Ce qui compte vraiment

Le chapitre était prêt... pourquoi ne pas le poster? Je passe un petit coucou à minikyra qui a été ma toute première review à peine une heure après que l'histoire ne soit postée! Bisous!

Les personnages appartiennent à l'oeuvre de JK Rowling... etc. Je ne fais pas ça dans un but lucratif...

résumé: Draco plante tout ce qu'il entreprend. Bien que très ambitieux il croit que rien ne peut le motiver... C'est sans compter sur une rencontre des plus bouleversante!

Note: UA (univers alternatif)

rating; M

couple:DM/HP

Warning! Attention! Artoung! Etc: YAOI+ LEMON, autrement dit le rating n'est pas là pour décorer!! SCENES EXPLICITES DE SEXE!! Vous êtes prévenus.

Chapitre 1:

Les fantômes ont les yeux verts.


Le reste du TD se passe sans que les ennemis ne s'adressent la parole. Drago s'en félicite d'ailleurs car la première remontrance de Gabriella ne l'avait pas enchantée, loin de là. Sans même adresser un regard à « monsieur-la-star-des-terrains-de-rugby-avec-une cicatrice-en-forme-d'-éclaire-sur-le-front-dont-le-tête-ne-me-revient-pas », Drago se dirige vers la bibliothèque s'occuper des petits exercices de révisions prévus pour le TD de la semaine prochaine. Nidy ne finit que dans un peu plus d'une heure... Et il n'a pas plus envie que ça de rentrer chez lui tout de suite, bien qu'il n'habite qu'à à peine un quart d'heure de l'université.

Après avoir passé quelques temps avec Nidy, Drago rentre enfin chez lui se préparer pour son entraîne ment de rugby. En effet après des délibérations qui n'avait pas du durer plus de quelques minutes, le jeunes hommes avait choisi de s'inscrire pour les admissions dans son équipe universitaire. La compétition n'avait pas été très rude pour le poste qu'il convoitait: celui de buteur. Il avait été choisi assez vite. Mais l'entraîneur avait insisté pour qu'il vienne à tous les entraînements, sans négliger la préparation physique, parce qu'il le trouvait trop « fluet », même à un poste qui nécessitait plus de jambes que de carrure. Drago avait eu une mine renfrognée à l'entente du mot « fluet ». L'entraîneur lui avait alors signifié:

« -hé! Mon garçon, ça reste du rugby, au rugby on prend des coups, on se fait plaquer et on court... et ce quel que soit le poste! Bien sûr il y a des postes moins exposés... Mais t'es pas à l'abri d'un méchant placage ou d'un coup de pompe. Et les bons joueurs pour moi ce sont ceux qui encaissent tout avec le sourire! Alors faut prendre du muscle. »

Drago n'avait pas bronché... c'est vrai que depuis qu'il avait quitter Poudlard il avait perdu de la masse musculaire. Et dès le premier entraînement il avait pu constater que son entraîneur savait ce qu'il faisait... et lors du premier match comprendre aisément qu'en effet le muscle au niveau universitaire n'était pas de trop. Déjà à Poudlard les matches pouvaient être « costauds », mais en niveau universitaire, ne serait-ce qu'à cause des gabarits, les matches étaient jusqu'à présent tous « costauds ». Et les gars mouillaient le maillot sans chichis.


Après son entraînement de rugby Drago s'affale sur son canapé en poussant un soupire de soulagement. Il se masse son épaule gauche endolorie: un type avait eu l'habileté de le plaquer quasiment sous les pieds d'un des joueurs en plein sprint... il s'était alors retrouvé enfoui sous 95 kilos de chaire. Son coéquipier avait vainement tenté de freiner sa course mais n'avait pas pu éviter de lui écraser l'épaule en tombant sur lui. C'est sur qu'un genou en plein dans l'épaule c'est douloureux. Enfin, il a évité les crampons en plein sur les abdos et peut-être plus bas... alors il peut se trouver chanceux.

Alors que par un effort monstrueux il prépare son dîner le téléphone sonne. C'est bougon qu'il décroche et marmonne un « allô » peu amène.

-Salut Drago. Lui répond une voix.

C'est Rakesh. Drago se rappelle alors que Rakesh est le frère de Nidy, le jeune fille avec qui il sort...

