Titre: L'odeur de ta peau
Auteur: Swato
Pairing: Derek x Stiles ; (et mention de Boyd x Erica)
Disclaimer: Les personnages de Teen Wolf ne m'appartiennent pas (shit !)
Résumé: Stiles trouve des notes dans son casier chaque matin. Et si l'admiratrice était un admirateur et qu'il ne lui voulait pas que du bien ? Sterek
Note: Je sais que le prénom d'un certain loup garou s'écrit "Isaac", mais dans ma tête je l'ai toujours écrit "Isaak". Alors merdouille XD
Chapitre 2: Rêve éveillé
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Il s'apprêtait à descendre de sa Jeep quand quatre silhouettes sombres s'avancèrent vers lui.
Stiles s'apprêtait à redémarrer la voiture pour se sauver - parce que silhouettes sombres étaient souvent égal à gros ennui - quand il reconnut la chevelure blonde d'Erica. Il plissa les yeux et distingua ensuite Boyd, Isaak et Derek. Il lâcha le volant de sa voiture, soulagé et descendit de la Jeep en attendant qu'ils arrivent à sa hauteur.
« Où est Scott ? lui demanda Derek
- Il va bientôt arriver. Enfin, surement. Depuis qu'il va voir Allison je ne passe plus le chercher alors il va à l'école tout seul comme un grand maintenant. Pourquoi ? Y a un problème ? demanda t-il en voyant la mine sérieuse de l'alpha.
- Les chasseurs sont juste un peu plus gigotant que d'habitude, répondit Isaak avec un rictus.
- "Les" ? Il ne restait plus que le père d'Allison au dernière nouvelle, fit remarquer Stiles.
- On se demande encore si il agit seul et si Allison ne l'aide pas, expliqua Derek.
- Oh, aller, mec ! Allison ne ferait rien contre Scott ! Elle a renoncé à tout ces trucs de chasseurs, reprit-il.
- Jusqu'à ce qu'il y ait un autre meurtre inexpliqué et qu'elle nous le mette sur le dos ! grogna Isaak. »
Stiles leva les yeux au ciel. Tout cela était d'un mélo. Il secoua la tête et tourna les talons pour entrer dans le lycée. Il fut arrêté d'une main sur l'épaule. Il se tourna et croisa les yeux de Derek. Il fronça les sourcils, interrogateur.
« On va l'attendre avec toi, statua t-il.
- Comme vous voulez, souffla t-il. »
Stiles haussa les sourcils en voyant Erica passer devant lui avec un déhanché digne d'un défilé de mode - il ne comprenait pas pourquoi elle se sentait obligé de montrer qu'elle était devenue un canon - avec un regard dédaigneux pour sa modeste personne. Le ricanement de Isaak lui prouva qu'il n'était pas le seul à avoir remarqué l'attitude prétentieuse de la blonde et il s'autorisa un regard complice avec le loup garou.
Ainsi escorté, Stiles entra dans le lycée encore vide - ce qui arrivait souvent en ce moment vu qu'il s'arrangeait pour vérifier que Gérard ne trainait pas dans les parages - et ajusta son sac sur son épaule. Une légère appréhension tordit son ventre tandis qu'il sortait la clef de son casier. Il se demandait à quoi il allait avoir droit cette fois-ci.
Stiles regarda autour de lui pour voir où étaient les autres. Boyd et Erica s'étaient volatilisés, Isaak était à son casier à l'autre bout du couloir, seul Derek était encore non loin de là, adossé au mur. Le loup garou fronça les sourcils alors qu'il faisait entrer sa clef dans la serrure.
« Stiles ? l'interrompit-il. »
Il se tourna vers Derek, penchant la tête sur le coté d'un air interrogateur alors qu'il ouvrait la porte de son casier. Le visage du loup garou venait de prendre un pli inquiet.
« Ne l'ouvre pas ! »
Stiles eut envie de dire: "trop tard" mais c'était effectivement trop tard pour le dire. La porte s'ouvrit et il ferma les yeux par réflexe lorsque quelque chose jaillit dans sa direction - il n'eut pas le temps de voir le quelque chose en question, ses yeux s'étaient fermés trop vite. Quelque chose d'humide coula sur ses doigts toujours en contact avec la porte. Un élan d'angoisse saisit sa poitrine sans qu'il ne comprenne pourquoi et il rouvrit lentement les yeux, conscient que Derek accourrait dans sa direction.
Sur la petite étagère métallique, deux portraits lui faisaient face. Celui qu'on lui avait volé une deuxième fois et juste à coté trônait une photo de son père. Tout les deux souriaient. Et ils étaient couvert de sang.
Une main large s'abattit sur son épaule et si il n'avait pas sentit la présence Derek à ses cotés, il en aurait violemment sursauté. La main le fit se retourner, il croisa le regard vermeil de l'alpha et frissonna violemment au rappel de cette couleur vive.
« Ne te retourne pas, ordonna t-il d'une voix grave. »
Derek le regarda avec insistance et il finit par hocher la tête en réponse, pas sûr de sa voix. Le loup garou passa à coté de lui, frôlant son épaule de la sienne alors qu'il se penchait pour ramasser quelque chose. Stiles ne tint pas et lança un regard en arrière. Il vit Derek ramasser une grosse masse de poil roux sanguinolente - il se demanda même comment cette chose avait pu passer dans son casier - il détourna vivement le regard en voyant la marre de sang s'élargir et l'odeur de rouille se répandre dans le couloir.
Derek se redressa et lui fourra un papier froissé dans la main. Stiles regarda ses doigts en se mordant les lèvres, il reconnaissait les petits mots doux de son admiratrice masculine depuis le temps. Il frotta le sang qu'il avait sur les doigts avec les coins de la feuille de papier.
« Boyd, Erica, trouvez-moi celui qui a fait ça, gronda l'alpha. »
Stiles ne fit même pas attention aux deux loups garou qui regardaient le casier avec hébétude, le regardant ensuite comme si il était descendu de mars. Il profita que l'attention de Derek ne soit pas fixé sur lui pour se retourner et constater les dégâts. Le sang du renard - car c'était un renard - maculait le métal d'une manière assez dramatique. Toutes ses affaires avaient été enlevés du casier, comme la veille et ne restait que les portraits de ses parents. Couvert de sang.
