avant toutes choses je tiens à vous faire part d'un tout petit, minusculement microscopique changement dans mon premier chapitre. ne vous affolez surtout pas cela n'est qu'un petit détail que j'ai souhaité rajouter afin que vous puissiez bien vous repérer dans le temps. donc si vous voulez bien faire le détour cela ne vous sera que bénéfique. de toute façon le changement est tape à l'œil. vous n'aurez qu'à lire la première phrase juste après le phénoménal grand I. j'ai juste rajouté un date quoi. Sur ce chères amies...

Salut chères lecteurs et lectrices ! je suis vraiment heureuse d'avoir reçu un tant soit peu de reviews de votre part, merci bien. Cela m'a incité à continuer avec ce second chapitre. je n'est pas eu l'occasion de vous le préciser plus tôt mais cette fiction n'est pas destinée à un avenir bien long, en effet cette création n'est autre que le fruit d'une imagination un peu trop débordante, donc c'est à dire le surplus que j'avais envie de vider ^^. Quoi qu'il en soit je vous souhaite une très bonne lecture et n'oubliez pas de me laisser quelques petits cadeaux, c'est le seul truc qui me fera avancer^^

PS: Désolééééééée pour les fauteuh! j'ai honte de moi quand je me rend compte que je fais des fautes bêtes!

Bon Voyage!


II

Mercredi 25 Mars 21.01

Voilà deux heures que je patientais sur ce lit, deux infernales heures que Mrs. Pomfresh faisait semblant de m'avoir oublié. Elle m'avait accueilli avec son sourire made in détartreur magique et m'avait laissé en plan là. Dans cette salle. Totalement et étonnement vide qui plus est.

Je m'ennuyais ferme, et cela n'était que de la faute de Malfoy ! Lorsqu'il c'était rendu compte de ce qu'il m'arrivait, le connard m'avait assommé d'une façon bien dégueulasse. Au lieu d'utiliser purement et simplement sa baguette magique – ben ouais si elle est magique ce n'est pas pour l'esthétique – Malfoy Junior avait attrapé le seul truc qui lui était tombé sous la main, c'est-à-dire et ça pour mon plus grand malheur, le vase de Chine à cent galions posé sur la table qu'on était sur le poing de reverser. Oui, le connard.

M'enfin après s'être redonné contenance il m'avait laissé – comme on laisse un pauvre chaton abandonné à la fourrière – tout seul à l'infirmerie. Je m'étais réveillé avec un mal de crâne infernal et maintenant, je me retrouvais là, à attendre quoi ? Je n'en avais absolument aucune idée ! Mais le pire dans l'histoire c'est qu'à chaque fois que je pensais à la matinée que j'avais passé, toutes mes pensées se rapportaient vers une seule personne : Severus Snape.

Oui ! J'étais aussi étonné que vous lorsque je m'en étais rendu compte, croyez-moi. Mais au fil des minutes qui s'écroulaient depuis une insupportable éternité, la lumière se fit lentement dans ma tête. C'était simple, je vous explique.

Tout était de sa faute. Et de la faute de l'incompétent qui avait modelé cet emploi du temps de merde.

Comment pouvait-on réussir à caser quatre heures de potion DE SUITE dans une matinée qui plus est, un vendredi !

Osez me répondre que c'est tout à fait normal pour voir ce que je vais faire de vous !

Je passe une semaine entière à prier que le week-end arrive enfin. Jour après jour je désespère en voyant que le temps se fout de la plus royalement des manières de moi. Et quand mon temps de répit se rapproche enfin, c'est ce moment que choisit Snape pour me torturer à sa guise une matinée durant.

Quatre abominables heures avec Severus Snape, essayez donc, je vous assure que ce monstre a tout le temps qu'il lui faut pour vous bouffer toute votre bonne humeur et ne vous laisser que de la pur haine dans le cœur. Un peu comme un détraqueur en fait. Mais peut-être en mille fois mieux quand même…

Enfin bref ! Ce mec était un MONSTRE.

Cet homme m'avait totalement pourri mon vendredi 13 d'il y a exactement un mois et quinze jours ! Oui je sais ça remonte déjà à longtemps mais c'est là que tout a commencé exactement.

Tout le monde me connaissait depuis le temps que nous, les dernières années, étions à Poudlard.

