Bonjour,
Voici le deuxième chapitre de cette fic. Le troisième et dernier chapitre est en cours d'écriture et arrivera certainement dans les prochains jours.
Je vous souhaite une bonne lecture et j'espère qu'il vous plaira. :)
Chapitre 2 : Je le ramènerai
Après cette bataille sanglante, où les dégâts humains et matériels sont conséquents et les démons ont battu en retraite, dépassés par certains événements étonnants, on retrouve une capitale détruite. Les habitants, qui ont beaucoup perdu, n'ont pas tellement le moral, même si le royaume a gagné cette bataille, mais pour combien de temps. C'est alors qu'ils reconstruisent petit à petit leur vie et la ville, aidés bien évidemment des chevaliers, qui eux aussi n'ont pas vraiment le moral. Mais le pire reste certainement les péchés capitaux, qui se sont un peu isolés dans leur bar, fermé au public, ordre du capitaine. Mais pourquoi tant de dépression ? Une réponse simple : la princesse Elisabeth. Son destin n'est pas assuré, étant entre la vie et la mort depuis son altercation avec un démon. Comment peut-on envisager à fêter cette victoire alors qu'on sait l'état de la princesse du royaume, tant aimé par ses habitants et les chevaliers ? Comment peut-on envisager à fêter cette victoire contre les démons alors qu'on sait la raison qui ont fait que les chevaliers ont gagné contre leurs ennemis ? Comment peut-on envisager à faire le fête alors qu'on sait que c'est dû à l'état de la princesse Elisabeth, que le capitaine des péchés capitaux a laissé éclaté sa rage et libérer toute sa puissance ? Et que le royaume a pu éviter une destruction pure et simple à cause de la colère du péché du dragon, catastrophe évitée de justesse grâce aux autres péchés.
Non le temps n'est vraiment pas aux réjouissances, surtout que la menace pèse toujours au dessus de leurs têtes. C'est même plus tendu que jamais.
Voilà plusieurs jours que la bataille a pris fin, plusieurs jours que Méliodas et les autres ont ramené la princesse Elisabeth à sa famille au château, entre la vie et la mort. Plusieurs jours, qu'elle est inconsciente, comme morte et que seule Merlin peut confirmer qu'elle vit encore. Mais pour combien de temps ? Plusieurs jours que Méliodas a arrêté de sourire, de boire ou plus précisément de vivre comme d'habitude, ne permettant à personne de l'approcher. Plusieurs jours, qu'il s'isole, jusqu'à qu'il prenne une décision, qui changera le destin de beaucoup de personnes.
Dans une chambre, au château du royaume de Lyones, se trouve trois filles. Une allongée dans un lit, la princesse Elisabeth, couverte de bandages, alors que les deux autres attendent désespérément que celle ci veuille bien se réveiller. Les deux autres sont ses sœurs, les princesses Margaret et Veronica.
Soudain, leur vœu est enfin exaucé, la princesse Elisabeth se met à ouvrir doucement les yeux.
« Elisabeth ! » crie ses sœurs hyper heureuses qu'elle ouvre enfin les yeux.
« Où suis je ? Qu'est ce qu'il se passe ? » demande confuse la princesse.
« Dans ta chambre Elisabeth. Tu as été blessée mortellement et Méliodas et les autres péchés capitaux t'ont ramené. »
« Méliodas … Où est Messire Méliodas ? »
Les princesses restent silencieuses face à cette question. Elisabeth trouve cela suspect, et redemande avec plus de conviction.
« Margaret, Veronica, où est Messire Méliodas ? »
« Ne t'inquiète pas pour lui ! Dis nous plutôt comment tu te sens ? » essaye de changer de sujet Veronica
Elisabeth regarde sa sœur, suspicieuse, puis regarde son autre sœur, en la menaçant presque : « Margaret si tu ne me dis pas ce que je veux savoir, je dirais à Père ce qui se passe avec Gilthunder ! »
La princesse écarquille les yeux de frayeur, en imaginant la réaction de son père quand il apprendra sa relation avec Gilthunder. « Elisabeth tu ne ferais pas ça ! »
« Tu veux parier ? »
Alors, la princesse Margaret soupire, résignée, puis dit : « Décidément tu traînes trop avec les péchés capitaux. Il est parti »
« Parti ? »
« Oui parti. Après d'avoir ramener ici, et rassuré que tu es entre de bonnes mains, il est retourné avec les autres péchés. Gilthunder m'a raconté que depuis, il est resté isolé des autres et n'a laissé personne l'approcher. Puis…. »
« Puis ? » s'impatiente Elisabeth.
