Désolée pour la faute de la dernière phrase dans le chapitre précédent. J'ai mis celle que je voulais dans ce chapitre.

Bonne lecture.

Jeux de cartes

Le pacte

- J'ai un marché à te proposer. Ca te dit ?

- Ca dépend ce que j'y gagne.

- C'est par rapport aux deux autres qui sont là-bas. Je sais que t'as des sentiments, plus fort que l'amitié ou le respect, vis-à-vis d'Eragon. Je me trompe ?

Murtagh en rougit fortement.

- Développez votre idée.

- Si Eragon gagne, je te laisse. S'il perd je le prends. Ce n'est pas plus compliqué.

Le brun hésita.

Ce que ne savait pas Oromis, c'était que les deux dragonniers s'entrainaient, matin et soir, à l'épée. Ils s'amélioraient ensemble du fait qu'ils étaient pratiquement au même niveau. Murtagh prenait souvent l'avantage mais Eragon tenait le coup à chaque fois. Il lui enseignait tout ce qu'il savait sur le maniement de l'arme. Des coups utiles à tout moment ou sinon des gestes un peu plus spécifiques en fonction du combat.

Sur ce côté-là, Murtagh était un bon professeur et le blond, un bon élève. Mais quelques fois, il était obligé de lui crier dessus un bon coup pour qu'il se réveille. Sinon il apprenait très vite et il en était fier.

Une question traversa l'esprit du brun :

- Eragon…Vous attire ?!

- On va dire ça comme ça.

- Si vous le touchez, je vous tuerez sans la moindre hésitation à moins qu'il ne soit consentant, je ne vous laisserez pas touchez à un seul de ses cheveux. Murtagh arrivait à garder son calme en tout circonstance, c'est ce qu'il faisait de lui un redoutable adversaire. Par contre, les quelques fois où il perdait son sang froid, il devenait un enfant que l'on peut arrêter d'une simple main.

- On voit tout de suite que tu l'aimes plus que tout. Tu es capable de le protéger au prix de ta vie, je me trompe ?! Enfin, ce n'est pas vraiment une question, car vu tes réactions, on connaît déjà ta réponse. C'est du suicide de vouloir me défier à ton âge. Alors acceptes-tu ce marché ?

Chacun possédait ses secrets, celui d'Oromis était de coucher avec ses élèves. Morzan et Brom en avaient eu des avants goûts. Il ne les violait pas car jusque là, il avait toujours eu des amants consentant à ses gestes.

Il savait que Murtagh était perspicace mais pas à ce point, c'est ce qu'il n'aimait pas chez lui. Il était toujours au bon endroit et au bon moment, enfin pas pour eux. Passant inaperçu, il ne disait rien et ne faisait qu'écouter ce que les autres racontaient. De ce fait, il connaissait tout ce qu'il se passait en analysant très rapidement ce que chaque mot signifiait.

Murtagh ne savait toujours pas quoi répondre à la proposition du maître. Cela lui faisait une occasion rêvée pour avoir son frère dans ses bras. Mais il avait peur que celui-ci perde et qu'il soit avec Oromis pendant une nuit. Cette pensée l'énervait au plus au point. Il savait pratiquement qu'Eragon refuserait d'être avec les deux hommes ; que se soit avec lui ou avec l'ancien.

Il était aussi persuadé que le dragonnier était assez fort pour battre Vanir. Mais il ne savait à quel point ce dernier s'entrainait et il avait peur de le surpasser.

- Que se passe-t-il si je refuse ce marché ?

- Rien pour toi à moins que tu ne fasses la cour à ton frère, ce qui m'étonnera…Quant à moi, je ferai ce que j'ai prévu de faire si tu refuserais. Alors prend bien le temps de réfléchir. Mais pas trop non plus, je ne voudrais pas que le combat finisse avant.

Rien que ces paroles donnaient des frissons à Murtagh, il ne pensait que l'elfe aux cheveux blancs serait capable d'une telle chose.

Il n'avait plus rien à perdre, si l'acceptait, il avait une chance, minime soit elle, alors que s'il refusait, c'était fini.

Il accepta la proposition.

- T'as fait le bon choix. C'était le plus sage. C'est pour ca que t'es un bon élève, tu pèses le pour et le contre dans un regard objectif. Sur ce point, tu es très différent de ton frère qui fonce dans la bataille sans même faire marcher ses neurones. Mais c'est ce qui fait aussi son charme. Tu ne trouve pas ?

On sentait une moquerie dans ses paroles mais le brun acquiesça de la tête.

Pendant ce temps, les deux adversaires continuaient de se battre sans même prêter attention aux deux anciens compagnons de cartes. Eragon prenait de temps à autre l'avantage, mais la situation se retournait quelques minutes après. On pouvait voir que la fatigue commençait à prendre sur eux, malgré leurs conditions physiques d'elfes.

- Tu commences à m'énerver, demi-elfe ! Si tu continues, je vais vraiment finir par te tuer ainsi les gens verront que tu n'es pas apte à combattre Galbatorix.

- T'es idiot ! Si tu me tues, c'est sur que je ne pourrais plus battre le roi vu que je serai mort !

Vanir cria et fonça sur son adversaire. Il redonna le même coup que le tout premier. Eragon fit le même geste pour le parer.

Vanir était tellement énervé qu'il ne faisait plus attention à ses erreurs. Il était littéralement aveuglé.

D'ailleurs, le dragonnier en profitait à chaque instant pour lui donner un coup. Il devait cette expérience aux combats avec Murtagh, il le remerciait du plus profond de lui.

Il para un des coups de Vanir de justesse, il commençait à manquer de force pour retenir l'épée qui se rapprocher de plus en plus de son visage. Vanir mettait de plus en plus de force dans ses coups mais sa rapidité, quant à elle, diminuait. Il réussit à faire une contre-attaque, juste à temps.

Les deux elfes étaient complètement essoufflés, tout le monde savait que leur combat ne durerait pas plus que quelques minutes encore. On entendait que leurs halètements, ils transpiraient tout ce qu'ils pouvaient. Leurs vêtements se retrouvaient mouiller et légèrement déchirés par les différents coups des armes.

Vanir était touché aux épaules et aux bras alors que le dragonnier, lui, avait des petites traces sur le visage.

Ils se relevèrent en même temps et firent leur dernier assaut. Ils coururent l'un vers l'autre et donna un dernier coup d'épée. Eragon attaqua sur le coté droit de Vanir alors que celui-ci attaquait vers le flan gauche du blond.

On pouvait voir sur l'herbe, deux tâches de sang qui grandissaient avec le temps.

Le bras de Vanir possédait une immense entaille où le sang recouvrait toute la plaie. Quant à son rival, c'était son flan qui était dans cet état. Vu la douleur qui l'avait, il devina que quelques cotes étaient brisées.

Voila pour ce chapitre. Le prochain sera le dernier.

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A bientôt.