Voilà le chapitre un

J'espère qu'il vous plaira.

Un grand merci à toutes pour vos reviews, je ne peux pas toutes vous nommez sinon ça va être trop long. :)


Vaccines-moi contre toi

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Chapitre 1

En entrant dans le service des urgences, je me stoppai, me soutins au mur le plus proche et retins mon souffle, croyant avoir rêvé.

La personne qui longeait le couloir dans le sens opposé où je me trouvais mais qui se retourna légèrement vers moi, en compagnie d'une jeune interne, ce n'était tout de même pas…

Non, bien sûr que non !

Comment pouvait-il s'agir d'Edward Cullen ? Il n'était pas le seul homme à la chevelure cuivrée sur Terre et puis je n'avais fait qu'entrevoir son profil lorsqu'il s'était retourné vers l'interne. Une très vague ressemblance avec le dessin de sa mâchoire, de son nez et son menton, m'avait rappelé mon Edward. De toute façon, il était impossible que je le croise, ici au service des urgences du London Hospital. Il n'habitait pas ce pays, c'était même à se demander s'il y avait déjà mis les pieds.

Pourquoi est-ce que je pensais à lui, alors que j'étais sur le point de prendre mon tout premier tour de garde ?

Edward faisait partie de mon passé et j'avais tourné cette page depuis longtemps. Enfin, du mieux que je le pouvais. Cela faisait plusieurs années, que je n'avais plus pensé à lui ! Enfin, plutôt, des mois… OK, OK, j'avais fait ce rêve agréable la semaine dernière. Un rêve si intense, Edward et moi-même faisions l'amour mais à mon réveil, je me retrouvai avec ma main droite sur mon intimité et j'enlaçais l'oreiller froid à mes côtés de mon autre bras. Je crois que le corps d'un homme commençait à manquer dans ma vie.

Edward, cet Apollon, avait été le grand amour de ma vie, mais également ma plus cuisante déception sentimentale. Alors, entrevoir de loin un inconnu, qui lui ressemblait que très peu et qui ne pouvait pas être lui, n'aurait pas dû me retourner à ce point. J'avais surmonté cela depuis des années, non ? J'en doutais…

Dans un profond soupir, j'entrai dans la petite salle où m'attendait mon tout premier patient — une jeune fille qui avait une plaie profonde au sourcil droit. Elle avait besoin d'être désinfectée et nettoyée, le sang avait commencé à sécher. Elle nécessitait des points de suture — puis allais ensuite dans la salle de repos du personnel dans l'intention de m'accorder une pause.

En franchissant le seuil de la pièce, je m'immobilisai à nouveau, telle une statue de marbre.

Cet homme que j'avais vu plus tôt, se retourna vers moi avec son verre de café à la main et il se dirigeait vers une table où étaient assises des infirmières, occupées à parler entre elles ou bien à dévisager avec envie cet homme.

C'était bien lui… Edward ! Mon cœur eut un raté. Du coup j'eus du mal à respirer.

Mais pourquoi ici ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi ? Tant de questions me traversaient l'esprit…

Je ne l'avais pas revu depuis ces douze longues années. Il n'avait pas changé, toujours aussi beau. Ses cheveux cuivrés étaient toujours aussi en bataille. Je le vis passer sa main dans ses cheveux, nerveusement, lorsqu'il vit une des infirmières, lui sourire. Il n'avait aucune ride d'expression du début de la trentaine, comme s'il ne vieillissait pas, impressionnant ! Une silhouette puissante et virile, il avait dû faire de la musculation puisqu'il n'avait pas ce corps la dernière fois que j'avais pu le voir. Mais ce qui me charma surtout, c'était qu'il possédait toujours le même sourire en coin. Celui qui m'avait fait fondre à la minute où il était venu s'asseoir près de moi à la place d'accueil du lycée, le jour de la rentrée en classe de terminale. Et cette bouche gourmande dont les lèvres si attrayantes avaient embrassé chaque parcelle de mon corps, murmuré des mots tendres et remplis de promesses concernant notre futur qu'il n'avait jamais tenues…

Oh, non ! Ce n'est pas possible. Soupirais-je en repensant à tout cela.

