Chapitre 2

Il se réveilla le lendemain très étonné d'avoir aussi bien dormi. Quand il ouvrit les yeux, il fut stupéfait en voyant sa chambre. Elle était magnifique, grande, belle, spacieuse et très chaleureuse. C'était le paradis sur terre. Il s'assit et découvrit un oeuf blanc sur une table basse. Il regretta vraiment ses plâtres, car il ne put aller voir ce que cela était. Il sursauta légèrement quand il vit son père apparaître et lui dire :

-Alors, elle te plait, mon chéri ?

-Elle est magnifique, elle est vraiment superbe. Merci, merci, papa. Répondit Harry avec sincérité.

-Ta mère et ton frère ont aidé. Dit Vernon avec un sourire fier en bombant légèrement le torse.

-Tu pourras les embrasser pour moi ? Demanda Harry avec un grand sourire.

-Avec plaisir. Ta mère va arriver avec ton repas, car il est hors de question que tu descendes ou que tu restes sans manger.

-D'accord, papa. Je t'aime, papa.

Vernon sentit son coeur se remplir de joie et de bonheur, son petit l'aimait, il avait eut peur qu'Harry le déteste, maintenant qu'il avait changé, mais non, il restait le même petit garçon affectueux. Après un dernier baiser sur le front, Vernon quitta la maison pour son entreprise de perceuses en sifflotant joyeusement.

Harry resta trois semaines dans sa chambre, avec interdiction de se lever. Dudley lui avait prêté sa télévision, et Harry, au lieu de regarder les programme pour enfants, regardait les informations nationales et internationales, observait les fluctuations de la bourse. Prenant l'argent de poche que son père lui avait mis sur son compte, il le plaça en bourse et multiplia par dix la mise de départ par des choix judicieux. En plus de faire fortune, Harry décortiquait la presse et convainquit son père de faire l'investissement dans de nouvelles machines afin que l'entreprise de son père se diversifie et ne s'effondre pas en cas d'une baisse des ventes. Il donna ainsi de bons conseils à son père et augmenta le capital de la famille Dursley de cent cinquante pour cent en une semaine grâce à la spéculation. Il achetait des actions à bas prix et les revendait quelques heures plus tard le double, voire le triple se faisant ainsi une monstrueuse plus value. De plus, il faisait disparaître une partie des gains afin de ne pas payer d'impôts dessus, faisant ainsi une belle petite fraude fiscale. De cette façon, la famille Dursley devint une famille riche en moins de deux ans avec une fortune estimée officiellement à plus de cinquante millions de dollar et officieusement à plus de deux cent cinquante millions caché dans les paradis fiscaux et à Gringotts pour plus de la moitié.

La Grunning, grâce à une idée d'Harry, inventa un métal inifugé, résistant à la chaleur extrême et à une brusque refoidissement, et qui restait souple et élastique. Quand Vernon Durlsey en fit part au monde, toutes les agences spatiales et aéronautiques se jetèrent sur sa petite entreprise qui devint leadeur mondial dans ce métal révolutionnaire, qui n'aurait fait son apparition que dans vingt ans, Harry n'ayant aucun scrupule à utiliser ce qu'il connaissait pour faire que sa vie soit parfaite et que sa famille et lui soit libre de tous problèmes financiers. Il avait l'intention aussi de donner les plans à son père d'un moteur révolutionnaire qui était déjà révolutionnaire de son temps et que personne ne voulait car n'utilisant pas les énergies fossiles. Mais ça, il le lui donnerait plus tard quand ils commenceront à s'essouffler.

Mais il n'était pas encore là. Durant son temps d'alitement, Harry ne faisait pas que spéculer, il passa le reste de son temps libre à lire les livres de magie. Il apprit à reconnaître les ingrédients les plus utilisés dans le monde magique. Il apprit leurs particularités, leurs effets et avec quels éléments on pouvait ou non les mélanger. Il avait hâte de pouvoir se lever afin de faire sa première potion. Mais en attendant, il avait fait de profondes scéances de méditation afin de pouvoir avoir un meilleur contrôle sur sa magie. Le peu qu'il avait, il apprenait à le contrôler grâce à la magie et grâce aux livres que sa mère lui avait acheté. Il commençait calmement en faisant tout simplement apparaître une petite boule de lumière. Rien que ça, il lui avait fallu quinze jours de dur labeur, mais pour lui c'était énorme. Après avoir été capable de faire apparaître une boule de lumière, il tenta de faire voleter la petite boule lumineuse. Dudley adorait regarder son frère s'entraîner, c'était tellement magique. Au bout d'une semaine, il réussit à la faire voleter dans toute la pièce. Dudley l'applaudit vigoureusement. Harry regarda attentivement son frère et lui dit :

-Tu devrais perdre un peu de poids.