-T'es enfin rentré. Je voulais te parler... de Nidy.

-OK. Je vois le topo... s'empresse de dire le jeune blond en percevant le ton quelque peu inhabituel de son ami.

-Elle t'as dit qu'on sort ensembles. Elle voulait te parler en premier.

-Parler est un bien grand mot... Elle m'a presque crié dessus.

Ca amuse Drago qui s'imagine la scène et surtout Nidy avec le même air revêche que lorsqu'elle avait clamé qu'elle n'avait pas besoin de chaperon...

-Je savais que tu m'appellerais. Tu te souviens de la conversation qu'on a eu ce matin... je t'ai dit que je cherchais à me pauser. Je SORS avec ta soeur d'accord? Ce n'est pas un coup d'un soir.

-OK... je suis désolé c'est pas mon style d'appeler les copains de ma soeur, ou de mes soeurs d'ailleurs. Et c'est pas que j'ai pas confiance en toi... c'est juste que c'est la première fois que l'une d'entre elles sort avec un ami... avec des potes ou des connaissances c'est déjà arrivé... Mais un ami non. En fait je me sens un peu bête.

Le jeune indien rit nerveusement au bout du fil.

-C'est sur que tu fais un peu con comme ça. Rit Drago. Mais bon je te comprends aussi...

-La discussion est close?

-Euh... ouai je crois. Répond Rakesh.

Un sourire machiavélique naît sur les lèvres du blond.

-Dis-moi, maintenant... tu me fais des cachotteries?

-Des cachotteries? Euh... je sais pas. Répond Rakesh sur la défensive.

-Et ne pas dire à un ami qu'on a couché avec un gars... c'est pas des cachotteries? T'es très vilaine Rakishette!

Un grand silence suit sa déclaration. Puis tout d'un coup son oreille est littéralement agressée:

-QUOI?! C'est Nidy qui t'as dit ça... Mais quelle... rha! Fulmine Rakesh.

-Je... NON! C'est pas vrai!

-Pas vrai?! Comment ça « pas vrai »? s'étonne Drago.

-Je... je suis pas homo! Je... je... On a pas... IL n'a pas... euh...

Rakesh semble quelque peu perdu. Le blond lui est redevenu impassible.

-Hey! Calme toi ça va... c'est pas la fin du monde.

-Mais JE SUIS PAS GAY! Hurle l'indien.

-Ca va j'ai compris.

Rakesh semble se calmer.

-Ne le dis pas à Jasmine...

-Et qu'est-ce que tu veux que je lui dise?

-Justement, RIEN!

Le silence s'installe entre les deux amis.

-On s'est juste... caressé.

Drago se réveille, ne se rendant compte que maintenant du long silence qui vient d'être interrompu par la révélation de son ami.

-Drago tu m'as entendu?

-Oui.

-Et je vais te dire un truc... J'ai pas trop aimé... En fait c'était bizarre... En plus quand il... a pris du plaisir j'ai carrément cru que mon... enfin que j'allai... que mon bazar allait fermer boutique... j'avais déjà du mal à me sentir à l'aise mais là j'avais juste envie de partir. Une vraie douche froide... Je peux te dire que je suis fixé: Je suis pas gay...

-Oui je crois que j'ai déjà saisi. Et le type?

-Oh lui... il est gay c'est sans conteste! Il m'a sorti un truc du genre: je suis bi... Moi j'y crois pas à ça. Je suis pas homophobe, plus même: je considère que chacun a une identité sexuelle définie et que c'est normal... Mais être bi ce n'est pas avoir une identité sexuelle définie tu vois... A moins d'avoir un dérèglement du cerveau. Même des homos sont d'accord avec moi. Ce type avec cette histoire de bisexualité... Ca lui donne peut-être bonne conscience, il a sûrement l'impression que tant qu'il dors avec des filles, ou prétend le faire, ça le rapproche d'une normalité quelconque.

Drago est épuisé. Il regarde son repas qui l'attend et sent la télécommande de la télévision sous sa fesse gauche... Il sent que Rakesh a des idées assez arrêtées sur le sujet et se dit qu'il n'est pas assez intéressé à l'heure actuelle pour entamer une grande discussion. Plus même: il a juste envie de couper la chique à son ami en lui signifiant que de toute façon il s'en moque comme de la dernière starlette du top cinquante de la semaine...