Il m'avait suffi d'un sourire venant de sa part pour me ramener en un éclair à mes dix-huit ans, période où j'avais été assez naïve pour croire qu'amour rimait avec toujours, pensais-je amèrement. Et surtout présumer que les mots d'Edward étaient sincères mais qu'en réalité, il ne les avait formulés qu'à la seule fin d'obtenir de moi ce qu'il voulait… soit, ne plus être puceau avant son entrée à l'université.

Peu importe, tout avait changé. Aujourd'hui, je n'avais plus dix-huit ans, mais trente, on m'avait même offert le poste de chef de service aux urgences, ma spécialité, mais je l'avais refusé, avant mon arrivée à Londres. Je passerais déjà entre soixante-dix et cent heures par semaine dans cet hôpital, je ne voulais pas en faire vingt de plus, pour atteindre cet objectif. Bella la réaliste avait chassé depuis bien longtemps Bella, la rêveuse.

Qu'est-ce qu'Edward pouvait bien faire ici, dans la salle de repos du service, à bavarder avec plusieurs jolies femmes, dont une petite brune, que l'on m'avait présentée comme étant Alice ? Me demandais-je sérieusement. Jamais je n'avais eu vent qu'il était dans cet hôpital et encore moins en tant que médecin. Personne ne m'en avait parlé à mon arrivée, ni avant mon embauche.

Un étrange pressentiment s'insinua en moi. J'étais le nouveau médecin qui prenait ses fonctions aujourd'hui. Et Edward, tout comme moi, avait toujours eu envie d'embrasser la carrière de médecin. Par ailleurs, il se trouvait dans la salle de repos du personnel habillé en médecin… Une seule conclusion s'imposait : le fameux poste de chef de service que je n'avais pas accepté, avait été proposé à Edward. Edward Cullen allait être mon supérieur. Constatais-je avec effroi.

Souhaitons qu'il ne me reconnaisse pas ! Je n'avais pas énormément changé en douze ans sauf durant les douze premiers mois qui avaient suivi notre rupture. Il ne s'en était pas soucié, car il avait mis un soin tout particulier à me fuir au moment où j'avais eu le plus besoin de lui…

Mais qui est-ce que j'essayais de duper ? Moi? Lui?

Il était évident qu'Edward me reconnaîtrait. Malgré les années écoulées, il m'avait suffi d'un coup d'œil pour le reconnaître, lui, et moi je pouvais parier que la réciprocité serait la même. Toutefois, il n'était pas question que je rase les murs pour lui faire plaisir. Bien qu'au London Hospital, il soit chez lui, sur son territoire. Moi, en revanche, j'étais celle qui devrait faire ses preuves et s'adapter. J'allais donc entrer dans la salle de repos la tête haute, d'une démarche sûre et déterminée et je ne lui donnerais pas le plaisir de constater que cette rencontre inattendue, me troublait. Très peu de monde ici savait qui était Isabella Swan : une jeune femme dotée d'un caractère bien trempé. L'heure était venue d'en faire la démonstration à tous.

— Bonjour tout le monde ! Lançais-je d'une voix enjouée qui se voulait assurée en souriant à Alice, puis aux autres infirmières en prenant bien soin de ne pas dévisager le seul médecin que je voulais éviter.

J'allai me prendre un café dans la machine prévue à cet effet en sortant de la monnaie de ma poche. Je sentais plusieurs paires d'yeux dans mon dos, mais n'en fis pas de cas. Puis j'avançai vers le distributeur de friandises, et y glissai une pièce, choisis le numéro qui correspondait à la barre de chocolat que j'avais choisie et appuyai sur le bouton. La pièce tomba dans le monnayeur, toutefois, la barre de chocolat, elle, resta coincée dans son emplacement.

Je retins le juron qui s'apprêtait à sortir de ma bouche. Comme par hasard, il fallait que quelque chose se détraque au moment où tout aurait dû marcher comme sur des roulettes ! Sans compter que j'étais privée de mon plus précieux atout : une barre de chocolat. Du chocolat, et j'étais capable d'affronter le monde entier ! Y compris Edward Cullen…

— Foutue machine ! Elle est encore en panne, c'est ça ? Me demanda Alice en me regardant. Je vais devoir demander à Jacob de prévenir la maintenance.