Stiles déplia la petite note.
Je sais tes pires craintes
Une peur panique le saisit en se rappelant le sang superposé au portrait de son père, sa poitrine se serra violemment et il prit une brusque inspiration. En une seconde, l'attention de Derek revint sur lui. Il lui prit brutalement les épaules et le tourna du coté opposé, l'empêchant de voir.
« Je t'avais dit de ne pas regarder, lui dit-il durement. »
Stiles plissa les yeux sans comprendre. Les pensées dans son cerveau allaient tellement vite qu'il n'arrivait pas à fixer son attention sur ce que Derek venait de dire, il l'avait vu bouger les lèvres, sans saisir ce qu'il avait dit.
Puis soudain, la main de Derek se déplaça de son épaule à sa nuque et il sentit la peur refluer. Après tout, il était en présence d'un gros alpha poilu aux yeux rouges, il n'y avait pas de quoi être effrayé. Le pire, c'était peut-être que ses pensées n'étaient pas totalement ironiques et sarcastiques. La présence de Derek dans les parages était rassurante. La chaleur de la paume du loup garou sembla s'infiltrer sous sa peau et la tension de ses épaules diminua.
« Stiles ? l'interpella Derek.
- Derek ? imita t-il. »
Le loup garou leva les yeux au ciel et soupira.
« Les pastilles de menthe en forme de balles d'argent, dit Stiles soudainement. »
Derek fronça les sourcils.
« Quoi ?
- Les pastilles de menthe en forme de balles d'argent, répéta t-il. Contre les loups garou, ça marche ? demanda t-il. »
Derek grogna en se mordant furieusement les lèvres, semblant se retenir de l'encastrer dans un mur. Ce petit échange réconforta Stiles et lui redonna confiance, sa posture se fit moins hésitante. Derek le frappa derrière la tête et grogna de plus belle.
« Je te ramène chez toi, grommela t-il.
- Non, je vais en cours, protesta Stiles.
- Stiles, dit-il d'un ton menaçant. Je te ramène chez toi.
- Je vais en cours ! insista Stiles. »
Ça aurait pu être drôle en fait si il ne venait pas tout juste de découvrir qu'un malade s'amusait à saigner des renards dans son casier au lycée. Derek le traîna littéralement par le bras jusqu'à sa Camaro, et d'un coup Stiles fut beaucoup moins réticent à l'idée de se faire traîner - surtout vers cette pure merveille. Il attacha même sa ceinture de sécurité de bon cœur et attendit presque impatiemment que Derek prenne place du coté conducteur.
Stiles ne ralentit pas le déroulement de ses pensées, il n'avait pas envie de se faire une introspection sur ce qui venait de se passer. Le trajet jusque chez lui fut vite achevé et Derek s'empressa de le virer de sa voiture pour aller rejoindre les membres de sa meute.
« Reste à l'intérieur. J'enverrais Boyd faire le guet devant chez toi.
- Non merci ! Tu peux pas envoyer Danny plutôt, lui au moins il est vraiment gay ! »
Derek montra presque les crocs à sa plaisanterie et partit en trombe. Stiles soupira nerveusement et se mit à l'abri du vent à l'intérieur. Il enleva rapidement ses chaussures et monta à l'étage dans sa chambre. Il mit en route son ordinateur et commença à tourner en rond. Au fond, il ne pouvait pas vraiment maudire Derek, même si il en avait très envie. Le loup garou ne savait pas combien c'était stressant de tourner en rond, les cours avaient au moins l'avantage d'occuper son temps et son esprit - même si il n'avait pas besoin de beaucoup d'encouragement pour occuper son esprit - et au moins il ne devenait pas chèvre.
Est-ce qu'une chèvre pouvait stresser ? D'où venait cette expression ridicule: "tu vas me faire devenir chèvre ?" C'était complétement absurde, comme si quelqu'un s'était déjà transformé en chèvre rien qu'en stressant. Quoi que maintenant qu'il connaissait des loups garou, devenir une chèvre ne semblait plus si extraordinaire que ça. Mais bon, se transformer en chèvre ne serait pas très bon pour ses fesses, surtout en présence d'une meute de loup affamé.
« Mais pourquoi je pense aux chèvres moi ? pensa t-il à haute voix. »
Stiles se mit à son ordinateur et essaya de passer le temps, pensant à combien Scott devait s'ennuyer sans personne avec qui parler. Quoi que... il avait Allison maintenant. Il n'était plus si seul que ça. Cette pensée le rassura, il n'aimait pas l'idée d'abandonner ses amis.
Il pensait avoir réussit avec brio à endiguer la crise de panique qu'il avait senti venir au lycée mais l'absence de la photo de sa mère sur son bureau le renvoya directement au sentiment d'angoisse qu'il avait ressenti dans le couloir, devant ces photos maculées de sang.
Un brusque sursaut de terreur serra sa poitrine et il grimaça en ouvrant plus largement la bouche pour éviter de s'étouffer.
Oh non, Stiles. Pensa à autre chose. Scott, la meute, n'importe quoi, pensa t-il.
Son cœur battait sourdement et douloureusement dans sa poitrine, l'air semblait ne plus passer dans ses poumons, comme si l'oxygène s'était épaissi et ne passait plus dans sa gorge. Il se sentait étourdi et vacillant. Tout ce qui tournait dans sa tête, c'était l'absence cruelle de sa mère qui se ressentait jour après jour, la peur qu'il avait de faire du mal à son père, d'avoir été la cause de la mort de son épouse tant adorée. La terreur qui l'envahissait à l'idée de perdre son père, de perdre la dernière personne qui lui restait sur cette terre et avec qui il était si complice. L'angoisse de ne plus jamais avoir de famille, de finir seul.
La bouche entrouverte sur une respiration erratique et saccadé, il s'efforça de penser aux bons moments comme le lui avait appris son psy de l'époque quand il n'était qu'un gamin.
