depuis longtemps franchi les limites du comportement social rationnel. Il est de ce genre de personnes qui ne maitrisent ni le langage, ni les gestes. Rien de ce qu'il dit ou fait, ne pourrait laisser apparaître ne serais ce qu'un dixième de ses émotions. Il ne possède que la partie immergée de l'iceberg, et Bella s'était depuis longtemps habituée à cet aspect de sa personnalité. Car même s'il n'en montrait rien, elle savait pertinemment qu'au fond de lui, les sentiments qu'il avait pour sa fille atteignaient des proportions difficilement imaginables. Seulement, le problème aurait été inexistant si Bella n'avait pas hérité de cette même tare génétique, de cette incapacité totale à se comporter en humain. Et lorsque deux personnes indisposés à la communication vive sous le même toit, rien n'est jamais simple. Renée, la mère de Bella, avait joué le rôle d'intermédiaire pendant des années jusqu'à ce qu'elle juge que sa vie n'était pas celle qu'elle avait souhaité. Lorsque sa fille eut l'âge de 13 ans, elle quitta le domaine familial pour s'installer en Arizona. Depuis, Charlie qui ne savait comment parler à son enfant, et Bella qui ignorait comment se confier à son père, s'aimaient en silence, dissimulant toute intimité, quel qu'elle fusse.
_Comment s'est passé ta première journée ? Demanda t il comme si cette phrase avait été spontanée.
La vérité, c'est qu'elle était le fruit d'une longue réflexion.
_Bien, répondit Bella qui savait cependant que cette réponse n'avait rien d'une réponse. Les gens sont sympa, j'ai rencontré une fille gentille. Angéla Weber.
Il était absolument hors de question que Bella explique à son père, qu'en quelques heures à peine, elle avait réussi à se mettre à dos toute la royauté de Forks High School, que ce soit la reine suffisante, ou cet atroce spécimen qu'était le roi; un garçon d'une beauté presque criminelle.
_C'est bien, alors, souffla Charlie qui ne pu cacher son mal aise.
Quelque part, il aurait aimé que sa fille lui parle plus souvent, qu'elle lui racontes ses journées dans le détails, et il aurait même été capable d'entendre ses histoires d'amours, si ça pouvait le rapprocher un peu d'elle. Mais il savait quel mauvais père il était dans ce domaine, et s'imaginait que trop bien le peu de conseils constructifs qu'il pourrait lui donner pour l'aider.
_Et toi ? Ta journée ? Demanda Bella en retour.
_Bien, je me suis inscrit aux élections du shérif, entant que seul candidat, ce qui pour l'instant, me garantit d'être élu.
Depuis la mort du précédant shérif de Forks, plus personne n'avait postulé pour ce rang. Pour Charlie qui cherchait du travail, c'était l'occasion rêvée.
_Je suis sûre que ça sera le cas, psalmodia Bella d'une voix étrangement joyeuse, la plus gaie qu'elle pouvait utiliser, dans le but de démontrer à son père, l'étendu de son soutien.
Il lui répondit par un faible sourire, gêné et heureux à la fois. Le reste de la soirée se déroula dans un silence agréable car habituel, jusqu'à ce que Bella se sente trop fatiguer pour rester éveiller. Pourtant, elle savait pertinemment que jamais elle ne pourrait s'endormir avant de longues heures, tant l'angoisse la rongeait. Comment allait se passer la journée de demain ? Rosalie Hale allait elle se venger ? Comment ? Edward Cullen lui reparlerait il à nouveau ? Toutes ces questions tourbillonnaient dans son pauvre esprit confus et embrumé, jusqu'à ce qu'elle rendre les armes, et plonge dans un sommeil tourmenté par quelque cauchemars malsains.
Le lendemain, c'était comme si le ciel lui même, de par sa couleur grisonnante et ses nuages menaçants, tentait de dissuader Bella de se rendre au lycée. Un genre de signe, pensait elle. Mais elle était bien trop sérieuse et assidue pour manquer les cours, et ce peu importe la raison.