-Rakesh, je suis vraiment fatigué là... je serai ravi d'en reparler mais plus tard... Finit par lâcher le blond.

-Oh désolé... c'est vrai que tu dois être mort de fatigue... je te laisse. A demain.

-A demain... et dors tranquille! Pas besoin de me répéter que je dois me taire... que tu n'es pas gay...

-OK.


Les deux étudiants raccrochent. Drago avale son dîner, boude la télévision pour mieux se mettre au lit. C'est sous la couette, les yeux fermés qu'un visage s'impose dans son esprit. Ce n'est pas le visage fin aux longs cheveux noirs, serti de deux pupilles d'un bleu changeant selon la luminosité... Non c'est un visage aux traits plus marqués, encadré de cheveux noirs eux aussi mais en bataille et bien moins lisses et plus épais... mais surtout deux émeraudes d'un vert franc qui fixent, déterminés, une lueur de défi clairement affichée...

Drago gesticule. Son épaule le lance. Mais l'image reste collée à ses rétines. Les lèvres de ce visage bougent... C'était donc ça le chuchotement qu'il lui semblait entendre. Mais ce ne sont plus des chuchotements.

« petit pédant... qui roule du cul sur le terrain... t'es trop fluet... ».

Les mots semble sortir d'autre par que de la bouche de ce visage. Soudain c'est le noir. Puis le noir s'estompe.

Il est à Poudlard. Il fait sombre. Il se revoit se disputant avec Harry Potter... à onze ans. A treize ans. Ils se bagarrent à présent... leur première « vraie » bagarre. Ils ont seize ans. Pour une fois personne n'est là pour les retenir. Au début ils se cognent et s'insultent mais petit à petit les coups pleuvent, de plus en plus meurtriers, et les bouchent ne servent plus qu'à laisser échapper leur souffle rendu difficile par l'effort. Ils halètent, retiennent des cris, grognent. Ils roulent par terre en une danse saccadée et tortueuse. Elle est passionnée, pleine de rage et de haine, primaire. Il ne faut pas seulement vaincre l'autre... il faut l'anéantir. Ca n'est pas définissable. Ca n'est pas logique, sensé, rationnel... c'est de la violence pure et simple. C'est une colère viscérale, nécessaire et entière. Elle abreuve leurs muscles, leurs âmes.

Tout d'un coup plus de grognements, plus de souffle... que des yeux verts, profonds, immensément vides. Plus de souffle. Plus d'air. Un battement faible d'abord puis montant crescendo, plus fort, plus fort, encore plus fort. Drago ne respire plus. Sa vue se brouille. Il a chaud, très chaud, puis très froid. Il n'y a que deux ronds verts... des yeux? Des billes? Des points? Il ne sait plus, tout se mélange.

Drago tousse. Il tente désespérément de remplir ses poumons. De l'air, il lui faut de l'air... c'est la seule chose à laquelle il arrive à penser pendant les quelques secondes qui lui sont nécessaires pour reprendre sa respiration. Il reprend ses esprits et réalise qu'il transpire abondamment et qu'il est recroquevillé dans son lit, les draps l'enserrant étroitement. Il se dégage violemment de sa couette et se lève sans plus de douceur. Il vacille quelque peu de s'être levé si brusquement. Encore tout engourdi de sommeil mais bien réveillé il prend machinalement le chemin de sa salle de bain tout en retirant le tee-shirt et le boxer qui lui servent de pyjama.

Il n'attend même pas que l'eau se réchauffe il se met tout de suite sous la douche en retenant tout de même un cri tant l'eau froide sur son corps brûlant fait contraste. Il savait pourtant qu'il aurait du reprendre une douche tiède avant d'aller dormir... Après un effort physique intense on ne peut décemment pas se coucher et passer une bonne nuit. D'autant plus qu'il s'était quand même pris son capitaine dessus, un vrai gorille, d'une vingtaine de kilos de plus que lui, allègrement étalé sur lui dans toute sa splendeur.

