Titre: Résurrection d'un psychopatheCatégorie: Anime/Manga - NarutoAuteur: Julie BellamyLangue: Français
Rating: MGenre: Romance/Humour
Chapitre 2: Le médecin du meurtrier
Hidan fit un pas dehors et constata qu'il pleuvait. Peu désireux de se mouiller, il remonta sa capuche et commença ses recherches.
Techniquement, trouver un ninja médecin n'était pas très difficile: dans un village, on en avait toujours des masses. Mais trouver un ninja médecin compétant qui accepte de travailler pour un psychopathe traqué par toute la flicaille du pays du feu, c'était déjà plus éprouvant… Cela dit, Hidan avait un petit plus: il connaissait la bonne adresse. Furtivement, il se dirigea vers une ruelle de l'est: lieu incontesté du marché noir.
C'était dans ce coin que se rassemblaient tous les meurtriers, les trafiquants. On y retrouvait toute la pourriture d'âme, la face cachée du village.
En ce lieu, on trouvait de tout: drogues -Qu'elles soient militaires ou pour une consommation personnelle-, femmes, services MÀP (ironiquement « meurtre à la personne ») et diverses personnes exilées qui vendaient et troquaient leur savoir faire.
Hidan traversa la rue au pas, surveillant les passants du coin de l'œil. Brusquement, il fit volte face, et vérifia à droite et à gauche que personne ne l'observait, avant d'entrer dans un immeuble. Il monta tout en haut de l'escalier qui se présentait devant lui et ouvrit la dernière porte. Il pénétra dans une pièce étroite, mais bien mieux éclairé que le reste de la maison. Assit derrière un bureau en bois massif, un vieil homme l'observait par-dessus ses lunettes rondes:
-Qui êtes vous?
-Je sais que tu héberge des shinobis exilés.
-La police n'est pas la bienvenue ici, allez-vous-en!
Hidan sourit et abaissa sa capuche pour que l'homme le reconnaisse.
-Ah, c'est toi! Ne me fait pas des frayeurs comme ça! J'ai 75 ans!
-Peuh! Mon partenaire a prés d'un siècle!
-Grmbl… Qu'est-ce que je peux faire pour toi?
-Parmi tes… pensionnaires, t'aurais pas un médecin?
Le vieil homme se gratta pensivement la tête en fronçant les sourcils:
-Hun… Attends que je fouille dans mes registres… alors… Misora… Non, c'est une prostituée… Tei-hei… Ah, voila… Yuuki.
-C'est une ninja médecin?
-UN ninja médecin. Ne l'importune pas à cause de son nom, il à horreur de ça… sa mère voulait une fille, tu vois? Il se cache dans la chambre numéro 30.
-Merci, vieux!
-Fais gaffe, il est du genre à demander des services en plus de la note…
-Ah bon, quels genres de services?
-C'est variable… tente ta chance, tu verras!
-oui… oui bien sûr…
Hidan ressortit de la pièce et descendit l'escalier en gardant un œil sur les chiffres inscrits sur les portes. « 39... 38... 37... 36... Putain d'escalier… 33... 32... 31... Ah, voilà. » Il s'arrêta devant la porte numéro 30 et frappa. Après un petit moment, un petit homme ventripotent lui ouvrit:
-Qu'est-ce qu'on me veux?
-Salut, il parait que t'es médecin? J'ai du boulot pour toi.
Le médecin observa Hidan avec des yeux avides:
-Oh! Tu es là pour affaire! Entre.
Il s'écarta du cadre de la porte et Hidan obtempéra. Le médecin se laissa tomber sur un canapé et fit signe à l'immortel d'en faire autant:
-Bon, dis moi quel est le problème.
-C'est pour un ami… des cellules de son corps sont…
-Aha, des cellules détruites? Parfait, je métrise le raiton, et c'est parfait pour réparer ou régénérer les cellules. Tu connais à peu prés le nombre de cellules détruites?
-Hé bien… toutes.
-Toutes?
-Toutes.
-Et il est toujours vivant?
-Oui, je suis immortel, et je lui ai greffé mon cœur.
Le médecin lui lança un regard incrédule, et Hidan releva son tee-shirt pour exhiber l'adhésif sanguinolent qui lui barrait la poitrine.
-Ah… heu… Le mieux serais que je vois ton ami. Guide moi jusqu'à chez toi, tu veux?
-Très bien, suis moi… euh… Yuuki, c'est ça?
-Oui et toi?
-Hidan.
L'immortel se leva et sortit de la pièce, Yuuki sur les talons. Ils descendirent les escaliers et traversa la ruelle malfamée. Soudain, il bifurqua vers une ruelle pour échapper à une escadrille de ninjas de Konoha et rabattit sa capuche sur son visage. Yuuki le rejoins, quelque peu sceptique.