Respirer qu'elle disait. Facile. Super facile quand on arrivait plus à respirer.
Son père lui apprenant à rouler à vélo. Ses délires avec Scott. Les discussions embarrassantes avec Lydia. Ses coups de fil foireux à Derek. La meute boiteuse qu'il s'était crée. Les refus amusant de Scott quand Derek voulait qu'il rejoigne la dite meute. L'attitude protectrice de Derek envers eux tous. Les heures de colle avec Scott.
Au fil des souvenirs et après un temps d'auto-persuasion - je vais bien, si j'ai du mal à respirer c'est juste à cause de mon allergie aux pollens - sa respiration reprit un rythme moins anarchique, quoi que pas encore parfaitement régulière. Il ouvrit un œil et haussa un sourcils en remarquant qu'il s'était allongé sur le sol presque sans s'en rendre compte. Il s'était bien sentit tomber à un moment donné mais il pensait que c'était un effet de l'attaque de panique. Il ne bougea pas, il se sentait encore un peu nauséeux.
Mais qu'est-ce qui s'était passé, bordel ? pensa t-il ensuite.
Il avait vu des trucs dix milles fois plus effrayant que ce qu'il avait vu dans le casier, alors pourquoi avait-il eut aussi peur ? Bon, techniquement, il savait pourquoi il avait eut peur, mais ça faisait une plombe qu'il n'avait plus fait d'attaque de panique alors il ne comprenait pas pourquoi ça lui reprenait maintenant. Il aurait pu faire une crise lorsque Scott s'était changé en loup garou qui avait voulu le tuer, ou bien quand Derek avait faillit mourir, ou quand Peter les avait poursuivit dans le lycée, ou quand Jackson se la jouait lézard tueur en les bloquant dans la piscine où ils avaient faillit se noyer, ou quand ce follingue de Gérard était apparu dont ne savait où pour leur foutre la peur de leur vie ou quand Matt les avait menacé d'une arme à feu ou... BON.
En fait, il y avait encore une tonne de situations où il aurait pu faire une attaque de panique.
Mais il devait avouer que son admiratrice masculine avait tiré sur la corde sensible: sa famille.
Un vague sentiment de malaise parcourait encore son corps mais c'était largement supportable. Il pensait ne plus jamais ressentir cette sensation de fatigue qui l'envahissait toujours après, il ne lutta pas contre et haussa les épaules en refermant les yeux. Il avait trop la flemme de se hisser jusqu'à son lit. Et puis, dans l'état dans lequel il était, le sol avait l'air très, très confortable. C'était pour dire à quel point il était épuisé - merci nuit pratiquement blanche.
Son cerveau ne voulut pas ralentir l'afflux de pensée et il ne fit rien pour l'aider, il sombra de ce fait dans un sommeil rythmé par ses réflexions délirantes.
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Derek n'avait aucun mal à admette que Stiles était un gros emmerdeur. Il lui demandait toujours des trucs débiles sur les loups garou, il s'amusait à le mettre sur les nerfs et il y arrivait parfaitement en plus. Mais ce n'était pas pour autant qu'il cautionnait ce genre de harcélement. Il n'avait pas plus de détails sur ce qui s'était passé, il avait même tenu Scott dans l'ignorance en lui disant que Stiles avait eut une baisse de régime à cause de ses nuits blanches et qu'il lui avait dit de lui dire qu'il ne venait pas au lycée pour se reposer.
Derek leva les yeux au ciel. Si Scott avait cru un bobard pareil, c'est qu'il devait être sacrément aveuglé par la fille Argent. Ne pas voir que son meilleur ami allait mal, ne pas se rendre compte qu'il mentait, c'était un comble. Lui, il avait vu l'hésitation de Stiles quand il avait fait mine d'ouvrir son casier. L'adolescent avait été tellement préoccupé qu'il n'avait pas vu les trainées de sang qui coulaient en dessous de la porte métallique. Derek gronda d'une façon tout à fait animale.
Il ne savait pas pourquoi il réagissait de manière aussi excessive à ce qui s'était produit sous ses yeux. Ce n'était qu'un animal mort qui s'était vidé de son sang après tout, il avait vu bien pire et fait bien pire. Mais le coté humain qui lui restait lui criait qu'il aurait voulu épargner ça au seul humain de la meute. Parce que que Scott le veuille ou non, il faisait parti de la meute et par extension Stiles vu que ces deux là ne se quittaient jamais.
Il aurait voulu qu'on foute une paix royale à ce gamin, et celui qui avait ne serait-ce que pensé faire une telle chose aurait de ses nouvelles. Très rapidement.
Les pensées de Derek allaient bon train tandis qu'il nettoyait le sang des cadres photos qu'il avait récupéré dans le casier et il n'avait même pas remarquer que ses yeux avaient une teinte carmine. Il avait envoyé Boyd surveiller la maison Stilinski au cas où. Isaak avait grogné mais lui avait obéit quand il lui avait ordonné de nettoyer le casier de Stiles avant l'arrivée des autres lycéens si bien que Scott n'y avait vu que du feu.
Le regard de Derek accrocha le sourire irrésistible du portrait et il ne put détacher les yeux de cette femme qui souriait à l'objectif. Ses yeux reprirent une teinte bleu tandis qu'il la contemplait.
La mère de Stiles.
Il lui ressemblait. Il avait prit ses yeux et son sourire.
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Il avait prit le chemin de la maison de Stiles, les deux portraits dans une main. Il vit Boyd assis contre le mur de la maison avec son téléphone portable, il semblait jouer pour tromper l'ennui. Derek s'approcha de lui et lui fit un signe de tête avant de lui dire qu'il pouvait partir. Le bêta ne se fit pas prier et disparut au coin d'une ruelle.
Derek regarda la fenêtre qu'il savait être à Stiles et hésita. Elle était ouverte. Il haussa finalement les épaules et se prépara à sauter. De toute façon, il devait bien lui rendre les photos de ses parents un jour. Il sauta souplement, passant ses jambes dans l'encadrement de la fenêtre avec agilité et atterrit sans un bruit sur le sol.
Il fronça le nez tout en avançant dans la pièce et posa les portraits sur le bureau.
