Disclamer : Le monde et les personnages ne m'appartiennent pas !

Titre : Être un bon fils

Auteur : Ange Phoenix Blodeuwedd

Résumé : Tout sa vie, Draco avait couru après cette lueur de fierté dans les yeux de son paternel, enchaînant erreur sur erreur. Mais lorsque son fils arriva au monde, il se jura de lui prouver chaque jour à quel point il l'aimait, à quel point, il était fier de lui… Cependant, une attaque sur le chemin de traverse changea ses projets.

Beta : Memepotter

Note : À partir de maintenant et pour rassurer mes lecteurs, je vais poster mes avancées pour que vous sachiez où j'en suis dans toutes mes fanfictions !

- La vengeance des Malfoy, chapitre 6 : Pas commencé

- Il ne faut pas mentir, chapitre 2 : En cours (2000 mots environ)

- Les 100 façons de dire "Je t'aime", chapitre 2 : En cours (1000 mots environ)

- Le coup du Destin, chapitre 3 : Pas commencé

- Social Work, chapitre 8 : Pas commencé

- J'aurai mon indépendance, chapitre 7 : Pas commencé

- La prise en charge, chapitre 2 : En scénario

- Certe Vivere, chapitre 2 : Pas commencé

- Echec et Mat, chapitre 1 : En cours (1000-2000 mots environ)

- Une mission pour l'éternité, chapitre 2 : En scénario

- Retour à la réalité, chapitre 2 : En cours (1000 mots environ)

- La Douleur, ensemble, chapitre 2 : En cours (1000 - 2000 mots environ)

- Une situation inattendue, chapitre 1 : En cours (200-500 mots environ)

- Être un bon fils, chapitre 2 : Pas commencé

- Pour oublier, chapitre 3 : Pas commencé


Être un bon fils


Chapitre 1

Lorsque Scorpius vit son père, la seule personne qui lui restait, allongée par terre, inconscient, le petit garçon cria. Ce n'était pas un cri de peur ou de douleur, mais c'était un hurlement de pure terreur... c'était le hurlement d'un enfant qui avait peur de tout perdre, d'être seul. Avec des pas tremblant, le jeune Malfoy approcha de Draco avant de s'asseoir à ses côtés et de le secouer. D'abord doucement, Scorpius, les larmes aux yeux, commença à l'agiter plus rudement en espérant juste un geste de lui... des doigts qui bougeraient, des yeux qui papillonneraient... mais certainement pas ce silence, cette immobilité. Alors malgré son envie de copier son père, son envie de le rendre fier en retenant ses larmes, il ne put s'empêcher de les laisser couler sur ses petites joues rondes.

- Papa ? sanglota le petit bonhomme. Papa, il faut que tu te réveilles... S'il te plaît...

Alors il resta là, allongé sur son torse où persistait un soulèvement léger dû à une respiration et il attendit qu'une personne, n'importe qui, sauve son papa.

Malheureusement, des personnes paniquées, en pleurs, des personnes hurlant à l'aide, passèrent à côté de ce petit garçon sans se soucier de lui... Et c'était encore plus vrai lorsqu'ils virent l'identité du père. Après tout, qui voudrait sauver un ancien mangemort simplement parce qu'il était père ? Ça se trouvait, le fils allait devenir aussi mauvais que son géniteur ? Du moins, c'était avant que les médicomages viennent sur les lieux...

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Voilà maintenant sept ans qu'Harry Potter avait commencé ses études de médicomagie, abandonnant son meilleur ami et son envie de devenir auror. Surtout en sachant, qu'il devrait obéir au chef des aurors, qui, lui-même obéissait au Ministre de la Magie. Autant dire que c'était tout bonnement hors de question qu'il obéisse un jour à un de ces crétins de politicien. Alors, lui qui avait toujours pu compter sur Hermione pour l'aider, avait dû apprendre à se débrouiller seul et s'était battu pour avoir son diplôme. Et aujourd'hui, cela faisait déjà plus d'un an qu'il était devenu officiellement médicomage de Sainte Mangouste. Il avait le plaisir, même sans être auror, d'avoir des journées qui n'étaient jamais la même que la précédente et s'épanouissait dans son métier. Alors chaque matin, parfois très tôt, il se levait, mettait sa blouse blanche et transplanait dans le hall d'entrée pour commencer son service.

Cependant, aujourd'hui, à peine arrivé sur son lieu de travail, qu'on l'appela en urgence sur le Chemin de Traverse, où une attaque avait eu lieu. Sans perdre une seule seconde, il transplana de nouveau avec plusieurs de ses confrères pour découvrir, cette fois-ci, un véritable carnage. Certes, pas aussi impressionnant qu'en temps de guerre, mais bel et bien étonnant en temps de paix.

