Chapitre 2 ! Ouaip, ça continu !
Avant de commencer, je vais une petite précision que j'ai oublié au chapitre 1, c'est que j'ai -encore- augmenté l'âge des perso, et plus que dans ma précédente fic, parce que c'est quand même galère d'être une star à 12 ans, et on a beaucoup moins de liberté. Donc, pour vous faire une idée, Ginga a 16 ans, Kyoya 17, Yû 14, Ryûga 20... je ne vais pas faire toute la liste, on verra au fur et à mesure.
Ensuite, pour ceux qui n'ont pas vu la saison 3, petit spoil, surprise, vous allez voir, c'est plutôt inattendu.
Voilà et bien sûr, je remercie mes trois reviewers :
Tasuke : Ben oui, désolée hein, mais Tsubasa c'est mon chouchou ! Je ne peux pas ne pas le faire apparaître ! Mais ne t'en fais pas, Hyoma est là aussi ^^
Nataku Makuraka : ^^ Ah, pour les Wang Hu Zhong, tu vas devoir attendre le chapitre suivant, navrée. Quant à la distribution chant, guitare, etc, etc, je ne dirais rien ! Pour Tsubasa oui, trop canon comme tu dis ! Je vais lui concocter un tas de tenues sexy... Julian, ce cher Julian... En fait, c'est tout bête tu vas voir ça...
Ananda :Malgré le message que je t'ai envoyé, je ne peux pas résister... C'était tellement drôle de voir ton euphorie face à un Bao transformé en mannequin ! Si seulement ça pouvait aussi faire rire Dashan...
Et maintenant, on envoie la suite :
Quand les paparazzi agacent
Planté devant la vitrine d'un magasin en centre-ville, le jeune homme aux cheveux décolorés triturait sa mèche rouge et pesait le pour et le contre, se demandant s'il devait vraiment céder à la tentation et acheter cette veste au prix exorbitant. Il enfonça ses mains dans les poches de son jean en soupirant. Une jolie vendeuse qui avait remarqué qu'il était planté là depuis bientôt un quart d'heure, sortit de la boutique avec un sourire aimable.
–Monsieur ?
Il sursauta. Mince, pourvu qu'elle n'ait rien remarqué. Il se tourna vers elle en dissimulant une grimace contrariée.
–Oui ?
–Je peux vous aider ?
Il soupira intérieurement. Ouf !
–Non, non, merci, ça va aller.
–D'accord. Si vous avez besoin d'un conseil n'hésitez pas.
« Ça va, je connais encore mes goûts vestimentaires, merci bien ! » songea-t-il, agacé qu'elle ne retourne pas passer un coup de chiffon sur le comptoir. Elle amorça, à son plus grand plaisir, un demi-tour pour retourner dans le magasin mais se figea sur le seuil, lorsqu'en ouvrant la porte, elle entendit la musique qui sortait des hauts-parleurs de la boutique.
Bokutachi wa tsumibukaki CAIN
Utaeyo iradatsu kokoro de
Aimai na fusekai sekai no LINE
Bokura wa waratte tai dake
Doucement, les yeux écarquillés, elle se retourna vers le jeune homme, qui avait également entendu la musique et se cachait les yeux d'une main, maudissant autant que possible les animateurs radio.
–Monsieur ? reprit la jeune femme d'une voix tremblante.
–Oui ? grinça l'interpellé sans retirer sa main de son visage.
–Vous… vous ne seriez pas le chanteur Ryûga ? continua-t-elle alors que le tremblement dans sa voix laissait paraître une soudaine excitation.
Deux clientes sortirent du magasin au moment où elle prononçait ces mots et un autre homme qui passait à côté, pila sur le trottoir. Tous les regards convergèrent vers le jeune homme qui fixait désormais la vendeuse d'un air assassin. Les deux clientes qui l'avaient détaillé rapidement, avaient désormais un large sourire et commençaient à glousser. L'homme lui, se contenta d'une remarque :
–Vous faites plus âgé sur scène !
« Sans blague ! » pensa le décoloré en cherchant comment échapper à cette situation.
–Est-ce que je pourrais avoir un autographe s'il vous plait ?
–Désolé mais vous faites erreur. assena le garçon en esquissant un repli stratégique.