C'était étrange, d'habitude, l'odeur de Stiles imprégnait la pièce mais pas aussi fortement. Le parfum suave et entêtant embaumait l'air, c'était un mélange de l'odeur naturelle de sa peau, d'une fragrance qui se rapprochait de celle du caramel. Derek ferma les yeux et tourna inconsciemment la tête sur le coté, là où l'odeur était la plus forte. Étrange. C'était presque comme si Stiles était dans la pièce.
Un grognement le fit se mettre sur ses gardes et il s'apprêtait à attaquer, toutes griffes en dehors, quand son regard se posa sur une chaussure. Chaussure qui était lié à une jambe bien évidement. Et cette jambe appartenait à Stiles.
« Mais qu'est-ce qu'il fout allongé par terre, cet abruti, marmonna t-il entre ses dents serrés. »
Il s'approcha de lui et allait le prendre par la peau du dos pour le jeter sur son lit lorsqu'il remarqua les cernes sous ses yeux. Il leva les yeux au ciel et serra les dents, agacé, avant de soupirer d'exaspération. Peut-être devrait-il être moins dur pour une fois. Il s'efforça de porter doucement Stiles pour le mettre sur son lit, mais même avec toute la bonne volonté du monde, Derek fut un peu brusque.
Ce qui eut pour effet de faire ouvrir les yeux de Stiles. Derek le regarda sans ciller. Les yeux de l'adolescent se plissèrent et il leva un sourcils, incrédule.
« Derek ? Qu'est-ce que tu fais dans mon rêve ? marmonna celui-ci. »
Derek se mordit les lèvres et s'obligea à prendre une profonde inspiration pour oublier l'envie qu'il avait de le frapper. A la place, il s'assit sur le lit, tournant le dos à Stiles. Peut-être que lui tourner le dos l'aiderait à être plus patient. Son regard accrocha une boite de calmant tombé par terre. Un léger trouble s'empara du loup garou.
« Tu as prit des calmants ?
- Ah... Je reconnais bien là un de mes rêves tordus. Toujours à me culpabiliser de prendre des médocs. Mais je m'en fiche de tout ce que tu pourras dire, la psy m'a ordonné d'en prendre un dès que je faisais une crise alors j'ai pas à me sentir coupable, grommela Stiles d'une voix étouffée par son oreiller. »
Derek hocha la tête sans s'en rendre compte. Bon, il se doutait un peu que l'incident de tout à l'heure ne l'avait pas laissé indifférent mais si il avait su il aurait peut-être demandé à Boyd de tenir compagnie à Stiles tout en surveillant les environs. Peut-être.
Stiles soupira lourdement dans son dos.
« C'est bizarre. T'es jamais dans mes rêves, marmonna t-il. »
Derek ne répondit pas. Qu'est-ce qu'il y avait à répondre de toute façon ? Pourquoi était-il venu d'abord ? Il n'avait rien à faire ici. Il s'apprêtait à partir quand un mouvement de Stiles dans son dos attira son attention et il se retourna pour voir ce qu'il faisait. Ce dernier s'était redressé, son regard était instable et il avait l'air sur le point de s'écrouler. Ce qu'il fit. Le bras sur lequel s'appuyait Stiles sembla se dérober sous lui et il serait certainement retombé grossièrement sur le matelas si Derek ne l'avait pas retenu d'une main.
Stiles paraissait désarticulé. Sa tête dodelinait dangereusement comme si elle pesait une tonne et il finit par s'appuyer contre l'épaule de Derek. Le loup garou se tendit au contact inattendu, aussi surpris que gêné. La joue de Stiles s'était posée tout naturellement dans le creux que formait son cou. Derek prit une courte inspiration mais cela fut suffisant pour que l'odeur de l'adolescent ne lui emplisse les narines. Il ferma les yeux inconsciemment. Un grognement nerveux s'échappa des lèvres de Stiles.
« Désolé, dit-il sobrement. »
Derek rouvrit les yeux, la main de Stiles venait de se poser sur sa hanche comme si il avait voulu se rattraper à quelque chose. Le loup garou fronça les sourcils au petit soupire alangui qu'il poussa et se recula. La main de Stiles retomba inerte sur le matelas et l'air perdu qu'il afficha le désarçonna à un point qu'il faillit le reprendre contre lui.
Jamais il n'avait considéré Stiles comme étant sans défense. Le gamin avait toujours la solution à tout, il était celui qui voyait une solution quand personne n'en trouvait une, celui qui l'avait sauvé dans la piscine... Mais à cet instant, il se rappela combien il était fragile, ce n'était qu'un humain, pas un loup garou comme eux tous.
Cette pensée le perturba et les yeux de Derek vacillèrent, il se leva et fit le tour du lit dans l'idée de partir.
Mais il eut à peine fait le tour que Stiles l'attrapa par le poignet avec une force insoupçonnée et le fit tomber assis sur le lit.
« Stiles, grogna t-il.
- T'as pas le droit de te barrer comme ça sans prévenir, ça a aucun sens sinon ! C'est mon rêve en plus alors c'est moi qui décide. »
Derek écarquilla les yeux. Stiles croyait-il réellement que tout ça n'était qu'un rêve ? Il se tourna vers lui avec suspicion, plissant les yeux. Stiles ne le regardait même pas, ses yeux venaient de se perdre quelque part, à sa gauche. Derek suivit son regard, et sentit une pointe d'urgence le saisir quand il tomba sur les visages souriant des parents de l'adolescent. Il prit un peu brusquement le menton de Stiles et le tourna vers lui avec force pour l'empêcher de regarder à nouveau dans cette direction. Ce dernier eut un sourire et haussa les sourcils.
« Je vais bien, reprit-il.
- Pas mon problème, marmonna t-il. »
Stiles leva les yeux au ciel et malgré son affirmation, Derek remarqua qu'il avait légèrement pâlit.
« Tu as fais une crise ? demanda t-il. »
Stiles grogna d'ennui et se laissa retomber sur le matelas de tout son long. Derek le regarda faire en fronçant les sourcils.