-Pourquoi ? Demanda agressivement Dudley.

-Parce que je n'ai pas envie de perdre mon frère. Répondit sérieusement Harry.

-...

-L'excés de poids peut entraîner des maladies cardio-vasculaires, tu peux faire une attaque cardiaque.

-Vr... vraiment ?! Répondit Dudley assez effrayé.

-Oui, vraiment.

-Tu... tu peux faire quelque chose ? Demanda le petit garçon.

-Oui, je connais quelque chose qui absorbe les graisses. Mais ensuite, je t'aiderai à t'entraîner. On s'entraînera dans la cave, il y a plus de place. Au début, ce sera dur, mais ensuite ce ne sera qu'une question d'habitude. D'accord ?

-D'accord. Je suis d'accord.

-Bien. Je dirais à maman de nous faire un repas spécial qui nous permettra de ne pas prendre de poids.

-Pffuuu !!! Tu seras là pour m'aider ?

-Oui, n'aies pas peur. Je serais là jusqu'à ce que cela devienne un automatisme et que tu le fasses par toi-même. Répondit Harry avec un sourire.

Ce qu'ils ne savaient pas tous les deux, c'est que Vernon, Pétunia et le médecin les avaient entendus. Le médecin de famille se tourna vers les deux parents et leur dit :

-Votre fils a eut une bonne idée. Dudley pourrait risquer de développer des maladies cardio-vasculaires s'il ne maigrit pas. Je vais vous donner un régime à suivre pour le faire maigrir.

-Bien.

Vernon et Pétunia furent ravis que leur fils se soit préoccupé de la santé de son frère. Maintenant que le médecin avait dit cela, il entra dans le grenier et retira le plâtre du petit garçon. Il allait lui dire que son muscle serait atrophié par le manque de mouvement, mais Steven savait comment ne pas perdre du muscle. Le médecin fut très étonné en voyant que le bras et la jambe d'Harry étaient en parfait état, sans la moindre perte musculaire d'aucune sorte. Surtout que dès qu'Harry fut debout, il crapahuta dans toute la chambre, ravi de pouvoir marcher. Le médecin se tourna vers ses parents et leur dit avec le sourire :

-Il est en pleine forme. Il court comme un cabri. Tu as mal mon petit ?

Harry s'assit sur son lit et testa patiemment son bras, sa jambe, ses doigts ainsi que ses doigts de pieds et le moindre de ses tendons. Il rouvrit les yeux, et répondit :

-Je vais bien, je n'ai mal nul part.

-Parfait. On va alors tester tes réflexes.

-Bien.

Après différents tests, le médecin déclara que l'enfant était en pleine forme et pouvait sortir. La petite famille fut ravie et Harry reçut l'interdiction absolue de jouer dans la rue. Ce qu'accepta le petit garçon. Mais maintenant qu'il avait le droit de se lever et que le médecin était parti, il fila faire sa première potion. Pétunia, Dudley et Vernon s'assirent sur son lit et l'observèrent la faire. A force de la lire et de la relire, il était capable de la réussir du premier coup. Elle avait la bonne texture, la bonne odeur d'oeuf pourri, et la bonne couleur de brun-verdâtre. Il se tourna vers sa mère et lui demanda :

-Maman, tu as des bouteilles en verre ?

-Oui. Je vais te les chercher mon ange.

-Merci, maman.

Pétunia revint cinq minutes plus tard avec un carton plein de bouteilles toutes fermées. Harry remplit un verre de cette "mixture", puis prenant un entonoire, il mit la potion dans trois bouteilles, les étiqueta et marqua le nom, les précautions d'emploi ainsi que les effets de la potion. Maintenant qu'elle était faite, il prit le verre qui avait eu le temps de refroidir et le donna à son frère. Dudley regarda ça avec abomination. Harry lui dit :

-Normalement, ça a le goût de l'odeur. C'est particulièrement répugnant, mais très efficace. Tu dois tout boire d'un trait.