« Il est venu te voir aujourd'hui … enfin comme presque tous les jours depuis qu'il t'a ramené, mais aujourd'hui, tout d'un coup, il nous a demandé de bien veiller sur toi et de faire en sorte que tu ne fasses pas trop de bêtises ... »
« Hein ? Pourquoi ? »
« Il … Il nous a dit qu'il avait pris une décision et que personne ne pouvait lui faire changer d'avis. J'ai essayé, je te jure Elisabeth, j'ai essayé, mais ... » hésite Margaret ayant peur de la réaction de sa sœur.
« Essayer quoi ? Quelle décision ? Je ne comprends rien Margaret ! Qu'est ce que Messire Méliodas t'as dit !? »
« Elisabeth... »
« Il est parti d'accord ? Il est parti ! » intervient Veronica qui en a marre de cette discussion.
« Veronica ! »
Elisabeth ne dit rien plusieurs secondes avant de s'écrier en se redressant brusquement : « Quoi ?! »
Malheureusement, une douleur immense surgit au niveau de son ventre.
« Elisabeth, je t'en supplie calme toi ! Tu es encore en convalescence ! La blessure est plus grave qu'on le pensait et même tes pouvoirs ne peuvent pas la guérir tout de suite ! » panique Margaret.
« Que je me calme ! Comment veux tu que je me calme » dit elle en se relevant quand même du lit malgré la douleur.
« Elisabeth qu'est ce que tu fais ? »
« Quelle question ! Voir les péchés capitaux ! »
« Non tu ne peux pas ! Tu es trop faible encore ! »
« Essayez de m'en empêcher ! »
« Tu veux que je tienne le pari » menace Veronica
« Veronica ! Arrête tout de suite ! C'est de ta faute si elle réagit comme ça ! »
« Comment ça ma faute ? »
« C'est exactement ce que je craignais ! Qu'elle réagisse comme ça ! »
« Cette histoire commençait à m'énerver et tu tournais autour du pot ! »
« J'allais y venir mais en douceur ! Je n'allais pas y aller en brute ! Pas comme toi ! »
« Dis que je suis une brute ! »
« Oui tu l'es ! »
Alors ses sœurs se chamaillent, Elisabeth en profite pour s'éclipser discrètement et de s'enfuir pour aller retrouver le bar où sont les péchés capitaux. Elle prend une cape, qui lui permet de couvrir ses blessures et enfile la capuche, qui cache sa tête et se dirige vers les écuries, où elle prend son cheval et s'enfuit vers le bar. Tout cela, sans que ses sœurs ne remarquent quoi que ce soit, trop absorbées par leur dispute.
« Je ne fais que protéger Ellie ! »
« Tu ne la protège pas si tu t'y prends par la force ! D'ailleurs, tu la surprotège la croyant en sucre ! »
« C'est peut être parce qu'elle a un don pour s'attirer les ennuis ! Et toi d'abord ! Qu'est ce que tu t'y connais en protection ! Tu ne l'as même pas protéger pendant tout ce temps ! Tu étais en prison ! »
A ces mots, la princesse Margaret ne dit rien, choquée. Voyant qu'elle est allée trop loin, Veronica se maudit intérieurement.
« Désolé, ce n'est pas ce que j'ai voulu dire »
« Pourtant tu l'as dit » se calme un peu Margaret. « C'est vrai je n'ai pas protéger Elisabeth pendant tout ce temps, mais moi je n'aurai jamais eu l'idée de la kidnapper, soit disant pour la protéger »
« De quoi est ce que tu parles ? » demande sceptique Veronica.
