Bonjour et merci pour ta review Fanny ! J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira ! Il est dédié à notre petit pyromage.

Navré pour les éventuelles fautes d'orthographes. N'hésitez pas à lâcher un petit mot


La ville était bruyante et colorée. Partout où l'enfant posait son regard, il apercevait des hommes et des femmes parlant à voix hautes, vendant et criant à quiconque voulaient l'entendre que leurs marchandises étaient la mieux. Distinguant des hommes dans des tenues majestueuses, il tendit la main vers eux, ses yeux bruns-rougeâtres brillant doucement. Balthazar Octavius Barnabé , renommé Bob par son entourage, avait cinq ans, et le peu de choses qu'il connaissait se trouvait dans les livres qu'il avait lu. Sa maman et son papa préféraient quand il restait dans sa chambre ou bien quand il allait aidé à la boulangerie.

Mais aujourd'hui était un jour spécial. C'était son anniversaire et sa mère lui avait proposé de venir avec elle en ville, faire les courses pour le repas de ce soir. Il avait accepté et s'était engouffré dans la rue, avant même que sa génitrice n'aie pu le retenir. Et a présent, il était seul sur la place du marché, les senteurs des épices lui taquinant le nez. Continuant sa marche, il n'entendit pas sa mère l'appelait à travers la foule.

Cela faisait environs une dizaine de minutes qu'il marchait dans les petites ruelles, et le ciel au-dessus de lui commençait à se couvrir. Resserrant ses mains l'une contre l'autre, il regarda en arrière dans l'espoir d'y voir le sourire rassurant de sa mère. La seule chose qu'il vit, fut une rue dépourvue de personne, si ce n'est l'homme ivre sur le sol.

- Ma-Maman ? Se risqua l'enfant en continuant à fouiller du regard les dédales de rues.

Ne voyant personne venir vers lui, et encore de réponses parvenir à ses oreilles, Bob tenta de retrouver son chemin, le ciel bleu au-dessus de sa tête, se couvrant lentement de gros et lourds nuages menaçant. Sa marche rapide se transforma rapidement en une petite course. Passant des espaces qu'il avait cru reconnaître, il fut contraint de voir qu'il s'était encore plus perdu. Sentant venir de grosses larmes, il poussa un cri de peur en arrivant devant une groupe d'homme à la tenue plus que douteuse. L'un d'entre eux, sans doute le chef, posa un regard jaune sur l'enfant, ses dents cariées s'étirant dans un sourire mauvais. Sans douceur, il s'approcha de Bob, ses habits sales se confondant avec la crasse de sa peau.

- Alors, tu t'es perdu petit ? Questionna t-il d'une voix peu rassurante.

- Je … Je … Tenta le petit brun en faisant un pas en arrière. Je cherche ma maman.

- Oh ? Ta maman, tu dis ? Tu veux qu'on t'aide à la retrouver peut-être.

Pleurant pour de bon, Bob secoua la tête au moment même où l'orage commença à tonner dans le vaste ciel. Il n'aimait pas ces hommes. Il n'aimait pas cet endroit. Il aurait dû rester auprès de sa mère, comme elle lui avait dit. Et au moment où l'individu allait poser sa main sur son épaule, un éclair pourfendit le ciel et heurta violemment le sol, entre les deux, empêchant tout contact.

- Ne touchez pas cet enfant ou je vous le ferais payer. Déclara froidement la voix grave d'un homme où l'on devinait une certaine noblesse.

Cherchant d'où provenait la voix, Bob fit face à un homme de grande taille, à la différence que celui-ci semblait avoir une bien meilleure hygiène. Sa tenue bordeaux faisait ressortir sa peau pâle. Ses cheveux, aussi brun que ceux de Bob, étaient coiffés de manière élégante.

- T'es qui toi ! Rétorqua la brute en alternant son regard entre l'homme et le trou dans le sol.

- Quelqu'un que tu ne devrais pas énerver. Souffla l'homme en arrivant à hauteur de Bob, chacun de ses pas étant rythmés par le grondement du tonnerre. Maintenant hors de ma vue.

