Bonjour à tous, me revoilà pour un nouveau chapitre. Je tiens tout d'abord à vous remercier pour toutes les reviews que vous m'avez adressée, cela m'a fait très plaisir. Sans plus attendre voici le nouveau chapitre :
Chapitre 2
À la grande surprise d'Edward, Dumbledore et lui atterrirent dans un endroit bien connu du jeune sorcier : Privet Drive, la rue où Harry et sa famille demeuraient. Cependant, le jeune homme ne posa pas de question et se contenta de regarder le quartier illuminé par l'éclairage de ville s'obscurcir petit à petit tandis que le vieux professeur se servait d'une sorte de briquet pour aspirer toutes les lueurs environnantes. Edward retint un commentaire sarcastique concernant le danger que cela pouvait représenter pour les automobilistes Moldus : il n'était pas certain que le vieux sorcier, malgré son don pour paraître omniscient, comprenne de quoi il voulait parler.
À la place, Edward fixa son regard vers le 4 Privet Drive et en particulier vers la fenêtre du premier étage derrière laquelle il lui avait semblé entrevoir un mouvement. Visiblement, Dumbledore semblait attendu par au moins un occupant de la maison. Edward, avec un petit sourire, se demanda ce que ferait Harry quand il s'apercevrait qu'il accompagnait Dumbledore et, mieux encore, il tenta d'imaginer la réaction des Dursley quand ils comprendraient que le charmant jeune homme qui donnait des cours particuliers à leur fils était un sorcier… Cela pouvait s'avérer amusant, tout compte fait et Edward avait grand besoin de se changer les idées après tout ce qu'il venait de vivre.
Le professeur Dumbledore, après avoir finalement terminé son petit travail de camouflage, sonna à la porte d'entrée. Même de derrière la porte, Edward entendit distinctement le grognement de Mr Dursley qui se plaignait sur le fait qu'on vienne les déranger à cette heure tardive.
'De mieux en mieux', songea Edward avec un sourire sardonique : si en plus l'oncle de Harry n'était pas au courant de leur arrivée, la soirée était bien partie pour prendre un aspect intéressant et très amusant. Sans compter que la tenue de Dumbledore, cape, robe de sorcier et chapeau pointu, formait un contraste saisissant avec la normalité qui émanait de la maison de lotissement, typique des quartiers résidentiels de la banlieue londonienne. Finalement, il avait bien fait de venir car la confrontation à venir s'annonçait de plus en plus drôle pour ceux qui allaient assister au spectacle. Il espérait que Harry soit suffisamment remis de la mort de Sirius pour jouir du spectacle…
Quand la porte s'ouvrit, le professeur Dumbledore déclara aimablement :
"Bonsoir, vous devez être Mr Dursley. J'imagine que Harry vous a prévenu que je venais le chercher."
Rien qu'à en juger par l'air interloqué de Vernon Dursley devant l'air bienveillant du sorcier qui était pratiquement la copie conforme à l'idée que les personnes de ce monde se faisait d'un certain Merlin, ce dernier n'était pas au courant de leur venue. Edward, voyant les yeux de Mr Dursley s'écarquiller en le découvrant derrière le vénérable sorcier, lui fit un petit signe de la main, agrémenté d'un gentil sourire et d'un "bonsoir" claironnant. Cela faisait plusieurs semaines qu'il ne s'était pas amusé autant et personne ne pouvait décemment lui en vouloir de rire aux dépends de l'oncle de Harry, n'est ce pas ?
"À en juger par votre expression de franche incrédulité, Harry ne vous a pas averti de mon arrivée, continua gentiment le professeur Dumbledore avant de poursuivre : Mais faison comme si vous m'aviez chaleureusement invité à entrer chez vous, il n'est guère prudent de s'attarder longtemps sur le seuil d'une maison en ces temps troublés…"
Puis, avec un sans-gêne qui ne posa pas le moindre problème à Edward, ils entrèrent dans l'entrée de la maison et pendant que Dumbledore meublait le silence avec une discussion concernant le jardinage, Edward cherchait Harry des yeux et le trouva à moitié dissimulé sur les marches de l'escalier, guettant la conversation. Sans tenir compte de cette piètre tentative d'espionnage, le jeune alchimiste lui fit un geste de la main pour lui souhaiter bonsoir et Dumbledore ne tarda pas à lui dire bonjour également en adressant à Harry un regard chaleureux et bienveillant.
