Chapitre 2
¤ Le mois passa, on était Lundi 23 Mai.
Il était six heures du matin, et Watanuki était déjà prêt à partir, bien qu'il devait partir dans trois-quarts d'heure.
C'est dur d'attendre.
Mais il n'a pas pu dormir, à force de rêver, rêver, et rêver encore ...
Il en était fatigué.
Il écoutait la radio.
Ils passaient "l'amour est un bouquet de violettes".
Ce n'était pas pour arranger les choses ...
µµµµµµ
Vient ENFIN l'heure de partir. Il prend bien le temps d'être parfait, une fois de plus, et récupère sa valise pleine de livres pour Mitsuki ...
Il prit la route, et, sur le chemin, il chantonnait joyeusement ... ¤
Watanuki : "L'amouuuuur est un bouquet de violeeeeeetteuh" ...
¤ Voilà. Ca recommence ...
µµµµµµ
Il appuya sur la sonnette avec légèreté et grande joie.
Mais finalement, quand il entendit le loquet rentrer dans la porte, il reprit son sérieux ...
Il était là pour le travail, et non pas pour draguer le beau, le séduisant, le gentil, l'intelligent, ... le PARFAIT Dôméki.
D'ailleurs, celui-ci s'était montré rapidement. ¤
Dôméki, lui serrant la main : Bonjour, Watanuki-kun.
Watanuki, heureux mais restant sur la réserve : Dôméki-san !
Dôméki : Entrez, ne restez pas dehors.
¤ Watanuki l'écouta, et entra à l'intérieur. ¤
Mitsuki, courant vers lui : Hiro !
Watanuki : Mitsuki !
Mitsuki, s'arrêtant devant lui : Auzourd'hui papa il m'a mis ma robe préférée ! Elle me va bien hein ?
Watanuki, s'accroupissant à sa hauteur : Tu es très jolie dedans !
Mitsuki, qui a eu la réponse qu'elle attendait : Merci !
Dôméki : Comment s'est passé le retour hier ?
Watanuki : Très bien, comme toujours ! Je n'habite pas tout près mais dix minutes de marche tous les jours ça ne peut pas me faire de mal !
Dôméki : Moi aussi, je fais le trajet à pied. Je veux dire, pour mon travail. J'ai une voiture, mais je préfère l'utiliser quand je fais vraiment de longs trajets.
Watanuki : Je n'ai pas de voiture, mais à vrai dire, je n'en ai pas besoin pour l'instant !
Dôméki : Oui, vous êtes encore étudiant et seul.
Watanuki : C'est vrai.
Dôméki : Je vais y aller. Je vous remercie encore de vous occuper de Mitsuki.
Watanuki : Je le fais avec plaisir !
Dôméki : ¤grand sourire¤
Watanuki : ¤fond sur place¤
Dôméki : À ce soir.
Watanuki, totalement fondu : À ce soir.
¤ Il se retourna, et sortit en refermant la porte derrière lui. ¤
Watanuki, fixant la porte, les yeux brillants et tout sourire : ¤soupir¤
Mitsuki, tirant sur la chemise du petit brun : Hiro !
Watanuki, reprenant ses esprits : Oui Mitsuki ! On va jouer ?
Mitsuki, heureuse : Vouiiiiiiiiiiiiiiii !!!
¤ La journée se passa à merveille pour Watanuki en compagnie de la petite fille ...
µµµµµµ
Dôméki, lui, avait son après-midi de libre, car il y avait une réunion qui ne le concernait pas, ce qui arrivait rarement ...
Il devait passer chez ses parents. Mais sans Mitsuki, elle ne devait rien savoir, cela pourrait la choquer ...
Ils devaient parler de choses sérieuses.
Dôméki ne voulait y être confronté.
Mais connaissant sa famille, il n'avait pas le choix ...
... sous peine de mort. ¤
Dôméki, devant l'entrée de la maison de ses parents : ...
¤ C'est un appartement, mais celui-ci a l'air plus grand que les autres ... ¤
Dôméki, remettant sa cravate en place : Quand il faut y aller ...
¤ Et il entra ...
µµµµµµ
C'est ainsi qu'il se retrouve à table avec ses parents, deux personnes super rigides avec un balai dans le derrière, et, cerise sur le gâteau, LA TANTE BERTHA ( eh oui, on a tous une tante Bertha ... MDR ). Malheureusement, la tante Kimi, qui surveillait Mitsuki avant, n'était pas en mesure de venir.
La
seule personne qu'il était vraiment heureux de voir était son
irréductible grand-père, Haruka, qui était toujours sage et
bienveillant.