« Elisabeth m'a raconté. Pendant qu'elle voyageait pour retrouver les 7 péchés capitaux, pour sauver le royaume, tu l'as enlevé alors qu'elle était avec Méliodas et entre de bonnes mains, et une meilleure protection que toi et moi on peut envisager pour son bien être. Et tu as voulu la monter contre lui pour revenir dans la capitale, où elle risque d'avoir de plus gros ennuis que si elle est avec Méliodas, pour s'être enfuie du château. »
« Qu'est ce que ... » s'indigne Veronica
« Mais… elle m'a aussi raconté que tu lui as sauvé la vie en lui évitant des mines. Veronica, certes je ne l'ai jamais protégé, mais la protection ce n'est pas d'enlever une personne parce que tu n'aimes pas ses fréquentations, mais de faire en sorte qu'elle reste indemne. C'est comme ça que Gil m'a sauvé la vie. C'était dur, mais on l'a fait. Ensemble. Et c'est ce qu'a fait un nombre incalculable de fois Méliodas pour Elisabeth. Tu ne peux pas lui reprocher ça. Tu sais bien qu'avec Elisabeth, que plus tu utiliserais la force, plus elle se rebellera même si ce que tu fais c'est pour son bien »
« Margaret … Tsss je crains que tu ais raison. Je suis désolée. Mais tu sais que tu feras une bonne reine un jour. » sourit elle.
« Moi aussi je suis désolée Veronica »
« Bref tout ça pour dire Ellie que ... » dit elle en se retournant vers le lit, où est censée être Elisabeth, mais à la plus grande surprise des deux princesses, elles se rendent compte que le lit est vide.
« Ellie/Elisabeth ? »
Puis, les deux princesses se regardent avant d'hurler le prénom de leur sœur, paniquées.
Pour revenir à la princesse Elisabeth, elle tient comme elle peut sur son cheval, à cause de ses blessures. Puis, elle arrive enfin au bar, en pleine vitesse. Diane l'ayant vu de loin, toute contente mais inquiète de la voir, lui dit : « Elisabeth ! Tu es enfin réveillée ? J'étais tant inquiète ! »
« Diane ! Où est-il ? » demande précipitamment en descendant tant bien que mal de son cheval.
« Hein ? »
« Où est Messire Méliodas ? »
« Qu'est ce qui te fait croire qu'il n'est pas là » essaye de gagner du temps le péché de l'envie.
« Mes sœurs. Alors où est-il ? »
« Elisabeth je t'en supplie ! Tes blessures ne sont pas encore guéries ! » essaye Diane , maintenant de la raisonner.
« Si vous ne voulez pas m'aider, je le trouverai moi même ! » commence à s'irriter la princesse qu'on la considère comme si elle est en sucre.
« Attendez princesse ! Le capitaine est parti pour une raison précise : vous protéger. Il pense que c'est à cause de lui que vous avez été blessée mortellement. Alors il affirme que plus il est loin de vous, plus vous seriez en sécurité. Enfin c'est plutôt les sentiments qu'il éprouve à votre égard. Que s'il est loin de vous, ses sentiments diminueront. Peut être » sourit malicieusement Merlin
« Mais c'est absurde ! »
« C'est exactement ce que je lui ai dit, Elisabeth ! Mais il a dit que personne ne pourra le faire changer d'avis. Il est parti du royaume, mais nous a ordonné de rester ici et de continuer à être les péchés capitaux et à protéger le royaume. Il a dit que cette histoire n'était pas finie et que tout le monde court encore un grave danger » dit Diane.
« Mais qu'est ce qu'il va faire lui ? Et où est-il parti ? »
« On ne sait pas. Il a juste dit qu'il partait »
Puis, la princesse, ayant une main sur sa blessure à cause de la souffrance, fronce ses sourcils et retourne sur son cheval et remonte dessus.
« Elisabeth qu'est ce que tu fais ? » demande Hawk inquiet, qui a rejoint Diane et Merlin en même temps que les autres péchés.
« Je vais le ramener tiens ! » dit elle déterminée.
Idiot idiot de messire Méliodas !, pense-t-elle.