Sous l'œil étonné des quatre personnes, il se mit à courir, traversa la route en manquant de se faire renverser, et ne s'arrêta que trois rues plus loin, quand il fut sûr qu'il n'était pas suivit. Il reprit ensuite sa route d'un pas rageur, les yeux rivés au sol en espérant que personne d'autre ne fasse attention à lui.
Il arriva finalement devant un grand immeuble de verre où trônait l'inscription "Dark Nebula". Les portes coulissantes du hall s'ouvrit et il le traversa d'un pas rapide, ignorant la secrétaire qui lui adressait son bonjour. Il prit l'ascenseur jusqu'au huitième étage et parcourut le couloir avant de s'arrêter devant une porte qui portait l'étiquette "Ryûga Darkyu". Il ouvrit la porte à la volée, balança son sac au milieu de la pièce et ressorti aussi vite qu'il était arrivé. Il reprit l'ascenseur et monta de trois étages. Il croisa dans un couloir les jumeaux Dan et Reiki Sodo, occupés comme souvent à se disputer, cette fois à propos de la chorégraphie de leur nouvelle chanson. Il aperçu de loin Pluto et grimaça. Il n'aimait pas ce type. Finalement, il ouvrit la porte d'un studio de répétition, où quelques personnes étaient rassemblées. Enfin, ouvrir… exploser serait un terme plus juste puisqu'en entrant, il donna un violent coup de pieds qui fit claquer la porte contre le mur et manqua d'envoyer les trois quarts des personnes à l'hôpital pour crise cardiaque.
–Nii-san ! hurla le jeune homme en avisant quelqu'un, occupé à écrire une partition.
L'interpellé releva la tête. Il ressemblait énormément au garçon qui venait d'entrer. Un teint mat, des cheveux décolorés, une mèche rouge et des yeux dorés. Il afficha une mine blasée.
–Ryûto ? Qu'est ce que tu veux ?
–J'en ai plus qu'assez ! s'exclama le dit Ryûto en se laissant tomber sur une chaise. Je ne peux plus me promener tranquillement en ville sans me faire harceler. Tout le monde me prend pour toi ! Pitié, pourquoi est-ce que je te ressemble autant Ryûga ? gémit-il.
Un sourire narquois prit place sur les lèvres de Ryûga tandis qu'il laissait tomber la partition pour prendre sa guitare.
–De quoi tu te plains gamin ?
Ryûto soupira fortement. Bon d'accord, il aurait pu tomber plus mal que de ressembler à son frère aîné qui était un mec plutôt bien foutu – pour ne pas dire sexy – et qui, accessoirement, était aussi une star du rock mondialement connu. Certes. Mais quand même, depuis que Ryûga avait fait son come-back, il n'était plus tranquille nulle part. La ressemblance troublante que les deux frères entretenaient en poussaient plus d'un à prendre Ryûto pour Ryûga, surtout qu'il n'avait jamais été dit que la star avait un frère cadet.
–Tu écris une nouvelle chanson ? demanda-t-il pour changer de sujet.
–Hm. répondit Ryûga, concentré sur autre chose.
Le plus jeune se pencha sur les feuilles posées près de Ryûga et déchiffra ce qu'il y était écrit :
I hate quiet nights, my anxiety flares up and I can't sleep
If I cried it out I'd feel better, but crying just makes me thirsty
The truth is, see, even now I can't stop shaking
I feel like something's about to break
Don't just say "It's OK"
I'm not that strong
In my heart, the words and feelings I'd locked away
Have shaken off reason and begun to run riot again
I get it, already! Don't glare at me with such a scary expression
Please, just leave me alone for a little while
I don't want to do the things I love, I'm so afraid of tomorrow I want to die
If I ran away I'd feel better, but if I run away I'll just want to die of shame
I pretend to be enjoying myself even though I'm not
What for? Who am I doing it for?
What should I do next? Should I smile again?
I don't know, I can't find the answer
Shattered, I move to a high place, I'm almost there
But she always keeps getting in the way
There's something I want so much to tell her, but I can't say it well
Even though I'm screaming so close to her
I just want to feel better now, but I don't want to give up
I asked myself again
I keep losing heart, thinking "I can't go any further...I can't walk anymore"
But I've still managed to keep walking, right?
In my heart, the words and feelings I'd locked away
Have shaken off reason and begun to run riot again
I get it, already! Don't glare at me with such a scary expression
Please, just leave me alone for a little while
There's something I want so much to tell her, but I can't say it well
Even though I'm screaming so close to her
–C'est "Re : birth" ? Mais y'a plein de choses qui ont été modifiées… C'est pas toi qui as écris ça…
Ryûga arracha des mains de son frère les paroles qu'il tenait et jeta un regard autour de lui.