Le ton aimable du vieux sorcier semblait aggraver l'humeur de Mr Dursley qui commençait à s'empourprer et à vouloir exprimer toute son indignation devant cette entrée inopportune avant que le professeur Dumbledore ne lui coupe à nouveau la parole par des paroles pleines de sagesse concernant le silence et la politesse. Edward avait parfois l'impression de se retrouver devant son père, une personne qui désarmait un conflit rien qu'en l'ignorant complètement et rien qu'à cause de ça, Edward doutait qu'il parvienne à complètement s'entendre avec Dumbledore et ce, sans compter l'indiscrétion commise par le directeur à son égard en le soumettant à son épreuve tordue…
Repoussant ces pensées pour plus tard, Edward observa la manière dont le vieux sorcier accueillait Pétunia qui semblait aussi choquée par la venue de Dumbledore que par le fait qu'il soit également un sorcier, à en juger par a manière dont ses yeux allaient de lui-même au professeur. Dudley Dursley affichait la même expression de stupidité crasse que l'année dernière même si l'étonnement lui donnait un air encore moins intelligent, ce qu'Edward n'aurait jamais cru possible. Harry était descendu des marches et lui jetait désormais un regard interrogateur auquel Edward répondit silencieusement par un "il m'a demandé de venir après m'avoir trouvé, je n'en sais pas plus que toi…"
Pendant ce temps, le professeur Dumbledore s'était lui même invité à s'asseoir dans le salon des Dursley, voyant que la petite famille ne réagissait pas, toujours sous le coup du choc de voir surgir le vieux sorcier. Edward se décida à imiter le sans-gêne à la limite de l'impolitesse du professeur Dumbledore en songeant qu'il avait au moins l'excuse du mauvais exemple et il s'installa donc confortablement dans un fauteuil, à l'opposé de celui du directeur. Peu après, les trois membres de la famille Dursley furent "invités" à s'asseoir par le canapé déplacé magiquement grâce au professeur Dumbledore.
À ce moment là, Edward remarqua la main noircie comme brûlée au quatrième degré par une flamme et qu'il n'avait pas remarqué jusqu'à présent à cause de la pénombre où il avait été plongé. Il vit au regard de Harry que ce dernier l'avait remarqué également et s'apprêtait à questionner le professeur Dumbledore mais de façon prévisible, ce dernier écarta ce sujet de conversation avec un simple "plus tard". Mais Edward aurait bien aimé savoir ce qui avait pu être suffisamment puissant pour atteindre le vieil homme ainsi.
Ce dernier reprit la parole en s'adressant cette fois à Mr Dursley :
"Je pensais que vous alliez me proposer des rafraichissements mais d'après ce que j'ai pu observer jusqu'à présent, il semble que ce serait de l'optimisme proche de la sottise."
Après ces paroles, le vieux sorcier fit apparaître une vieille bouteille et six verres qui furent remplis généreusement et qui volèrent vers chacun des occupants de la pièce. Edward saisit le sien avec suspicion et goutta prudemment, averti par son expérience avec le Whiskey Pur Feu mais l'alcool y était moins fort que dans cette boisson tout en ayant un gout assez proche de la Bieraubeurre. En clair, c'était plutôt bon et Ed appréciait cette boisson. Il retint difficilement un éclat de rire quand il vit la manière dont les verres s'étaient mis à tapoter les fronts des trois Dursley qui se refusaient à accepter la moindre offre d'une personne de leur espèce. Comme prévu, la soirée s'annonçait plus joyeuse qu'il l'avait escompté et il afficha ouvertement un sourire goguenard.
Puis, Dumbledore commença à aborder le sujet au combien difficile de l'héritage laissé par Sirius Black, la parrain de Harry, et par discrétion, le jeune alchimiste fit mine de ne rien entendre même s'il parvint à saisir que Harry héritait apparemment d'une grosse somme d'or et des bien personnels de son parrain. Malheureusement, la conversation personnelle entre Harry et son directeur était régulièrement interrompue par Vernon Dursley et son manque de tact ainsi que sa cupidité. Ed voyait avec un léger amusement que les verres devenaient de plus en plus insistants envers les trois membres Dursley mais il cessa rapidement de leur prêter attention pour s'intéresser au problème du 12 Square Grimmaurd.