Enfin ... c'était relatif. Les parents et la tante
Bertha n'avaient qu'une seule envie : s'en débarrasser au plus vite.
Dôméki, lui, l'adorait. En partie pour ça. ¤
Noriko ( la mère ) : Shizuka.
Dôméki : Vous avez de la chance que je ne sois pas en réunion et que ma fille soit en bonne compagnie.
Masato ( le père ) : Nous devions te parler d'une chose très importante.
Bertha, qui se goinfrait des biscuits qu'il y avait sur la table : C'est pour ton bien alors tu feras tout ce qu'on te dit !
Dôméki, qui n'en peut déjà plus : Bertha ...
Haruka : Pas la peine de s'énerver, il vient juste d'arriver !
Masato : Nous ne devons pas perdre de temps, il va être en retard !
Dôméki, qui hésite à paniquer ou pas : En retard pour quoi ?...
Masato : Pour ton rendez-vous avec Maya Nakajima !
Dôméki, désagrablement surpris : Q... quoi ?
Noriko : Cela fait déjà cinq mois que Tomoko t'a quittée. Tu devrais penser à te remarier ! ( tiens, ça me fait penser à "Prête-moi ta main" ! MDR pardon pour ceux qui connaissent le film mais je trouvais ça bien comme truc parce que ça donne plus d'importance à Dôméki et sa vie quotidienne ... et ses sentiments à propos de Watanuki, pardi ! XD )
Dôméki, commençant à se lever pour partir au plus vite : Excusez-moi, mais je n'en ai pas envie pour l'instant ...
Bertha : Tu ne vas quand même pas rester célibataire toute ta vie !
Haruka, comme si de rien était : Mais regarde-toi Bertha, tu es toi-même une éternelle célibataire ! Réfléchis un peu avant de parler !
Bertha : HARUKA !!!
¤ J'ai oublié de préciser : Bertha était la soeur de Noriko. ¤
Dôméki : Excusez-moi, mais je ne me sens pas prêt à aborder une nouvelle relation ...
Masato : Ne dis pas n'importe quoi ! Cela fait longtemps que tu ne t'intéresses plus qu'à ton travail !
Noriko : Nous le faisons dans ton intérêt, et celui de Mitsuki !
Dôméki : Mitsuki est encore sous le choc du divorce, je ne pense pas qu'elle supportera que je voie une autre femme.
Noriko : Elle a besoin d'une maman. Un enfant a besoin d'avoir deux parents. Imagine l'année prochaine, quand elle ira à l'école : elle verra que tout le monde aura un papa et un maman. Et elle ? Qu'aura-t-elle ? Un papa, tout seul.
Dôméki : Je préfère attendre qu'elle soit remise !
¤ Au même moment ... ¤
Watanuki, à côté de la porte de la chambre de Mitsuki : ... je me suis assoupi ... je suis vraiment fatigué ... j'espère qu'il n'est pas trop tar...
¤ La porte de la chambre de Mitsuki était ouverte.
Celle de la chambre de Dôméki aussi ... ¤
Watanuki, se levant avec hâte : M...Merde !!! Elle est censée dormir !!!
¤ Il se précipita dans la chambre ... ¤
Watanuki, inquiet : Mi...
¤ Elle était assise sur ses genoux, devant la table de chevet.
Elle fixait une photo ... ¤
Watanuki, s'approchant : ...
¤ C'était une photo de famille. Elle doit dater d'il y a un an.
Dôméki était fier et heureux, avec sa fille et son ex-femme à ses côtés.
Celle-ci avait les cheveux bruns, ses yeux noirs de jais, sa peau fine et blanche ... Une magnifique femme.
Mitsuki avait l'air triste, boudeuse. ¤
Mitsuki : Maman ... Z'aimais ma maman ...
Watanuki, s'agenouillant à côté d'elle : Hum ...
Mitsuki, les larmes aux yeux : ... mais elle, elle m'aime pas ... et elle aime pas mon papa ...
Watanuki : Mitsuki ...
Mitsuki, pleurant : Elle m'a laissée toute seule ! Elle me déteste !...
¤ Elle s'accrocha au bras de Watanuki, et pleura ... ¤
Watanuki, la prenant dans ses bras : Ne pleure pas !... Je suis sûr qu'elle t'aime ...
Mitsuki : Nan !... ze sais que maman elle aimait un monsieur !... papa veut pas me le dire !... mais moi ze sais !... elle aimait plus le monsieur que nous !... elle veut pu me voir !...
Watanuki : ...
Mitsuki : Z'AIME PU MAMAN !!! ZE LA DETESTE !!!