Lorsqu'elle franchis les grilles du bâtiment, Emmett Mccarty esquissa un léger sourire. Il l'attendait depuis cinq bonne minutes déjà, néanmoins ce n'était pas le bon moment pour lui parler. Pour ça, il devait attendre que Edward Cullen daigne faire son apparition. Emmett se trouvait peut être un peu paranoïaque, mais pour une raison qu'il ignore, et sans doute davantage lié à de l'intuition qu'à n'importe quoi d'autre, il avait le pressentiment que la nouvelle intriguait mr. Le roi, chose qui n'était pas arrivée depuis des lustres. Mais comme ce dernier était bien trop prétentieux pour l'admettre, il devrait lui tirer les vers du nez, encore une fois.
Sans vraiment s'en rendre compte, son regard se posa sur sa bien aimée. Instinctivement, il sourit. Ce qu'il ne devait plus faire, aussi il n'attendit pas une seconde pour se recomposer une expression impassible. Rosalie devrait apprendre à aimer, et vite, car il ne pourrait pas attendre très longtemps.
Lorsqu'il entendit enfin le bruit d'un moteur rutilant, celui d'une volvo argentée, il se rapprocha de Bella qui semblait perdue et totalement désorientée, sans doute à la recherche d'un visage familier. Il prit bien soin d'attendre qu'Edward passe le portail, pour se rapprocher de la nouvelle. Bella fut surprise de voir que quelqu'un passait un bras autour de ses épaules, en un geste amicale, et réprima un hoquet de stupeur.
_Alors alors, commença Emmett, qui lorgnait son meilleur ami d'un œil discret. Tu es Isabella Swan n'est ce pas ?
_Juste Bella, soupira t elle en se demandant fortement ce que pouvait bien lui vouloir un des deux gardiens du roi.
_Tu sais, tu m'as vraiment impressionné hier, admit il en riant.
_En mettant le reste de mes jours en danger ? Ironisa Bella en repensant à la vengeance qui l'attendait.
_Ne t'inquiète pas pour ça, Rosalie grogne mais ne mord pas. En tout cas, si elle essaie de s'en prendre à toi, je serais là pour t'aider, crois moi.
Pour le coup, Bella n'y comprenait vraiment rien. N'était il pas censé se ranger du côté de la dynastie ? Après tout, il était rudement bien placé sur l'échelle hiérarchique du lycée.
_Pourquoi ferais tu cela ?
Bien sûr Emmett ne pouvait pas lui répondre que c'était pour lui le moyens de provoquer sa douce Rosalie, aussi, il ne partagea que la deuxième partie du problème.
_Parce que tu m'as l'air d'être quelqu'un de bien. J'en ai assez de voir des gens sympas se faire marcher dessus pour le plaisir d'une personne.
_Oh... Merci, murmura Bella, qui ne s'était pas attendu à pareille réponses.
Tout ce qui venait d'être dit, Emmett en pensait la totalité. Il était conscient comme personne du caractère de garce qu'on attribuait à Rosalie, et surtout il savait tout à fait que ça n'avait rien d'un mensonge. Il ne pouvait cependant pas s'empêcher de l'aimer, ni de penser qu'un jour il serait capable de la changer.
_Tu as l'air différent, remarqua Bella, ce qui eut le mérite de ramené notre ami sur la terre ferme.
_Je le suis chérie, c'est bien pour ça que tu vas m'adorer! Maintenant file en cours! Tu ne voudrais pas arriver en retard pour ton deuxième jours non ?
La jeune fille jeta un regard paniqué à sa montre, avant de se libérer de l'emprise du grand videur de boite.
_Merde, jura t elle dans un soupire.
Et sans même accorder un mot d'au revoir à son nouveau camarade, elle se mit à courir maladroitement en direction des bâtiments de cours. Emmett l'observait s'éloigner, quelque peu hilare lorsqu'il la vit trébucher sur son propre lacet.
_Pas très agile cette fille, constata t il lorsqu'il sentit la présence de son ami derrière lui.
