Je vous remercie pour les reviews. J'espère que l'histoire va continuer à vous plaire. Bon, je sais que par rapport au manga ça va devenir de plus en plus angst mais pour l'anima ça va tout de même
Surtout, n'hésitez pas à me laisser des commentaires pour que je sache si je reste dans le potable .
Je précise que les phrases en italique ce sont les pensées des personnages.
Bonne lecture !
Aerith21
Chapitre 2 Un peu de vacances
Hisoka pensait qu'enfin le chef Konoé allait leur confier une nouvelle affaire.
Hisoka ne se sentait pas franchement prêt à affronter ça mais il se disait que cela permettrait de les sortir de cette monotonie malsaine dans laquelle ils étaient englués pour l'instant.
Il ne pouvait cependant s'empêcher de redouter le moment où Tsuzuki devrait de nouveau aller réclamer une âme et le moment où tous deux devraient se retrouver face à face avec Muraki.
C'est ainsi qu'à peine avait-il mis les pieds dans le bureau du chef qu'il ne savait plus ce qu'il voulait et cela trahissait l'instabilité émotionnelle dans laquelle il se trouvait encore.
Il perçut un sentiment venant de Tsuzuki, très brièvement. De l'inquiétude mêlée à de l'appréhension. Mais de fortes barrières mentales se dressèrent et il ne put plus rien lire.
Tsuzuki appréhendait encore le retour sur le terrain et cela bien qu'il en ait plus qu'assez de la paperasserie.
Mais après dix minutes de bavardage inutile, Hisoka comprit que Tsuzuki n'avait pas à s'inquiéter au sujet d'un éventuel retour sur le terrain.
« … C'est pourquoi j'ai pensé que des vacances à Okinawa étaient une excellente idée… »
L'esprit d'Hisoka perdu dans les nuages se crasha brusquement sur terre.
Konoé avait-il vraiment dit ce qu'il pensait qu'il avait dit.
Des vacances ?!
Watari et Tsuzuki se serraient déjà dans les bras l'un de l'autre en pensant aux délicieux repas qui les attendaient déjà.
« Des vacances ?! » s'écria Hisoka. Il ne savait même pas vraiment lui-même pourquoi cela lui semblait tellement hors de propos.
« Oui, Kurosaki-kun, c'est bien ce que j'ai dit, répliqua Konoé sur un ton enjoué.
- Mais, nous, on n'a pas de raison de prendre des vacances… ça fait plus de deux mois qu'on se tourne les pousses dans les bureaux à faire du travail inutile. Pourquoi on irait en vacances ?
- Tu te sens bien, Bon, s'enquit Watari. Le chef nous offre des vacances et toi tu veux refuser. Mais c'est un truc qui ne se refuse pas… Ce sera un hôtel 4 étoiles j'espère, continua Watari.
- Je laisse faire Tatsumi, il nous trouve toujours de bons endroits… »
Hisoka n'arrivait pas à mettre le doigt sur ce qu'il trouvait dérangeant là-dedans.
Généralement, le fait d'avoir des vacances ne le dérangeait pas vraiment. Il appréciait de temps en temps de pouvoir prendre un peu de recul vis-à-vis du travail mais ici.
« Ah, j'ai tout compris patron, ce que vous faites en nous proposant ces vacances c'est me remercier pour mes loyaux services et mon assiduité au travail durant plus de 70 ans, c'est pas rien tout de même…, lança fièrement Tsuzuki.
- Tu veux rire ou quoi. Je ne connais personne de plus inutile que toi. Tu es le seul qui travaillera pour des clopinettes pendant les deux prochaines années pour payer ces vacances à Okinawa, espèce de bon à rien, hurla Konoé.
- Ce que vous êtes dur, pleurnicha Tsuzuki. Heureusement que le petits encas d'Okinawa seront là pour me remonter le moral…
- Il n'est pas question que je paie tes extra-repas, lança Konoé.
- Quoi ?! gémit le Shnigami les yeux humides. Mais Chef, vous savez qu'avec trois repas par jour je risque l'inanition.
- Je n'en ai rien à faire, abruti, gouffre sans fond à pognon et à nourriture. Tu es la honte de l'Enma-Cho… »
Tatsumi et Watari observaient la scène d'un air amusé. Et Hisoika, il restait en retrait.
Voilà, il venait de mettre le doigt sur ce qui n'allait pas.
Tout le monde ce comportait comme « avant », tout le monde VOULAIT et ESSAYAIT de se comporter comme « avant » mais ce n'était plus pareil. Il s'était passé quelque chose qui avait brisé des êtres et la fragile stabilité des esprits des membres de l'Enma-Cho. Pourquoi Hisoka était-il le seul à ne pas pouvoir faire semblant ?