— Ce ne sera pas la peine. Cet infirmier va passer une heure à faire les yeux doux à Leah, la nouvelle secrétaire, et ils en oublieront de demander à faire réparer la machine. Je vais me débrouiller… Bien, à nous deux, dit Edward en se levant d'un ton calme et il se dirigea vers le distributeur en se concentrant sur ce dernier.

Toutes les jeunes infirmières qui étaient assises à ses côtés le regardèrent avec des yeux ébahis. C'était comme si elles n'avaient jamais vu un homme réparer un distributeur.

De son index replié, il donna deux coups secs et brefs sur la vitre de la machine, face à la barre de chocolat récalcitrante qui — par miracle ! — tomba aussitôt dans le compartiment du bas où Edward put la récupérer et me la tendre.

— J'aime mieux ça, commenta-t-il avec satisfaction en regardant Alice.

Je la pris entre mes doigts sans broncher puis il retourna s'asseoir auprès de son harem. Je déchirai l'emballage et en croquai un morceau. Le goût délicieux du chocolat dans ma bouche me stimula et je sentis aussitôt mon courage revenir.

À présent, j'aurais pu affronter un dragon ou un vampire, s'il l'avait fallu…

— Dr Cullen, j'aimerais vous présenter le Dr Isabella Swan, notre nouveau médecin généraliste, intervint Alice, réduisant mon espoir à néant. J'étais entrée en fonctions ce matin. Sue devait me faire visiter le service, mais elle avait été appelée en urgence et m'avait avisé que le chef de service jouerait les guides à sa place. Dr Swan, je vous présente le seul jeune homme de tout cet hôpital à être capable de soumettre ce distributeur, notre chef de service…

—Ed… Edward Cullen, complétais-je difficilement.

Donc, c'était bien lui… Rien n'avait changé chez lui, excepté que ses yeux vert émeraude étaient plus durs, beaucoup plus durs. Ou peut-être avais-je refusé de le voir, à l'époque… Ça devait être cela…

— Vous, euh… vous connaissez ? demanda Alice, avec surprise.

— Euh, oui, nous étions dans le même lycée, répondis-je. Il y a bien longtemps…

À ces mots, tout le harem sauf Alice, se leva prétextant leur pause terminée. Mais c'était plus de la déception que l'on pouvait lire sur leurs visages.

Est-ce que mon imagination me jouait des tours ou bien du remord m'avait traversé l'espace d'un instant ? En tout cas, j'avais brusquement détourné les yeux, me sentant mal à l'aise.

Bref, tout ça, c'était du passé, oui c'en était… Le problème qui se posait à moi en ce moment — et non des moindres ! — c'était qu'en réalité, nous allions travailler ensemble. Edward Cullen faisait donc à nouveau intrusion dans ma vie au moment où je m'y attendais le moins. Et il ne fallait, pas maintenant…

Merde, il portait le même parfum qu'à l'époque ! Comment de simples vapeurs avaient-elles le pouvoir de me ramener, en quelques secondes, douze ans en arrière ? A ces instants, où il m'avait tenu dans ses bras, où je l'embrassais passionnément en lui murmurant des « je t'aime » à l'oreille… Trois petits mots simples qui représentaient tout pour moi et j'en étais certaine, n'avait jamais eu le moindre sens pour lui.

— C'est exact, nous avons pris des chemins différents, précisa-t-il d'un ton dur et froid.

Je vis qu'Alice ne releva pas ce qu'il venait de dire, mais le regardait tout de même avec surprise.

Wow ! Il avait une façon de dire les choses qui reflétaient très mal la réalité… Car voici la vérité : l'homme que j'aimais, que j'adorais, avec qui je voulais passer ma vie m'avait quitté du jour au lendemain. Il avait poussé sa cruauté jusqu'à me quitter une semaine avant le début des épreuves pour l'obtention de mon baccalauréat.