Tout le monde savait pertinemment que depuis que le-connard-dont-on-ne-doit (devait)-jamais-prononcer-le-nom (débile) nous avait – et ce, pour la plus grande joie de tout le monde sorcier – tristement quitté, mes cauchemars s'étaient enfin estomper et depuis j'avais le sommeil très lourds.

Tout le monde le savait depuis que Ron avait un beau matin mystérieusement disparu pendant deux semaines entières alors qu'il était chargé ce jour-là de me réveiller pour aller manger. Ce n'était qu'après six jours de panique totale à la table des profs et d'indifférence plus qu'exagérée à celles des élèves que 'Mione avait remarqué la petite boule de poils rousse se baladant à son aise dans la salle commune des Griffons et qui s'endormait tous les soirs sur l'oreiller de Ron. Elle en avait tout de suite parlé à Dumby et il s'était bien avéré après une bonne vingtaine de tests magiques et de potions des plus écœurants que ce petit Boursouf possédait le même ADN, le même groupe sanguin et les mêmes gênes que mon meilleur ami.

Bien sûr, connaissant Ron comme ma poche, je me doutais bien qu'il allait rester un bon bout de temps furax, mais je n'aurais jamais cru que cela allait durer un mois entier.

Le pire restait que je ne savais absolument pas pour quelle raison j'étais le principal concerné jusqu'au jour où il a fini par m'adresser la parole de nouveau.

Pour la première – et dernière – fois de toute mon existence, c'était de ma faute.

Voilà pourquoi mon meilleur pote me tournait le dos à chaque fois que j'essayais de blaguer avec lui et ce, pendant trente insupportables jours.

Tout a commencé le lendemain du 2 mai 1998. Date marquée et célébrée chaque année par le monde sorcier et surtout, moi. Depuis ce jour j'avais enfin pu dire adieu aux cauchemars glauques et invivables que l'autre affreux reptile prenait bon plaisir à m'envoyer chaque nuit. J'avais un grand retard de sommeil à rattraper. Il m'était donc presque impossible de me réveiller plus tôt que onze heure. A part s'il y avait quelques esprits suicidaires – ou maso –chez les griffondors qui souhaitait goûter à ma magie défectueuse. Mais ça, Ron étant Ron, avait complètement oublié ce minuscule détail.

Etant l'être incontesté que je suis, c'est-à-dire le sauveur du monde, on me permit le confort d'une chambre, d'une salle de bain et d'un dressing rien qu'à moi tout seul et un réveil matinal pas plus tôt que onze heure le mardi et le jeudi en plus du week-end. Aah ! Le bonheur !

Enfin passons. Mon merveilleux ami pour la vie, avec sa mémoire de poisson rouge avait complètement oublié ce détail crucial et avait, tant bien que mal tenter de me lever à SEPT HEURES du matin. Oui je dis bien sept heures – le con ! Résultat… ben mon problème de magie incontrôlable avait encore frappé et en l'occurrence, le sort était tombé sur Ron. Au sens propre comme au figuré.

Mais bon ! L'incident avait fait le tour de Poudlard en à peine quelques heures et Ron dû supporter les ragots complètement déformés et les moqueries de toutes les maisons et même de la sienne. Cet évènement lui était resté en travers de la gorge et jusqu'à maintenant, il prend encore quelques distances avec moi et surtout au petit matin.

Bon je me rends compte que l'on s'est un peu détourné du sujet, rembobinons ! Alors je disais quoi un peu plus tôt moi ?... ah oui ! Le MOOOONSTRE ! Oui l'autre débile mental, notre incontesté maître des potions : Severus Le Grincheux !

Je l'avais aux premières lueurs du vendredi matin - c'est à dire il y a de cela un mois entier - pour quatre longues et interminables heures. J'avais eu le malheur de négliger ma grâce matinée la veille pour une énième retenue de Snape que j'avais préféré prendre sur mes heures de repos plutôt que sur mon samedi que je voulais passer avec Hermione et Ron. Alors je m'étais pointé le lendemain au cours de l'autre graisseux tortionnaire de griffondors avec trente minutes de retard avec pour seul motif… Panne d'oreiller.

L'abruti m'avait collé. Le samedi. Deux heures. Ce jour que je devais passer sur le Chemin de Traverse. Avec mes amis. A faire les magasins comme des tarés…

Que puis-je dire de ma réaction… ne cherchons pas loin, j'ai carrément pété un câble sur la classe entière.

