Les personnages appartiennent à Akira Amano. La chanson D'où vient l'amour vient de la comédie musicale Les Demoiselles de Rochefort. Attention ! Il y a des spoils sur l'Arc du Futur et sur celui des Vongolas de la Première Génération.

Lampo et Lambo

« Et pourquoi le Gardien de l'Anneau du Tonnerre est-il un petit garçon vache ?

- Mais euh ! Ne te moque pas de moi !

- Allons, allons, tu mets de la morve partout. Oublie ça, je m'en vais. »

Comme il le dit, il s'apprêtait à partir mais... BOUM ! Un bruit étrange se fit entendre et cela lui donna la curiosité de rester pour en identifier la source. Soudain... il en comprit aussitôt l'origine quand il vit... un jeune homme ressemblant à s'y méprendre au garçon vache d'il y a un instant. Il avait donc le bazooka des dix ans, cet arme qui permet d'échanger sa place avec celle de son « moi » de dix ans plus tard. ... Il était devenu un super canon, et... Lampo tomba sous le charme. Ce type n'avait rien avec l'autre mais c'était quand même lui. Il fallait croire que les jeunes s'embellissaient en grandissant. C'était un véritable coup de foudre pour lui. Une belle coiffure ressemblant à la sienne si ce n'était la couleur des cheveux qui différait. Ceux du bovin était d'un noir profond, c'était un trou noir où il s'était laissé emporter en son sein dès qu'il l'avait vu.

Ni une, ni deux, il plaqua Lambo contre le mur des toilettes. Il allait l'embrasser mais le bovin tenta bien que mal de le repousser en bloquant sa tête avec ses mains. Il ne comprenait pas la situation et exigea de la part de Lampo une explication et au moins qu'il se présente. Il était vrai que dans son élan, il n'avait pas même pris la peine de se présenter. Il prit alors les mains dans les siennes et le regarda dans le blanc des yeux... pour enfin décider à se présenter.

« Bonjour, charmante personne, je me prénomme Lampo et je suis le Gardien Vongola de la Foudre de la Première Génération. Accepteriez-vous d'être mon compagnon durant le court instant que nous pouvons passer ensemble ? »

Un Gardien du fameux Primo ? Que faisait-il ici ? … Après tout, il se fichait du pourquoi de sa présence. Ce qu'il voulait, c'était de se débarrasser de cet importun qui venait de lui faire une déclaration... Pour qui se prenait-il celui là à entreprendre des avances de manière aussi... grotesque et pourtant si c'était lui, il s'y prendrait de la même façon. Réussir à repousser ce type serait difficile au vue de l'étroitesse des toilettes. Il y avait bien une solution au problème... cependant ce n'était plus agréable. Il avait l'habitude de venir dans le passé avec le bazooka des dix ans utilisé par sa version enfant. Il ne resterait que cinq minutes. Et à contre-cœur, n'ayant pas d'autres solutions, il répondit par l'affirmative, en espérant que le temps passerait vite.

Le Gardien de la Foudre du Primo était très heureux de sa victoire et il le montra bien. Il se jeta aux lèvres du Bovino qui n'eut pas le temps de réagir. Il se fit ravir un baiser par un homme qu'il ne connaissait que depuis environ deux minutes. Et le pire dans tout ça, c'était qu'il embrassait super bien. Malgré son penchant naturel pour les femmes qu'il pensait inébranlable, il appréciait ce baiser. Ce mec embrassait vraiment comme un dieu ! En voyant que cela ne le laissait pas différent, il passa directement à l'étape suivante.

Il lui retira sa ceinture et glissa sa main dans son pantalon pour en sortir l'objet de toutes ses convoitises. Il en retira le sexe du bovin avant de baisser son pantalon jusqu'à ses pieds. Il astiqua son membre qui n'était pas encore dressé. Bien sûr, ce devait être un homme à femmes, c'était plus courant qu'un homme à mecs. Mais ce n'est pas grave, il allait détourner ce beau gosse du bord sur lequel il était. Il le voulait mais ce serait d'autant plus agréable si c'était consenti. Il le fera succomber sous ces caresses et le désirera aussi, il s'y prendra comme il le pourra mais il atteindra son objectif !

C'est une main brûlante que Lambo sentit sur sa verge. Le type aux cheveux verts le masturbait et son pénis commençait à monter dangereusement et contre sa volonté. C'était encore une fois malgré lui, mais il haletait sous les mouvements de main exercés sur son bas-ventre. Lampo le regarda fixement essayant de refouler le plaisir qu'il ressentait mais sans grand succès. Il continuait l'action entreprit sur sa verge et embrassa une seconde fois le bovin. Ce simple geste exprimé après l'avoir longuement masturbé le fit jouir dans la main de Lampo... POUF ! Le Lambo disparut pour laisser place à celui qui était âgé d'à peine cinq ans.