Bien que l'eau qui coule sur lui le détende un peu, Drago sent encore son coeur battre la chamade. Alors que l'eau se réchauffe il baisse volontairement la température afin de maintenir une eau tiède. Il ouvre les yeux tout grand de façon à reprendre pied avec la réalité. Et c'est là qu'il remarque sur le miroir au dessus de l'évier: une marque de rouge à lèvres. Il se souvient parfaitement d'où elle vient.

Il se revoit il y a à peu près 24h. Il est là face au lavabo, nu, collé au dos d'une fille. Elle s'appelait Sarah. Il allait et venait en elle alors qu'elle accompagnait ses mouvement en ondulant des hanches. Elle gémissait doucement puis de plus en plus fort alors qu'il accélérait ses coups de reins. Son haine frappait parfois contre le rebord du lavabo. Ses doigts enserraient le rebord de ce même lavabo avec de plus en plus de force, fébrilement. Lui se contentait de faire passer ses mains langoureusement sur le corps de la jeune fille, insistant sur les points sensibles et en cherchant de nouveaux, s'arrêtant parfois sur ses hanches, les tenant quelques instants de façon à se perdre en elle plus profondément encore, tandis que la jeune fille gémissait plus fort et fermait les yeux dans un moment de pure extase. Alors que le plaisir augmentait elle ouvrait parfois subrepticement les yeux et lui faisait un sourire aguicheur dans la glace.

C'est au moment où le plaisir était à son paroxysme que la jeune fille avait crié bouche fermée, cri qui s'était fini en un long gémissement alors qu'elle s'appuyait contre Drago tandis que celui-ci venait à son tour. Puis un fois qu'ils avaient repris leur souffle et que le jeune homme s'était retiré de la jeune fille, celle-ci, guillerette, était allée dans le salon chercher quelque chose dans son sac. Elle était revenue en riant, toujours dans le plus simple appareil, un tube de rouge à lèvres à la main. Drago lui s'était empressé de se mettre sous la douche et avait tiré le rideau.

-Qu'est-ce que t'en dis? Lui demanda-t-elle après un moment.

-De quoi? Demanda Drago.

-Bah regarde!

Le blond avait alors tiré le rideau de douche juste assez pour passer la tête et avait regardé dans la direction que lui indiquait la jeune femme.

C'est cette fameuse marque de rouge à lèvres qu'il regarde 24h après. Il se souvient encore du sourire goguenard de cette Sarah, nue devant lui sans aucune pudeur, les lèvres couleur carmin se détachant de son visage, d'où le maquillage avait quelque peu coulé, en raison de leurs ébats.

Il ignore la marque et se regarde dans la glace. Il est couvert de bleus... Il en a un particulièrement impressionnant, cerclé de rouge et de jaune à l'épaule gauche. Il y est habitué...

Il se fixe dans les yeux dans le miroir. Il y voit ses iris grises, si expressives. Il tente depuis des années de changer ce fait mais n'y parvient que difficilement. Tandis que son visage, lui, feint l'indifférence avec une aisance déconcertante pour ceux qui l'entour, ses yeux fendent systématiquement le masque froid qu'il s'impose, lorsqu'ils sont découverts.

Seulement petit à petit les yeux ne sont plus gris. Ils sont verts. Il repense à son rêve. Le trou noir qui avait fini par le réveillé n'était ni plus ni moins qu'un coup bien senti à l'abdomen que lui avait administré Harry Potter à l'époque... Car Drago Malfoy avait perdu ce jour-là. Il ne l'avait dit à personne mais il avait été à deux doigts de perdre connaissance dans ce couloir. C'est lui qui avait provoqué cette bagarre, et le saint Potter, toujours très mesuré, avait, comme à son habitude face à Drago, foncé tête baissée suite aux piques du jeune blond. Les deux protagonistes se peuvent plus dire aujourd'hui ce qui les avaient poussé à se battre de la sorte. Ils se haïssaient, un point c'est tout.

Ce n'est pas la première fois que Drago revit ce moment en rêve. Et il est convaincu qu'Harry non plus ne doit pas l'avoir oublié... du moins c'est ce qu'il souhaite. Mais une petite voix en lui lui susurre que le brun ne peut avoir oublié. Ce duel vient le hanter parfois... Alors même qu'il quittait Poudlard il y avait pensé. Et le scénario se répète à quelques infimes détailles près. Toujours cet absence soudaine de son, puis ses battements -ceux de son coeur- et ses yeux verts... et les réveils en sueur, une plaque de métal à la place des tripes, et le corps fiévreux.