-Pourquoi tu te cache dés que les forces de l'ordre rappliquent?
-Je me cache pas!
-Mouais…
Hidan était nerveux à l'idée qu'on puisse le découvrir, et changea le sens de l'interrogatoire:
-Pourquoi es-tu logé dans un hôtel de psychopathes, toi?
-Ho… Une sombre histoire… Je suis recherché!
-Pourquoi?
Yuuki se mordit la lèvre inférieure:
-haem… J'ai… heu… violé une patiente…
-Ha, quand même.
-Et toi? Pourquoi t'es recherché?
-Hein? J'ai jamais dit que j'étais r…
-Arrête ça.
-J'ai une bonne collection de meurtres derrière moi, ça te va?
Yuuki observa Hidan, ébahis. L'immortel repris sa route sans un mot.
Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent à la maison. Hidan déverrouilla la porte et Yuuki couru comme un gamin à l'intérieur, en quête de chaleur. Son expression changea instantanément lorsqu'il se rendit compte que quelque chose clochait:
-T'as pas de chauffage?
-Non, mais l'isolation est bonne!
Hidan laissa tomber sa veste au sol et entra dans sa chambre, il pensait que Kakuzu dormais, mais celui-ci ouvrit les yeux à l'arrivée de son compagnon. Hidan retira la couverture du lit, faisant grogner Kakuzu, qui rêvais de pouvoir l'étrangler.
-Salut, toi!
-…
-Je t'apporte de la compagnie!
Yuuki lui adressa un petit geste de la main:
-Bonjour!
-…
-pas causant, ton pote.
-Hey, il a un cœur qui ne fonctionne que depuis un jour et ses cellules sont détruites!
Le petit médecin fronça les sourcils et son regard tomba sur la marque sanguinolente que Kakuzu avait sur la poitrine:
-eh bien, monsieur le blasé, je crois que quelques points de suture s'imposent…
Kakuzu eut une quinte de toux, et Hidan tenta de s'éclipser. Yuuki le remarqua et soupira:
-Pour toi aussi, bouge pas.
-Et merde.
Le médecin ouvrit sa mallette et prépara la morphine. Il bloqua Hidan à l'angle d'un mur et commença à le recoudre, insensible aux hurlements outragés de sa victime. Kakuzu souleva la tête du mieux qu'il pût, curieux de voir Hidan se faire charcuter.
-Te réjouis pas! Le réprimanda Yuuki: Dans quelques minutes, c'est ton tour. Et limite tes efforts!
Le vétéran laissa retomber sa tête contre l'oreiller à contrecœur, et fut prit de doute:
-Hidan?
-oui Kuzu'?
-Je s-suis… nu?
-…Heu oui.
Kakuzu essaya de hurler quelque chose à Hidan, mais les cellules mortes crurent bon de le censurer et sa voix vira dans les aigus. Yuuki comprit le message et leva les yeux au ciel:
-Mais oui je vais te la remettre cette foutue couverture!
Il finit de recoudre Hidan et remonta la couverture.
-Qu'est-ce qu'on dit?
-…
-De rien…
Yuuki alla chercher une nouvelle bobine de fil dans sa mallette et se rassit au chevet de Kakuzu, le dévisageant bizarrement.
-Mis à part les grosses coutures sur les joues, Tu me rappelle une patiente.
Hidan eut un ricanement:
-Celle que tu as…
-Heu… oui.
Kakuzu regarda Hidan en quête d'une explication, mais celui-ci éclata de rire.
-Monde de merde…
Yuuki se pencha sur Kakuzu pour commencer à le recoudre.
Quelques minutes plus tard, il coupa le fil et alla se laver les mains. Il se retourna et s'aperçut qu'Hidan l'avait suivit.
-Qu'est-ce que tu me veux encore?
-C'est à propos du paiement.
-Ah!
Yuuki se rendit au salon et s'assit sur le canapé:
-Bon, parlons affaire, qu'est-ce que tu sais faire?
-Heu… Tuer des gens!
-Intéressant… Mais… autre chose?
Dehors, la neige commença à tomber, Hidan grimaça et vit que Yuuki grelottait.
-Heu… Je peux te payer le gite et le couvert!
-Oh, ça, ça m'intéresse! Mais je ne veux pas dormir ici: il fait trop froid.
-Tu veux dormir où?
-Je veux dormir… dans un bordel!
-Hun…
-Mais attention! Dans un bordel de luxe!
Hidan soupira et se dit qu'il n'étais peut être pas trop tard pour aller chercher la mallette de fric de ce cher Kakuzu.
-Combien de temps vont durer les soins?