« J'ai pas envie de parler de ça. Tout à l'heure, avant en fait, je pensais aux chèvres, je sais plus pourquoi je pensais à ça mais c'est vraiment bizarre de penser que j'ai pensé à des chèvres. Je veux dire, la chèvre c'est le symbole de Satan et tout ça, tu crois que mon cerveau veut m'envoyer un message ? »
Derek soupira. Bon, Stiles allait très bien finalement. Il fit mine de se lever à nouveau mais une main le retint une fois de plus.
« Dans la réalité, je peux pas te noyer sous le flot de mes paroles, alors en bon petit rêve tu vas rester là et m'écouter jusqu'à ce que mort s'en suive. »
Stiles tira plus fort sur son poignet et Derek hésita vraiment à se laisser entrainer par sa maigre force d'humain. D'un coté, il était curieux de ce que pouvait faire ou dire Stiles quand il pensait qu'il rêvait. Et d'un autre, il n'avait juste pas envie de l'entendre divaguer sur des sujets qui étaient loin de l'intéresser. Pendant qu'il réfléchissait Stiles avait eut le temps de tirer sur son bras. Résultat, il se retrouvait allongé sur le lit, à ses cotés. Le bras de Stiles s'était enroulé autour du sien et il faillit grogner sur lui quand il posa sa joue contre épaule, surpris par la proximité.
« Tu sais qu'un délire, c'est quand ton fonctionnement de pensée est perturbé et que tu te mets à croire des choses bizarres ? Quand on parle de délire, on pense tout de suite à un truc super drôle et tout, mais en fait, ça fait flipper... Tu te mets à croire des trucs qui sont complétement erroné, tu te monte une histoire dans ta tête et tu y crois comme si c'était vrai. Tu crois que je délire ? demanda t-il à voix basse.
- En ce moment là ? dit-il en regardant le plafond.
- Oui.
- Plutôt deux fois qu'une, lui répondit-il. »
Stiles soupira légèrement et il frémit en sentant le souffle chaud passer à travers le tissus de son t-shirt. Derek se demandait pourquoi il continuait à supporter ses petites lubies, mais si il était honnête avec lui même, il devait avouer qu'il s'inquiétait pour Stiles. L'humain était un pilier dans leurs vies à tous. Dans la vie de Scott, dans la vie du Shérif, dans sa vie à lui. Il pensait même qu'il jouait plutôt bien son rôle d'intermédiaire inter-espèce. Et surtout, il était important.
Derek tourna la tête sur le coté pour voir son visage. Stiles avait les yeux fermés et son corps était légèrement collé au sien. Un sentiment curieux serra la poitrine de Derek. Et alors qu'il pensait à l'étrangeté de cette sensation, Stiles frotta sa joue contre son épaule d'une façon si tendre qu'il la sentit s'intensifier. C'était une émotion si inhabituelle pour lui qu'il en détourna le regard.
« Je crois que j'ai oublié de faire ma rédaction d'histoire, murmura Stiles.
L'absurdité de cette phrase étonna Derek autant qu'elle l'exaspéra.
« Je crois que ça parlait de la Guerre de Sécession. Quand tu penses que toute les guerres commencent à cause de l'incompréhension de plusieurs idiots. Si j'avais été là, je leurs aurais mis deux baffes dans la tronche et je suis sur que ça aurait calmé tout le monde. Après j'aurais ordonné qu'ils s'écoutent et qu'ils se parlent, ces bandes d'abrutis.
- Tu aurais empêché la Guerre de Sécession ? demanda Derek sans montrer son amusement
- J'ai bien aidé à empêcher une guerre loups garou contre chasseurs, chuchota t-il.
Derek grogna pour montrer son approbation. C'était vrai. Empêcher une Guerre de Sécession à coté de ça, ça semblait être du gâteau. L'odeur de Stiles lui parvint à nouveau et il tourna la tête vers lui en fermant les yeux. Cette odeur lui plaisait vraiment beaucoup. Celle de la peau de Stiles avait un coté piquant qu'il apréciait autant que celle - légère - de caramel qui l'enveloppait. Il avait l'impression que l'odeur s'infiltrait dans chaque parcelle de son corps dans le but de l'intoxiquer, et il ne faisait rien pour l'empêcher, parce qu'elle était trop plaisante pour qu'il ait le courage de s'arrêter de la respirer.
« Je rêve où tu me renifles ? Enfin, oui je rêve mais... Tu me renifles vraiment ? »
Derek rouvrit les yeux et constata avec horreur qu'il avait pratiquement mit son nez contre les cheveux de Stiles pour mieux le respirer. Il s'éloigna, mais le mal était fait. Il haussa les épaules avec nervosité. Stiles n'insista pas et un petit silence s'installa.
« Eh, Derek ?
- Quoi ?
- Est-ce que tu me trouve attirant ? »
Derek tourna la tête vers lui une fois de plus et prit une inspiration prudente pour ne pas se laisser submerger par la fragrance de Stiles. Quand il fut sûr de ne plus se laisser aller à se coller contre lui pour le sentir, il respira plus librement et fut surpris par ce qu'elle lui indiquait. D'habitude quand une personne avait l'intention de le séduire ou qu'il lui plaisait, il se retrouvait presque assaillit par les exhalations d'excitation qu'elle diffusait, parfois le parfum était fort, d'autre fois plus discret. Chaque parfum cherchait à le convaincre que la personne était celle qu'il lui fallait, qu'il devait la choisir. Derek n'arrivait pas à déterminer la nature exacte de ce qui se passait dans la tête de Stiles et pourtant il n'avait jamais senti une telle ambiguïté de sa part.
L'odeur était douce, elle ne lui agressait pas les sinus, bien au contraire. Ça avait un goût d'innocence tranquille, de séduction involontaire. Comme si Stiles ne cherchait pas à le manipuler ou à le convaincre à travers son odeur, mais comme si il lui donnait juste l'information.
Derek déglutit, il ferma les yeux et se représenta Stiles dans sa mémoire. Il décida de répondre avec honnêteté.
« Oui, souffla t-il. »
Le rire qui suivit ne le vexa pas. Les lubies de Stiles étaient ce qu'elles étaient: des lubies.