Watanuki, blessé pour elle : S'il te plaît, ne dis pas des choses aussi méchantes !... pauvre Mitsuki ... abandonner une enfant de trois ans, il faut vraiment être égoïste ...
¤ Chez les parents de Dôméki ... ¤
Dôméki : Dès le départ de Tomoko, Mitsuki s'est mise à la détester. Et maintenant, elle a peur dès que je parle à une femme.
Masato : Il faut qu'elle se rendurcisse !
Dôméki : À l'âge qu'elle a ?! Elle a besoin de se remettre de ses émotions ! Après, oui, je pourrais envisager une nouvelle liaison !
Bertha : Après tu seras vieux et plus personne ne voudras de toi !
Haruka, toujours aussi souriant : Shizuka est encore jeune, c'est pas comme toi qui est vieille et toute ridée.
Bertha : LA FERME LA MOMIE !!!
Haruka : ¤rire calme¤
Dôméki : ¤se retient franchement de rire¤
Noriko : Quoi qu'il en soit, tu as une rendez-vous ! Tu ne vas pas laisser cette pauvre jeune femme seule ! Elle vient de Kyoto exprès pour toi !
Dôméki : ... c'est tout fait pour me culpabiliser ... Et depuis quand est prévu ce rendez-vous ?
Masato : Depuis deux semaines.
Dôméki, se levant en tapant du poing sur la table : DEPUIS DEUX SEMAINES !?!
Bertha : Il faut prévoir à l'avance, mon p'tit gars !
Dôméki : Vous n'avez pas le droit de décider des choses à ma place !!! Je ne suis plus un gamin, j'ai presque trente ans !!!
Haruka, béat à toute épreuve : Ca grandit si vite ... tu ne trouves pas Masato ?
Masato : Papa ! Je suis son père, il doit mon respect !
Haruka : C'est un grand garçon très sage.
Noriko : Haruka-san !
Haruka : Voyons, c'est pas parce qu'on a des vieux os qu'on a forcément raison ...
Noriko, indignée : !
Masato : Papa, là c'est trop !
Dôméki, partant : ¤soupire¤ Je vais y aller ...
Masato : Oui ! Et N'oublie pas ton rendez-vous ! C'est au bar Chez Sachiko !
Noriko : Pense à Maya, elle doit être si impatiente de te rencontrer !
Haruka : Bonne chance ! Que ma bénédiction te protège de toutes les tigresses en chaleur !
Noriko, Masato et Bertha : HARUKA !!!
¤ Il sortit, sans l'ombre d'un sourire au visage.
Il ne savait pas ce qu'il allait dire à cette jeune femme qui était sûrement surexcitée à l'idée de le rencontrer ... il ne voulait pas la blesser ...
Il dût la rencontrer, et lui expliquer la situation, après avoir parlé avec elle pour amortir le choc.
Elle était très déçue, elle en avait même pleuré. Il l'avait consolée le plus gentillement possible ...
En son for intérieur, il espérait que ce genre de scène ne recommencerait plus ...
Puis il retourna chez lui, le coeur lourd.
En réalité, Mitsuki n'était pas la seule à être affectée par le divorce. Dôméki lui-même n'était pas encore guéri de sa blessure.
Il n'était pas prêt à recommencer sa vie avec quelqu'un ...
Il arriva devant la porte de chez lui.
Il regarda sa montre. Il était en avance de deux heures.
Mais il était content de rentrer. Sa journée a été longue, et retrouver sa fille lui ferait le plus grand bien.
Il ne nia pas, aussi, qu'il était content de voir Watanuki. Il aimait bien ce jeune homme, il le trouvait gentil ... ¤
Dôméki, sonnant à la porte : Enfin rentré ...
¤ Elle s'ouvrit sur le visage rayonnant de Watanuki. ¤
Watanuki : Vous êtes rentré !
Dôméki, entrant dans l'appartement : Oui, plus tôt que prévu ...
Watanuki, refermant derrière lui : C'est Mitsuki qui va être contente ...
¤ Il l'appela, et la petite fille descendit les escaliers avec bonheur. ¤
Mitsuki, courant vers Dôméki : Papa !
¤ Il la prit dans ses bras, et la souleva pour la porter, avant de l'embrasser. ¤
Dôméki : Tu as passé une bonne journée ?
Mitsuki : Vouiiiiiii ! Hiro il me lisait un livre qui parle d'une petite tortue de mer !
Dôméki : Une tortue de mer ?
Mitsuki, fière : Hum !
¤ Elle rit et prit la tête de son père dans ses bras.
Inutile de dire que Watanuki était attendri ... ¤
Dôméki : Vous aussi, vous avez l'air d'avoir passé une bonne journée.
