Merci a Anaid, Jay et Cissyaliza pour leurs reviews si encourageantes : )


- Ellie Brooks, il travaillait au Navy Crimmial Investigation Service.

- Encore un…

Les trois agents étaient arrivés au domicile de la victime et, après une rapide présentation des faits par le lieutenant de police Messer, ils s'étaient engouffrés dans la charmante petite maison. A la seconde où ils pénétrèrent dans l'habitat, une violente odeur les surprit. Réprimant un haut-le-cœur, Gibson mit sa main devant la bouche, sous le regard moqueur de Colby qui lui-même était fusillé du regard par Don. La victime ? Un jeune homme d'environ trente ans, sauvagement battu et égorgé dans sa propre maison. Son corps était couvert d'ecchymoses, de traces de brulures et de coupures profondes, sans oublier l'ouverture béante qui lui barrait le cou de part en part. D'une pâleur effroyable, il était plus qu'évident que le pauvre agent était là depuis longtemps.

- Même mode opératoire, je pense qu'on a affaire au même gars !

Malheureusement pour les agents, la scène de crime était semblable à tous les autres, c'est-à-dire totalement nickel. Pas une trace, pas une emprunte, qui que soit ce type, il était prudent et minutieux, ce qui ne facilitait vraiment pas la tâche du FBI. Après un rapide rapport préliminaire du médecin légiste, Don quitta les lieux, afin de faire un compte rendu à Liz, restée au bureau. Quant à Colby, il se retrouva chargé de babbysiter le nouveau, tout en cherchant LE détail qu'aurait pu omettre leur tueur.

Alors qu'il cherchait dans la cuisine, la voix de Gibson le fit sursauter.

- Pourquoi vous êtres comme ça avec moi ?

- Quoi ?

- D'accord je suis nouveau, et oui je sais, personne n'aime les nouveaux, encore moins quand ils remplacent un agent blessé… Mais je suis sûr que vous l'avez été aussi quand vous avez rejoint cette équipe ! Alors, pourquoi vous êtes comme ça, pourquoi avez-vous décidé de ne pas me donner une petite chance de prouver ce que je vaut ?

- Pas le temps de bavarder avec toi Gibson, je sais pas si tu as vu mais on est sur la scène de crime d'un gars qui s'est fait frappé à mort dans sa propre maison !

Déçut par sa réponse, Gibson retourna à ses occupations, laissant seul Colby s'occuper de l'intérieur. Celui-ci, toujours décidé à ne pas accorder la moindre importance au remplaçant de son coéquipier. Cela pouvait semblait un peu cliché mais il y avait quelque chose de perturbant chez ce Gibson. Bien sur, il ne pouvait pas dire de quoi il s'agissait, pourtant, il avait comme un mauvais pressentiment… Quoi qu'il en soit, Gibson n'était pas sa priorité. Tous ces agents avaient été abattu d'une manière sauvage, barbare et plus ils perdaient leurs temps à fouiller une scène de crime vierge, plus ce malade avait des chances de recommencer à tuer. Après avoir passé la matinée a chercher pour, au final, ne trouver qu'une emprunte partielle de chaussure dans la terre du jardin, Colby décida qu'il était temps pour eux d'affronter les terribles équation du professeur Eppes, histoire de se rapprocher un peu plus du meurtrier. Le trajet se passa en silence, Gibson trop intimidé pour parler, Colby trop intrigué pour lui répondre.

De longues minutes plus tard, les deux agents, à peine sortit des monstrueux embouteillages de Los Angeles, arrivèrent enfin au pied de l'immense bâtiment fédéral. Toujours en silence, ils s'engouffrèrent dans l'ascenseur. Don et Liz les attendait déjà et, après avoir déposé leurs armes, tous les agents de l'unité se regroupèrent autour du tableau blanc, envahis de signe et de nombre totalement indescriptibles pour le commun des mortels, excepté pour leur auteur, le célèbre mathématicien Charles Eppes. Content de voir son ami, Colby le salua chaleureusement, ce qui, étrangement, ne fut pas le cas du dernier arrivant, qui regardait avec défi le matheux. Après une courte poignée de main, le cours pu enfin commencer. Avec un froncement de sourcil, Don ne put s'empêcher de sourire devant l'enthousiasme de son frère qui commençait fort en partant dans un délire Mathématiquement incompréhensible, si bien qu'il fut forcé de le faire s'arrêter après avoir jeté un regard vers Colby qui, affalé sur sa chaise, semblait plus préoccupé par le beignet qu'il était en train d'engloutir que par l'interminable discourt.