Apparemment, à cause des tracasseries testamentaires et juridiques propres aux sorciers de Sang Pur, la maison ancestrale pouvait très bien être héritée par la cousine de Black, Bellatrix Lestrange, de sinistre mémoire. Au cas où cette désastreuse hypothèse se révélait juste, l'Ordre du Phénix avait donc dû évacuer la vieille demeure en urgence. Maintenant, il restait à savoir comment Dumbledore allait vérifier que le 12 Square Grimmaurd fasse bien partie de la propriété de Harry. Ce fut à ce moment là que Dumbledore fut interrompu par la cri de Vernon Dursley :
"Allez vous nous débarrasser de ces fichus objets !"
Edward ne put résister et éclata de rire en voyant la manière dont la famille était assaillie par leurs verres qui se répandaient sur eux, gaspillant un breuvage pourtant exquis. Dumbledore s'excusa et fit disparaître les verres tout en reprochant aux Dursley de n'avoir pas accepté le rafraichissement. Puis, le directeur reprit la parole là où il s'était arrêté en déclarant que Harry, outre la maison de Sirius, avait également hérité de son elfe de maison, Kreattur.
L'Être magique semblait manifester une certaine mauvaise volonté à entrer au service de Harry et le jeune sorcier lui même semblait réticent à employer l'elfe qui d'après les explications de l'an passé, était en partie responsable de la mort de Sirius. Mais le Survivant se rangea bien vite à la raison et finit par donner l'ordre à Kréattur de se taire. Edward observa, fasciné, la manière dont une sorte de courant magique se créait entre son ami et l'elfe, même s'il semblait se faire à contrecœur. Le jeune alchimiste savait, d'après ses études, que le courant permettrait à l'Elfe d'avoir accès au grand courant de puissance venant de la porte de ce monde. C'était maintenant le genre de chose que Edward voyait de plus en plus couramment depuis son aventure au département des Mystères quand il avait vu la Porte de ce monde sous la forme du Voile. Un autre mystère à ajouter à son actif.
Edward revint à la discussion en cours qui désormais, traitait d'un Hippogriffe nommé Buck et qui apparemment faisait partie des biens hérités de Sirius. Puis, vint le moment où le professeur Dumbledore demanda à Harry s'il avait préparé sa valise. Ce dernier se troubla, signe que ce n'était pas le cas, et il se précipita vers les escaliers, vite suivi d'Edward qui cria qu'il allait l'aider, en grande partie parce qu'il ne voulait pas rester dans le salon avec cette tension dans le salon.
Harry observa son ami qui n'avait pas beaucoup grandi en deux semaines mais le contraire aurait été étonnant. Cependant, il décida de ne pas faire remarquer ce petit fait à son ami très susceptible sur le sujet… Il continuait de porter le manteau rouge qu'il avait au département des Mystères, se sentant apparemment à l'aise dedans.
"Alors, demanda Edward en grimpant les marches à sa suite, "comment ça va ?"
"Ça peut aller, répondit Harry en se dirigeant vers sa chambre en vitesse, "J'ai reçu beaucoup de lettres sur toi quand tu as disparu à la gare de King Cross. Tout le monde se demandait où tu étais."
Les lettres étaient venues aussi bien de Ron et d'Hermione que de membres de l'Ordre du Phénix. Tout le monde avait craint que le jeune garçon ne se soit fait enlever par les mangemorts et que l'on retrouve son cadavre dan les jours à venir mais Harry ne s'était pas trop inquiété à ce sujet. Durant l'année qui s'était écoulée, il avait appris à bien connaître Edward avec sa réticence à suivre les ordres et son indépendance pleinement revendiquée. Il était certain que son ami avait tout simplement pris la clé des champs pour pouvoir être tranquille sans se voir dicter sa conduite par les membres de l'Ordre.
"Je n'avais pas envie d'être encore enfermé quelque part, merci beaucoup !" Grogna Ed avec mauvaise humeur."
"Est ce que cela veut dire que le fait que le professeur Dumbledore t'ait retrouvé n'était pas prévu ?" Demanda le Survivant avec un sourire ironique en ouvrant la porte de sa chambre.
"Oh ça va, Mr l'Élu…" Marmonna Edward en entrant dans la pièce et en lui montrant l'un des journaux posés sur le rebord de la fenêtre.
"Pitié… Tu ne vas pas t'y mettre toi non plus !" Supplia Harry en commençant à ranger ses affaires ou plutôt à les fourrer en vrac dans sa malle.
Edward soupira devant la conception bien particulière de l'ordre de son ami et commença à passer derrière son ami pour tenter d'arranger le désastre qui s'annonçait.