Dudley prit le verre, une grande respiration, puis avala d'un coup la mixture. Harry dit à son père.

-Papa, ça risque de lui faire mal, car la potion va détruire la graisse et la peau en trop. Ça va être douloureux surtout quand elle avait réduire la taille de son estomac.

Vernon et Pétunia prirent leur fils dans leurs bras et tremblèrent quand Dudley cria de douleur. La potion le tortura vingt minutes, jusqu'au moment où Harry murmura à son oreille :

-Cela ne va plus durer longtemps, la douleur ne dure que vingt minutes et ensuite, tu seras un nouvel enfant.

Et en effet, vingt minutes après l'avoir bu, le gros garçon avait atteint le tour de taille qu'un enfant de son âge devait avoir et ce pour le plus grand plaisir de ses parents. Harry lui dit :

-La potion t'a complètement épuisé. Il faut que tu ailles te coucher. Mais d'abord, mange cela, c'est du chocolat. J'ai lu que le chocolat aidait à rendre une partie des forces. Alors tu manges ça, tu te brosses les dents et tu dors. Demain commencera l'enfer.

Dudley déglutit difficilement, mais obéit à son grand frère. Pétunia et Vernon demandèrent à Harry :

-Que va être cet entraînement ?

-Pompes, tractions, course à pieds, étirements, port de poids, on commencera tout doucement. Puis plus il aura de facilité, plus l'entraînement deviendra dur. Il faudra lui trouver un sport qui l'aidera à augmenter son agilité et sa force musculaire. Répondit le petit garçon en imaginant l'entrainement qu'aurait le pauvre Dudley.

-C'est une bonne idée. Harry ? Interrogea Vernon.

-Oui ?

-Que faisais-tu... avant ? Vernon avait du mal à imaginer que son petit garçon était en fait un adulte indépendant et qui n'avait pas besoin de lui. Mais heureusement, Harry faisait en sorte que les Dursley se sentent indispensables pour lui.

-Je faisais parti de l'unité antiterroriste d'élite du Ghost. L'un des meilleurs, sans vouloir me vanter.

Ses parents furent un peu étonnés, l'horloge de famille sonna dix heure et Vernon dit :

-Il est tard, je dois aller travailler.

Après avoir salué toute sa famille, Vernon partit travailler. Pétunia alla s'occuper de la maison, et Harry décida de faire d'autres potions. Il désira faire toutes les mixtures du livre. Il alla prendre une bonne douche, puis quand il rentra dans sa chambre, il vit l'oeuf sur la table et décida d'aller voir ce que c'était. Il s'en approcha doucement et le toucha. La paroie était chaude et lisse. Brusquement dans le silence, un craquement retenti et l'oeuf commença à se briser. Ce que ne savait pas Harry, c'est que dans la chambre de ses parents, l'oeuf rouge se fissurait également.

Dans la cuisine, Pétunia fit tomber de la sauce tomate sur son chemisier. Maniaque, elle décida d'en changer et monta dans sa chambre. Là, elle entendit les craquements et se précipita vers l'oeuf. Elle s'accroupit devant et apparut un poussin tout nu et tout rouge. L'oisillon la regarda et laissa échapper une douce trille de joie. Pétunia fondit devant le petit oiseau et délicatement l'aida à sortir de sa coquille. Elle le serra contre elle avec tendresse et alla voir Harry pour lire un des livres sur les animaux magiques. Quand elle entra dans la chambre, elle vit Harry avec un oisillon, mais tout blanc. Harry était en train de lire un livre et s'exclama :

-Tu es un phoenix blanc, tu es comme ton cousin le phoenix rouge, sauf que tu es blanc.

Pétunia toussota et Harry vit l'oisillon dans les bras de sa mère. Il lui dit :

-C'est un phoenix, maman.

-Un phoenix ? Que mange-t-il ?

-C'est omnivore, mais il doit manger sa coquille pour avoir la force de survivre.