_Qu'est ce que tu lui as dit ? Demanda alors Edward qui tentait de paraître le plus naturel possible, alors qu'au fond de lui, un inexplicable sentiment d'irritation rongeait la moelle de ses os.
_Pas grand chose, répondit Emmett, mais je crois que nous allons devenir amis!
Le grand sourire satisfait qu'il afficha indiqua à Edward que ses intentions n'avait rien de charitables, ou que du moins, cette situation lui apporterait quelque avantages dont il ignorait la teneur. En tout cas, cette situation lui déplaisait. Sans doute car Emmett semblait pouvoir entreprendre ce qu'inconsciement, il rêvait de faire.
_Quand Rosalie apprendra ça... souffla Edward en dissimulant un éclat de rire.
_Elle sera complètement furieuse, je sais, le coupa Emmett. Maintenant, filons en cours.
Soyez en sûr, Rosalie Hale n'avait pas loupé une miette du spectacle. Elle n'avait pas eut besoin qu'on le lui dise, ou même qu'on le lui fasse remarquer. C'était comme si elle possédait un détecteur d'Emmett intégré dans une ses molaires, si bien que dès qu'il franchissait les grilles du lycée, elle possédait la capacité étonnante de le repérer en toute circonstances. Aussi, lorsqu'elle l'avait vu faire copain copine avec la nouvelle, celle que précisément, elle ne portait pas dans son cœur, la couleur de sa peau avait tourné au cramoisie, rivalisant facilement avec celle d'une écrevisse. Et vous l'aurez compris, Rosalie ne devient jamais rouge de honte, mais de colère, et ici, c'était un mélange entre la haine et la jalousie.
_Je pense qu'il essai d'attirer ton attention, nota Alice qui avait tout de suite saisit la genèse du problème.
_Et bien je crois que c'est réussi, bougonna t elle se levant brusquement de son banc pour rejoindre sa salle de classe.
Histoire. Alice ne pouvait que s'en réjouir. C'était l'unique cours durant lequel elle partageait sa paillasse avec Jasper Withlock. Non pas qu'elle l'ait choisit, car ça aurait indubitablement éveillé des soupçons chez Rosalie, mais lorsque leur professeur en eut marre de la voir parler encore et encore pendant son heure, il décida de la déplacer jusqu'à la fin de l'année au côté d'un élève calme et assidu, en espérant qu'il puisse avoir un peu d'influence sur Alice et sa prolixité.
_Salut Jasper, psalmodia t elle d'une voix enjouée en s'installant à ses côtés.
_Bonjours Alice, répondit il d'une voix un peu rauque.
La veille au soir, Jasper avait eut une révélation. La seule et unique façon de démontrer l'intérêt qu'il portait à son amie de longue date, c'était de l'inviter au bal. Il savait pertinemment que, pour une fille comme Alice, le bal n'était pas qu'un amas de stéréotypes fantaisistes. C'était l'occasion d'acheter la plus belle robe qui soit, de se coiffer et de se maquiller comme si sa vie en dépendait, de dépenser plus d'argent qu'il n'en faut pour une ballade en limousine, et de terminer sa soirée au bras d'un homme galant qui endosserait pour le soir le plus important de toute sa vie de lycéenne, le rôle de prince charmant. Jasper savait donc parfaitement que s'il avait la possibilité de l'accompagner au bal, et de se montrer à la hauteur de ses attentes, alors peut être qu'il aurait une chance de sortir avec elle ensuite.
C'était bien simple sur le papier, mais lorsqu'il s'agissait de donner matière à ses idées, rien n'était plus compliqué. En tout cas, Jasper n'était pas idiot. Il était même très intelligent, et il savait bien que le cours d'histoire n'était pas le moment idéal pour faire sa demande. Il devrait trouver un procédé plus audacieux, et incontestablement plus romantique pour parvenir à ses fin. En attendant, il n'avait jamais été aussi angoissé qu'aujourd'hui.