"T'en fais pas. Je ne vais pas t'embêter là dessus." Rit le jeune alchimiste en pliant rapidement des affaires avant de les placer dans la valise imposante.
"T'avais le temps de lire les journaux ?" Demanda le Survivant en tâchant de lisser la pile de devoirs inachevés pour les faire tenir dans une des poches de sa malle.
"Oui, sans aucun problème. Je suis au courant de ce qu'il se passe chez les sorciers et les Moldus." Répondit Edward en haussant les épaules tout en rebouchant soigneusement certains flacons de mixtures.
"Que penses tu de Scrimgeour ?" Questionna Harry d'un ton curieux. C'est lui qui s'occupait de l'affaire du pont de Brockdale qui a été attaqué par les Mangemorts."
"C'est un type plus intelligent que Fudge ce qui, en même temps, n'est pas un exploit difficile. Grommela le jeune Amnestrien en rangeant les fioles dans la boite du nécessaire à Potions. "Quant au reste… C'est un politicien et un ancien auror. Je préfèrerais avoir l'auror qui agisse que le politicien qui parle dan le vide…"
"Donc, tu était bien là, lors de l'affaire du pont de Brockdale. J'ai mis un peu de temps à le comprendre mais c'est devenu évident…" Commenta Harry en fouillant dans la cachette sous le plancher de sa chambre pour retirer les friandises dissimulées dedans.
"Comment la sais tu ?" Demanda Ed d'un ton curieux avant de se frapper le front mentalement : il venait de le révéler !
"Je l'avais déduis quand j'ai vu les piliers moches sur les photos du pont réparé. Tu as un gout artistique douteux, tu sais ?" déclara l'Élu en riant sous cape devant l'expression outragée de son ami.
"Mon goût est parfait, merci. Oui, j'étais là par hasard et je suis intervenu à ma façon. Ça n'a pas empêché l'un de ces salopards d'assassiner une fillette sous mes yeux." Murmura Edward d'une voix sombre en mettant à la poubelle les bouteilles vides et les plumes cassées qui encombraient la malle et le parquet de la chambre.
"Mais tu as sauvé des dizaines de personnes en agissant. Toi, au moins, tu as fait quelque chose." Dit le jeune sorcier brun en rassemblant son Éclair de Feu et son album photo qui faisaient parties de ses possessions les plus précieuses.
"La Gazette du Sorcier présentait les faits autrement" Commenta le jeune alchimiste en rangeant à peu près soigneusement les affaires pliées par ses soins.
Harry lui retourna un regard moqueur disant clairement : "qui croit complètement ce que raconte la Gazette ?". Mais il comprit en voyant l'air sombre de son ami que c'était pour lui un sujet sensible : comme lui, il devait se sentir responsable de la personne qu'il n'avait pu sauver. Hermione serait ravie d'apprendre qu'elle aurait maintenant sur les mains deux personnes ayant le complexe du sauveur…Au moins maintenant, il n'était plus le seul.
"Et que penses tu des mesures de sureté préconisées par le Ministère ?" Demanda le Survivant en voulant l'avis du professionnel qu'était Edward pour ce genre de chose.
"Pas très utile pour la plupart. L'idée du code entre membres d'un groupe est intéressante cependant." Commenta Edward en empilant les grimoires dans la valise avec le plus grand soin.
"Je saurais déjà lequel utiliser avec toi" sourit Harry l'air narquois en rangeant la balance et le télescope en cuivre dans son chaudron.
"Si tu oses dire que je suis petit, je m'arrange pour te ratatiner avec tellement de coups sur la tête que seules tes bosses te permettront encore d'être à la même taille que moi." Prévint le jeune garçon blond et très susceptible.
"C'est bien toi." Rigola le sorcier en éclatant de rire devant l'air grognon de son ami.
"Très drôle" Marmonna Ed en rangeant le chaudron à l'emplacement qui restait dans la malle : il n'y avait même pas besoin de grimper dessus pour la forcer à se fermer !
"Tu es un maniaque du rangement, pas vrai ?" dit Harry en se saisissant d'une poignée de la valise.
"Disons que je sais tenir mes affaires en ordre contrairement à certains." Répliqua Edward en haussant un sourcil a l'intention de Harry. "Après, mon bureau à Serdaigle était souvent occupé par beaucoup de livres mais je savais m'y retrouver. Mon désordre est soigneusement ordonné et gare à celui qui y touche !"