Le sexe avant de faire du sport, pour un homme, ça peut être fatal. Ca coupe les jambes... C'est une histoire de sang. Après tout dépend bien sur du rapport en lui même. Alors passer une bonne partie de la nuit vautré dans la luxure au dépend en plus de ses heures de sommeil... Il détestait se l'avouer mais Drago avait forcé exprès durant son entraînement pour ne pas se prendre une réflexion de son entraîneur... Les entraînements sont déjà éprouvant mais quand en plus on en fait trop on s'expose à des retombées du type de celle qu'il se coltinait: crise de nerf au milieu de la nuit.

Si seulement l'explication avait été là. Mais ces yeux verts... Il revoit le regard que lui a lancé Harry lors du TD...

-Connard! Crie Drago à l'adresse des yeux verts qu'il continue d'apercevoir dans le miroir.

Alors qu'il ferme furieusement les yeux il revoit Sarah et ses sourires dans la glace... Ses yeux sont verts. Il éructe. Il se met à penser à Nidy. C'est doux. C'est frais.

Il pense à elle un long moment. Ses pensées d'abord chastes et innocentes (un Malfoy innocent??), glissent progressivement dans des domaines moins recommandés. Drago se rend compte après un moment que son sexe est dur. Il se traite lui-même d'obsédé avant de répondre à l'appel du plaisir.

Alors qu'il se caresse, les images se succèdent à un rythme infernal derrière ses paupières clauses. Ses images ont forment un tout mais il ne saurait trouver ce qui les lie. La délivrance vient. Et en sentant son coeur battre fort tandis que le monde tourne autour de lui il voit deux boules vertes. Encore dans les méandres de l'orgasme il reprend ses esprits brutalement et se rend compte alors que les boules vertes, loin d'être des yeux, sont en fait les deux grosses pastilles vertes qui constituent l'unique décoration de son rideau de douche. Il avait du en se donnant du plaisir tirer un peu le rideau... Ce qui fait que les deux pastilles se reflètent maintenant dans le miroir.

Il se rince rapidement et s'empresse de sortir de la salle de bain en se séchant. Il enfile un boxer propre et se rend dans son salon- cuisine, ouvre le robinet d'eau et boit à même le robinet. En se redressant il se rend compte qu'il fait trop chaud dans son appartement. Il se dirige dans l'entrée et baisse de beaucoup le thermostat. La pendule de l'entrée indique 2h juste.

Drago retourne dans la salle de bain et son regard s'arrête de nouveau sur la marque de rouge à lèvre.

-Tu la garde pendant 24h, OK? Dit Sarah alors qu'ils se disaient aurevoir dans l'entrée. La pendule affichait alors 2h moins cinq.

-Si ça peut te faire plaisir. Répondit le blond avec un sourire moqueur.

Elle lui avait fait un dernier sourire espiègle et était sortit non sans l'embrasser une dernière fois du bout des lèvres.

Drago prend un mouchoir et l'humidifie.

-Ca fait plus de 24h... murmure-t-il.

Il frotte le miroir quelques instants, s'y reprenant plusieurs fois avant de venir à bout de la marque. Mais au bout d'un certain temps il n'y en a plus une trace. Après cela Drago hésite à aller se coucher. Il se souvient de ses peurs d'enfant dans le manoir de ses parents. Cette vieille bâtisse respirait tant le mystère que le petit Drago avait peur d'y rencontrer des fantômes...

Des fantômes... c'étaient alors des ectoplasmes tout juste bon à faire « bouh ».

Mais après tout ce temps Drago a encore peur, peur des fantômes...

Car les fantômes ont les yeux verts.


Pfiou! Ce chapitre a été très éprouvant à rédiger... En plus les idées me sont venues alors que j'écrivais... Et oui je n'ai pas une histoire bien arrêtée dans ma tête, juste quelques passages. Mais pour ce chapitre je n'avais vraiment aucune trame!

Autant dire donc tout de suite que les commentaires seront GRANDEMENT appréciés!

Bisous bisous (j'aime répéter les mots comme ça... lol)

kimili89 (alias le pape... on se refait pas!)