CHAPITRE II
Goyle n'était pas le demeuré simplet que la plupart pensait de lui. Il s'était retrouvé à la botte de Draco en quelque sorte parce qu'il avait quelquechose de magnétique et qu'il avait toujours traîné avec Crabe. Avait fini par adopter l'attitude de l'autre comme par mimétisme. C'était plus facile après tout. Il n'était plus Goyle, c'était une partie de Draco. Draco étaient aimé des filles, Draco avait un père riche et réussirait sûrement dans la vie. C'était une espèce de météorite dont on savait pertinemment que même en tombant elle ferait de la lumière et un maximum de dégâts, que le monde en parlerait encore longtemps, et que peut-être ça ferait trembler la terre.
Lui était doué en magie, du moins plus doué que ce qu'il montrait, mais la plupart du temps il faisait exprès d'échouer, d'avoir la note moyenne basse, ce qui n'était pas toujours évident d'ailleurs. Pour ne pas faire d'ombre à Draco. Parce que ce n'était pas dans l'ordre des choses et parce que se dire qu'on peut tout réussir, ne pas connaître ses limites et laisser les autres mésestimer ses capacités est un rempart sans mesure contre tout.
Il pouvait s'adapter juste ce qu'il fallait et cela ne lui demandait pas beaucoup d'effort pour que les autres soient surpris en bien. Sûr que si un jour il montrait ses réels capacités ils le trouveraient plus génial encore qu'une personne s'acharnant toute sa vie et qui habitue les autres à l'excellence au risque de les décevoir par ses limites.
Non, Goyle était grand, fort mais certainement pas idiot, seulement il le jouait très bien.
Il avait tellement pris l'habitude de se moquer méchamment, de s'empiffrer consciencieusement que tout cela était devenu une seconde nature. Bien sûr il sentait que terroriser des plus petits ne lui apporterait rien dans la vie c'était ce qui coulait de source. Ce n'était pas par complexe d'infériorité vis à vis d'eux ou de leur intelligence, bien qu'il espérait que cela leur montre que ça ne servait à rien d'étaler ce qu'on était mais parce que cela devait être fait. C'était dans l'ordre des choses. En plus le fait de le croire idiot, d'une certaine manière, le disculpait et leur donnait une raison de se laisser maltraiter. Ils devaient se dire tu as les bras moi j'ai le cerveau.
Non fonctionner autrement remettrait décidément tout en cause.
Oui mais voilà le pseudo demeuré Goyle était amoureux d'une fille qui ne raisonnait certainement pas comme ça. Goyle aimait Hermione Granger. Voilà c'est dit. Ca n'était pas venu comme ça un beau matin, non. Seulement il aimait sa façon de montrer ses capacités alors que lui en était réduit à les cacher.
Il l'enviait, l'idolâtrait presque et surtout la trouvait belle, plus belle que tout. Mais bizarrement quand il s'imaginait le lui avouer, les initiales d'Hermione Granger se transformait inéluctablement en ceux d'Herman Goering, un célèbre Moldu peut connu pour
son sens de l'Amour.
Si le choipeaux avait choisi Serpentard pour Goyle c'était certainement pour sa faculté bien plus élevé que les autres et certainement même de Draco à manipuler son entourage. Oui mais voilà, alors que la pluie ne cessait de tomber sur le château il en était venu à se demander s'il ne vaudrait mieux pas être le vrai Goyle pour elle, il en rêvait secrètement..
Peut-être qu'un Gryffondor se cachait au fond de lui sous son costume de Serpentard. Il se mit à pleurer, seul devant la fenêtre. Il avait enfermé Crabe dans les toilettes pour avoir un moment la paix.
Qui était-il ?