« Ouah ! L'autre cactus est encore là !

- Tchhh ! Je déteste les gosses ! Mais ce type... j'aimerais le revoir... »

Il regarda la paume de sa main, encore couverte de la semence du bovin. Il lécha l'intégralité du sperme s'y trouvant avant de disparaître. Il avait normalement d'autres préoccupations mais elles pouvaient bien attendre. Il n'a jamais eu une telle flopée de sentiments envers une personne et il n'allait pas y renoncer avant d'avoir pu le posséder complètement. Lui et les autres Gardiens de la Première Génération n'étaient revenu sur Terre que pour le temps des test servant à déterminer si les Gardiens du Decimo méritaient leur héritage. Cependant, il ne souhaitait que connaître le véritable sens de l'amour, et ce même si ce n'est que temporaire. Il s'excusera auprès de Giotto d'avoir agi ainsi mais il suivit le Lambo dans dix ans et se téléporta là où il se trouvait.

Durant le temps de réflexion le Gardien de la Foudre du Primo, le bovin adolescent avait lui aussi réfléchi à ce qu'il s'était passé avec la tête de cactus. Comment ce gars avait pu le faire jouir comme ça ? Un homme qui le faisait réagir... comme ça. En aurait-il été de même s'ils avaient continué jusqu'au bout ? Bah, quelle importance car de toute façon...

« Ce n'est pas comme si on comptait se revoir et d'ailleurs comment pourrait-il me...

- Est-ce de moi dont tu parles ? »

Lambo fut béa de stupeur en voyant Lampo apparaître devant lui.

« Qu'est-ce que tu fiches ici ? Comment as-tu...

- Je suis juste la volonté de l'Anneau Vongola de la Foudre. Je peux me téléporter, par contre je ne devrais pas être là. Il faudra que je m'en excuse auprès de mon Boss.

- Pourquoi es-tu venu jusque chez moi ?

- Parce que nous sommes chez toi ? »

Il observa scrupuleusement les alentours.

« C'est mignon mais... tu es un adolescent alors comment peux-tu avoir déjà un logement à ton âge ?

- J'habite avec un des autres Gardiens de Tsuna, Gokudera Hayato.

- J'espère qu'il n'est pas...

- Pf, aucun risque, tout le monde sait qu'il avec Yamamoto, si j'habite avec lui, c'est juste en attendant la fin d'une mission. On m'a collé avec lui et on habite ici pour faciliter nos déplacements.

- Pour le moment, il n'est pas là. Il m'a laissé une note pour me dire qu'il allait faire du repérage, il ne sera pas revenu avant deux ou trois bonnes heures.

- Super, alors on a tout le temps qu'il nous faut !

- De quoi ?

- Ne me dis pas que tu as oublié ce que nous avions fait ? Nous étions loin d'avoir terminé et je suis là pour corriger ça !

- Je n'ai pas l'intention de me laisser faire cette fois ! Tu n'obtiendras rien de moi !

- Ah bon ? Je croyais pourtant t'avoir marqué en usant de ma main experte ! »

Lambo rougit sous sa remarque on ne peut plus déplacée.

« Je ne crois pas que tu es déjà couché avec un homme et à vrai dire moi non plus. Tu ne veux pas partager cette expérience avec moi ? »

Le Gardien de la Foudre de Giotto plaça une main affectueuse sur la joue du bovin et la leva pour palper quelques-unes de ses mèches noires. Les joues de Lambo se teintèrent de nouveau de pourpre sous la tendresse de la tête de cactus. Qu'est-ce qui n'allait pas chez lui ? Est-ce qu'il était réellement attiré par... un homme ? Il avait eu beau essayer continuellement de se convaincre du contraire, son sexe grandissait et une bosse se forma sur son pantalon. Dans ce cas, il fallait qu'il en soit sûr ! Il prit la tête de Lampo et la rapprocha de ses lèvres pour échanger un baiser avec lui.

Enfin un geste de la part de son cher amour. Bien entendu, il y répondit sans attendre en mélangeant sa langue à celle du bovin. Elles se frôlèrent mutuellement avant de se retirer, permettant aux deux amants de se contempler.

Merde, le goût de sa langue lui restait encore dans la bouche, en plus c'était terriblement agréable comme sensation. Il aimait vraiment faire ça avec... Lambo ne dit rien, il se contenta de passer ses bras autour du cou de la tête de cactus. Lampo comprit qu'il avait enfin obtenu son approbation.