Comment ?… Selon Edward, nous avions pris « des chemins différents » ? Mais, je n'y étais pour strictement rien ! C'était Edward qui avait décidé de me quitter. Dès l'apparition du premier problème, il s'était évaporé… Puis, jamais il n'avait daigné répondre à mes coups de fils, ni à aucune des nombreuses lettres que je lui avais envoyées. Enfin, lorsque j'avais réussi à rassembler assez de courage pour aller le voir chez lui et obtenir une explication, dans une conversation que j'espérais franche et sincère, j'avais appris qu'il était parti en vacances…avec une autre…

A l'époque, il n'avait pas assumé ses responsabilités, mais avec le recul, je pouvais encore lui accorder l'excuse de son jeune âge. Aujourd'hui, je pouvais constater que l'homme qu'il était devenu était resté fidèle à l'adolescent qu'il avait été : égocentrique, froid et lâche. Quel sale type ! Eh bien, cela me confortait au moins sur un point : je n'avais rien perdu, au contraire…

— Alors, à ce que je comprends, vous êtes également originaire de Forks ? Poursuivit Alice, tout sourire, avec curiosité.

— J'ai quitté Forks il y a très longtemps, répondit Edward. J'ai fait toutes mes études en Alaska et je ne regrette rien. Dit-il, un sourire narquois aux lèvres.

Détail dont je n'ignorais rien, dans la mesure où il avait reçu, en même temps que moi, d'ailleurs, la lettre de la faculté de médecine de l'Alaska nous informant que nos candidatures étaient acceptées, sous réserve bien sûr de l'obtention de notre baccalauréat. On nous avait aussi offert la possibilité de suivre le même cheminement et nous avions donc projeté de faire nos études ensemble. Sauf que je n'avais pas pu passer mon examen… Et l'année suivante, lorsque j'avais obtenu le bac avec mention « excellent », j'avais préféré Seattle, parce qu'Edward était loin de mon université. Donc, loin de moi…

— J'ai exercé en Alaska pendant quelques temps puis je suis venu m'installer ici, reprit Edward, fièrement, en me regardant droit dans les yeux, une lueur étrange au fond des yeux.

J'étais certaine qu'il me dévisageait, qu'il attendait que je réponde, tout comme Alice, d'ailleurs, que mon mutisme avait l'air de troubler. Or, si j'avais eu le choix, je me serais sauvée en courant. Mais si l'infirmière n'aimait sûrement guère donner dans les commérages, les autres membres du personnel adoreraient ça, et la rumeur, vraie ou fausse, ne tarderait pas à se répandre comme une traînée de poudre, les gens inventant ce qui manquait pour remplir les blancs et satisfaire ainsi leur curiosité maladive ! Peu importe l'endroit, c'était toujours ainsi. En conséquence, je devais à tout prix sauver les apparences et me prêter malgré moi au jeu des gentillesses entre collègues.

— Moi, j'ai fait mes études à… à Seattle, dis-je du bout des lèvres.

À l'instant où je prononçais ces mots, mon regard croisa celui d'Edward, et je regrettai d'avoir dit cette information banale, car j'avais lu dans ses yeux verts un éclair de désir et de colère mêlés, qui me fit manquer un battement à mon cœur endolori.

Non, non, et non, il n'était pas question de s'engager sur ce terrain-là ! Maintenant, il était impossible de revenir en arrière. Travailler aux côtés d'Edward serait difficile, mais je n'avais pas le choix, au risque de me retrouver, pour une période interminable, la cible de tous les racontars qui ne manqueraient pas de circuler.

— Vous devez avoir énormément de choses à vous raconter pour vous remettre à jour ! lança Alice excitée comme une puce, de par nos retrouvailles.

Oh si tu savais, mais plutôt mourir, oui ! Songeais-je.