Pétunia rentra dans sa chambre en courant et laissa l'oisillon manger sa coquille, puis le poussin devint un magnifique phoenix rouge. L'oiseau chanta et se posa sur l'épaule de sa maîtresse. Pétunia retourna dans la chambre de son fils et vit Harry avec un magnifique phoenix blanc.

-Hedwige, je vais t'appeler Hedwige.

Pétunia caressa tendrement son phoenix et murmura :

-Et moi je t'appelle Feudou.

Feudou lança une trille de joie, puis les deux phoenix s'envolèrent afin de jouer dans les airs. Pétunia toute heureuse laissa Harry seul et termina de faire le repas. Harry se secoua, puis alla chercher son livre de potion et se mit au travail. Il voulut d'abord faire des potions utiles, pimentine, potion contre l'acnée, contre les bleus et fortifiante. Mais avant, il en fit une qui chassait les fourmis, sa mère s'était encore plainte que ces insectes infestaient sa cuisine. Une odeur atroce sortit de son laboratoire et Harry dut ouvrir la fenêtre afin d'aérer. Quand la potion fut terminée, Harry dévala les escaliers et croisa le regard mécontent de sa mère. Pétunia demanda :

-D'où vient cette odeur ?

-D'une potion contre les fourmis. Une goutte aux quatre coins de la maison, une formule et plus aucune fourmis dans toute la maison pendant un an.

-Et le jardin ?! Demanda Pétunia très intéressée.

-Je vais faire l'essai.

Il sortit dans le jardin et laissa tomber une goutte aux quatre coins du jardin, puis il se mit au centre du terrain qui, à vu de nez, était dans le salon, se mit en tailleur et commença l'incantation. Il se mit en transe, sa magie entra en résonnance avec la nature autour de lui et surtout cet acte de magie brisa les scellés qui contenaient sa magie. A cinq ans, il se retrouva donc avec la puissance qu'il aurait normalement dû recevoir à ses dix-sept ans. Il ressentait toute la magie du monde, il ressentait la joie des créatures magiques libres, la tristesse de ceux qui étaient liés au monde sorcier, la Magie avec un grand M. Se secouant mentalement, il s'extirpa de cette fascination et plaça la barrière afin d'empêcher les fourmis d'entrer dans le jardin. Il avait réussi le pire des tests, la plus part des sorciers oubliaient ce qu'ils voulaient faire et se perdaient dans la magie. La magie d'Harry lui fit alors totalement confiance et au lieu de bloquer ce que le garçon venait de recevoir, elle le lui laissa. Au ministère de la magie, cet acte fit exploser tous leurs détecteurs avant qu'ils puissent déterminer le lieu exacte de cette explosion de magie. Les sorciers ne comprenaient pas, ce pic avait déjà été ressenti le jour où celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le nom avait été terrassé par la Survivante, Emilie Potter. Mais le pic se trouvait vers Londres alors que la fille-qui-avait-survécu se trouvait à Godric Hollow, au centre de l'Angleterre. C'était à n'y rien comprendre. Pourtant, c'était la même signature magique mais beaucoup plus puissante. Le département des Mystères décida de faire des recherches sur cette étrange force et donc cacha cette information jusqu'à ce que six ans plus tard, elle arrive aux oreilles du vieux citronoman.

Loin de cette décision, Harry était cajolé par sa mère folle de joie d'être débarrassée des fourmis. Maintenant que sa chambre avait bien été aérée, Harry décida de faire une potion contre les écorchures. Celle-là était plus difficile, mais moins ignoble. Il passa le reste de la journée à la faire. Alors que sa potion prenait de plus en plus la texture d'une pommade, il se trouva stupide en voyant qu'il n'y avait que des bouteilles et non des pots. Laissant mijoter la potion à feu très doux, il fila voir sa mère.

-Maman, aurais-tu des pots de confiture ?

-Mmhhhh !! je crois que oui. Dans la cave.

Comme sa mère était en train de faire le repas, Harry lui dit :

-J'y vais.

-Fais attention mon coeur, il n'y a pas de lumière dans les escaliers. L'ampoule a cassé.

-Alors je ferais une boule de lumière.