« Avant de te mener dans ta chambre, je voudrais te clamer une ode de ma composition, pour toi. »

D'où, vient l'amour quand il vient ?

D'un nuage ou d'un ange ?

D'où vient l'amour quand il vient ?

Qui nous surprend, nous réveille, nous dérange.

D'où, vient l'amour quand il vient ?

Qui fait qu'en nous tout change.

D'où, vient l'amour quand il vient ?

Et d'où viennent les anges ?

D'où, vient l'amour quand il vient ?

Qui fait qu'en nous tout change.

D'où, vient l'amour quand il vient ?

Qui nous surprend, nous réveille, nous dérange.

D'où, vient l'amour quand il vient ?

D'un nuage où d'un ange.

D'où, vient l'amour quand il vient ?

Et qui nous tient et soudain qui nous changent.

D'où, vient l'amour quand il vient ?

D'un nuage ou d'un ange.

D'où, vient l'amour quand il vient ?

Et qui nous tient et soudain qui nous changent.

D'où, vient l'amour quand il vient ?

Qui fait qu'en nous tout changent.

D'où, vient l'amour quand il vient ?

Qui nous surprend nous réveille nous dérange.

A la fin de cette belle prouesse en matière de poésie, Lambo pleurait. Il ne s'agissait pas de pleurs liés à un quelconque mal-être ou une chose qui lui aurait fait très peur. Non, c'était tout simplement des larmes de joie et de tendresse données par un homme profondément ému par une telle manifestation d'amour. Et puis, après avoir suffisamment cherché, le Gardien de la Foudre du Primo, il finit par trouver la chambre du bovin. Ce n'est pas que Lambo ne voulait pas lui dire, c'est juste qu'il était incapable de prononcer le moindre mot pour le moment.

Une fois entré dans la pièce, il laissa tomber sur le lit son homologue de la Foudre avant de s'emparer soudainement de ses lèvres. Quelques larmes se trouvaient encore sur le visage de Lambo. La tête de cactus les lécha avant de poursuivre.

« Je ne veux pas voir de larmes sur un si beau si visage. »

D'habitude quand il pleurait, c'était impossible de l'arrêter mais là, la tête de cactus lui passa le dos de sa main sur ses yeux et il réussit à se calmer. Lampo lui ébouriffa les cheveux pour davantage le détendre et ôta sa chemise dévoilant ses abdos au bovin. Le rouge lui montait aux joues telles des braises incandescentes se dressant dans un feu de cheminée. C'est avec les mains flageolantes que Lambo retira sa propre chemise, faisant découvrir à son compagnon son propre torse. La tête de cactus prit les mains de son amant d'un soir pour les mettre dans les siennes.

« Tu n'as pas à t'inquiéter. Je ne te ferais que du bien. Détends-toi et laisse-moi te faire découvrir les joies qu'un rapport sexuel parfaitement consenti peut prodiguer. »

Lambo ne trouva rien à y redire et ses mains arrêtèrent de trembler, ce qui donna l'occasion à Lampo d'être plus expansif. Il allongea le bovin sur le dos et sur le lit pour passer ses mains bien chaudes sur le corps de Lambo. Ce n'était pas pour le tripoter non, il le massait. Il traçait des cercles le long de ses passages, passait allègrement sur le haut de son ventre ou descendait le long de son torse. Pour le bovin, c'était un moment très doux, très délicat, la tête de cactus savait vraiment y faire pour relaxer les autres. Et puis... ses mains se firent plus baladeuses car Lampo passait à autre chose... il descendit sa main à travers son pantalon pour y sortir l'objet tant convoité. Lambo gémit sous ce geste quelque peu gênant pour lui mais c'était également très agréable. Lampo remuait son membre tout en conservant un regard constant sur le visage du bovin. Ne désirant pas montrer l'expression qu'il manifestait à la tête de cactus, Lambo mit ses mains sur son visage.

Lampo parla un peu au bovin, il ne voulait pas qu'il lui dissimule un aussi joli minois. Il continuait de remuer sa verge et le convint de retirer ses mains de son visage si mignon. Il ne fallut pas longtemps pour que le stade de la jouissance vienne et que Lampo est une deuxième fois sa main recouverte de sperme. Cependant, au lieu de goûter à cette semence qu'il appréciait plus que tout les délices que l'on aurait pu imaginer, il fit autre chose. Il passa ses doigts dans ses cheveux et se les coiffa en se servant du sperme comme d'un gel. Le bovin avait beau lui dire que c'était sale de faire une pareille chose, Lampo continua. Il répliqua en affirmant que rien chez son grand amour ne saurait être dégoutant ou répugnant.