« Pourquoi tu ris ? grogna t-il tout de même. »
Stiles rit encore un peu, son corps se secouant avec douceur à ses cotés alors que son rire mourait lentement dans sa gorge.
« Je ris... Je ris parce que tu as répondu, dit-il simplement en un soupire. »
Derek leva les yeux au ciel. Il sentit la tête de Stiles s'alourdir contre son épaule et devina qu'il allait s'endormir à nouveau. Il baissa les yeux avec surprise quand une main effleura timidement la sienne et voulut le regarder, voir son visage, mais l'adolescent était bien trop blotti contre lui à présent pour qu'il puisse voir quoi que ce soit. Il répondit doucement à l'effleurement sans vraiment y croire lui même. Stiles avait raison, tout ça avait l'allure d'un rêve... d'un beau rêve...
« Derek ? appela Stiles, au bord du sommeil.
- Hm ? »
Stiles enroula ses doigts aux siens en un contact affolant. Derek ne put s'empêcher d'effleurer le dos de sa main de son pouce.
« Je crois que je suis plus amoureux de Lydia, souffla t-il d'une voix à peine audible. »
Derek sentit son cœur tressauter à cette nouvelle, il ne bougea pas. La respiration de Stiles commença à se ralentir et il ferma les yeux en tendant l'oreille. Les battements de son cœur résonnèrent sourdement à ses oreilles, il écouta chacun d'eux avec une concentration intense. Quand il fut sur que Stiles s'était endormi, il tourna la tête et enterra son visage dans ses cheveux courts, respirant à pleins poumons.
Stiles n'avait pas idée de l'importance qu'avait l'odorat pour les loups garou. Et il valait mieux qu'il continue de l'ignorer.
Derek se défit lentement de l'étreinte de Stiles pour ne pas le réveiller, il desserra leurs doigts enlacés à contre cœur et se redressa. Il se passa une main sur le front, indécis. Une part de lui lui hurlait de reprendre ses esprits et d'arrêter ce genre de conneries, l'autre voulait juste rester là pour toujours. Derek soupira lourdement et se leva. Il resta un moment là, debout au milieu de la pièce. A essayer de comprendre ce qu'il était en train de faire et ce qui - bordel - se passait dans sa tête.
Il tourna la tête sur le coté et observa Stiles qui dormait toujours. Ses bras semblaient vide de l'étreinte qu'il avait quitté, comme si son corps savait que Derek s'était éloigné. Le loup garou se pencha sur le lit et effleura du revers de ses doigts la tempe chaude de Stiles avant de se redresser comme si il venait de se bruler. Derek jura entre ses dents et sauta par la fenêtre ouverte.
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Quand Stiles s'éveilla, il était loin d'être tard. Il regarda autour de lui et fronça les sourcils, il avait l'impression d'avoir oublié quelque chose d'important. Quelque chose dont il aurait du se souvenir... Il haussa les épaules et regarda son horloge. Son père allait bientôt rentrer pour le déjeuner. Il se leva et courut presque jusqu'à la salle de bain pour aller prendre une douche, se cognant contre le coin d'un meuble au passage. Si il se sentait encore patraque, la douche eut raison des dernières traces de faiblesses qui parcouraient son corps et il se sentit tout de suite plus en forme.
Il entendit la porte claquer alors qu'il se changeait et accéléra pour aller voir son père. Il descendit les escaliers quatre à quatre et faillit lui rentrer dedans alors que celui-ci s'apprêtait à monter les dits escaliers.
« Stiles ! sursauta t-il.
- Salut, papa ! »
Son père le regarda avec une moue faussement colérique, celle qu'il prenait quand il allait faire semblant de l'engueuler. Stiles croisa les bras avec un petit sourire, prêt à subir les remontrances.
« Aujourd'hui, j'ai un appel radio de la station qui me dirige à ton lycée et j'apprends que tu n'y es pas. Tu as une explication ?
- Il s'est passé un truc au lycée ? demanda t-il à toute vitesse. »
Le Shérif croisa les bras à son tour, imitant sans le savoir la pause de son fils. Il le regarda de la tête aux pieds, sa moue colérique prit un pli inquiet quand il remarqua les gestes incertains de Stiles et sa figure pâle.
« Ça va ? Tu es malade ? demanda t-il.
- Pas malade, juste un peu... étourdi, répondit-il vaguement. »
Stiles n'avait pas envie d'inquiéter son père.
« Alors ? Pour le lycée ? insista t-il. »
Le Shérif décroisa les bras et haussa les épaules en enlevant sa veste d'un geste ample, posant son arme de service sur le buffet de l'entrée.
« En regardant les enregistrements des caméras de surveillances, ils se sont rendus compte qu'un homme entrait et sortait à un peu n'importe quelle heure. Mais ils n'ont constaté aucun vol alors c'est pas comme si on pouvait faire quelque chose, répondit-il. »
Stiles sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine. Il avait une petite idée de qui cela pouvait être. Il répondit d'un sourire au regard suspicieux de son père.
« Je te jure que je ne m'introduis pas dans le lycée. J'y suis déjà assez longtemps à mon goût, je suis pas assez maso pour y retourner une fois sorti. »
Son père parut convaincu, il hocha la tête et Stiles le devança pour lui préparer à manger. Il recommença à babiller comme il en avait l'habitude quand il était en présence de son paternel. Ce dernier arrivait toujours à le suivre et Stiles se demandait parfois si c'était parce qu'il y était habitué ou parce qu'il avait une propension naturelle à suivre ses réflexions déviantes. Il trouvait les moments avec son père toujours trop court, il s'amusait bien avec lui, mais une fois ne fut pas coutume, le Shérif reprit son arme de service et mit sa veste pour reprendre le travail. Stiles le regarda partir avec la force de l'habitude, il avait toujours une petite appréhension quand il le voyait s'en aller, son père était Shérif après tout. Et même si Beacon Hills était une petite ville, cela ne l'empêchait pas de s'inquiéter.
Scott lui rendit visite au soir et il faillit se trahir quand son meilleur ami lui demanda si il se sentait mieux après son coup de fatigue.