-Une bonne semaine, je dirais. Je viendrais le soigner dans la journée, le soir, tu me paieras, et j'irais dormir au bordel!
-De combien tu as besoin?
-J'exige 40 par jour!
-En une semaine ça s'élèvera à… 280?
-Oui.
-ça marche!
On entendit une longue plainte en provenance de la chambre de Kakuzu, qui aurait sans doutes aimé qu'Hidan marchande un peu. Yuuki toussota:
-Je ferais mieux d'y aller…
-Oui, je vais chercher le fric.
Et les deux hommes partirent chacun de leur côté.
Hidan pénétra dans la clairière dévastée où l'affrontement avait eu lieu. Il ne savais pas précisément où le corps de Kakuzu était tombé, et erra un bon moment, foulant la terre battue de son pas traînant. Soudain, il se figea, et fit volte face:
-Ha! Te voilà!
L'immortel se pencha et ramassa la mallette.
Il en vérifia sans trop d'attention le contenu, et poussa un soupir négligent la vue de tous ces billets alignés.
Il rentra chez lui et fût surpris d'entendre Kakuzu parler d'une voix claire et distincte. Il entra dans la chambre et vit Yuuki, assit sur le bord du lit, frottant pensivement le piston d'une seringue avec un torchon. Il salua Hidan en le voyant entrer et l'entraîna vers la cuisine:
-J'ai régénéré les cellules du buste de Kakuzu, maintenant il peut parler normalement et tourner la tête.
-Beau boulot, ça n'a pas prit beaucoup de temps.
-Oui, je sais. Une bonne décharge, et hop! Ça remarche. Alors, où est ma petite prime?
Hidan prit une liasse de billets et en soutira la somme demandée.
-J'aurais un petit plus à te demander, par contre.
-Ha?
-Tu sais où je souhaite dormir!
-Ho, ça, oui. Et alors?
-Hm… On va dire ça comme ça: je n'ai jamais osé m'inscrire moi-même.
-Ha, et?
-Eh bien tu va le faire pour moi.
-…
-…
-…
-…
-QUOI? Tu veux que je t'inscrive à un bordel? Mais on va me prendre pour un pervers!
-Allez…
-Non.
-Alleeeez…
-…
-…
-Bon, c'est d'accord.
-Ouaiiiis!
-Ta gueule.
Hidan sortit de chez lui et se rendit à ladite maison close, accompagné par Yuuki. Il remplit sous le regard entendu de la patronne les formalités qui disaient qu'il passerais toute la nuit avec toutes les prostituées en même temps, et laissa la place au petit médecin. Passablement gêné, il rentra chez lui.
-Petit pervers! À cause de lui, La quasi-totalité d'un bordel croit que je suis un obsédé de pure race!
Kakuzu, qui avait entendu, eût un rire rauque. Hidan, débarrassé de la présence gênante de Yuuki, se mit à son aise (ce qui veux dire, dans son langage, se déshabiller complètement) et entra dans la chambre en baillant:
-Tu vas mieux?
-J'agonise.
-Aha… Cool. C'était comment, la mort?
-Comme un rêve merveilleux: t'y étais pas.
-Oh putain, Kakuzu!
Hidan poussa son compagnon sur un côté du lit avant de se coucher à côté de lui et d'éteindre la lumière. Kakuzu toussota et donna un coup de tête à Hidan:
-Aïe! Mais t'es malade!
-Tu crois quand même pas que je vais te laisser dormir complètement nu dans le même lit que moi?
-Et alors? Toi aussi, t'es nu!
-Justement, t'as les mains baladeuses.
-Pff… je touches pas aux infirmes, regarde toi: t'arrive même pas à bouger le petit doigt!
-Attend un peu que je reprenne l'usage de mes bras, je vais te frapper jusqu'à ce que ton visage ne soit plus qu'une bouillie informe!
-Hou, ce sont des avances!
-Ta gueule!
Dans le noir, Hidan esquissa un sourire espiègle. Il se pelotonna dans les couvertures et se laissa emporter par le sommeil.
Le lendemain, il fut réveillé par des coups frappés à la porte. Il se leva en maugréant, alla ouvrir, et se retrouva nez-à-nez avec Yuuki, décoiffé, arborant un sourire béat:
-Salut!
-Oh Jashin… Nuit mouvementé, sale pervers?
-Et toi?
-Quoi, moi?
-Me prends pas pour un con, tu viens m'ouvrir fatigué, et complètement nu.
Effectivement.
-Ha nan, rien à voir.
-…
-…
-Bon, je ferais mieux d'aller voir l'autre gueule cassée…
-Ouais, et moi je vais mettre un pantalon.
-ça serais mieux.
-…
Hidan ramassa ses vêtements en frissonnant:
« Jashin, Il fait de plus en plus froid, dans cette baraque ».