« Elisabeth ! Tu vas te faire tuer vu tes blessures ! »
« Je m'en fiche ! »
« Princesse attendez ! Vous ne savez même pas où peut être le capitaine. » dit Merlin
Elisabeth la regarde sachant pertinemment qu'elle a raison, mais elle ne renonce pas.
« Je le retrouverai quand même. J'ai bien réussi à vous retrouver pour sauver le royaume. »
« Oui mais là avec vos blessures vous ne tiendrez pas une journée »
La princesse regarde la magicienne d'une telle détermination, que Merlin se dit qu'elle va s'en doute regretter son geste.
« Je vais vous aider à le localiser »
« Merlin » ! crient les autres protagonistes.
« Je ne vois en quoi ça vous choque. Dans tous les cas, elle serait partie, mais qui sait pour combien de temps et avant qu'elle n'ait pu le revoir, elle aura succomber à ses blessures et si capitaine entend ça, on est tous morts. »
Les autres péchés se regardent, puis gloussent en pensant que Merlin a raison. Puis la magicienne sort sa boule de cristal et essaye de chercher le capitaine. Mais comme elle le pense, il a brouillé ses pouvoirs ce qui est plus compliqué pour le retrouver, jusqu'à ce qu'elle a une présence approximative.
« Il est sur le route 14. Enfin je crois. »
« Comment ça tu crois, Merlin ? Si tu envoie la princesse sur une fausse piste, on est morts ! » s'inquiète King.
« Il a brouillé sa présence et même mes pouvoirs ne peuvent le détecter entièrement, donc c'est approximatif. »
« Ça veut dire que le capitaine ne veut pas qu'on le retrouve, Elisabeth tu devrais ... » tente Diane.
« Merlin Dame Merlin » dit Elisabeth avant de s'enfuir vers la route 14.
« Non il faut l'arrêter ! Elle va se faire tuer Merlin » crie Diane.
« Non. Que personne n'intervienne. S'il y a bien une personne susceptible de ramener à la raison le capitaine, c'est bien la princesse. » dit Merlin d'un calme angoissant.
« Mais elle va se faire tuer ! » crie à son tour Hawk.
« Sa volonté et sa détermination la maintiendra peut être en vie. Jusqu'à qu'elle retrouve le capitaine du moins. Et je doute que le capitaine la laisse mourir » sourit Merlin.
Sur la route 14, voyage un homme, seul. Cet homme ? Méliodas, chevalier de Lyones et capitaine des péchés capitaux. Enfin pour lui, tout cela est du passé. Il n'est plus qu'un vagabond, essayant de fuir le destin. Mais celui ci est décidément bien cruel et ne vous laisse jamais en paix.
Méliodas entend au loin le bruit d'un cheval au galop. Il se retourne et s'écarte du chemin pour laisser passer le cavalier. Mais celui ci semble ralentir au fur et à mesure qu'il se rapproche du chevalier. Méliodas le regarde suspicieux, prêt à agir au cas d'une attaque, si c'est un ennemi. Il ne voit pas le visage de ce cavalier, étant caché par une cape, ni sa magie, car celle ci semble bien trop affaibli pour être détectée. Puis, plus le cavalier approche, plus le capitaine devient suspicieux. Vu le harnais et le reste de l'équipement, sur le cheval, ce n'est pas qu'un simple voyageur, mais plutôt une personne de la garde royale de Lyones.
Soudain, le cavalier s'arrête à quelques mètres du péché du dragon, où celui ci et le cavalier se fixent pendant plusieurs instants.
Quelle est cette sensation ? De plus, j'ai déjà vu ce regard et ces yeux quelque part, pense Méliodas.
« Qui es tu, cavalier ? »
« Enfin je vous trouve Messire Méliodas »
A cette voix, Méliodas ouvre les yeux de frayeur. Cette voix, il la reconnaîtrait entre mille.
« Eli … Elisabeth ? » espère-t-il se tromper.
Le cavalier ou plutôt la cavalière descend avec difficulté de son cheval, puis s'approche doucement en se tenant le ventre, sa blessure sûrement ré-ouverte. Puis, elle s'arrête et enlève sa capuche de sa cape, qui lui cachait sa tête. Oui. Méliodas aurait vraiment aimé se tromper à ce moment.