Harry ne fit pas de commentaire et commença à descendre les marches tandis qu'Edward l'aidait en tenant l'une des poignées de la valise. L'ambiance en bas était toujours aussi tendue et leur départ serait apparemment le bienvenue. Néanmoins, avant cela, Dumbledore voulait mettre au point quelques petites choses. La première concernait Voldemort qui était de retour. À cause de cela, le directeur souhaitait que les Dursley accueillent Harry jusqu'à ses dix sept ans. Il en profita également pour adresser des reproches très dures au couple Dursley dans la manière dont ils avaient traité Harry et élevé Dudley. Edward avait suffisamment connu le garçon obèse pour savoir que les dégâts infligés n'étaient pas physiques mais plutôt moral et comportemental. Le fils Dursley aurait sans doute de grandes difficultés dans sa vie plus tard.
De toute évidence, les Dursley ne l'avaient pas encore compris même si Dudley avait un air étrangement pensif. Néanmoins, malgré le reproche de maltraitance qui les avait outrés, la famille accepta de reprendre Harry pour l'an prochain une dernière fois avant qu'il ne parte définitivement. Harry partit après un "au revoir" précipité, Edward, lui, se contenta d'un signe sardonique qui fit frémir les Dursley. Puis, après cela, le groupe de trois partit à la poursuite de cette fantasque tentatrice appelée Aventure, selon Dumbledore.
La nuit était calme mais néanmoins, le professeur Dumbledore leur recommanda d'avoir leur baguette en main au cas où. Edward, qui n'avait définitivement pas l'habitude de se servir de cet instrument, dû pour la retrouver ouvrir son sac où se trouvaient toutes ses affaires dont la plupart avaient été miniaturisées avant son départ de Poudlard et auxquelles il n'avait pas touché depuis. Travailler la magie n'avait pas été dans ses priorités ces deux dernières semaines et depuis l'accident de Brockdale, il n'avait plus touché à l'outil favori des sorciers, la rendant inconsciemment responsable de son échec.
Une fois qu'il eut sa baguette en main, le jeune garçon marcha à la suite de Dumbledore et de Harry. Il ne craignait pas une attaque outre mesure : même si le Directeur semblait grièvement blessé à la main droite, l'alchimiste était persuadé qu'il était encore capable de véritables prodiges en magie. En fait, il était même certain qu'il pourrait rabattre le caquet de nombre de Mangemorts en quelques sorts à part sans doute Voldemort et les membres du cercle de proches du mage noir. De toute façon, Dumbledore lui-même n'était pas non plus très inquiet au sujet d'une éventuelle attaque compte tenu de sa réponse assurée.
Quand ils parvinrent au bout de la rue noyée dans l'obscurité, ils s'arrêtèrent et Dumbledore leur demanda s'ils avaient passé leur permis de transplaner. Harry répondit que non et Edward n'en avait tout simplement jamais entendu parler. Ils allaient donc devoir recourir au transplanage d'escorte en s'accrochant au bras gauche du vieux sorcier. Edward avait un mauvais pressentiment quand il s'agrippa avec Harry au bras gauche du directeur et il ne fut pas déçu quand il eut l'horrible impression de se sentir compressé dans un tuyau, incapable de respirer tant il se sentait oppressé par la magie. Enfin, ils atterrirent dans un autre lieu et Edward tomba aussitôt à genou en tentant de réprimer ses nausées. Harry semblait dans un état légèrement mieux que lui, mais à peine.
Albus Dumbledore leur demanda avec sollicitude comment ça allait et Edward marmonna avec une conviction profonde qu'il haïssait les transports sorciers et que la prochaine fois, il se cantonnerait au train, le seul moyen de transport civilisé ici. Harry semblait un peu de son avis, sauf que lui préférait les balais, mais bon, tout le monde ne pouvait pas être parfait…
Au bout de quelques instants de marche au milieu du village désert, Dumbledore sembla se décider à poser une question à Harry :
"Dis-moi, Harry, ta cicatrice ? T'a t-elle fait mal ?"
Harry répondit que non, bien qu'il aurait pensé qu'elle lui ferait mal en permanence désormais, à présent que Voldemort était devenu aussi puissant. Dumbledore sembla satisfait et émit l'hypothèse quasi certaine que le Mage Noir avait désormais recours à l'Occlumencie contre Harry.