Harry ouvrit la porte, puis se concentrant légèrement, une boule lumineuse apparut près de lui et il put descendre les escaliers sans risquer la chute. Arrivé dans la cave, il fouilla un peu, puis découvrit un gros meuble rempli de pots de confiture et de bouteilles vides. Harry fit une danse de la victoire, puis il fouilla dans ses souvenirs et se souvint d'un sort qu'il avait lu dans le nouveau livre d'Enchantement que sa mère lui avait acheté, c'était... le... sort... de réduction. Il leva les yeux vers le meuble, se concentra plus fortement et dit :

-Reducto

Après une légère secousse, le meuble prit la taille d'un lego. Ravi, Harry mit le meuble dans sa poche et remonta dans la cuisine. Avant d'y arriver, il entendit des voix d'hommes inconnus discuter avec sa mère d'un sort de haut niveau de magie effectué dans cette maison. Harry écouta et fut impressionné par l'aplomb de sa mère qui mentait comme un arracheur de dents. Les hommes la crurent et ils repartirent. Harry retourna voir sa mère et lui dit d'un air penaud :

-Je vais arrêter de faire de la magie sinon on va avoir des problèmes.

-Je me moque de ces sorciers pouilleux. Tu ne vas pas arrêter parce qu'ils sont idiots. Non, il faudrait trouver quelque chose qui empêcherait cette bande de vautour de te voir faire de la magie. Fulmina Pétunia.

-Oui, mais il faudrait le faire le plus vite possible, car j'ai une potion sur le feu. Elle peut rester encore douze heures sans problème, mais je crains le moment où l'odeur commencera à se dégager.

-Je vais appeler ton père.

-Bien maman. Je vais voir comment va Dudley.

Alors que Pétunia grondait contre les sorciers pour oser traquer leur petit garçon, Harry alla s'asseoir près de son frère et le regarda dormir très profondément. Il avait demandé à sa mère de faire du chocolat chaud, même s'il avait bien refroidi entre temps. Il prit la tasse et fit boire un peu de boisson à son frère qui eut le réflexe de l'avaler. Dudley soupira de soulagement tandis que la magie d'Harry lui dit que son frère allait plus que bien et qu'il se réveillerait en pleine forme le lendemain. Rassuré, il alla rejoindre sa mère et lui dit que Dudley allait très bien. Elle fut soulagée et lui annonça que son père reviendrait plus tôt afin de garder un oeil sur Dudley tandis qu'ils iraient sur le Chemin de Traverse trouver ce dont ils auraient besoin. En attendant, Harry fila dans sa chambre et lut l'histoire de Poudlard. Là, il découvrit tous les sorts dont il aurait besoin pour transformer leur maison en une forteresse qui les protègerait totalement des sorciers. Harry alla voir sa mère et lui expliqua ce qu'il voulait faire. En tant qu'ancien agent des Ghost, il avait l'habitude de surprotéger sa maison contre les indésirables. Pétunia y réfléchit un instant, puis accepta mais elle rajouta :

-Cependant, il faut que tu aies l'accord de ton père.

-Pour faire quoi ? Demanda Vernon qui venait d'ouvrir la porte.

-Pour que les sorciers ne reviennent pas nous embêter. Et comme cela, en cas de danger, aucun sorcier ne pourrait entrer dans la maison. Alors que penses-tu de mon idée ? Répondit Harry.

-J'aime bien, en plus comme cela « ils » ne viendront pas. Répliqua Vernon avec un grand sourire ravi.

-Ils ? Que représentent ce « ils » ? Demanda Harry.

Vernon et Pétunia ayant confiance en sa maturité et en sa roublardise lui expliquèrent toute l'histoire, la raison de sa présence ici. Steven qui avait cru que les parents d'Harry avaient été tués par Voldemort fut tout bonnement outré en apprenant qu'ils avaient décidé de l'abandonner pour élever leur fille. Harry se mit à réfléchir intensément puis leur dit :

-Nous devons leur couper l'herbe sous le pied.

-Mais comment ? Demanda Vernon.

-C'est très simple, ils sont sorciers. Cependant, malgré cela ils ne peuvent lutter contre la loi. Alors utilisons la loi contre eux. Il faut leur retirer tous droits parentaux à mon sujet et ensuite vous m'adoptez tout simplement.

-Mais et les Potter, ils vont venir, non ? Remarqua Pétunia

-Oui, ou non. C'est la seule incertitude dans mon plan. Grimaça Harry.