Déglutissant devant la voix assassine, le groupe parti rapidement sans demander leurs restes, laissant les deux porteurs de la couleur rouge. Clignant plusieurs fois les paupières, Bob aurait juré avoir vu dans le regard de son « sauveur », des flammes dansaient, donnant un aspect incandescent à ses pupilles Mais pour l'instant, il était encore perdu.

- Tu es perdu on dirait. Demanda l'inconnu, cette voix-ci avec une teinte plus douce.

Se mettant à hauteur du jeune Lennon, l'homme lui adressa un sourire, se voulant, malicieux et un peu rassurant. Hochant la tête, Bob dit d'une petite voix :

- Je cherche ma maman. On devait faire des courses et je suis parti trop loin.

- Ta maman ne t'a pas averti de ne pas partir sans elle ?

- Si. peut-être. J'ai pas écouté.

- Comment te nomme-tu petit ?

- Balthazar Octavius Barnabé. Mais on dit Bob pour aller plus vite.

- Je vais te ramener chez toi Balthazar. Répondit l'homme en scrutant son visage avant de se redresser et de lui tendre la main.

- Et vous êtes qui monsieur ? Questionna avec une pointe de méfiance le garçonnet.

- On m'appelle Enoch.

Mettant un nom sur le visage de l'homme souriant, Bob attrapa sa main et se laissa entraîner à travers le ruelle, l'orage continuant à gronder au-dessus de lui, telle une protection. Parlant pour combler le silence entre eux, Bob lui raconta comment il aidait à la boulangerie, comment son père était fier de lui quand il arrivait à mettre le four en route. A cette anecdote, Enoch ne put s'empêcher un petit sourire. Et en peu de temps, Bob retrouva la façade familière du commerce de sa famille.

- Je vais te laisser ici, d'accord.

- Bien et encore merci monsieur ! S'écria le petit en voulant s' élancer vers la porte.

- Balthazar attends une minute. J'ai une petite question à te poser.

- O... Oui monsieur Enoch ?

Quand tu aide à faire le feu, est-ce que tu y arrive facilement ? Est-ce que le feu semble « gentil » avec toi ? Questionna t-il, l'emploi du terme gentil lui écorchant presque la bouche.

Voulant répondre, le bruit de la porte s'ouvrant l'empêcha et Bob senti les bras de sa mère se renfermer autour de lui, le visage inondé de larmes. Tentant de comprendre ce qu'elle disait, il parvenu à comprendre quelques brides mots avant d'être entraîner à l'intérieur de la bâtisse se réfugier dans les bras de son papa boulanger. Le soir au dîner, sa mère marqua un temps d'arrêt quand il énonça le nom d'Enoch, et lâcha sa fourchette, son teint prenant une teinte semblable à celui d'un linceul.

Assit sur un toit de la ville, les yeux rivés vers la petite demeure, le démon esquissa un sourire. Son fils avait bien grandi, et il l'avait enfin vu pour son anniversaire. Se redressant, l'être des enfers regagna son royaume. La prochaine qu'il verrait son fils, il prendrait le temps de se présenter dans les règles. Ce n'était pas tout les jours que l'on rencontrait son diable de père, se dit-il en regagnant son monde.


Bob l'avait senti ce changement dans l'air. Les éclairs zébraient le ciel et la pluie commençait à tomber au sol. Théo sentait également un changement dans l'air, mais sans y croire. Dans son dos, Shin gardait près de lui le jeune demi-élémentaire. Grunlek restait sur ses gardes. Et c'est là qu'il le vit. Il avancait en sachant où mettre les pieds, sans le quitter, lui, du regard. Et face à ce regard, Bob se mit à trembler devant l'apparition. Dans sa démarche de dandy, les mains dressaient vers le haut, tel un chef d'orchestre, donnant la mesure aux charges électriques, Enoch se rapprocha d'eux. Voulant protéger avant tout ces amis, Bob prit les devants et se posta en première ligne. Il n'était plus le petit garçon s'étant perdu. A présent, il était un aventurier, faisant parti d'un groupe ayant réussi l'exploit incroyable de survivre dans le Cratère. Alors personne, ni même son père, ne parviendrait à le perdre, lui et ses compagnons. Il s'en faisait la promesse quand ce dernier prit la parole.

- Salut.