Voir Tsuzuki faire le pitre après l'avoir vu les bras levé vers Touda lui quémandant de tout brûler jusqu'à l'éternité de sa vie, il ne pouvait pas le supporter… En fait, il ne pouvait PLUS le supporter.
« Si vous n'avez plus rien à ajouter, patron… » lança Hisoka d'une voix dénuée de sentiment.
Ils se tournèrent tous vers Hisoka et son partenaire lui lança un regard interrogatif auquel il ne daigna même pas répondre.
« Tu peux disposer, Kurosaki-kun. »
Hisoka le salua et sortit de son bureau.
Là tout de suite, il avait besoin d'un bon bol d'air frais. Il fallait qu'il s'échappe à tout prix de cette ambiance malsaine et fausse.
Son empathie ne rendait pas les choses simples car derrière les mots et les attitudes qui se voulaient décontractées et normales, il percevait l'inquiétude des gens à leur égard. Il entendait les pensées des gens à leur passage.
« Comment a-t-il pu en arriver là » « Pourtant Tsuzuki a toujours l'air heureux de vivre » « Je ne m'attendais pas à un truc pareil de sa part… Vouloir se suicider tout de même… » « Il a l'air de s'être bien remis de ça… ».
Hisoka était vraiment très fatigué de tout ça. Il sortit prendre l'air un moment.
Il était tellement perdu dans ses pensées qu'il ne perçut pas la présence de son partenaire derrière lui.
« Soooooooooooka-chan. » lança joyeusement Tsuzuki.
Hisoka sursauta quelque peu et se tourna vers son partenaire. Il affichait encore son air niais d'imperturbable optimiste. Le jeune homme grogna d'un air renfrogné et détourna le regard.
« D'accord, qu'est-ce qu'il y a ? » demanda Tsuzuki en se passant nerveusement la main dans les cheveux. Il avait dit cela sur un ton quelque peu excédé mais cette note bien que légère n'échappa pas à l'empathe.
Il se retourna vivement, la colère aisément lisible dans ses yeux.
« Tu me demandes ce qu'il y a ? » s'enquit l'empathe d'une voix qui dissimulait très mal sa prochaine perte de contrôle.
« Tu OSES me demander ce qu'il y a ? Tu es complètement stupide ma parole. »
Hisoka serra les dents un instant, il ne voulait pas continuer sur cette voie, il ne voulait pas se mettre en colère car il savait bien qu'il perdrait très vite le contrôle de ses pouvoirs surtout dans son état émotionnel.
« Pfff, ça ne vaut même pas la peine qu'on en discute. C'est toujours pareil de toute façon… » Hisoka enfouit les mains dans ses poches et contourna son partenaire d'un air boudeur.
« Je suis désolé… murmura Tsuzuki, la tête basse.
-Oui, tu es toujours désolé et le plus affligeant là-dedans, c'est que tu ne sais jamais pourquoi… Tu t'excuses toujours, pour un oui pour un non… C'est lassant. »
Sur ce, Hisoka retourna au bureau. Il comptait bien demander à Tatsumi un congé pour l'après-midi. Il ne se sentait pas très bien.
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Tsuzuki savait bien qu'il aurait dû forcer Hisoka à lui parler, mais tout le problème était bien là, il n'avait plus la force de quoi que ce soi.
Non… décidément rien n'avait changé depuis cet incident.
Hisoka lui avait demandé de vivre pour lui, il lui avait dit que sa seule place était à ses côtés et il avait acquiescé quand Tsuzuki lui avait demandé s'il pouvait rester avec lui…
Mais tout ça semblait bien loin… Probablement qu'Hisoka avait lancé ces paroles sans y réfléchir, juste pour le sauver, juste pour l'empêcher de commettre l'irréparable.
Maintenant qu'il y repensait à tête reposée, il trouvait ça égoïste de la part de jeune Shinigami de l'avoir obligé à revenir, contre sa volonté. Tsuzuki n'aurait pas pu supporter de laisser mourir Hisoka aves lui dans les flammes de Touda, il fallait qu'il accepte de repartir avec Hisoka afin de sauver ce dernier.
L'empathe lui avait dit qu'il s'il ne pouvait plus vivre pour lui-même, alors qu'il vive au moins pour lui, qu'il vive au moins pour Hisoka.
Ce même Hisoka qui l'abandonnait à présent, comme tous ses partenaires avant lui. Il allait finir par le considérer comme un monstre, lui aussi mais ça, Tsuzuki ne pourrait pas le supporter…
Il soupira.