Les deux parents se regardèrent puis s'exclamèrent :

-Et bien nous allons le mettre en place ton plan, mon trésor. Mais pour l'instant, allons sur le Chemin de Traverse afin de trouver les livres dont tu auras besoin.

Harry embrassa tendrement son père, puis sa mère et lui quittèrent le 4 Privet Drive afin d'aller à Londres. Au cas où ils rencontreraient la famille Potter, Harry avait prit l'appareil photo de son père. Alors qu'ils roulaient, Vernon appelait son avocat afin de tout mettre en place. L'avocat lui conseilla de retirer d'abord aux anciens parents leurs droits parentaux et ensuite d'adopter l'enfant. Vernon était très impressionné, car c'était ce qu'avait pensé son fils. Harry, il devait être en train de mettre son plan en action. Après quarante minutes de route, ils arrivèrent enfin devant le Chaudron Baveur. Pétunia trouva facilement une place, puis ils pénétrèrent dans le pub. Là, Pétunia vit sa soeur et son mari qui chouchoutaient une petite fille de l'âge de ses deux enfants. Elle pleurnichait pour avoir une nouvelle part de gâteau. Harry fit un clin d'oeil à sa « mère » et après avoir retiré le flash, mitrailla les Potter. Pétunia alla voir Tom et avant de pour dire quoi que se soit, le vieil homme lui dit :

-C'est pour le Chemin de Traverse ?

-Oui, merci.

-Venez.

Ils quittèrent la salle et Pétunia soupira de soulagement en voyant que les Potter n'avaient pas fait attention à eux. Quand ils entrèrent sur la rue sorcière, Harry ouvrit de grands yeux stupéfaits :

-C'est magnifique. Mais comment réussir à cacher autant de monde là ? C'est incroyable.

Pétunia alla à Gringotts changea de nouveau des livres en gallions, puis ils allèrent à Fleury et Bott. Harry alla immédiatement dans la partie des sorts puissants et de la magie ancienne. Il feuilleta quelques livres et prit ceux qui avaient les sorts les plus puissants et surtout un qui montrait le moyen d'empêcher quiconque de ressentir la magie et le magnifique sort de Fidelitas. Il allait prendre ce livre, et puis celui-là, et l'autre là et encore celui-la. En tout, il prit une quizaine de livres. Pétunia soupira, mais elle savait aussi que grâce à ces livres toute sa famille serait protégée des sorciers malfaisants et stupides. Elle emmena Harry à un glacier qu'elle avait vu, puis tous les deux dévorèrent une grosse glace merveilleuse. Pétunia se retrouva avec un petit garçon sur les genoux qui la serrait à l'étouffer. Harry était tellement heureux. Après la glace, ils allèrent dans la ménagerie magique et le petit garçon entendit des pleurs. Il regarda dans tous les sens, puis se dirigea vers les sanglots. Là, il vit un petit serpent blanc lové sur lui-même. Harry demanda :

-Pourquoi pleurs-tu ?

Le serpent leva la tête et Harry vit une immense détresse dans les yeux du reptile, le petit serpent murmura :

-Ils ont tué ma maman, et m'ont enlevé. Je veux revoir ma maman. Veux pas resssster isssi.

-Tu peux ressster avec moi. Sssssi tu veux.

-Vrai ? Je pourrai ?

-Oui. Comment tu t'appelle ?

-Sssseti.

-Ssss'essst un très joli nom.

Personne n'avait fait attention à ce petit garçon qui sifflait de concert avec un serpent blanc. Harry ouvrit la cage et prit le serpent dans ses bras. Le petit reptile s'enroula autour du cou d'Harry et celui-ci alla voir le vendeur et lui dit :

-Je veux ce serpent !

-Il n'est pas à vendre.

Harry décida de taper un gros scandale et se mit à hurler comme un possédé ou comme un enfant faisant un monstrueux caprice. Le vendeur ne sachant pas quoi faire pour le calmer, le lui vendit et dès que Pétunia paya, Harry se calma. Il se tourna vers le vendeur et lui dit avec un sourire diabolique :

-Désolé, je ne sais pas encore me tirer des larmes, mais donnez-moi deux ou trois mois, et je serais beaucoup plus convainquant.

A suivre