De son côté, Bella attendait patiemment que la cloche du déjeuné sonne, pour retrouver Angéla. Elle était la seule en qui elle avait entièrement confiance. Il y avait Emmett aussi, qui n'avait pas l'air d'être un mauvais bougre. Mais elle savait mieux que personne, qu'il était dangereux de se fier aux apparences. L'avenir lui donnerait les réponses à ses questions.
Lorsqu'elle retrouva enfin son amie dans le réfectoire, elle se sentie immédiatement rassérénée.
_Bella! S'écria Angéla en la voyant. Viens vite, je vais te présenter aux autres!
Avec un sourire timide, Bella s'assit au côtés de ceux qu'on disait 'invisibles'.
_De gauche à droite, voici Mike Newton, Tyler Crowley, et Ben Cheley. Les gars, voici Bella Swan! Tu ne peux savoir comme je suis heureuse que tu sois là, je commençais à me demander si je n'allais pas me transformer en mec à force de trainé exclusivement avec ces hommes des cavernes!
_Ne l'écoute pas Bella, toussota Mike en avalant un bout de son steak, nous sommes des types réglo! C'est elle qui tourne pas rond!
Bella ne pu s'empêcher de rire, heureuse de voir qu'il existait encore quelques personnes dont le comportement n'était pas une raison suffisante pour commettre un meurtre.
_Alors comme ça, tu t'es attirée les foudres de la reine, s'enquit Tyler en la dévisageant d'une façon presque intimidante. C'était un super spectacle!
_Ne me le rappelle pas, souffla Bella à nouveau angoissée à l'idée de ce qu'elle pourrait lui faire.
_Tu penses qu'elle va se venger ? Demanda Angéla à l'adresse de sa nouvelle amie.
_Je n'en ai pas la moindre idées, mais je préfère rester sur mes gardes.
_Tu aurais vraiment du suivre mes conseils...
_Si t'as un soucis, hésite pas à nous en faire part, intima Mike avec des airs de chevalier servant. On saura te défendre.
Pas tout à fait convaincue, Bella lui offrit une sourire plus ou moins enthousiaste, qui couvait en vérité toute la peur qu'elle avait accumulé depuis le matin. C'était ridicule. Elle n'était qu'une lycéenne après tout, qu'est ce qui pouvait bien lui arriver de si horrible que ça ? Rosalie Hale ne pouvait pas avoir le bras suffisamment long pour lui faire si mal. Elle se contenterait de lui faire un croche pied, ou bien de mettre un bombe puante dans son casier, et ça s'arrêterait là.
La sonnerie interrompit Bella dans ses efforts grotesques pour se rassurer elle même, et lorsqu'elle réalisa quel cours l'attendait, son humeur n'en fut certainement pas bonifié. En trainant des pieds, elle finit par rejoindre sa salle de biologie, ou Edward l'attendait sagement, un sourire mesquin sur les lèvres.
Sa matinée avait été absolument écœurante d'ennui. Rien pour le distraire, pas même pour le dérider un peu. Il avait donc fondé tout ses espoirs en Bella, en espérant qu'à l'aide d'un peu de provocation, son caractère naturellement imprévisible pourrait le divertir un peu.
Bella vint s'asseoir à sa place tout en tachant d'avoir l'air naturelle, et certainement pas incommodée par la présence d'un adonis présomptueux à ses côtés. Aussi, pour l'aider à respecter cet engagement, et parce que c'était beaucoup plus sécuritaire pour sa santé, elle s'empêcha de croiser son regard, poussant l'acharnement jusqu'à ne pas l'observer du tout. Ce qui irrita un peu Edward, il devait bien se l'avouer. Ce n'est pas comme s'il avait l'habitude d'être ignoré, lui le roi du lycée, envié par les garçons, et convoité par les filles. Il décida qu'elle ne dérogerait pas à la règle.
_Bonjour Bella, articula t il lentement, en lui offrant son plus beau sourire.
Pour le coup, Bella ne pu que tourner la tête en sa direction, chose qu'elle regrettait amèrement, puisque son rougissement intempestif venait de mettre à mal toute sa bonne volonté pour dissimuler son émoi.
_Que me vaut cette soudaine politesse ? S'enquit elle froidement.