Ses yeux émeraude observèrent l'étendue des dégâts lorsque son regard s'arrêta sur un petit garçon assoupi sur le corps d'un homme qu'il ne pouvait apercevoir. Pressant le pas pour venir en aide à ce petit bonhomme, il put apercevoir au fil de son avancée, des cheveux blonds ternes recouvert par la poussière, une peau pâle salie par les décombres d'une boutique qui s'était effondrée non loin d'eux puis enfin, il put observer le visage du blessé, découvrant une personne qu'il ne pensait plus revoir... Draco Malfoy. Immobilisé par la surprise, Harry observa le petit garçon, les poings serrés sur le t-shirt de son supposé père, les joues recouvertes par des larmes sèches. Voulant s'assurer qu'il dormait, Harry posa deux doigts sur la gorge du petit blond et sentit un pouls. Soulagé, il put enfin commencer son travail. Donc sans déranger l'enfant, il fit un rapide diagnostic de la santé de son ancien camarade de classe. Le parchemin qui apparut dans sa main, par contre, l'inquiéta bien davantage. Le niveau de magie de Malfoy était faible et continuait à diminuer, sans doute à la suite d'un sortilège. Alors pendant une dizaine de minute, Potter essaya de faire rentrer dans son organisme, grâce à une aiguille moldue, plusieurs potions pour essayer de le stabiliser.

Si cela avait été une autre personne, le médicomage Potter aurait sans aucun doute demandé à un de ses collègues de l'aider à trouver une solution. Cependant, c'était Draco Malfoy, et Harry savait très bien comment l'hôpital s'occupait des patients au passé lourd... il ne s'en occupait tout simplement pas. L'administration faisait tout pour faire en sorte que ces personnes ne soient plus les bienvenues. Après tout, l'image de l'hôpital comptait bien plus que la vie d'un ancien prétendu mangemort innocenté il y avait dix ans, n'est-ce pas ? Dernièrement, la personne qui n'avait pas eu le droit aux soins n'était nul autre que Severus Snape. L'ancien gryffondor le savait très bien car c'était lui qui l'avait accueilli dans la maison de son parrain. Et pendant trois mois, le rouge et or avait dû donner la béquetée au directeur des Serpentard, sous ses regards noirs. Aujourd'hui encore, le potioniste était chez lui, à essayer de retrouver sa vie avant la dernière guerre.

Se demandant si sa maison allait se transformer en refuge pour cas désespérés, il regarda autour de lui, voyant que tous ses collègues étaient occupés. Discrètement, il posa donc ses mains sur Malfoy et le petit, il transplana loin de ce carnage pour atterrir dans le petit jardin face à l'ancien QG de l'ordre de Phénix. Cependant, dans sa rapidité, il ne vit pas la personne qui, de loin l'observa.

- Severus ! cria Harry, dès qu'il eut apparu, réveillant par la même occasion le jeune garçon. Severus !

Deux minutes plus tard, la porte d'entrée s'ouvrit brusquement, dévoilant un Severus Snape en alerte portant un pantalon noir et une chemise blanche. Cependant, contrairement à l'homme qu'il était lorsqu'il séjournait encore Poudlard en tant que professeur, celui-ci était encore plus pâle et maigre, lui donnant une apparence de cadavre. De plus, si on regardait bien la main qui tenait sa baguette, on aurait pu voir les tremblements nerveux qui la secouaient. Malgré ses épreuves, malgré l'état de son corps, le Serpentard était toujours débout, baguette à la main.

Lorsque celui-ci vit son filleul, ce gamin ou plutôt cet homme qu'il n'avait plus vu depuis maintenant sept ans, évanoui, l'ancien professeur descendit les marches et rejoignit Potter aussi vite qu'il le put.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? demanda l'homme aux cheveux noirs.

- Il y a eu une attaque sur le Chemin de Traverse. Mon équipe a été appelée en urgence pour intervenir... Mais... Comme pour vous, je ne pouvais pas laisser l'hôpital choisir de son sort, commença à expliquer Harry, gêné.

Le regard onyx plongé dans celui émeraude, un sourire invisible pour ceux qui ne connaissait pas Snape apparut et celui-ci passa une main dans les cheveux de son ancien élève, les ébouriffant.

- Je sais, tu es un gryffondor après tout, répondit Severus presque affectueusement.

Harry n'avait jamais eu de père et il n'en voulait pas durant la guerre de peur de le perdre, comme Sirius. Mais depuis que Snape était arrivé à la maison, depuis qu'il l'avait sorti de cet enfer qu'était cet hôpital et qu'ils avaient réussi à s'apprivoiser, ils étaient devenus une petite famille. Et sa fierté, son approbation était importante pour le rouge et or qui avait toujours était rabaissé par lui.

