Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à J. K. Rowling et à la saga Harry Potter. Je ne fais donc que les emprunter pour mon plaisir.

Un petit mot avant de commencer : Nous revoici pour la deuxième occurence imaginaire et parodique du journal de notre bon vieux psychopathe. Comme l'a souligné très justement Lilou0803, Tom parle ici avec des mots d'adultes, et non pas ceux d'un enfant. Cette décision vient surtout du fait que je ne souhaite pas brider mon texte qui se veut humoristique. Mais il vient également du fait que cela ne m'a même pas traversé l'esprit. Merci également à NVJM pour sa remarque pertinente sur mon synopsis. Il me faut toujours des fautes pour me sentir bien !

Sinon, comme toujours, on est sur du Drabble qui n'a pas d'autre but que de divertir, donc : merci à tous ceux qui me lisent, ceux qui me suivent déjà, et ceux qui m'aiment suffisament pour m'écrire un mot (je vous aime aussi !)

Bonne lecture


Chapitre 2 : Déforestation

3 janvier 1934,

Cher Journal,

Te souviens d'une certaine Amy Benson dont je t'ai parlé ? Non ? C'est compréhensible, j'ai moi-même peine à imaginer qu'une telle faiblesse puisque exister dans la race humaine. Eh bien Amy est toute triste depuis quelques temps. Apparemment, quelqu'un lui aurait volé son journal intime pour y arracher toutes les pages écrites, et ne laisser qu'une seule occurrence. Laquelle ? Je te la livre telle qu'on me l'a rapportée :

« Chère Amy,

Aujourd'hui, j'en ai eu marre de te voir te lamenter contre moi, j'en ai eu assez que tu noircisses mes magnifiques pages blanches avec ton écriture malhabile, toute pleine de tâches d'encre et de larmes. Amy, si je te dis cela, c'est que je ne peux plus me taire : j'arrête ici. Je me suis mutilé dans le seul but d'en finir avec toutes tes histoires pathétiques.
Non, tu n'auras jamais un papa et une maman qui t'aiment parce que personne ne veut de toi, Amy !
Et si jusqu'ici tu croyais m'avoir moi, alors que tu m'as seulement pris en otage, je jette la couverture en croûte de porc, et rends la plume.

Tu dois déjà être en train de me pleurer dessus, me recouvrant une nouvelle fois de ta morve qui colle. Mais c'est ainsi. Va voir du côté de ton oreiller, on me chuchote qu'en plus de supporter ta tignasse rousse et tes poux, il accepterait peut-être de t'écouter geindre.

Ce n'est pas un au revoir, Amy, c'est un adieu que je suis ravi de te faire.

Ton Journal. »

Elle en a pleuré à chaudes larmes, tu peux me croire, et Mrs Cole a consigné tout l'étage où dort cette pauvre fille en punition. Pourquoi ? Parce que personne ne se dénonce Journal. Et surtout : personne ne dénoncera jamais le coupable. Parce qu'ils savent que l'auteur de cette vérité si crûment expliquée à Amy pourrait leur faire bien pire, et qu'ils ont la sagesse de ne pas se mettre à cafarder.

Ainsi, parce qu'Amy Benson a le malheur d'exister, nous autres du deuxième étage sommes obligés de nous coucher directement après le repas de dix-neuf heures. Bien que je sois tout à fait ravi de la petite leçon portée à cette imbécile, les conséquences – tu t'en doutes Journal – ne sont pas du tout à mon goût. A cause d'elle, je ne peux plus passer des heures dans la ridicule bibliothèque de l'orphelinat. Il va donc falloir que le coupable soit retrouvé pour que Mrs Cole lève sa punition, tu ne crois pas ?