Ça faisait tellement longtemps qu'ils ne s'étaient pas retrouvés seuls tous les deux que quand Scott lui annonça qu'il dormait chez lui, il faillit se pincer le bras pour vérifier qu'il ne rêvait pas. Le truc bien avec son meilleur ami c'est qu'il n'avait pas le temps de se perdre dans ses pensées. Son attention était totalement accaparée par Scott. Ils passèrent la nuit à rire de blagues stupides et puériles, le Shérif dut même les rappeler à l'ordre plusieurs fois parce qu'ils faisaient trop de bruit.
Stiles en oublia complétement qu'il avait une admiratrice masculine et ils s'endormirent tard dans la nuit, pêle-mêle sur le lit, les draps à peine remontés sur eux.
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Le lendemain, ils prirent tous les deux le chemin du lycée dans la Jeep de Stiles. Scott parlait d'Allison avec un semblant d'adoration dans la voix et il ne pouvait s'empêcher de lever fréquemment les yeux au ciel, un sourire aux lèvres. Un Scott amoureux, c'était quelque chose d'incroyable. Et d'ennuyeux aussi sur la durée. Stiles était content pour son meilleur ami malgré tout.
« Pourquoi est-ce qu'on arrive aussi tôt ? se plaignit Scott en descendant de la voiture.
- Tu te rappelles de Gérard ? Parce que bon, je sais qu'Allison a un effet hypnotique sur toi mais on l'a toujours pas retrouvé et je sais pas pour toi, mais c'est celui qui me fait le plus flipper dans la famille Argent !
- Il doit être mort à l'heure qu'il est, reprit-il plus sérieusement. »
Stiles s'arrêta deux secondes pour lancer un regard inquiet à Scott. Son meilleur ami lui renvoya le même regard. Aucun des deux ne croyaient en cette affirmation. Ils se souvenaient tous deux du vieil homme et ils devaient avouer qu'ils n'étaient pressés de le revoir. Scott et lui se séparèrent pour accéder à leurs casiers, celui de Stiles étant à l'opposé de celui de son meilleur ami.
« Aller Stiles, aucun portraits n'a disparu, c'est forcément bon signe, s'encouragea t-il à haute voix. »
Il ferma les yeux un instant et souffla, la main sur la porte. Il les rouvrit avec détermination et mit sa clef dans la serrure. Il n'allait pas se laisser emmerder par un gars qui avait que ça à foutre de sa vie que d'emmerder des adolescents en saccageant leurs casiers. La porte métallique s'ouvrit en cliquetant. Ses affaires n'avaient toujours pas été remise dans son casier. A la place, il y avait un lapin mort sur l'étagère en métal. Il était décapité et sa tête gisait non loin avec sa langue pendante.
« Original, je crois que j'ai déjà vu un film où il y avait un truc du même genre, sauf que eux c'était avec des souris, dit-il pour lui même »
Il n'y avait pas de petite note, mais un papier avait été accroché avec du scotch sur l'étagère métallique, laissant pendre un message tel une banderole.
Louisburg Square. Le prochain, ce sera peut-être ton père.
C'était loin d'être aussi joyeux que "Joyeux Anniversaire" ou "Félicitations". Stiles ne comprit d'abord pas pourquoi "Louisburg Square", il fronça les sourcils avant de se rappeler un détail. Ce matin, son père était parti en lui disant qu'il allait enquêter au parc sur une affaire de drogue. La main de Stiles glissa le long de l'encadrement du casier. Il avait comme du coton dans les oreilles. Il regarda la banderole fixement. Les lettres commençaient à se confondre, à se mélanger dans sa tête. Son cœur s'accéléra dans sa poitrine. Il fallait qu'il aille voir son père. Maintenant.
Il fallait qu'il y aille.
Il tourna brusquement les talons et voulut se précipiter vers l'entrée du lycée mais il n'y parvint jamais. Il percuta violemment quelqu'un et serait sûrement tombé si la personne ne l'avait pas retenu contre elle.
« Stiles. »
Il ne reconnut pas la voix tout de suite. Le torse solide qu'il avait percuté avait quelque chose de familier mais il resta là, les bras ballants. Un bras autour de ses épaules et l'autre dans son dos, la personne parla à nouveau:
« Stiles. Écoute, d'accord ? Ton père va bien, Boyd est avec lui et il le surveille. »
C'était comme si il respirait à nouveau. Stiles cligna des yeux, un peu désorienté, il se redressa inconsciemment et sa joue frotta contre ce qui semblait être du cuir.
Derek, pensa t-il.
Les bras se desserrèrent autour de lui et il frissonna quand une griffe acérée glissa sur la peau de sa nuque sans le blesser. Stiles posa doucement ses mains à plat sur la poitrine du loup garou pour le repousser. Il vit son regard vermeil du coin de l'œil.
« Derek, appela t-il. »
Derek tourna aussitôt la tête vers lui, plantant ses yeux rouges dans les siens. Dès qu'il tomba dans ce regard, un poids s'enleva de ses épaules avant qu'un autre ne s'y ajoute. Stiles venait de comprendre le sentiment étrange qui l'avait saisit quand il s'était réveillé seul sur son lit. Rien que ça, ça aurait du lui mettre la puce à l'oreille vu qu'il s'était endormi par terre. Il sentit le sang quitter son visage tandis que Derek le dévisageait.
« C'était pas un rêve, souffla t-il. »
Les traits du loup garou prirent une expression moins dure et il desserra son bras autour de la taille de Stiles. Ce dernier baissa les yeux alors que son visage prenait une teinte rouge. Derek soupira et lui donna une tape sur le bras.
« Ne t'inquiète pas de ça. Vas en cours, lui dit-il. »
Stiles hocha la tête de façon saccadée et courut presque rejoindre Scott. Derek le regarda partir avec une pointe de trouble, qu'il s'empressa néanmoins de chasser.
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Maintenant qu'il était en cours - et loin de Derek - Stiles pouvait penser à tout ce que cette nouvelle information pouvait impliquer.