–Ta gueule Ryûto. Et me regarde pas comme ça.
L'adolescent fronça les sourcils et baissa la voix.
–Je ne comprends pas nii-san, pourquoi tu les laisse écrire les paroles de tes chansons.
–Je ne les laisse pas faire, je n'ai pas le choix. Daidoji préfère que ça se passe comme ça, paraît que je manque de sensibilité et que de nos jours, les gamines pleines d'hormones n'aiment que les chansons qui parlent d'amour déchirant. cracha le chanteur, lèvres tordues dans une grimace de dégoût. Je ne peux pas écrire ce que je veux.
–Mais c'est injuste ! s'écria Ryûto en haussant subitement la voix.
–Qu'est ce qui est injuste ?
Les deux frères se retournèrent pour découvrir Daidoji à quelques mètres d'eux, un sourire malsain sur le visage. Ils ne répondirent pas, se contentant de fixer le directeur d'un œil noir. De toute façon, ils n'avaient pas le droit de se plaindre. Personne n'est irremplaçable, disait toujours l'homme. Ce qui signifiait très clairement que les gens qui lui déplaisaient, qu'ils soient stars montantes ou techniciens, il s'en débarrasserait sans état d'âme.
–Monsieur Ryûto, reprit-il avec un ton mielleux, je croyais que vous deviez éviter de venir ici sans cesse.
–Monsieur Daidoji, répliqua le concerné avec insolence, je croyais que j'avais encore la possibilité de voir mon frère, étant donné que vous l'exploiter vingt-quatre heures sur vingt-quatre et qu'à la maison, quand il y est, il dort.
Un tic agacé fit frémir la lèvre supérieure du directeur mais il se reprit très vite
–Si par votre faute la vie privée de votre frère est dévoilée, vous vous débrouillerez. grinça-t-il avant de tourner les talons, rageur.
Lorsqu'il fut sorti, Ryûto poussa un long soupir de soulagement, qui se transforma en un "Aïe !" sonore quand Ryûga allongea le bras pour lui envoyer une grande claque à l'arrière de la tête.
–Mais t'es malade ! hurla le plus jeune.
–La ferme. répliqua son frère. Putain… tu peux pas te mêler de tes affaires au lieu de bousiller mes rapports avec le patron.
–J'aime pas ce type. fit Ryûto pour toute réponse.
–Ce n'est pas une raison.
–Et d'ailleurs, je ne vois pas pourquoi les gens ne devraient pas être au courant que tu as un frère. C'est stupide. Et puis, on se ressemble tellement qu'un jour quelqu'un finira bien par s'en apercevoir.
Ryûga fronça les sourcils et se concentra de nouveau sur sa guitare. Il joua quelques accords en silence avant de lâcher :
–Laisse tomber Ryûto. Ce qui se passe ici ne te concerne pas…
Il vit du coin de l'œil son cadet faire une moue réprobatrice et serra les dents. Moins Ryûto en saurait, mieux il se porterait.
XXX
–Yeay ! On est au Japon, c'est trop bien !
–Calme-toi un peu Masamune !
–Non mais c'est vrai quoi Zeo ! On est au Japon ! Ça va être génial ! Je suis trop pressé que les répétitions commencent !
–Dites tous les deux, vous ne pourriez pas plutôt m'aider à récupérer les valises ?
Masamune et Zeo se tournèrent vers leur ami, un jeune homme aux cheveux longs et blancs, qui les regardait s'agiter d'un air amusé, mains sur les hanches.
–Désolé Toby, j'arrive. s'exclama Masamune avant de réprimander Zeo. Dis-donc Zeo, t'as pas honte de laisser Toby se charger des bagages alors qu'il a une santé fragile ?
–What ? s'insurgea l'autre. Comment tu ose dire ça ?