Je vous cite le peu de dégâts que j'avais commis : alors pour commencer, les devoirs à rendre à Snape étaient partis en fumé entrainant les tables et quelques chaises après qu'une vingtaine de brasier se soit consumés. Seul Snape avait pu admirer la suite de mon chef d'œuvre, les yeux – pour la première et sans doute dernière fois – effarés au possible. Les autres trouillards avaient fuis en entendant peu à peu les froissements stridents du métal qui provenait des chaudrons remplis de potion. Heureusement pour ma sécurité – puisque les autres avaient pris peur de moi – elles n'étaient pas encore bien entamées pour être potentiellement dangereuses.

M'enfin, pour finir j'avais fait valdinguer dans toute la salle le bureau de Snape qui avait fini par s'encastrer dans le tableau, juste derrière lui. Je lui avais tourné le dos, levant fièrement le menton, un léger sourire étirant mes lèvres lorsque j'avais vu la tête qu'il avait faite lorsque l'énorme projectile avait frôlé son visage d'à peine quelques petits centimètres.

- Je vais remplir mon rôle de préfet en m'assurant que vos élèves ne se soient pas blessés lors de l'évacuation précipitée Monsieur. Puis-je ?

N'entendant aucune réponse je m'étais retourné pour m'assurer qu'il était toujours vivant et je fus plus que satisfait en voyant son visage figé, dodelinant d'avant en arrière d'un geste automatique.

- Je prendrai cela pour un « oui » alors.

Et je partis laissant le légendaire professeur de potion en grand état de choc. Le seul truc que j'avais pu entendre alors que je tournais à l'angle du couloir fut :

- MAIS QUESQU'IL FOUT A GRIFFONDOR BORDEL !

Ce fut la seule satisfaction qui éclaira quelques secondes ma matinée à Poudlard. En effet, cela ne dura pas plus longtemps car quinze minutes plus tard, j'étais déjà convoqué dans le bureau de Dumby. Et là, horreur ! L'autre grincheux m'attendait avec le vieux fou.

Je ne savais pas ce qui était arrivé au vieil homme mais celui-ci ne semblait pas du tout dans son assiette disons même qu'il semblait avoir carrément plongé dans un gouffre de désespoir total.

Mais sachez que ce ne fut pas la seule chose qui m'étonna le plus. Il y avait aussi la vitesse à laquelle j'avais remarqué que quelque chose clochait chez le professeur Dumbledore. Quoique, vu la façon dont il se comportait d'habitude, on pourrait dire que là, il était possédé.

Dumby était habituellement un vieillard tout souriant et complètement fêlé. Son visage était toujours garni d'un regard pétillant de malice et un sourire qui promettait mille et une surprises – lisez « souffrances » – pour petits enfants – lisez « morveux insolents et complètement…bizarres ».

En gros, Dumbledore était le seul drogué au citron de toute la planète ainsi qu'un crétin qui pensait agir pour le bien de ses élèves sauf qu'au contraire, les menait au suicide.

Enfin bon, voilà, en ce merveilleux vendredi, dernier jour d'école et entrée vers le paradis des élèves, une puissante aura malfaisante et ténébreuse régnait dans le bureau du vieux shooté aux bonbons au citron.

- Haaaaa…

Suite à cet énorme soupir, le silence retom…

- Ryyyy…

Euh… erreur de parcours. Dumbledore venait d'entamer un rituel vaudou si je ne m'abuse ! il tentait de faire quoi la exactement ? M'exorciser ?! Alors là ça non ! Je n'allais pas laisser se vieux timbré m'envoyer rejoindre le reptile tyrannique et complètement fêlé !

J'étais à deux doigts de quitter la scène de mon futur assassinat lorsque la voix basse mais pas du tout sexy du petit Sevy m'arrêta net :

- je vous conseil de ne pas faire un geste de plus Potter. Si vous tenez un tant soit peu à vos très chers jours de congé.

« Nan mais tu ne peux pas te la fermée deux minutes nom de Dieu ! Et aucun commentaire Merlin, c'est pas à toi que je parlais ! »

Ne vous inquiétez pas chers lecteurs, la folie n'a pas encore prise possession de moi mais ça ne saurait trop tarder. Mais en même tant comprenez mes petites divagations, je parlais – mentalement – à Snape !