Watanuki : Sans aucun doute ! Et vous ?
Dôméki : Je suis fatigué ... aujourd'hui n'a pas été de tout repos.
Watanuki : Dans ce cas je vais peut-être vous laisser vous poser ...
Dôméki : Il n'est que cinq heures et demi, vous pouvez rester.
Watanuki : Mais...
Dôméki : Le temps d'un café.
Watanuki, rougissant un peu : ... euh ... oui ... d'accord ...
Mitsuki : On va manzer des gâteaux !
¤ C'est ainsi que la petite famille, en compagnie de Watanuki, prirent un café, sauf bien sûr Mitsuki qui mangeait des petits gâteaux et buvait un verre de lait avec délice. ¤
Dôméki : J'ai lu les livres que vous lui offrez. J'aime beaucoup vos choix, et Mitsuki me demande souvent de les lui relire.
Watanuki : Elle les aime tant que ça ? ¤rire¤ C'est super. Vous savez, je prends mes livres dans une librairie spécialisée ... Il n'y a presque personne, mais je trouve ces livres plus intéressants que ceux qu'on trouve en grande surface.
Dôméki : Il est vrai que j'ai du mal à en trouver de semblable ... Donc vous allez dans une librairie, ça change tout ...
Watanuki : Elle n'est pas très loin d'ici. Si vous le voulez, vous pourrez emmener Mitsuki un jour. Je vous donne l'adresse ?
Dôméki : Ce sera avec plaisir, mais je la prendrai plus tard. J'ai malheureusement peu de temps à lui consacrer ... j'aimerais tant que ce soit différent ...
¤ Mitsuki la regardait avec des yeux à la fois tristes et compréhensifs ... ¤
Dôméki : Mais mon métier ne me le permet pas. Pourtant, si je veux le mieux pour elle, je ne peux pas me permettre de quitter mon travail pour un autre.
Watanuki : Je comprends ...
Dôméki : Mais en tout cas, elle ne se sent pas seule avec vous. Ce que je craignais le plus n'est pas arrivé ... Si j'ai demandé votre aide, c'est pour ne pas avoir à la laisser dans un centre aéré. C'est une fille intelligente qui a besoin d'un contact direct avec les gens pour s'épanouir, et non pas d'être mêlée à un groupe, où elle ferait toute la journée des activités dirigées sans vraiment de liberté ... Si elle n'a qu'un père pour tuteur, qu'elle voit seulement une heure le matin et trois heures le soir, je ne pense pas qu'un centre aéré l'aiderait à grandir dans le bonheur.
Watanuki : ... hum ...
Dôméki : ... je m'en rends compte de plus en plus depuis que vous êtes là ...
Watanuki : ...
Dôméki : ...
Watanuki : Je suis disponible dès que vous en avez besoin. Pour ma part, je suis quelqu'un de plutôt ... seul ... Je suis détâché de ma famille, ça fait un an que je n'ai plus aucun lien avec eux ... et j'avoue que je me sens bien avec Mitsuki. Je suis toujours impatient de venir ici ! Pas vrai ?
Mitsuki, toute souriante, la bouche pleine : Hum !
¤
Elle mange un autre gâteau ...
Watanuki buvait tranquillement son
café.
Il le trouvait bon ...
Sûrement parce que c'est Dôméki qui l'a fait. ¤
Dôméki : ...
¤ Il semblait pensif ...
Le petit brun se demandait pourquoi. Ou plutôt, il ne voulait pas se dire que c'était à cause de lui.
Il ne voulait pas qu'il s'inquiète pour lui. ¤
Watanuki : Ne vous en faites pas pour moi. Je me suis habitué à vivre seul.
Dôméki, négatif : Hum.
Watanuki : ...
Dôméki : ...
Watanuki, terminant son café : Bien, je ne vais pas tarder à vous laisser, vous devez profiter de votre avance pour vous occuper de votre fille ...
Dôméki : Vous avez raison ...
Mitsuki : Tu t'en vas ?
Watanuki : Oui ! Je vais te laisser avec Papa !
Mitsuki : Mais...
¤ Les deux hommes étaient interpelés par la parole de la petite fille.
Ils se regardèrent longuement ... ¤
Watanuki, se pliant à la politesse : On se verra demain ?...
Mitsuki : ... papa il a dit que tu peux rester ...
Dôméki : Mitsuki ...
Watanuki : Papa a dit qu'il voulait boire un café avec moi. On l'a bu, alors je m'en vais.
Mitsuki, une moue au visage : Ze veux pas que tu t'en aille !
