Et un p'tit plus (parce que ce n'est ni un bonus, ni un chapitre), pas à cause du retard mais parce que je m'ennuyais (surtout parce que je l'avais fait avant le premier chapitre et que je savais pas où le placer. Donc, derrière le chapitre un. Et puis parce que sinon, le prologue était plus long. Siriusment.)
Disons, Chapitre 1,5
(parce que OUI, ça existe. Le tome 18,5 de Pandora Hearts, par exemple. Na.)
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Lucy : Discussion entre cousins
Jeudi 31 Août 2017, 5h43, Au milieu des champs à côté du Terrier
Lucy Weasley, rousse aux yeux marrons de son état, bougea un peu dans son sommeil avant de papillonner des yeux, se réveillant petit à petit.
Elle écouta tout d'abord le chant de quelques oiseaux, profita de la chaleur du soleil sur sa joue gauche et joua de sa main libre – l'autre étant sous sa joue droite – avec quelques brins d'herbes. Et puis... Elle réalisa soudain qu'il n'y avait pas d'herbes dans sa chambre (techniquement, c'était la chambre de son père Percy mais bon, elle ne pensait pas qu'il y en avait, le cas contraire, bah, l'ami de son oncle Harry qui aimait les plantes avait dû le contaminer et... Mais qu'est ce qu'elle racontait ?! Il n'y avait pas d'herbes dans la chambre, tout court !) et elle fut soudainement bien réveillée.
Elle redressa son buste (joliment formulé, je sais..) et elle vit qu'elle était dans les champs à côté du Terrier. La galère, quoi. Heureusement qu'elle n'avait pas peur des insectes -au contraire de Fred- et des plantes -au contraire de Roxanne- parce qu'elle aurait fait une jolie syncope en voyant l'araignée -qui aurait sûrement causé une crise cardiaque à l'oncle Ron- qui montait sur son bras et les quelques fourmis sur ses pieds nus, ses chaussures (ballerines serait le terme le plus exacte) se retrouvait quelques mètres plus loin, avec de la terre et des vers dedans (Beurk, pas question qu'elle remette les remettent).
Elle soupira, se leva en grimaçant (avec un horrible mal de tête), s'étira et lança un Tempus. Elle se dit qu'elle avait le temps pour : rentrer au Terrier en douce en évitant une personne qui serait réveillée (enfin, ça l'étonnerait), se faufiler dans la chambre de son père, mettre un pyjama, faire semblant de se réveiller, s'habiller et descendre comme si tout était normal. Après tout, comme c'était la veille de la rentrée, s'il était tôt et qu'elle faisait semblant de se réveiller, rien ne paraîtrait bizarre, elle pourrait toujours faire passer ça pour -
Oh Merlin, c'était la veille de la rentrée ! Si on la voyait, elle était foutue ! Alors elle lança un sort pour nettoyer ses chaussures, les prit du bout des doigts en grimaçant, et elle se dirigea -accroupi, elle avait déjà mal pour ses genoux quand elle se remettra droite-, le plus silencieusement vers le Terrier, malgré le mal de tête qui lui vrillait le crâne.
Elle se rappela sa soirée... Et elle maudit Dominique pour l'avoir trainé dans cette boite de nuit moldue ! À cause de ça, et de l'alcool Moldu (qu'elle avait sous-estimé, c'était comme de la bièraubeurre ou du Whisky Pur-Feu), elle avait failli faire une démonstration de magie, voler une voiture, elle avait la gueule de bois, et elle avait failli faire un streap-tease ! Si jamais quelqu'un apprenait ça, elle était foutue...
Mais c'était sans compter son cousin Albus, sortant du Terrier, suivie par Rose qui portait un énorme foulard. Ils discutèrent un temps avant que Rose ne soupire et ne fasse demi-tour en bayant. Albus, entre temps, s'était assis à même le sol et prenait un grand bol d'air. Lucy savait qu'il était un lève-tôt mais là, tout le monde dormait, quoi. Même Louis et Molly (sauf que Molly était une lève-tard. Ouais, étant sa sœur, Lucy souffrait pour la réveiller chaque matin. Elle plaignait aussi ses camarades de dortoirs), ou encore Mami Molly et tante Hermione !