Le Gardien de la Foudre du Primo enleva son pantalon après avoir défait sa ceinture, il ne lui restait plus qu'un boxer. Il fallait bien que le tour de Lampo vienne aussi. Il se mit dos contre le lit en attendant que son joli cœur vienne de lui-même s'amuser avec lui.

Le bovin comprit que c'était à son tour d'apporter sa contribution. Il passa sa bouche sur le caleçon de Lampo pour goûter son membre à travers le seul vêtement qui lui restait encore. Et pendant l'exécution de cette modeste entreprise, Lambo rabaissa son boxer et masturba son propre pénis dans un rythme qui s'accéléra de plus en plus.

Quand le corps de la tête de cactus devint... trop bouillant, il ne se retint pas plus longtemps. Soudainement, il échangea sa position avec Lambo et ôta son caleçon ainsi que le sien. D'un rapide coup d'œil, il fit le tour de la pièce à la recherche d'un quelconque accessoire qui pourrait lui servir.

Son regard s'arrêta près de leurs vêtements qui jonchaient le sol et plus précisément sur ceux du bovin. Il vit une corne par terre et se dit que ça pourrait faire l'affaire. Quand il le prit, Lambo se demanda ce qu'il comptait en faire. Lampo le rassurant en affirmant que ça ne lui ferait pas mal... enfin pas trop.

Il glissa cette corne sans son intimité. Évidemment, cette brusque intrusion ne manqua pas de lui arracher un cri de douleur. Ce son produit un sourire pervers sur le visage de Lampo. Il se positionna légèrement sur le côté pour une meilleure facilité dans l'exécution de son activité. Le bovin allait s'y habituer, il ne s'agissait que d'une question de temps, ils le savaient tous les deux. Alors... la tête de cactus suça le sexe de Lambo et continua d'infiltrer la corne dans son orifice qu'il avait bien écarté au préalable. Des allées et venues sur sa virilité alors qu'il remuait rapidement la sienne ou la serrait parfois pour ne pas jouir tout de suite. Des halètements se firent entendre à force d'entretenir de pareilles actions sans interruption. L'entrée d'une corne dans ses fesses lui prodiguait un plaisir particulier. Après maintes entrée et sortie, Lampo sentait que c'était bon. L'intérieur du bovin devenait plus facilement apte à l'intrusion qu'il allait bientôt exécuter. Surtout qu'il ne pourrait certainement jouir qu'une seule fois de plus car le bovin paraissait très fatigué.

Lambo fut finalement prêt pour le recevoir. Il attendait ce moment depuis le tout début et il était enfin venu. Il se lécha les lèvres d'avance en imaginant ce qui allait suivre. Il tint son pénis et écarta les jambes du bovin pour que lui soit devant son intimité. Il le pénétra sans trop forcer, autrement dit, en douceur. Lambo réussit à tenir le choc sans trop de mal. Les va-et-vient suivirent, sous un rythme qui se voulait régulier. Malgré son envie féroce de se relier davantage avec son Apollon, il ne souhaitait pas être violent. Ce charmant garçon dont il s'était entiché devait sans le moindre doute être encore vierge. Autant ne pas lui laisser un mauvais souvenir de sa première fois avec l'être aimé. Quand il intensifia sa pénétration, il s'avança plus près du bovin jusqu'à ce que leur visage soit l'un en face de l'autre. Il en profita également pour entrecroiser leurs mains. Son sexe se glissa dans l'orifice de Lambo avec une avidité grandissante de la part du Gardien de la Foudre du Primo. Faire ça avec son coup de foudre ne faisait que lui prodiguer un plaisir sans précédent. Ils gémirent dans un rythme devenant plus effréné. Des éclats de voix qui devinrent nombreux pour enfin atteindre le seuil critique où ils hurlèrent en atteignant l'extase quasiment simultanément. Ensuite, ils s'accordèrent le droit de souffler un peu.

Après avoir réalisé de tels efforts, ils tombèrent tous les deux sur le lit, épuisés. Lambo se réfugia dans les bras chaleureux de la tête de cactus dont il était tombé amoureux. Lampo l'accueillit contre lui avec une joie non dissimulée. Il esquissa un sourire et ils s'endormirent en conservant cette position qui les faisait frémir.

Deux heures plus tard…

PAM PAM PAM PAM ! On tambourinait à la porte.

« Eh vache stupide, ouvre-moi ! Tu as laissé les clés sur la porte ! »

Le bruit réveilla les deux hommes qui se trouvaient encore dans la chambre à coucher.