Watanuki : Mais c'est malpoli de rester chez les gens sans y être invité !
Dôméki : Il a raison !
Mitsuki, commençant à faire un véritable caprice : Maiiiiiiiiiiiis !!!
Dôméki, un semblant de colère dans la voix : Mitsuki !
Mitsuki : Naaaaaaaaaaaaaaaan !!!
Watanuki : Je reviendrai demain ! C'est pas comme si je partais pour toujours !
Mitsuki : ... ze veux que tu restes ...
Watanuki, regardant Dôméki : ...
¤ En réalité, il aurait bien aimé rester. ¤
Dôméki : ... Mitsuki ...
¤ Le grand homme la soulèva de sa chaise et la porta dans ses bras. ¤
Dôméki : Un jour, on invitera Watanuki-kun. Je te le promets.
Watanuki : !
¤ Il fit un effort surhumain pour ne pas rougir ...
... Dôméki, l'inviter ...
... il en restait bouche bée ... ¤
Mitsuki, ses yeux de petite fille triste trop mignons : C'est promis ?...
Dôméki : C'est promis.
Mitsuki : ...
Dôméki : Allez, dis au revoir à Watanuki-kun, je te rejoins dans ta chambre, hein ?
Mitsuki, hochant la tête : Hum.
¤ Dôméki la fit descendre. ¤
Mitsuki, se mettant sur la pointe des pieds pour faire un bisou à Watanuki : Au revoir Hiro !
Watanuki, l'embrassant sur la joue : À demain !
¤ Et ce fut ravie qu'elle monta les escaliers pour jouer à la poupée. ¤
Dôméki : Je suis désolé de vous embarrasser ... D'habitude elle m'écoute mais là ...
Watanuki : Ce n'est pas grave ... j'ai même hâte de savoir quel jour j'aurais l'honneur d'être invité ... Vous savez, ça ne me dérange pas. C'est vous surtout qui devez être embarrassé.
Dôméki : Un peu ... mais j'avoue qu'un peu de compagnie ne me fera pas de mal.
¤ Watanuki ne put se retenir de rire un peu. ¤
Dôméki : Pourquoi riez-vous ?
Watanuki : Rien ... c'est le mot "compagnie" ...
Dôméki, légèrement mal à l'aise : ...
Watanuki : ...
Dôméki : ...
¤ En fait, ils étaient tous les deux heureux que Mitsuki les aient poussés à se voir un soir.
Watanuki, parce qu'il aura pu bénéficier d'un petit moment privilégié avec l'homme de ses rêves.
Dôméki, car il pourra peut-être se faire un ami, et c'est quelque chose qui lui manquait beaucoup ...
Ils se partagèrent un sourire sincère. ¤
Dôméki : Quand êtes-vous disponible ?
Watanuki : Tous les jours, je ne sors jamais le soir. Ce serait plutôt à vous qu'il faudrait poser la question.
Dôméki : Le mieux pour moi serait le samedi.
Watanuki : D'accord ! Peut-être pas samedi dans trois jours, c'est trop tôt ...
Dôméki : Alors samedi de la semaine prochaine ?
Watanuki : Oui, ce sera parfait !
Dôméki : Super.
¤ Ils se serrent la main. ¤
Dôméki : Passez une bonne soirée.
Watanuki : Vous de même ! À demain !
Dôméki, gentillement : À demain.
¤ C'est avec bonheur que Watanuki quitta la maison, et repartit en direction de chez lui.
Oui, c'était une bonne nouvelle ...
Il n'avait jamais eu de rendez-vous comme ça depuis si longtemps ...
Il chantonnait sur le chemin, ce qui valut à plusieurs personnes de se demander ce qu'il foutait ... ¤
TILILULULUTILILULU...
¤ Il se dépêcha de décrocher. ¤
Watanuki : Allô ?
Dôméki, au téléphone : Oui, c'est moi ...
Watanuki : Ah, Dôméki-san ! Je ne m'attendais pas à votre appel !
Dôméki : J'ai oublié de vous demander si vous n'aimiez pas certains plats ...
¤ Watanuki rit un peu ... ¤
Watanuki : Je ne suis vraiment pas compliqué question nourriture ...
Dôméki : Donc tout va bien ?
Watanuki : Tout va bien !
Dôméki : D'accord, alors à demain.
Watanuki : À demain !
¤ Ils raccrochent.
Watanuki avait de quoi rêver pendant plusieurs jours maintenant ... ¤
Tsuzuku
Et vilou ! Alors, qu'en pensez-vous ?
BISOUUUUUUUUUUUUUS À TOUS JE VOUS ADORE !!!
Tohru