L'immortel soupira et se rendit dans la cuisine:
- Putain j'ai la dalle… Qu'est-ce qu'il y a à manger?
Il ouvrit le frigo et leva un sourcil en le trouvant vide.
-Eh merde.
Il écarta le rideau de devant sa fenêtre: Pendant la nuit, la neige avait tout recouvert de son épais manteau blanc.
- Il faut que j'approvisionne le frigo si on veut tenir pendant la semaine. Yuuki! Kuzu'!
Ce dernier grogna à l'entente de son surnom, et vit Hidan apparaître à l'entrebâillure de la porte:
-Je vais chercher à manger. Je vous prend quoi pour ce midi?
-…
-Euh.. Et toi, Yuuki?
-Prends le premier bentô que tu vois, pas de problèmes.
-Parfait, je vais en prendre un pour chacun de nous.
Hidan sortit dans la rue et se rendit au 7-Eleven le plus proche en hâte. Yuuki le regarda partir depuis la porte de la chambre avant de revenir vers Kakuzu:
-Il est très attaché à toi, tu sais? Même si vous cachez ça derrière votre jeu de chamailleries, ça se voit.
-Groumf.
-Bon, en même temps, vu ton dialogue, ça m'étonne pas que le courant ne passe pas. Il aurait tout aussi bien put te laisser crever. Tu ne serais pas le premier, je suppose.
-Tu m'ennuis.
-Roooh! T'énerve pas. ..
Yuuki fit ses mudras et appliqua ses paumes sur le bras gauche de Kakuzu.
Hidan s'apprêtait à sortir de la superette, une poche plastique à la main, lorsque quatre shinobis entrèrent et s'approchèrent du vendeur. Hidan eût juste le temps de se cacher dans un rayon. L'un des hommes tira une photo de la poche de sa veste et la colla sous le nez d'un caissier:
-Cet homme vous dit quelque chose?
Hidan avisa la sortie qui n'était qu'a quelques pas et décida de sortir pendant que les shinobis étaient occupés.
-Ho mais bien sûr que je l'ai vu! Il vient de payer ses articles. Tenez, le voilà.
L'innocent petit commerçant pointa un doigt en direction de Hidan, qui était sur le point de sortir.
-Et merde.
L'immortel couru hors du magasin, et fracassa la lourde porte en verre au visage du premier shinobis, qui s'écroula au sol.
-merde merde merde merde…
Hidan prit le tournant d'une rue et fit un grand détour avant de rentrer chez lui.
-Hum…
-Un problème?
-J'ai la dalle.
-Pas de panique, Hidan va revenir d'une minute à l'autre!
*BANG*
-Qu'est-ce que je disais. Hey Hidan claque pas la porte comme ça! Kakuzu va finir par faire une crise cardiaque avec tes conneries!
Hidan entra dans la chambre, à bout de souffle.
-Bon, on fait une pause…
Yuuki hocha la tête et attrapa la poche plastique pour en sortir son bentô:
-Hum, je n'ai pas fini de régénérer les cellules du bras gauche de Kakuzu…
-T'occupe, fit Hidan.
Il ouvrit le carton du bentô de Kakuzu, et récupéra un peu de nourriture, puis il planta son regard dans celui de son partenaire d'un air las:
-Bon, qu'est-ce que t'attends, tu l'ouvre ta grande gueule?
Kakuzu roula des yeux consternés, mais obtempéra. Hidan nourrit alors Kakuzu, observé du coin de l'œil par le médecin, qui souriait discrètement. Le soir venu, Hidan accompagna Yuuki à son « hôtel » de fortune et revînt à la maison, où il se déshabilla et se coucha aux côtés de Kakuzu. Ce dernier, aillant retrouvé l'usage de ses bras, tenta de retrouver son partenaire:
-Rêve! Je vais pas dormir une seconde fois avec toi! Et nu, en plus!
-Allez! Kuzu'! Il fait froid!
-Alors rhabilles-toi.
-Va crever.
-Je peux pas, tu m'a donné ton cœur.
- Et je me demande si c'était une bonne idée! Depuis que je t'ai ramené t'arrête pas de m'engueuler!
-Tu t'attendais à quoi? De la gratitude?
-Oui!
Kakuzu cessa de repousser Hidan, il le regarda fixement, puis soupira et tira l'immortel par le bras, le faisant tomber sur le lit. Les deux hommes se retrouvèrent couchés face à face, se défiant du regard.
-Merci, Hidan, lâcha finalement Kakuzu.
Il tourna ensuite le dos à son partenaire qui enroula un bras autour de la taille de Kakuzu avec provocation. Cependant, Kakuzu ne se dégagea pas, et ils s'endormirent l'un contre l'autre.