- Harry, il devient de plus en plus pâle, s'exclama finalement Severus en maintenant une main sur sa gorge. Son pouls ralentit.

Aussitôt, le médicomage revint à l'instant présent et se reconcentra sur son patient qui, effectivement, pourrait bientôt ressembler aux fantômes présents dans Poudlard.

- Un sortilège que je ne connais pas aspire sa magie, si nous n'arrêtons pas sa progression rapidement, il va tomber dans le coma... puis mourir. J'ai déjà testé les potions que tu m'as préparées en cas d'urgence, aucune ne fonctionne sur lui, expliqua le médicomage avant de voir que l'enfant s'était éloigné d'eux, tout en tenant la main de son père dans la sienne.

Laissant Severus s'occuper du blessé, ne pouvant rien faire de plus que ce qu'il avait déjà fait, il se dirigea vers l'enfant et se prépara à parler lorsque le jeune garçon le devança :

- Potty, tu es Potty, souffla le petit bonhomme, les yeux brillant de larmes contenues. Tu vas aider mon papa, Potty ?

Surpris, le brun observa le jeune blond et lâcha un petit rire avant de poser une main par-dessus celle de l'enfant et du père.

- Bien sûr, accepta l'ancien gryffondor, mais à une seule condition : tu dois m'appeler Harry, d'accord ? Suite au hochement de tête du blond, il reprit : Et moi, comment dois-je t'appeler ?

- Scorpius Malfoy, murmura doucement celui-ci.

- Je sauverai ton père, Scorpius, je te le promets, assura le rouge et or.

Dans son premier cours de médecine, le premier enseignement qu'on lui avait transmis était le suivant : ne jamais promettre de sauver quelqu'un. N'importe quel médicomage pourrait être mis à pied pour cela. Mais que pourrait dire Harry à un petit garçon qui n'espérait qu'une chose, revoir son père ?

- Pourrais-tu transporter Draco dans la chambre d'ami, Harry, les interrompit Severus.

- Bien sûr ! Tu viens avec nous Scorpius ? demanda l'élu du monde des sorciers en tendant sa main libre au blond qui, après quelques secondes d'hésitation, mit sa petite main dans la sienne.

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Une fois l'ancien Serpentard correctement installé, son fils le rejoignit tandis que Severus faisait tous ses prélèvements, prenait toutes les notes qu'il fallait et les donnait à Harry qui finit par quitter la pièce pour faire des recherches.

Une fois seul avec le garçon, Severus put enfin observer le fils de son filleul, Scorpius Malfoy... C'était la première fois qu'il le voyait. Draco n'était pas prêt à le revoir, ou à revoir qui que ce soit qui avait participé de loin ou de près avec la guerre. Mais à chaque évènement important, le fils de Lucius lui envoyait une lettre, parfois des photos que l'ancien directeur de Serpentard gardait précieusement.

De son côté, le jeune garçon s'allongea sur sa poitrine pour écouter sa respiration et se rassurer. Mais lorsque Scorpius ne sentit pas le bras de son père l'entourer pour le protéger du monde extérieur, des larmes quittèrent ses yeux gris malgré sa retenue. Des larmes qu'il s'empressa d'effacer. Cela ne faisait qu'une heure ou deux qu'il était inconscient et l'héritier des Malfoy ne s'était jamais senti aussi seul de toute sa petite vie. Son regard protecteur, sa voix, sa présence... Son héros lui manquait.

- J'ai tenu ton père dans mes bras quand il est né, il était tellement petit que j'avais peur de le briser, de le salir, commença Severus d'une voix grave et hésitante en voyant ses larmes. Et lorsque ton père a commencé à grandir, à vouloir attirer l'attention de ton grand-père, il a tout fait pour ça, jusqu'à oublier qui il était. C'était un petit garçon intelligent, déterminé et d'une certaine manière, courageux. Et même si ton père était courageux, tout comme toi, il a pleuré ce qu'il avait peur de perdre, ce qu'il avait perdu. Alors toi aussi, tu as le droit de pleurer pour lui, pour l'homme qui t'aime le plus au monde.

Durant plusieurs minutes, Scorpius le fixa, intimidé... Puis il se rappela des histoires de papa sur son directeur de maison qui avait fait un serment inviolable pour lui, de l'homme qui avait toujours été là pour son père. Alors devant lui, il accepta de pleurer, de se montrer vulnérable. Et silencieusement, un petit garçon et un homme qui avait trop vécu pensèrent à Draco, qui, encore maintenant, se battait pour survivre.


FIN DU CHAPITRE 1


Voilà ! Premier chapitre terminé, en espérant qu'il vous ait plus !

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Merci à vous et à la prochaine !