_Suis je si méchant à tes yeux ?
Bella prit le temps de réfléchir quelques secondes. Sa révulsion pour le comportement d'Edward était elle vraiment justifiée ? Ou relevait elle davantage du fait qu'elle trouvait ça injuste qu'un type puisse être à la fois beau comme un dieu, et suffisant comme une star hollywoodienne ? Puis elle se souvint de leur tout premier échange, dans cette même classe, durant lequel il avait clairement prédis qu'elle se rabaisserait au même niveau que tout ces larbins qui suivaient aveuglement les lois despotiques de la monarchie du lycée.
_Méchant peut être pas, mais trop prétentieux pour être agréable, répondit elle, fière de sa réplique.
Edward encaissa le coup silencieusement. Non pas qu'il fut vraiment surpris par ce reproche, mais il ne s'attendait pas à le recevoir en pleine figure de la sorte, surtout venant d'une fille comme Bella Swan.
_Très bien, puisque tu m'a percé à jour, je n'ai plus d'intérêts à me montrer poli, ni même à te parler, Isabella.
Rouge de colère, Bella tentait de retrouver son calme. Bien sûr, Edward Cullen était loin d'être bête, et il avait bien vite compris qu'elle avait en horreur le fait qu'on l'appelle par son nom en entier. Mais plus que ce sentiment de rancœur, elle se surprenait à distinguer en elle une légère déception. C'était pourtant ce qu'elle voulait : ne plus avoir à faire à personne de cette soit disante royauté. Alors pourquoi de la déception ? Ce sentiment accentua encore sa rage.
_Tu ne sais donc pas donner dans le compromis ? S'énerva t elle en chuchotant du mieux qu'elle pouvait.
Edward retrouva le sourire. Si elle persistait de la sorte, alors c'était que son indifférence lui était plus insupportable encore que son insolence. Il était sur la bonne voix.
_Détend toi chérie, je n'allais pas t'ignorer jusqu'à la fin des temps, si c'est ça qui t'effraie, expliqua t il en souriant de toute ses dents.
Bella hésitait entre s'évanouir, et écraser son petit poing sur son nez anormalement parfait.
_J'aurais préféré, cracha t elle.
Et à son plus grand bonheur, le professeur fit son apparition, empêchant ainsi Edward de répondre quoi que ce soit. Cependant, c'était sous estimé le caractère compétitif du roi, qui n'avait pas pour habitude de laisser le dernier mot à qui que ce soit. Aussi, lorsqu'il déposa adroitement un petit bout de papier sur son trieur, Bella ne pu réprimer un soupir. Trop curieuse pour l'ignorer, ce qu'elle aurait peut être du faire, elle le déplia lentement, peu confiante quant à ce qu'elle allait y trouver.
Alors je me plierais à ta volonté.
E.
Qu'est ce que ça voulait dire ? Qu'Edward allait définitivement l'ignorer? C'était peut être mieux ainsi... Bella s'astreignit à ne plus y penser, préférant ne pas savoir pourquoi cette idée lui était si désagréable.
Edward quant à lui, avait décelé son trouble, mais ne pouvait l'identifier. Il était certain qu'elle craquerait avant lui. Personne ne lui résistait. Avant lui ? «Ridicule» pensa t il, il n'y avait aucune raison pour qu'il craque. Bella Swan n'avait aucun intérêt pour lui, si ce n'est celui d'être anormalement réactive à son comportement.
Cet échange virulent eut au moins le mérite de détourner les pensées de Bella, jusqu'à en oublier ce qu'elle craignait depuis la veille : la vengeance de Rosalie. Car il était connu que Rosalie Hale ne restait jamais sur un échec. Et cette dernière savait parfaitement comment elle allait s'y prendre pour remédier à ce problème.
Comment Rosalie va t elle procéder ?
Edward pourra t il vraiment ignorer l'étrange Bella ?
Comment Jasper va t il s'y prendre pour inviter Alice au bal ?
Emmett parviendra t il à ses fins ?
Les réponses à ses questions, dans le prochain chapitre!
XOXO.