Pourtant, malgré moi, mon regard chercha celui d'Edward et, à mon grand étonnement, lorsque je le trouvai, j'y lus de l'amertume et de l'interrogation. S'attendait-il à ce que je lui fournisse des précisions au sujet de l'année durant laquelle je m'étais littéralement évaporée, et lui explique ce qui s'était réellement passé ? À l'époque où il aurait dû m'aimer assez pour tenter de le découvrir, et qu'il ne l'avait pas fait? Alors, pourquoi chercher à savoir, maintenant qu'il était trop tard et que ces douze années avaient tout changé entre nous?

— Mise à jour qui se compte en années, dit Edward en réponse au commentaire d'Alice avec sarcasme.

— Connaissant déjà le Dr Cullen, vous ne mettrez pas longtemps à vous familiariser avec les lieux et à trouver vos marques parmi nous, enchaîna l'infirmière en me regardant toute souriante. Sue vous a mis dans la même équipe, tous les deux. Finit-elle en tapant dans ses mains avec énergie.

Je me sentis blêmir et je dus fournir un effort pour lutter contre le vertige qui m'assaillait.

J'allais intégrer son équipe de travail ? En clair, cela signifiait que je devrais passer chaque minute de mon temps à l'hôpital avec lui, quarante heures par semaine au minimum, sans compter les gardes, les contraintes… parce qu'il allait être mon patron !

M'obligeant à conserver l'expression la plus neutre possible, je me concentrais sur les mains du médecin face à moi, dans l'espoir dérisoire de trouver rapidement une réponse qui couperait court à l'afflux de questions sous lesquelles Alice s'apprêtait à nous noyer. Je devins vite mal, car, à la vue des mains qui m'avaient fait découvrir mes premières sensations, d'étranges frissons me parcoururent.

— Isabella… euh… Dr Swan ? m'interrogea Alice d'un ton inquiet. Vous allez bien ? Rajouta-t-elle en s'approchant et me touchant le bras.

— Si, oui, ça va, bredouillai-je. J'ai… J'ai fait de l'insomnie cette nuit, rien de grave. Mais ce n'était pas vrai. Voyant qu'elle ne croyait pas à mon piètre mensonge je rajoutai : Et je me suis retrouvée coincée dans les embouteillages hier soir en revenant de l'hôpital suite à un entretien avec Sue et je… Je suis rentrée tard. Ce fut à ce moment que j'avais rencontré Alice, Sue nous avaient présentées. Je dois manquer de sommeil avec tout cela, conclus-je en feignant d'étouffer un bâillement que j'espérais naturel.

J'avais besoin de temps pour me reprendre et réfléchir. Pour assimiler le choc. Par miracle, la sonnerie du biper d'Edward retentit à cet instant.

Sauvée par le gong, songeais-je, soulagée.

— À plus tard ! Dit-il en se passant la main dans les cheveux et en me regardant droit dans les yeux.

Alice eut droit à un sourire charmeur et tendre et moi à un sourire énigmatique, puis il partit en courant.

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PDV EDWARD

J'avais été avisé que nous avions un nouveau médecin généraliste qui arrivait parmi nous ce matin et qui serait sous mon aile, mais jamais, ô grand jamais, je n'aurais pensé que cela aurait pu être elle. Cela faisait si longtemps que je n'avais pas eu de contact avec cette femme. Son absence avait laissé un trou béant dans ma poitrine en ne me donnant aucun signe de vie à cette époque. Depuis, ma vie amoureuse n'avait été que de déception sur déception. Je lui en voulais pour cela. Jamais je ne m'en étais remis. Cette séparation, sa fuite m'avait détruit sentimentalement.

Elle n'avait pas changé, toujours aussi belle, délicate, ses longs cheveux bruns bouclés attachés en chignon lâche, mais ce qui me troubla le plus furent ses yeux. Ses magnifiques yeux couleur chocolat, tristes et abattus qui avaient fui mon regard incompréhensif. Je n'avais jamais su la raison de son mutisme envers moi, ni celle de notre séparation. Rupture qui n'avait jamais eu sa raison d'être. La vue de cette femme avait ravivé tant de choses en moi… Je fus heureux lorsque mon biper sonna car je me devais de m'éloigner de Bella, ma Bella, pour remettre mes idées en place. Un patient avait besoin de moi.


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Merci à ma beta MelaCullen

Jess