« Mais qu'est ce que tu fais là ?! »
« Je pourrais vous poser la même question. »
« Hein ? Non mais … depuis quand es-tu réveillée ? »
« Quelques minutes, une heure je ne sais pas »
« Tu n'es pas bien ! Tes blessures sont encore trop graves ! Tu ne devrais même pas pouvoir bouger ! Tu es inconsciente ma parole ! » s'énerve-t-il tout en s'approchant d'elle.
« Pourquoi ? »
« Hein ? Pourquoi ? Elisabeth, jusque là tu étais entre la vie et la mort et là tu bouges, tu montes à cheval et galope sur la route 14. Tout ça est un bon moyen de te faire tuer direct. » dit Méliodas avec un peu plus de calme, mais mort d'inquiétude, tout en continuant à s'approcher de la princesse au fur et à mesure qu'ils parlent.
« Non ! » crie-t-elle en secouant la tête énergiquement.
Le capitaine se tait, ne comprenant pas sa réaction.
« Pourquoi vous voulez partir ? »
Méliodas la regarde surpris par cette réaction, puis il voit ses yeux pleins de reproches, mélangés à une expression de tristesse. Il change d'expression pour la regarder d'un air triste, et essaye de changer vite de sujet.
« Elisabeth, je pense que ce n'est pas le moment pour parler de ça. »
« Je m'en fiche. Je ne bougerai pas tant que vous ne m'aurez pas dit la vérité » dit elle en boudant.
Têtue comme elle, Méliodas sait qu'il ne le fera pas changer d'avis tant qu'elle n'aura pas obtenu sa réponse. Il soupire et lui répond :
« Ok ok. Tu as gagné. »
La princesse sourit à cette victoire.
« Si je restais tu serais toujours en danger. »
« Hein ? » perdant son sourire, perplexe.
« Quant tu es avec moi, tu es sans cesse en danger, toujours à risquer ta vie. Je ne sais pas vraiment ce qu'il s'est passé quand j'ai combattu Fraudin, mais ta vie ne tenait qu'à un fil. C'est vraiment un miracle que tu sois en vie. Je sais maintenant que tu vas vivre, et retrouver la santé. Mais si je reste, ta vie sera encore en danger et cette fois, tu ne te sortiras peut être pas. Je ne peux l'accepter. C'est pourquoi je pars loin de toi. Je veux te préserver et te protéger et arrêter de t'attirer des ennuis » dit il les yeux cachés par ses cheveux et ses mains et ses dents se serrant au fur et à mesure de ses paroles.
« Wow wow wow ! Attendez une minute ! Vous êtes en train de me dire que c'est vous qui m'attirez les ennuis ? »
Le capitaine la regarde juste en guise de réponse.
« Mais Messire Méliodas, bien avant de vous rencontrer je m'attirai déjà les ennuis toute seule. Mes sœurs me disent même que c'est un don, sous le coup de l'ironie. Quand j'étais petite, c'était moi la plus perturbatrice des princesses, je m'attirai sans cesse les ennuis. Et même pendant les 10 ans de votre fuite, je m'attirai les ennuis avec … personne. Bref je n'ai pas vraiment besoin de vous pour les attirer » sourit elle en se remémorant certains souvenirs.
« J'ai cru comprendre. Tes sœurs m'ont raconté ça également. » sourit aussi Méliodas en croisant les bras.
« Donc, vous n'avez plus de raison de partir. »
« Si. Parce qu'il n'y a pas que ça. »
Voyant qu'Elisabeth attend la suite, il poursuit après avoir soupirer : « Je suis un criminel, ne l'oublie pas. »
« Je n'ai pas souvenir que vous m'ayez fait du mal. »
« Peut être que je t'ai supprimé tes souvenirs. »
« J'aurai alors des séquelles, ce que je n'ai pas. »
« Je suis un démon. »
« Qui combat d'autres démons et les ennemis du royaume. »
« J'ai détruit le royaume de Danafor sous le coup de la colère, Lyones a failli subir la même chose. »
« J'ai traversé la capitale et le royaume est encore intact … enfin en partie. Donc vous ne l'avez pas fait. »
« Parce que les autres péchés m'ont arrêté. »
« S'il le faut, je vous aiderai aussi à ne pas perdre le contrôle »
« La seule chose qui me fait perdre le contrôle est la mort de Liz et … la tienne. »
« Donc je ne mourrai pas. »
« Comment tu peux dire ça ? » commence à s'irriter Méliodas.