C'est en riant que les trois garçons récupérèrent leurs valises, sous l'œil fatigué de leur manager, de trois techniciens et de l'attaché de presse. Le trio du tout récent groupe à succès américain, Dungeon, se dirigea ensuite vers la sortie de l'aéroport. Lorsqu'il vit apparaître des caméras et des journalistes armés de micro ou d'appareils photo, Toby se demanda si le réseau des reporters et des paparazzi n'était pas pire que celui de la mafia. Ils arrivaient toujours à être au courant de tout n'importe quand, par n'importe quel moyen, et à peine se débarrassait-on de ceux d'Amérique que les japonais prenaient la relève. Il adressa un regard soupçonneux à l'attaché de presse qui nia la responsabilité d'un signe de tête. Tout le staff parvint à se frayer un chemin dans la foule après une avalanche de flash, des sourires, des saluts et Masamune qui assurait à un journaliste : « On est super content d'être là et de rencontrer les fans japonais ! ». Ils purent enfin respirer dans la voiture qui les mena à l'hôtel.
–Au fait monsieur… commença Toby à l'adresse de leur manager qui regardait par la fenêtre du taxi. Comment se fait-il que nous arrivions si tôt au Japon alors que les répétitions pour le concert ne commencent qu'en juillet ?
–Bah on s'en fiche de ça ! rétorqua immédiatement Masamune. Comme ça du coup, on va pouvoir visiter Tokyo et goûter aux spécialités du coin. Et on va faire un peu de shopping. Il paraît qu'ils ont fabriquent du matériel de musique de pointe, je veux absolument voir ça !
–Shup up Masamune ! intervint gracieusement Zeo. Tu me fatigue.
Le concerné lui tira la langue de façon très mature.
–Mais dis-moi Masamune, dit le manageur en fronçant les sourcils. Tu es japonais non ? Alors comment ce fait-il que tu réagisses comme ça, tu es censé connaître ce pays non ?
–Nope ! J'étais gamin quand mes parents sont partis travailler aux States. Du coup j'ai quasiment aucun souvenir. Et puis on habitait à la campagne, rien à voir avec Tokyo !
–Je vois… pour répondre à ta question Toby, on ne vous en a pas parlé avant, mais votre groupe comptera probablement un quatrième membre pour le concert de décembre.
–Quoi ? s'exclamèrent les trois garçons en même temps.
–Mais pourquoi ? demanda Zeo. On est très bien tous les trois monsieur.
–Ouais c'est vrai ! appuya Masamune. On n'a pas besoin que quelqu'un s'incruste, on gère très bien à trois.
Le manager secoua la tête d'un air ennuyé.
–Je ne mets pas en doute vos capacités les garçons. Lors des enregistrements vous vous débrouillez très bien, seulement là il s'agit d'un concert…
–Et on ne peut pas se permettre d'avoir un musicien lambda pour nous accompagner à la basse qu'il nous manque. comprit Toby.
L'homme acquiesça. Le groupe Dungeon était composé de trois membres, dont un guitariste, un pianiste et un batteur. Aussi, dans leurs morceaux, la basse faisait défaut et ils étaient obligés d'enregistrer avec un bassiste qui ne faisait pas parti du groupe. Lors des enregistrements en studio ça ne posait aucun problème, mais pour se produire sur scène, ça compliquait les choses et abîmait l'image du groupe. Les dures lois de show-business…
–Je suppose que vous comprenez votre situation. Guys, si on avait pu s'en passer, on l'aurait fait. Apparemment, des auditions ont été faites pour trouver un musicien qui correspondrait le mieux et vous le rencontrerez la semaine prochaine lorsqu'il arrivera. D'après ce que j'ai compris, lui aussi est américain.
Masamune et Zeo se renfrognèrent, ayant un peu de mal à avaler la nouvelle. Toby lui, resta pensif devant la réaction de ses camarades. L'univers des célébrités était une véritable jungle et pour y survivre le plus longtemps possible, il fallait se plier aux "conseils" des plus puissants, sans quoi, ils seraient vite balayer du devant de la scène. Aussi, il espérait que ses amis feraient preuve de jugeote pour la suite.
Le taxi arriva enfin devant l'hôtel, un immeuble imposant en verre, où ils séjourneraient le temps du voyage. Des grooms vinrent aider à porter les bagages et une fois les clés des suites récupérées, tous montèrent au dixième étage.
Les adultes laissèrent les trois jeunes à leurs affaires pour prendre possession des lieux. Aussitôt, ils se réunirent dans la suite de Masamune, qui se roulait allégrement sur le matelas moelleux.
–Qu'est ce qu'on va faire ? attaqua directement Zeo tout en envoyant à Masamune un regard fatigué.
–À propos du quatrième membre ?
–Ouais.
–Rien.