Au moins, Albus n'aurait pas besoin d'un colocataire quand il ferait ses études : il avait un réveil dans la tête. Il ne pouvait pas avoir de réveil en dormant avec ses parents, James -qu'il évitait comme la peste- et Lily vu que cette dernière était une lève-tard, comme son père, James était l'incarnation, pour Albus, de la boîte de pandore, et pour la mère Potter, elle avait le sommeil léger et les mêmes crises que sa mère quand elle était en colère... Donc, Albus avait une sorte de réveil dans la tête. C'était la super logique de Lucy en marche.
Alors, comme Lucy savait qu'Albus était plutôt calme (et qu'elle pouvait marchander avec lui), elle tenta le tout pour le tout et s'approcha de lui, en essayant de paraître le plus présentable possible (pas facile avec une sorte de mini-robe noire avec quelques paillettes qui la grattait, des bas noirs déchirés, des gants, devinez la couleur, dans le même état que ses bas -au moins, ils appartenaient à Dominique : c'était le karma-, un foulard et des ballerines dans une mains, les cheveux aussi ébouriffés que monsieur Potter, une marque rouge sur la joue droite, du mascara qui dégoulinait et du rouge à lèvre qui dépassait -comme le gars dans les films que regardait Lily qui était bizarre, une sorte de Joker ou elle ne savait quoi-), le plus poli et s'exclama, parce qu'elle savait qu'essayer de contourner Albus, bah... c'était comme oncle Ron qui faisait copain-copain avec des araignées. Géantes. Ou Fred avec des insectes. Géants. Ou Roxanne, avec des plantes. Carnivores. Et géantes, pour rester dans la lignée.
Doooonnnc, elle s'exclama, avec une voix qu'elle espérait enthousiaste et joyeuse, « Mon cher et tendre Albus ! Mon cousin préféré, que j'aime à la folie ! Comment vas-tu ? Tu sais que tu m'as manqué ces derniers jours ? Alors, -
— Laisse tomber, Lucy, ça ne marche pas sur moi. » la coupa-t-il sans même la regarder. On aurait dit qu'il attendait quelqu'un. « Par contre, baisse toi. »
Lucy haussa un sourcil. « Pourqu- » Et puis un objet volant à grande vitesse manqua de lui rentrer dedans « Ohhhh, j'ai compris. Mais c'était quoi, ce truc ? » dit-elle en s'asseyant à côté de son cousin préféré.
« Boomerang, avec quelques modifications, pour qu'il revienne, coûte que coûte. » Bon, c'était confirmé, Albus n'était vraiment pas bavard (à part quand il stressait, là, c'était, comme l'avait dit Jade, sa meilleure amie, carrément une diarrhée verbale).
« Ah, je suppose que c'est bon tant que ça ne tue personne, » répondit Lucy et Albus hocha la tête, « Mais, il est où là ? » Il désigna l'endroit où Lucy était assise du menton, et elle vit que, effectivement, un boomerang orange était juste derrière elle. Elle murmura un « s'il l'active, je suis foutue » et elle reprit plus fort, parce qu'elle n'aimait pas les silences gênants :
« Alors, tu penses aller dans quelle maison ? » Apparemment, vu l'expression d'Albus, c'était la question à ne pas poser...
« Tu sais, si jamais tu vas à Poufosuffle, ne t'inquiètes pas ! Tu seras peut être le seul là-bas, mais au moins, tu auras été original ! Alors que si tu atterris à Griffondor, tous tes ancêtres, au moins sur deux générations, y sont allés - sauf pour tante Fleur et ma mère -, donc, personne ne s'étonnera... Serdaigle te conviendrait bien, ils acceptent tous les cas bizarres... »
Puis elle ajouta précipitamment quand Albus tourna sa tête vers elle, un sourcil haussé :
« Non pas que tu sois bizarre, enfin, tout le monde est bizarre envers tout le monde, donc ceux qui se prétendent normaux sont bizarres mais c'est pas logique donc ils ont juste l'esprit plus étroit, eeet Serdaigle accepte aussi les coincés, euh non, les érudits qui aiment travailler, voilà ! Donc, ne t'inquiètes pas, en plus ils ont une belle vue quand ils sont dans leur salle commune d'après Molly eeeeet... Sérieusement, tu peux arrêter de me fixer comme ça ? Parce que t'as beau être plus jeune que moi d'environ cinq ans et j'ai beau être à Serpentard, t'arrives à faire flipper les gens et à leur faire se poser des questions existentielles, puis je n'ai jamais autant parler sans m'arrêter, alors souris, et pas comme dans les livres avec comme genre principal horreur ! » et elle s'arrêta pour reprendre son souffle.