« Je vous ai entendu. »
« Quoi ? »
« Les paroles que vous m'aviez murmuré. Je les ai entendu. C'est ce qui m'a fait tenir et m'a gardé en vie. »
Méliodas ne dit plus rien, surpris, et à cours d'arguments.
« Tu as réponse à tout » souffle Méliodas en se grattant la tête.
« Ce ne sont juste des preuves que vous n'êtes pas celui que vous pensez être. »
« Elisabeth ... »
« Alors vous restez ? Vous n'avez pas de raisons de partir comme ça, si c'est tout ça qui vous inquiète. Les autres vous attendent et … moi aussi. Vous restez Messire Méliodas ? »
« Non. »
« Pourquoi ?! »
« Pour toi. »
« Je ne comprends pas. »
« Si je reste tu seras en danger, ça, ça ne changera pas. »
« Mais puisque je vous dis que je n'ai pas besoin de vous, pour m'attirer les ennuis »
« Ce n'est pas que par rapport à ça. »
« A quoi alors ? »
« Il ne faut pas se voiler la face. Fraudin ne sera pas le seul démon qui essaiera de te tuer pour se venger de moi. Et il est hors de question que je ne laisse faire ça. »
« Ils essaieront de me tuer dans tous les cas, puisque je suis une apôtre des déesses et celle qui peut renfermer le sceau. Donc dans tous les cas, ils me tueront. »
« Qui t'as dit ça ? »
« Dame Merlin. »
Je te retiens Merlin, pense Méliodas en la maudissant.
« Je m'éloigne de toi pour attirer les démons hors de toi. C'est aussi simple que ça Elisabeth. Adieu » termine-t-il voulant mettre fin à cette discussion.
Il se retourne pour partir, mais jette un dernier coup d'œil à la princesse. Et une sensation étrange l'envahit. Il voit la princesse avec toujours ce même regard de reproches et de tristesse. Et elle n'a toujours rien dit par rapport au dernier mot, qu'il vient de prononcer. Alors il regarde devant lui, et continue sa route.
« Et si vous aviez tort ? » finit elle par dire.
Méliodas s'arrête, puis la regarde.
« Et si vous aviez tort, et que votre plan ne marche pas, et que vous n'arrivez pas à éloigner les démons de la capitale, qui va me protéger ? »
Méliodas commence à écarquiller les yeux à cette phrase.
« Dame Merlin me l'a dit. Je suis la clé de leur victoire ou de leur défaite. Et pour qu'ils gagnent ils doivent m'éliminer. Donc dans tous les cas, je serais morte quoiqu'il arrive. Et je n'ai pas suffisamment de maîtrise de mes pouvoirs de prêtresse pour me défendre. Alors qui va me protéger, Messire Méliodas ? »
« Il n'y a pleins d'autres chevaliers compétents au royaume. Et les péchés capitaux sont restés là bas exprès. »
« Mais vous êtes le seul, qui a pu les enfermer 3000 ans plus tôt. Vous êtes le seul à savoir comment les battre. Vous êtes le seul à avoir les connaissances spécifiques pour gagner. Et puis vous l'avez dit vous même, avant la bataille. Que les autres chevaliers doivent rester en arrière, sinon ils vont se faire massacrer. Et c'est vous qui donnez les ordres aux péchés. Sans vous, pourront-ils s'organiser s'ils ré-attaquent le royaume ? »
« C'est pour ça que je vais les attirer ailleurs. »
« Oui mais ils sont 10. Ils peuvent très bien se séparer. »
« Je sais »
« Alors pourquoi ? »
« Pour te protéger. »
« J'en ai marre que tout le monde veulent me protéger de la sorte. Je ne suis pas en sucre, vous savez ! » commence à s'essouffler la princesse.