–Tu es d'accord avec ça Toby ? s'exclama le japonais en se redressant d'un bond. Tu rigole j'espère ! Hors de question que quelqu'un d'autre rejoigne le groupe !
–There is nothing to do. reprit Toby en fronçant les sourcils. Si on veut participer à ce concert, il nous faut un quatrième membre. Ça m'embête aussi évidemment, mais pour le moment, on n'est pas en position de discuter. Alors on attend. D'accord ?
Ses deux amis détournèrent les yeux, le visage fermé.
–C'mon guys ! s'exclama-t-il d'un air agacé.
Comme ni Zeo, ni Masamune n'avaient de réactions encourageantes, il soupira et quitta la chambre en claquant la porte derrière lui. Il retourna dans la suite qui lui avait été attribuée et ferma à clé. Puis il se laissa glisser contre la porte jusqu'au sol, serrant convulsivement son tee-shirt au niveau du cœur…
XXX
–Où est-ce que tu as entendu ça ?
–C'est Chris qui nous l'a dit.
Hyoma déboutonna pensivement la longue veste turquoise qu'il venait d'essayer, puis la donna à une assistance en se retournant vers Ginga.
–Et comment Chris peut-il être au courant de l'arrivée du groupe Dungeon alors que même les médias n'en n'ont pas encore parlé ?
Ginga haussa les épaules tandis que son ami passait derrière un paravent pour finir de se changer.
–J'en sais rien. Mais c'est pas ça l'important. Mon père ne veut pas me donner la liste des artistes qui participeront au concert événement mais je suis sûr qu'il connaît déjà tous les participants. Et je suis prêt à parier que Dungeon sera de la partie ! termina-t-il triomphalement.
De l'autre côté du paravent, Hyoma ne répondit rien, trop occupé à se débattre avec le pantalon moulant qu'il avait dû enfiler pour la séance photo et qui lui collait atrocement au corps. L'après-midi touchait à sa fin et le photographe l'avait enfin libéré. Ces derniers temps, avec la préparation du prochain défilé, il avait l'impression de travailler sans arrêt.
–C'est tranquille le métier de mannequin ! s'exclama soudain Ginga. Tu essaye des super beaux vêtements, tu pose, tu te fais maquiller, coiffer, prendre en photo et en plus ça rapporte plutôt bien ! Y'a des jours où j'aimerais bien être à ta place.
–Ça, ça m'étonnerait. rétorqua l'argenté en sortant de derrière le paravent, torse nu. Qu'est ce qu'ils ont fait de ma chemise ? murmura-t-il pour lui-même en balayant la pièce du regard.
–Pourquoi ? demanda le roux sans prêter attention à la semi-nudité de son ami.
–Parce que c'est très éprouvant contrairement à ce qu'on pourrait croire. Surtout lorsque l'on prépare une nouvelle saison comme maintenant, et que ton créateur a pour seule obsession de se faire remarquer le plus possible parce qu'il s'est fait dépasser par son plus grand concurrent au dernier défilé.
–Tu parle de la Dark Nebula ?
Hyoma acquiesça tout en continuant de chercher sa chemise.
–Oui. La dernière fois, il faut avouer qu'il ont fait fort. Ils ont un styliste audacieux et de très bons éléments. Cette année, ils ont découverts des jeunes mannequins qui éclipsent tous les autres, c'est frustrant.
–Tant que ça ? questionna le batteur en détaillant son ami.
Il leva un sourcil interrogatif. Pourtant, Hyoma n'avait rien à envier aux autres mannequins. Il avait un grand corps fin, un beau visage, une prestance incroyable. Pour l'éclipser lui, il fallait que les concurrents soient parfaits. Or, personne n'était parfait. Donc…
–C'est ton créateur qui est un incapable. finit de penser Ginga à voix haute.
–Je te demande pardon ? l'arrêta Hyoma qui arpentait toujours l'atelier à la recherche de son vêtement.
–Hein ? Heu, non, rien ! Je pensais à voix haute. s'excusa le roux avec un grand sourire.
–Hum… À propos de ce que tu disais tout à l'… ah la voilà ! Ginga, lève tes fesses de cette chaise tu veux ?
Ginga le regarda sans comprendre jusqu'à ce que Hyoma tire sur un bout de tissu sur lequel il était assit et qui n'était autre de la chemise que le jeune mannequin cherchait désespérément depuis tout à l'heure. Hyoma brandit le vêtement devant lui et soupira.