Elle sourit quand elle vit qu'Albus faisait de même après avoir écouté le monologue qu'elle avait débité en vitesse.
« Je disais donc que, si tu arrivais à Poufsouffle ou à Serdaigle – ne t'inquiètes pas Albus, on parlera de Serpentard mais chaque chose en son temps, » reprit-elle alors qu'il murmurait quelque chose comme « c'est pas vrai, on lit vraiment en moi » et elle continua sans y faire attention :
« Tu n'as donc pas à t'inquiéter, Poufsouffle et Serdaigle sont de bonnes maisons avec de bons fantômes, car oui il y en a. Au moins, à Poufsouffle, tu ne risques pas de trouver des traitres et ils sont tous sympas, quoique je n'ai pas réussi à m'en faire des amis, faut croire que Serpentard n'a pas la meilleure des réputations... Quant à cette dernière, le Baron Sanglant -c'est son fantôme, tu retiens ?- fait un peu peur mais essaye de t'en faire un ami, il arrive à faire fuir Peeves, un esprit frappeur qui joue beaucoup de tours les plus vicieux les uns que les autres... Par contre, ne lui demande pas le pourquoi du 'sanglant', eeettt je me rends compte que je parle comme dans le message de bienvenue...
Donc, à part le baron sanglant, les crânes dans la salle commune, et le fait qu'on dorme dans des cachots froids et humides à côté du Lac avec un calmar géant, des sirènes et d'autres créatures non-identifiés à côté de Poudlard, c'est une bonne maison... Surtout qu'on est tous unis. Vois-tu, beaucoup gardent rancœur envers ma maison, et - euh, ça va ? C'est à cause des crânes que tu me regarde bizarrement ? Oh, ne t'inquiètes pas, ils ont beau être vrais, ils appartiennent à - OK, je me tais, je m'enfonce... Mais tu sais, j'ai beau être une Weasley, ils m'ont acceptés, certains m'ont regardé bizarrement, mais ils m'ont quand même acceptés... Et y'a plus vraiment de gens avec le stéréotype 'sang-pur' grâce ou à cause de la guerre alors... Euh, tu vois ? » finit-elle tandis qu'Albus hochait lentement la tête. C'était vraiment difficile de suivre les monologues des filles de Percy & Audrey Weasley...
Lucy se tut pendant quelques secondes avant de reprendre : « Dis moi, Albus... Est ce que tu es malade ? Ne te méprends pas, je te dis juste ça parce que t'arrive à passer du plus joyeux des lutins au plus effrayant et dépressif des... Des dépressifs. T'es pas obligé de répondre, tu sais. » et elle tourna son regard vers les champs qui entouraient le Terrier.
« Non, ça va, je ne m'inquiète pas pour ma santé mentale. Je réfléchissais juste. » dit-il avec un sourire amusé. On ne pouvait pas dire que Lucy manquait de tact.
« Oh. » fut tout ce qu'elle répondit. Et puis, elle reprit, parce qu'elle avait une soudaine envie de parler : « Tu sais, si je suis habillée comme ça, c'est à cause de Dominique. Elle a essayé de m'entraîner dans une 'boîte' Moldue. C'était plutôt dans le genre 'wow'. D'ailleurs, tu sais où elle est ? Dominique, hein.
— Je l'ai vu dormir sur le canapé. Si tu veux lui faire du chantage, c'est le bon moment. Et change toi. Si quelqu'un te trouve, tu peux être sûr que tes oreilles vont souffrir.
— Tu me passes tes fringues ? T'inquiète, je te donnerai les miennes. Je suis pratiquement sûre que les mini-robes te vont. Surtout le noir. Les paillettes peut être. Mais je ne te conseille pas les ballerines. Et les gants noirs, aussi, doivent bien t'aller, vu que t'as les mains fines. Ensuite je t'attacherai les cheveux, et te mettrai du mascara. Et un joli rouge à lèvres qui s'accorderait avec - Euh, Albus ? Albuuus ? T'es passé où ? Et merde, il est parti... Bon bah ! » finit-t-elle en se levant, en s'essuyant les mains sur sa robe avant de partir en direction du Terrier, dont la porte était ouverte.
Et la pensée qu'elle eut au moment de redescendre pour le petit-déjeuner fut qu'elle devrait vraiment essayer d'habiller son petit cousin d'une jolie petite robe, devant le regard méfiant de ce même cousin. Oh que se serait amusant. Même plus que faire du shopping entre amis, ça oui...