« Ouh ! Ton colocataire est bruyant ! Ça doit pas être pas facile tous les jours.

- On s'y habitue, je le connais depuis près de dix ans.

- Il me rappelle un de mes amis... avec ce caractère de cochon. Bon... c'est pas tout mais... je vais devoir y aller. »

Le bovin lui retint le bras.

« Désolé... ce n'est pas que je ne veux pas rester... je n'ai pas vraiment le choix... c'est bien à contre-cœur que je te quitte. Je ne suis que la manifestation de la volonté des Anneaux Vongolas. Ma présence n'est nécessaire que pour un certain temps durant lequel je devrais si ce mioche de garçon vache est digne de recevoir mon héritage. »

Il posa une main sur son front.

« Mais je déteste les gosses ! »

Comprenant que quoi qu'il fasse il ne pourrait rien changer, Lambo retira sa main. Il aurait ardemment souhaité que le Gardien de la Foudre du Primo reste avec lui mais c'était sans appel... ils allaient devoir se dire au revoir. Malgré les circonstances, le bovin se promit de ne pas pleurer et de rester fort. Il afficha une expression joyeuse avant de déclarer la chose suivante :

« Prends bien soin de mon moi d'il y a dix ans d'accord ?

- … OK, si c'est toi qui me le demande. »

Lampo s'approcha du visage du bovin et lui offrit un baiser sur le front, geste très délicat. Il posa ensuite son propre front contre celui de son divin Raphaël.

« Je te promets de ne pas lui donner une épreuve trop dure. De toute façon, rien que cette histoire de regarder les Vongolas pour savoir s'ils sont dignes de suivre nos traces m'ennuient !

- Merci Lampo !

- Oh ! C'est la première fois que tu m'appelles par mon prénom. J'en suis très honoré !

- Ah bon ? Excuse-moi pour ça.

- Tu es tout pardonné mais... redis-le encore une fois.

- Lampo... je t'aime ! »

Moment mémorable ! A cet instant, ce fut la tête de cactus qui rougit fortement face à la déclaration d'amour du bovin. Il ne s'y attendait pas le moins du monde. Déjà que Lambo avait consenti à coucher avec lui était déjà une preuve d'amour suffisante pour lui mais ça...

« Merci... tu fais battre mon cœur comme une tornade qui souffle lors des grandes tempêtes. »

Un autre baiser entre les deux amants... le dernier. Chacun le savait aussi bien que l'autre.

Ils se saluèrent de la main avant de se dire définitivement au revoir. Il ne s'agissait pas d'un adieu. Qui sait ? La vie leur permettra peut-être de se revoir de nouveau sans ne plus avoir à se séparer.

« Au revoir... mon ange !

- Au revoir Lampo ! »

Et le Gardien de l'Anneau de la Foudre de la Première Génération s'évanouit dans un écran d'électricité.

« Alors ? Tu m'ouvres ou pas ? Ça fait vingt fois que je sonne !

- Oui oui, j'arrive ! Pas la peine d'être aussi désagréable !

- Tu étais avec qui ? Il m'a semblé avoir entendu une autre voix.

- Ah oui... c'était... »

Il remua la tête de gauche et droite de gauche à droite pour recouvrer ses esprits. Il ne parlerait à personne de ce qui c'était passé. Il voulait conserver ces instant précieux empreints de gaieté rien que pour lui. Au départ, il avait l'impression de voir en Lampo un cactus. Plante poussant sur les terres arides et désolées du désert. La solitude règne sur ces lieux désertiques. En seulement quelques heures, il était passé de l'importun très casse-pied à l'amant avec qui il échangeait des étreintes on ne peut plus charnelles. Maintenant, il le voyait sous un autre jour. Une pomme bien mûre. On a qu'une seule envie, c'est de croquer dedans à pleine dent afin d'en savourer le goût.

« Ne t'occupes pas de ça, revenons-en à la mission. Tu dois avoir des informations suite à ton repérage ?

- Bien sûr ! Dans le cas contraire je ne serais plus digne d'être le bras droit du Judaime ! Alors voilà, en fait... »

Quand à Lampo, il réapparut sur le toit d'une maison de Namimori, dix ans plus tôt, le Primo se trouvait près de lui.

« Lampo, où étais-tu passé ?

- Eh bien Giotto, j'ai fait une rencontre des plus intéressantes et des plus mémorables.

- Qui as-tu donc rencontré ?

- Un ange... »

Le prochain chapitre c'est... *roulements de tambour* Alaude et Kyoya (je pense que vous pouvez imaginer ce qu'il pourrait se passer entre eux sans trop de difficultés... )