- Har…rr…ryyyy…. Et voilà encore le vieux fou !

- Ou…oui Professeur ?...

Ne vous moquez pas de mon soudain bégayement, il faisait vraiment flipper le vieux machin !

- Tu… tu sais que tu eeees…. Tu es comme un fils à mes… mes… mes yeux. N'est-ce pas Haaarryyyy.

- oui bien sûr Professeur ! Je gardais un sourire crispé à mes lèvres.

- Alors pourquoi… POURQUOI mon enfant… pour quelle raison tu me fais subir tout cela ! Qu'est-ce qui a bien put te faire changer autant Harryyy !

J'étais vraiment à deux doigts de mouiller mon pantalon, je le jure. La situation faisait flipper à mort le vieux fou me tendait la main comme les mendiants qu'on retrouvait dans les coins de rue moldus, ses yeux étaient cernés et emplis de désespoir et de dépits. Il faisait vraiment pitié à voir. Et le hurlement déchirant qu'il venait de pousser ?! Merlin que ça m'a foutu la frousse !

Quant à l'autre graisseux il continuait à me fusiller du regard l'air de me dire « quel monstre vous êtes pour mettre dans cette état misérable ce pauvre vieille homme. Vous baissez hautement dans mon estime Potter. Je ne vous croyais pas si cruel ».

Oh combien j'avais envie de lui répondre : « Mais c'est VOUS le monstre dans cette histoire, espèce de crapule sans cœur ! Et depuis quand vous avez un tant soit peu d'estime en mon égard, vieux veracrasse, sale pourriture vas ! Retournez dans vos cachots et foutez nous la paix ! »

Pour éviter de me prendre une baffe en lançant cette réplique insultante, je ravalais ma rage et ma fierté mais toisais tout de même avec insistance Snape et retournais mon attention vers la boule de dépression qui me faisait face. Il continuait de me fixer, attendant ma réponse.

- si je vous ai offensé ou fais le moindre mal, je vous prie de m'en excuser professeur Dumbledore. Cela n'a jamais été dans mes intentions.

- Tu vois-tu continus ! me répondit-il en hurlant presque. Pourquoi es-tu aussi distant envers moi. Qu'est-je donc fais, répond moi Harry !

J'ouvris la bouche pour exaucer son souhait, renier ses dires et lui répondre qu'en aucun cas j'essayais de m'éloigner de lui. Je voulais lui répondre qu'il faisait fausse route, que cela n'était qu'illusion. Mais ma voix resta bloquée au fond de ma gorge. Je n'arrivais pas à faire sortir un son de ma bouche.

Je pris quelques secondes pour réfléchir à ce qu'il venait de me hurler et me repassa les dernières fois ou nous avions eu une conversation de plus de trois minutes seuls ensembles. Je ne m'en rappelais presque pas tellement cela faisait longtemps. Puis, un flash d'avant la grande bataille me revînt. Nous étions seuls. Dans son bureau. Je lui hurlais dessus et déversais toutes ma rage, toute ma rancœur…

Au final j'ignorai sa question et répondis à la place :

- A quand remonte votre dernière visite médicale professeur ?

Ma voix avait changé. Elle était plus basse, plus douce. Presque imperceptible. Mais surtout, elle tremblait. Je crus même qu'il n'avait pas entendu ma question. Pourtant il l'avait bien comprise :

- Quel est le rapport Harry ? Ne me répond pas par une autre question, je VEUX une réponse !

- j'en conclus que vous n'êtes pas allé voir Mrs. Pomfresh depuis bien longtemps. Je vous conseil d'aller faire un tour à l'infirmerie. Les élèves ne sont pas les seuls à avoir besoin de quelques soins. Si vous n'avez plus de questions Professeur, je me permets de regagner ma chambre dès maintenant. Sur ce, bonne journée.

J'avais reculé lentement vers la porte pendant toute ma tirade. Sur mes derniers mots je franchis les quelques derniers mètres qui me séparaient d'elle et ne laissai pas le temps au vieil homme de m'arrêter. Lorsqu'il prononça mon nom, la porte s'était déjà refermée derrière moi.


To be continued...

Lol ^^ j'espère que ce chapitre vous a plu. moi personnellement j'ai adoré vous l'écrire.

juste avant de vous en aller faites un don... REVIEWS PLEASE!