–Elle est complètement froissée… Toi ! ajouta-t-il en pointant un doigt accusateur vers Ginga, tu as plus qu'intérêt à arrêter les hamburgers.
–Quoi ? s'offusqua le roux. Dis tout de suite que je suis gros aussi !
–Ce n'est pas ce que j'ai dis. contra calmement Hyoma avec un sourire amusé. Mais tu es un ventre sur pattes.
–C'est faux !
–Bien sûr que si.
–Non !
Ils sortirent dans le couloir en se chamaillant une fois que Hyoma eut enfin enfilé sa chemise. Ils rejoignirent King, Chris, Madoka et Yuki le technicien, qui s'était joint à eux après la répétition. Kyoya, comme à chaque fois lorsque le travail du groupe était terminé, s'était éclipsé discrètement pour se fondre dans les rues de Tokyo. Quand les amis furent réunis, le mannequin et le batteur cessèrent leur discussion. King remarqua :
–Dis-donc Hyoma, pour un mannequin je te trouve un peu négligé.
–Vraiment ?
–Ouais ! Ta chemise est complètement froissée, tu devrais prendre soin de tes affaires.
Ils ne comprirent pas pourquoi Hyoma se mit soudainement à étrangler Ginga, un sourire à faire peur sur les lèvres.
XXX
La limousine entra dans l'immense propriété en faisant crisser ses pneus sur l'allée de graviers. Après avoir fait le tour d'une fontaine en marbre sculptée, elle s'arrêta et un domestique se hâta de venir ouvrir la porte. Un jeune homme blond au visage arrogant en sortit, sans un regard pour l'homme qui tenait la portière, tête courbée dans un geste de soumission.
–Bon retour chez vous Monsieur. Mademoiselle votre fiancée vous attend dans le salon bleu.
–Portez mes valises dans ma chambre et dites au cuisinier de préparer le thé. répondit le jeune homme d'une voix indifférente.
–Bien Monsieur.
Le jeune noble passa une main dans ses cheveux et se dirigea vers sa demeure principale. Les autres domestiques l'accueillirent, lui demandant comment s'était passé son voyage, s'il n'était pas trop fatigué et s'il n'avait besoin de rien. Il les congédia tous et se dirigea à grands pas vers le salon bleu. Il frappa deux légers coups à la porte pour s'annoncer.
–Mademoiselle, j'entre.
Le salon bleu était une petite pièce très agréable pourvue d'une large baie vitrée qui donnait vue sur le jardin parfaitement entretenu de la propriété. Le mobilier vieux de plusieurs siècles, appartenait à la famille depuis des générations et chaque meuble (les deux fauteuils, la méridienne, la table basse ou le buffet) était d'une valeur inimaginable. Debout près de la baie vitrée, auréolée par la lumière qui traversait les carreaux, une élégante jeune femme observait les jardins d'un air rêveur. Elle se retourna quand la porte se referma.
–Julian. sourit-t-elle. Je ne vous attendais plus… Vous avez été retenu plus longtemps que prévu, que s'est-il passé ?
–Rien qui vaille la peine d'être raconté Miss Sophie, je vous l'assure.
En digne héritier qu'il était, et avec toutes les manières d'un gentleman, Julian salua Sophie d'un baise-main et l'invita à s'asseoir. Puis un serviteur apporta un plateau avec le thé et des sablés avant de laisser les deux jeunes gens.
Sophie prit sa tasse en porcelaine et huma l'odeur du breuvage fumant.
–Du Earl Grey… commenta-t-elle.
–De la meilleure qualité. concéda Julian.
Il jeta un regard vers la porte en bois massif, croisa les jambes et commença.
–Alors, que me vaut la visite de ma fiancée.
Il avait dit le dernier mot avec raillerie, lançant un regard goguenard à la jeune femme. Elle fronça les sourcils et balaya sa phrase d'un geste de la main agacé.
–Je n'ai rien choisi non plus. répliqua-t-elle d'un ton acide. Et ce n'est pas de ça que je suis venue te parler.
–Ah ? fit Julian, soudain intéressé. Et de quoi s'agit-il ?
–Tu vas bien aller au Japon prochainement, n'est ce pas ?
–À la mi-juin oui, c'est exact. Pourquoi ?
–J'aimerais venir avec toi.