« Je pense que tu ne te rends pas compte du danger Elisabeth. »
« Bien sûr que je m'en rends compte. J'ai failli me faire tuer par l'un deux. »
« Raison de plus pour ne pas prendre de risques ! »
« Quand est ce que vous allez tous comprendre, tous autant que vous êtes, mes sœurs, mon père et les chevaliers, que ce n'est pas en m'éloignant et en m'isolant du danger que vous allez me protéger ?! »
« Oui, il paraît que plus on t'écarte du conflit, plus tu y participes. »
« Exactement ! Maintenant c'est mon tour de poser les questions ! Vous n'êtes pas obligés d'y répondre »
Méliodas fronce les sourcils, n'appréciant pas du tout la tournure des événements et surtout sentant le sang de la princesse jusqu'ici et voyant qu'elle dépasse ses limites. Il veut en finir vite avec tout ça.
« Qui est ce qui m'a sauvé lorsque je me suis écroulée dans un bar? Qui est ce qui m'a sauvé lorsque j'étais poursuivi par des chevaliers, alors qu'il ne connaissait pas mon histoire ? Qui est ce qui m'a dit qu'il retrouverait avec moi les 7 péchés capitaux ? Qui est ce qui m'a sauvé un nombre incalculable de fois pendant ma mission ? Qui est ce qui m'a libéré, lorsque ma sœur a voulu me ramener de force à la capitale, où une lourde peine risquait de m'attendre pour ma fuite ? Qui est ce est venu me chercher alors que je me suis fait prisonnier par Hendrickson pour mon sang d'apôtre des déesses, justement ? Et ne me dites pas que c'était pour éviter de briser le sceau, qui enfermait les démons, car à ce moment là, vous n'avez même pas connaissances de mes pouvoirs. »
Méliodas reste silencieux pendant tout le discours d'Elisabeth, une expression triste sur le visage. Pendant quelques secondes, Elisabeth reprend son souffle, ses limites dépassées. Mais elle continue quand même :
« C'est vous Méliodas. C'est vous qui avez fait tout ça pour moi, et ce n'est pas parce que je suis la princesse. Vous ne faisiez bien avant de savoir qui j'étais. Vous m'avez protégé et préserver pendant tout ce temps et pourtant j'étais sans cesse avec vous. Pourquoi ça a changé ? »
« C'était différent. Tu étais encore moins à l'abri au château. Et le danger n'es pas le même aujourd'hui. »
« Non, il y a juste Hendrickson qui voulait tout mon sang pour briser le sceau et aujourd'hui, les démons veulent tout mon sang pour briser le sang et ainsi libérer tout leur clan. En quoi c'est différent ? »
« Tu marques un point. » sourit il.
« Vous restez ? » espère la princesse.
« Elisabeth... »
« Ce n'est quand même pas ma sœur Veronica, qui vous a demandé de partir, hein ? »
« Non non ne t'en fais pas à ce sujet » rigole-t-il malgré la situation.
« Écoutez Messire Méliodas, je sais bien que vous voulez me protéger et me préserver en m'éloignant du danger, d'ailleurs vous n'êtes pas le seul, car mes sœurs font pareils. Mais ce n'est pas comme ça que vous pourrez me protéger. Combien de fois je vais devoir le prouver ? De plus il n'y a pas que ça, n'est ce pas ? »
« Que veux tu dire par là ? »
« Vous voulez refouler vos sentiments à mon égard, espérant qu'on me laisse ainsi en paix et que votre peine sera moins douloureuse, n'est ce pas ? »
« Qu'est ce qui te fait dire ça ? » lui demande-t-il en la regardant malgré lui, surpris.
« C'est Dame Merlin et Messire Gowther qui me l'ont dit. »
Merlin, Gowther, espèces de …, ils ont lu dans mes pensées ces enfoirés, pense-t-il enrageant et en soupirant très fort.
« Moi je ne compte pas les refouler. »
Méliodas relève la tête vers la princesse, qui le regarde avec amour et des larmes commencent à perler le coin de ses yeux.