Il aurait dû laisser Touda mettre fin à cette longue existence de misère. Si c'était à refaire, il ne choisira plus la vie…
C'est alors que Tsuzuki perçut une présence derrière lui et se retourna vivement.
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A peine eut-il passé la porte de leur bureau, qu'Hisoka fut pris de remords. Il avait été vraiment trop agressif vis-à-vis de Tsuzuki et le regrettait.
Peut-être que s'il discutait avec lui sérieusement, le Shinigami finirait par parler spontanément de Kyoto.
Hisoka soupira. Les grandes discussions n'étaient pas sa tasse de thé, mais il ferait une exception pour enfin sortir de cette mauvaise ambiance qu'il n'a que trop duré.
Il prit une profonde inspiration et décida de retourner voir Tsuzuki. Ensuite, il comptait bien aller demander le reste de LEUR journée chez Tatsumi pour qu'ils puissent discuter de cela calmement chez lui ou chez Tsuzuki, cela n'était pas vraiment important.
Hisoka se dirigea donc pour la seconde fois vers la porte qui menait au jardin de sakura. A travers les fenêtres, il vit la silhouette de Tsuzuki qui n'avait pas bougé depuis qu'il l'avait quitté.
Hisoka sentit de nouveau les remords l'envahir.
Bon, il fallait qu'il s'excuse pour commencer et ensuite qu'il explique à Tsuzuki pourquoi il avait réagit aussi violemment.
Plus il se rapprochait, plus l'empathe percevait les pensées dissolues de son partenaires.
Tsuzuki avait oublié de lever ses barrières mentales.
Cela ennuyait Hisoka d'entrer ainsi dans les sentiments de son partenaire sans y avoir été invité. Il allait avertir Tsuzuki de sa présence quand il perçut un sentiment le concernant. Il s'arrêta net et laissa son empathie s'intensifier pour mieux percevoir cette émotion.
Tsuzuki pensait qu'Hisoka avait lancé ses paroles en l'air au beau milieu du feu de Touda. Puis en se concentrant plus il perçut comme de la… rancune ? Oui, c'était bien ça. Son partenaire pensait qu'Hisoka avait été égoïste de l'obliger à rester alors qu'il voulait mourir. Il pensait qu'il avait été inconscient de se jeter dans les flammes et à la fois égoïste car il se doutait bien que Tsuzuki ne le laisserait pas mourir avec lui.
Mais Hisoka ne se doutait pas que le pire restait à venir sinon il aurait dévoilé sa présence à son partenaire bien plus tôt.
« J'aurais dû laisser Touda me consummer .»
C'est ce qu'Hisoka perçut.
« Si c'était à refaire… Je ne choisirais pas la vie… »
Le jeune homme écarquilla les yeux. Il aurait voulu fuir mais il était pétrifiait sur place, aux prises avec le tumulte de ses émotions accentué par l'instabilité de son empathie.
Tsuzuki dut ressentir ce combat intérieur que se livrait son jeune partenaire car il se retourna.
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Quand Tsuzuki se retourna, il se retrouva face à Hisoka.
Quand il vit l'expression sur le visage du jeune homme, il comprit qu'il avait oublié de lever ses barrières mentales. Le cœur de Tsuzuki bondit dans sa poitrine et il devint livide.
Aussi loin qu'il s'en souvienne, Tsuzuki n'avait jamais vu une telle expression d'horreur sur le visage d'Hisoka.
Même Muraki ne provoquait pas ce genre de réaction chez lui.
Il vit cette expression d'horreur se muer en une peine profonde, puis en une expression blessée et finalement, comme il le redoutait en redoutable colère.
Hisoka serra les dents et les poings.
Les seules traces de sa peine étaient désormais les larmes bloquées aux coins de ses yeux qui refusaient de s'écouler.
Tout le reste n'était que colère.
Tsuzuki fit un pas vers lui mais Hisoka recula vivement.
« Et bien tu n'avais qu'à y rester, hurla Hisoka. Tu n'avais qu'à laisser Touda te brûler si c'est tout ce qui t'intéresse, ça m'est égal. Fallait surtout pas te sentir obligé d'exister pour moi. »
Hisoka s'enfuit en courant.
Cette fois, il rentrerait bel et bien chez lui et il ne prendrait pas la peine de demander la permission à Tatsumi.
Il en avait plus qu'assez, il voulait juste être seul…
Voilà, comment vous avez trouvé, hein ? Vous aimez, vous n'aimez pas ? Faites-le moi savoir. Allez à la prochaine.