Julian haussa un sourcil. Sophie et lui s'étaient toujours bien entendus, là n'était pas le problème. Leurs familles, deux puissances d'Europe non négligeables, avaient décidé de s'unir grâce à un mariage arrangé pour augmenter d'avantage leurs pouvoirs et leurs richesses. Ni Sophie ni lui ne s'y étaient opposés, après tout, il était de leur devoir de faire perdurer leurs lignées te de mener leurs familles au sommet. Mais malgré ça, ils ne s'aimaient pas. Du moins pas comme s'aiment deux futurs mariés. Ils ne faisaient même pas l'effort d'essayer, puisqu'ils savaient déjà que c'était peine perdue. Les relations amoureuses n'intéressaient absolument pas Julian, et le cœur de Sophie appartenait déjà à quelqu'un. Et peu importe, puisqu'ils n'avaient pas besoin de s'aimer pour se marier. Mais ce qui étonnait actuellement Julian, c'est qu'habituellement, leur relation se restreignait à des visites courtoises. Jamais ils ne se mêlaient de trop près à la vie de l'autre.
–Je sais que ce n'est pas habituel. ajouta Sophie, qui semblait avoir comprit la pensée du blond. Mais mon tournage se finit début juin. Et le défilé pour la nouvelle saison mode a lieu le vingt-et-un juin au Japon. Je sais que des créateurs européens et américains participeront.
Julian sourit gentiment. C'était un privilège qui n'était accordé qu'à Sophie car en public, il se montrait toujours impassible.
–Je vois. dit-il, amusé. C'est pour Wells.
L'évocation du mannequin anglais provoqua un rougissement chez la jeune femme. Elle baissa pudiquement les yeux et Julian la regarda pensivement. La famille de Wells n'était pas aussi prestigieuse que les leurs, mais se hissait dans la catégorie supérieure. Sophie et Wells s'étaient rencontrés par hasard lors d'une réception. Quand Julian les avait vu ensemble, ça lui était apparu comme une évidence ils étaient fais pour être ensemble. Mais comme Sophie et lui étaient fiancés depuis longtemps déjà, la relation de la jeune femme avec Wells avait dû rester secrète. Julian s'arrangeait parfois pour les faire se rencontrer en douce et utilisait son statut de fiancé pour masquer la vérité.
–Je vais voir ça. Ça devrait pouvoir se faire sans qu'il paraisse étrange que tu m'accompagne. Je te tiens au courant. promit-il enfin en sortant de ses pensées.
Sophie lui fit un sourire rayonnant et ils finirent leur thé en parlant de la hausse du prix du pétrole.
P'tites notes de fin :
1. Pour la chanson Re : birth, c'est la traduction anglaise de la chanson des Acid Black Cherry. J'ai mis en anglais, parce que c'est déjà plus compréhensible que le japonais pour la majorité des gens d'après moi ^^
2. Pour l'extrait de chanson, c'est Chain Ring de MUCC.
Conversation spéciale n°2 :
Luunaa : Non, non, non, ce n'est pas une invention de ma part, Ryûga a bien un petit frère nommé Ryûto, qui fait son apparition dans la saison 3 ! C'est bizarre à imaginer pas vrai ?
Masamune : Ouais et bah un seul Ryûga, c'était déjà bien suffisant ! J'espère qu'il est pas comme lui son frangin...
Ryûga *menaçant* : Un problème avec moi l'abruti ?
Masamune *recule : Qu'est ce que je disais ! Il est trop flippant ce type, pourquoi il tourne avec nous ?
Luunaa : T'inquiète Masamune, j'ai le plaisir et le soulagement de t'annoncer que Ryûto est une vraie crême. Un garçon adorable qui a un avantage sur son frère : IL SOURIT ! Et il est gentil.
Ryûga : C'est un faible surtout... Tch !
Luunaa : Tu es dur avec ton frère...
Julian : Je peux savoir en quel honneur je suis fiancé à Sophie ?
Luunaa : Ben je l'ai dit, familles richissimes cherches héritiers de sang purs... Et pour faire avancer ma fic aussi
Yû : Eh ! Pourquoi on m'a pas encore vu ?
Luunaa : T'niquiète, d'abord je finis de m'occuper des Wang Hu Zhong, et je jure de te faire apparaître après
Dashan : Chao Xin ! C'est la dernière fois que je te le demande, rend-moi Zurafa !
Luunaa :... c'est pas gagné...