« Je ne peux juste pas. Je vous aime de tout mon cœur, et je sais que si vous partez loin de moi, vous me manquerez tellement et j'en mourrais. Je ne sais pas comment vous pourrez faire pour vivre si un être cher est loin de vous »
« Je ne peux pas. »
La princesse lève la tête surprise par cette réponse.
« Ça été la décision la plus difficile que j'ai eu à prendre. Et te voir là n'arrange pas du tout la situation. Je sais que je le supporterai mal d'être loin de la capitale et de toi, mais je voulais t'éloigner le plus possible de moi. Liz est déjà morte par ma faute, je ne voulais pas que ça t'arrive aussi »
« Mais … Liz n'est pas morte par votre faute... »
« Je me sens tout de même responsable … comme je peux me sentir responsable de toi. Ça été vraiment une décision difficile à prendre et tu ne me rends pas vraiment la tâche facile tu sais » sourit il tristement.
« C'est pour ça que je suis venue vous chercher, malgré mes blessures, pour que vous ne faites pas de bêtises que vous pouvez le regretter plus tard. »
Méliodas la regarde tristement et d'un air désolé. Alors la princesse essaye une dernière chose.
« Je vous supplie Messire Méliodas, restez. Restez avec moi. Ne me laissez pas seule. Je ne pourrai le supporter » pleure-t-elle.
Dans la tête de Méliodas, il y a un véritable conflit interne. Il calcule encore le pour et le contre, comme avant de prendre sa décision. Le pour et le contre sur la meilleure solution pour la protection d'Elisabeth, mais encore une fois, son cœur prend raison sur son esprit. Mais la première fois il avait écouté sa raison et non son cœur. Peut être qu'écouter son cœur est une meilleure solution.
Il regarde la princesse en larmes, puis sourit.
Soudain, la princesse sort un petit cri de surprise, et baisse la tête pour voir Messire Méliodas lui tripoter sa poitrine. Elle fait de gros yeux surpris.
« Oui oui. Je pense que ça, ça m'aurait vraiment manqué » dit il en prenant son air pervers.
« Messire Méliodas ? »
Le capitaine recule d'un pas pour la regarder, puis lui fait son plus beau sourire. Elisabeth cligne des yeux plusieurs fois, avant d'essayer de comprendre, elle commence à sourire, mais elle préfère demander avant de s'alarmer trop vite : « Vous … vous restez ? »
« Je te l'ai dit. Tu ne m'as pas rendu la tâche facile. Et dieu que tu peux être têtue quand tu t'y mets. Mais bon ça fait partie de toi. Tu as gagné, je reste. Et cette fois je ne te quitterai plus d'une semelle pour être sûr que tu t'éviteras les ennuis. Sérieux, j'avais demandé aux autres de veiller sur ça ! Quelle bande d'incapable ! »
« Vous restez ? Pour de vrai ? »
« Ouais. Rentrons Elisabeth. Et désolé pour tout. » dit il avec tendresse.
« Je suis si heureuse. » dit il avant de perdre connaissance et de s'effondrer.
Mais avant qu'elle ne touche le sol, Méliodas la rattrape de justesse, inquiet.
« Ohé Elisabeth ! Elisabeth ! »
Puis, il regarde sa main, qui est sur le corps de la princesse. Celle ci est pleine de sang. Sa blessure s'est ré-ouverte et son état est grave. Il faut vite qu'il la ramène au château.
Je te jure, tu as tenu jusqu'à maintenant, en dépassant tes limites … tu les as repoussé jusqu'au moment où tu réussis à me convaincre de rester comme si c'était ta mission … tu n'as décidément pas changé depuis qu'on s'est rencontrés, Elisabeth, pense-t-il en la regardant avec tendresse.
Puis, il entoure la princesse de sa cape pour la couvrir et la porte dans ses bras et se dirige vers le cheval.
« Viens là toi. Il faut qu'on ramène ta maîtresse au plus vite au château ».
Ainsi, il monte sur le cheval, la princesse dans ses bras, et se dirige à pleine vitesse vers la capitale.
A SUIVRE.
Voilà pour ce chapitre, j'espère que cela vous a plu. A bientôt :)