- Wow wow wow doucement Charlie, je crois que personne dans cette pièce n'a comprit ce que tu veut dire ! Tu peux nous la refaire ?

Gêné, Charlie passa une main dans ses longs cheveux. Pour lui, tout semblait si facile, une fois mis en équation, mais il avait toujours du mal lorsqu'il s'agissait de faire partager ses pensées lumineuses avec les autres car, hormis Amita et Larry, chaque fois qu'il se lançait dans une explication, tout le monde le regardait avec des yeux ronds tout en faisant semblant de comprendre ce qu'il disait. Après avoir prit quelques secondes pour trouver un moyen de reformuler ses phrases, il reprit calmement, récupérant ainsi l'attention de Colby et Liz.

- Bien, j'ai inscrit sur le tableau tout ce que nous savons, sous forme d'équations, sur le tueur … ou devrais-je dire, les tueurs !

- Comment ça ? On s'était tous mit d'accord sur le fait qu'il n'y avait qu'un seul tueur d'après les traces laissées !

- Justement Don, cette fois, on n'as pas affaire à un amateur ! Voila, toutes les maisons des victimes étaient équipée d'alarmes, ce qui laisse généralement trente sept secondes à la personne pour entrer et désactiver la sécurité avant qu'elle ne se d'éclanche. Nos victimes étaient toutes des agents surentrainés, qui se serait sans aucun doute aperçut que quelque chose tournait mal dès le départ. On sait qu'ils n'ont pas pu téléphoner car les lignes avaient été coupées et, en se basant sur les données de la compagnie du téléphone, ça c'est passé en plein jour, à midi pour être précis, et ce, pour chacun des meurtres. Maintenant, quand on regarde l'heure du décès sur les rapports du médecin légiste, il est formel, toutes les victimes sont mortes environ à midi, ce qui colle parfaitement avec nos horaires. Cela m'amène donc à penser qu'il faut au moins être deux pour pouvoir passer l'alarme, couper les lignes et maitriser les victimes.

- Donc on ne cherche plus un tueur mais deux ! Et on n'a toujours pas le moindre indice sur leurs identités !

- C'est justement sur ça que je travaille Liz. J'ai établi un périmètre autour des domiciles des victimes, chacun se trouvant à l'extrémité de la ville ! regardez ! Mark Shepperd, l'agent de police, vivait au nord de Los Angeles alors que David Morrow était complètement au sud et il en va de même pour tous les autres ! Aucun d'eux n'habitait à proximité du centre de la ville.

- Euh … éclaire moi Charlie, en quoi ça nous aide ? Je ne sais pas, ça veut dire quoi ? Qu'ils s'en prennent aux agents du gouvernement qui vivent hors de Los Angeles ?

- Pas hors de Los Angeles Don. En fait, j'ai fait des recherches et il se trouve que chaque scène de crime se situe a une distance d'approximativement cinquante miles du même cimetière militaire !

- Et …

- Et quoi ? Je suis pas profiler, je ne sais pas ce que ca signifie pour les tueurs, moi je te résume simplement ce que j'ai trouvé, après, vous en faites ce que vous voulez !

Don ne put s'empêcher de sourire a son petit frère. Même si ses nouvelles informations ne les aidaient pas beaucoup, elles leurs permettaient enfin d'avancer. A partir de maintenant, ils mettraient tout en œuvre pour retrouver ces deux tueurs, en espérant qu'il n'y ait pas de nouvelles victimes.

- Merci Charlie, tu nous as bien aidés ! Tu reste avec nous déjeuner, c'est au tour de Colby de payer ?

- J'aurais aimé mais j'ai rendez vous avec Amita ! Je reviendrai plus tard pour voir si vous n'avez rien de nouveau.

- Ok, fait attention à toi Chuck !

To Be Continued …