Je repris conscience complètement dérouter. Je ne pouvais vraiment plus ouvrir les yeux. Comme si ils étaient attachés ! Mais j'avais un don, j'étais capable, en touchant quelqu'un, de lui transmettre ce que je pensais. Ma respiration devint plus forte, annonçant mon réveil. J'entendis un frottement de tissus. Une personne vint se poser près de moi. J'aurai voulu voir qui c'était mais mon corps était dans l'incapacité d'exécuter ma demande. Une main serrait la mienne. J'envoyais une onde de pensée : « Où suis-je ? ». La personne à coté de moi sursautai sous l'effet de la surprise.

_ Marcus, Caius, chuchota la voix, douce comme du miel. Venez voir ! C'est extraordinaire !

Bon. Déjà, je savais qu'ils étaient trois autour de moi. Un souffle à mon oreille me fit frissonner.

_ Bonjour, susurra la voix mielleuse. Je m'appelle Aro. Je suis le chef du clan des Volturi. Et toi, quel est ton nom ?

Volturi ? Oh non mais c'est pas vrai ! J'ai la poisse avec moi depuis mon enfance et même en étant devenue un vampire elle était toujours endormie quelque part en moi.

« Vous n'allez pas me tuer, n'est-ce pas ? »

_ Oh mais bien sûr que non, ma précieuse ! S'offusqua Aro. Ton don est tout bonnement étonnant ! S'extasia-t-il.

Ma précieuse ? Bref, passons... « Pourquoi je n'arrive pas à bouger ? »

_ Tu es paralysé momentanément. Mais ne t'inquiète pas, dans quelques heures tu pourras ouvrir les yeux et bouger.

Aro éclata de rire. Son rire était l'un des sons les plus parfaits et doux qui me fût espérer d'entendre. Quelqu'un vint se poster juste à coté de lui.

_ Tu parles tout seule maintenant Aro ? Demanda une voix belliqueuse. Tu me diras, avec 3000 ans d'existence, c'est sûr qu'on commence tous à perdre la boule.

J'aurai voulu toucher l'homme à qui appartenait cette voix belliqueuse et lui montrer mon don. Aro s'en chargea pour moi.

_ Pose ta main sur la sienne, Caius.

Le Caius en question ne se fit pas prié. Il posa sa main brutalement sur la mienne. Je retins un sursaut. Je me mis à fredonner une chanson pour qu'il entende ma voix. Mon ancienne famille disait que j'avais une voix exquise et que lorsque je chantais, ma voix tintait comme une clochette au vent. Je commençai alors à composer une berceuse pour Caius. Ce dernier sursauta sous l'assaut des notes qui défilaient dans mon esprit. Aro pouvait également les écouter. Il soupira.

_ Sa voix est tout aussi merveilleuse que son visage angélique.

La sienne était pareil à une mélodie radieuse et envoûtante. Les notes de la berceuse de Caius s'estompèrent pour laisser place à une mélodie à la voix d'Aro. « Celle-ci est pour vous, transmettai-je à ce dernier, je l'ai intituler : Aro's laugh, car elle est aussi jolie que votre rire. »

_ Quelle merveilleuse enfant ! S'extasia-t-il. Qu'en penses-tu Caius ?

L'interpellé ne répondit rien. Il paraissait subjugué par mes talents que je lui montrais. Mes paupières s'ouvrirent lentement. La pièce était sombre. Il y avait un homme aux cheveux noirs et ondulés, son visage était neutre mais si beau, sa peau était lisse et aussi éclatante que du diamant, même dans l'ombre. Je clignais des yeux comme si je découvrais pour la première fois le soleil. Pourtant, la pièce était toujours dans la pénombre. L'homme aux cheveux ondulés, sans doute Marcus, se dirigea vers les grands rideaux et les ouvrit en grand. Les rayons du soleil pénétrèrent dans la pièce. Marcus regarda au dehors et se retourna vers moi. Mon cœur eut un raté et je me crispai. Ses prunelles rouge sang étincelaient telles deux joyaux. Je détournais la tête, Caius était penché vers moi, un sourire épanoui resplendissait sur son visage. Ses yeux brillaient eux aussi. Aro observait avec attention ses compagnons. Caius ouvrit la bouche mais aucun son ne sortit. Je posai une main sur sa joue et lui demandai de ma voix enfantine :

_ Que veux-tu mon cher Caius ?

Aro retint sa joie en allant chercher un verre.

_Je voudrais que tu chantes encore ma berceuse, chuchota Caius. S'il te plait.

Je recommençai à chantonner la berceuse de Caius. En m'entendant chanter, Caius se leva et déposa un baiser sur mon front. Je fermai les yeux pour me concentrer sur la sensation que me procurait son baiser. Cette marque d'affection m'avait terriblement manqué. Les larmes me montèrent aux yeux, l'une d'elles coula le long de ma joue... Une larme de bonheur. Aro revint avec son verre, remplit de liquide rouge, avec des prunelles effarées.

_ Elle peut pleurer ! C'est incroyable ! S'exclama Aro. Tu peux faire d'autres choses humaines, n'est-ce pas ? Ajouta-t-il à mon attention.

_ Oui, répondis-je d'une petite voix. Je suis très fragile. Je suis incapable de me défendre. J'étais un poids pour ma famille, ils ont du juger préférable de me laisser... Et j'ai besoin de dormir aussi.

_ Comment t'appelles-tu ? S'enquit Marcus, masquant son intérêt pour moi.

Je levai des yeux surpris vers lui. Hébétée qu'il s'adressa à moi directement.

_ Ma famille m'appelait... Didyme.

Il y eu un silence. Je me recroquevillai. Je haïssais le silence. Il rimait avec abandon pour moi. Aro posa le verre de sang sur la table de nuit. Caius me prit dans ses bras comme une princesse et me berça doucement, comme si j'étais le trésor le plus précieux qui soit. Je levai les yeux vers lui. Il me dévisagea avec curiosité et tendresse.

_ Tes yeux sont surprenant, me dit-il. Ils sont magnifiques. Argentés et parsemés d'éclats bleu marine...

Il s'arrêta. Je regardai autour de moi. Aro et Marcus avaient disparût.

_ Quand je te tiens dans mes bras, reprit Caius. Tu as l'air si fragile, on dirait une petite fleur.

Je baillai et me lovai dans les bras de Caius. Le sommeil l'emporta, j'eus juste le temps d'entendre l'un des mes trois anges gardien me dire :

_ Dors ma petite fleur. Va au pays des rêves, mais reviens.

Il embrassa mon front et je m'endormis.


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