"Tant mieux," répondit ce dernier. " Mais j'avais fait de gros progrès les derniers mois et il n'arrivait plus à me montrer quoi que ce soit. Le seul moment où il a pu pénétrer dans mes pensées c'est…le jour de l'examen d'histoire de la Magie."
"En effet. J'ai cru comprendre que tu avais fait de gros progrès en Occlumencie. J'avoue être satisfait que toi et le professeur Rogue ayez accepté de travailler ensemble malgré vos différences."
Harry émit un bruit bizarre qui pouvait passer pour un acquiescement ou un déni avant de déclarer honnêtement pour rendre à César ce qui est à César :
"Sans Edward et ses conseils, je n'y serais jamais arrivé. À la fin, c'était lui qui utilisait la Légilimencie sous le contrôle de Ro.. du professeur Rogue." Se corrigea Harry de lui même avant de songer que il aurait peut-être dû tenir ces informations confidentielles.
"Oui…J'avais crû comprendre que, selon Séverus, tu avais un don en Légilimencie, en plus de l'Occlumencie. Ta démonstration au Département des Mystères était en effet la preuve d'un éclatant talent bien que terriblement dangereuse…" Déclara Dumbledore en s'adressant cette fois à Edward qui haussa les épaules :
"Qui sait. Je n'aime pas utiliser la Légilimencie car pour moi il s'agit d'un viol mais au moins, cette fois, cela a montré que cela pouvait être utile pour sauver la vie de quelqu'un." Déclara le jeune alchimiste amer."
"Hum…Professeur Dumbledore ? Où sommes nous exactement ?" Demanda Harry autant par curiosité que pour détourner le fil d'une conversation qui semblait gêner Ed.
Selon le professeur Dumbledore, ils se trouvaient dans le charmant village de Budly Babberton, dans le but de recruter un nouveau professeur à l'équipé éducative de Poudlard ou plus exactement, un ancien collègue de Dumbledore. Harry posa ensuite quelques questions sur la raison pour laquelle ils n'avaient pas transplané, la réponse étant l'impolitesse et la présence de barrière anti-transplanage. La conversation s'orienta ensuite vers la politique avec le renvoi de Fudge et l'arrivée de Scrimgeour au poste de ministre. Malheureusement, Dumbledore était aussi chiche en révélations sur son apparent désaccord avec le ministre que sur ce qu'il était arrivé à sa main droite.
Puis, Harry orienta la discussion vers la brochure du ministère que tout le monde, y compris Dumbledore, avait reçu. Bien que le sourire du directeur montrait clairement tout le bien qu'il pensait de ladite brochure, le Survivant eut droit à une remontrance déguisé quand Dumbledore lui indiqua qu'il ne lui avait demandé aucune information personnelle connue d'eux seuls pour l'identifier. Mais en même temps, Dumbledore était le genre de personne sur lequel on semblait savoir beaucoup sans avoir d'informations personnelles sur lui…
Puis, Harry demanda ce qu'était un Inferi et Dumbledore lui expliqua d'une voix très calme qu'il s'agissait d'un cadavre ensorcelé par un Mage Noir pour lui obéir. À cet instant, des images terrifiantes du Jour Promis apparurent dans l'esprit de Edward qui pâlit et trembla sur ses jambes en repensant à ces horribles marionnettes de chair blanche, assoiffées de vies humaines et impossible à arrêter. Tombant à nouveau à genoux, cette fois, l'estomac de Edward ne put supporter le choc et il vomit abondamment avant de se relever, le visage livide ruisselant de sueur en murmurant tout en restant le plus vague possible : "ce n'est rien…Peut-être un souvenir".
"Il semblerait, Edward, que tu ais déjà rencontré pareille créature." Demanda doucement le professeur Dumbledore toujours en quête d'informations tout en nettoyant d'un coup de baguette les vomissures sur le visage du jeune garçon.
"C'est possible… Déclara Edward en écartant de sa mémoire ce Jour de peur et dont il ne voulait définitivement pas se souvenir maintenant aux côtés d'un maitre en Légilimencie : "Je crois me souvenir aussi que le feu était très efficace, c'est bien cela ?"
"En effet. Mais Voldemort a tué suffisamment de personnes pour se constituer une véritable armée…" Précisa Dumbledore.
Soudain, le vieux sorcier s'arrêta brutalement : la maison vers laquelle ils se dirigeaient avait sa porte fracassée…
C'est tout pour aujourd'hui. J'espère que vous avez apprécié. Si vous avez des remarques ou des questions, n'hésitez pas à m'en faire part !