Découvrir que les conversations avec le loup garou lui plaisait, il avait finit par s'y habituer.
Mais maintenant, découvrir tant d'ambiguïté entre Derek et lui... C'était juste impensable ! Tout avait eut l'air tellement douillet, tellement chaud et agréable que ça ne pouvait être qu'un rêve ! Il s'était senti tellement bien !
Il ne s'était jamais senti comme ça en présence de Derek, même si il devait avouer que sa présence le rassurait. Est-ce que ce sentiment qu'il sentait pulser dans sa poitrine était réel ? Est-ce que c'était le fruit de son imagination ? Il n'arrivait pas à démêler ses pensées, tout était trop complexe, trop confus.
Il avait été idiot de fuir de cette façon. Il était plutôt d'un naturel fonceur, il aurait du rester auprès de Derek pour tenter de clarifier la situation. Mais comment faire maintenant ? Stiles se sentait mortellement gêné, embarrassé, mort de honte de ce qui s'était passé. Heureusement qu'il n'avait pas bavé sur l'épaule de Derek, l'humiliation aurait été complète !
Bon, réfléchir de cette façon ne lui apportait clairement rien de bon. Il fallait essayer autre chose.
Est-ce qu'il était... gay ? Son cœur fit un bond à cette pensée. Sa poitrine se serra et il pensa avec étonnement qu'il n'avait jamais considéré la question et qu'il n'arrivait pas à y répondre. Il n'avait jamais regardé les filles ou les garçons en particulier - sauf Lydia - donc il n'arrivait pas à déterminer ses préférences.
Est-ce qu'il trouvait Derek attirant ? La question semblait ridicule. Qui ne trouvait pas Derek attirant ? Il était sûr que même le plus hétéro de la terre aurait répondu à l'affirmative à cette question. Derek était quelqu'un d'agréable à regarder. Les traits de son visage étaient dur, ce qui pouvait effrayer au début. Mais ses yeux étaient les plus incroyable que Stiles ait jamais vu et il les lui jalousaient beaucoup. La teinte gris/bleu l'avait toujours fasciné, mais pas autant que l'extraordinaire nuance de rouille qui bordait ses pupilles.
Est-ce qu'il aimait encore Lydia ? Le cerveau de Stiles eut une sorte de cour-circuit. Blackout . Bordel. Mais qu'est-ce qu'il lui arrivait ? Il connaissait la réponse à cette question ! Elle avait été la même depuis qu'il connaissait Lydia ! Alors pourquoi avait-il un doute ? Pourquoi n'arrivait-il plus à répondre ? Pourquoi ?
Stiles se gratta furieusement le crane, se mordant les lèvres de frustration. Scott sursauta à coté de lui à son mouvement brusque et lui envoya un regard interrogateur auquel il répondit à la négative.
Il n'avait vraiment pas envie que Scott sache ce à quoi il venait de penser. Vraiment pas.
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« Je sais qu'on est là pour choper le mec qui s'introduit dans le lycée mais... pourquoi on fait ça déjà ? demanda Scott en fronçant les sourcils. »
Stiles grimaça et fronça le nez. Il n'avait pas expliqué à Scott les histoires de casier. Pas qu'il ne faisait pas confiance à son meilleur ami. Au contraire, il avait une confiance aveugle en Scott. Mais il ne voulait pas l'inquiéter alors que rien ne s'était réellement passé. Ce n'est pas comme si quelque chose était vraiment arrivé. Personne n'avait été blessé - a part un renard et un lapin.
« Parce que... c'est... mal ? Proposa Stiles avec un air peu convaincu.
- Tu m'as pas dit qu'il avait rien volé ? dit Scott en fronçant encore plus les sourcils
- Il a encore rien volé... pour l'instant. »
Scott soupira.
« Écoute, je sais pas pour toi, mais depuis que l'histoire avec Gérard est terminée je suis un peu en manque d'action. Alors que tu le veuilles ou non, je vais chopper ce gars ! »
Scott grogna mais hocha la tête. Tous les deux étaient postés non loin de l'entrée du lycée, ils n'étaient pas seuls, Derek et sa meute avait tenu à se joindre aux festivités. En fait, Derek était à l'origine de cet ébauche de commando. Il avait essayé de suivre son admiratrice à la trace, mais par deux fois il avait échoué.
Stiles soupira et resserra son col contre son cou, il faisait froid. Et il faisait noir, comme cette nuit où ils avaient été poursuivit par l'oncle Peter toute la nuit durant. Scott était adossé à un arbuste - pauvre arbuste qui pliait presque sous son poids - il jouait distraitement avec un fil qui dépassait de son t-shirt, le déformant presque sans s'en rendre compte. Stiles sortit deux barres de chocolat de son sac à dos et en tendit une à son meilleur ami. Scott haussa les sourcils.
« Quand je m'ennuie j'ai toujours faim. Alors j'ai prévu le coup à l'avance, chuchota t-il.
- Toi, dit Scott avec un sourire amusé. »
Ils mangèrent en silence tout en surveillant avec attention la porte d'entrée. En fait, Stiles était en train de mourir d'ennui. Il n'y avait rien, c'était désespérant. A peine eut-il pensé ça qu'une silhouette noire se profila au loin, avançant vers les portes de l'établissement. Stiles donna un coup à Scott pour attirer son attention.
« Eh ! chuchota celui-ci, indigné de s'être fait frappé.
Stiles lui donna un coup plus fort, mais sur la tête cette fois-ci.
« Mais la ferme, espèce d'abruti ! Geignit-il. Tu vas tout faire foirer ! »
Scott prit une expression penaude. Le silence revint peu à peu et quand Stiles se tourna à nouveau vers la porte d'entrée du lycée, la silhouette n'était plus là. Mais une des portes battantes était entrouverte.
« Désolé, murmura Scott d'une petite voix. »
Stiles se redressa de toute sa hauteur et plissa les yeux pour essayer de voir à l'intérieur. Mais il faisait trop noir et ils étaient trop loin. Il était encore en train d'essayer de voir à l'intérieur lorsqu'une main se posa sur sa bouche par derrière, il sursauta violemment et agrippa le bras qui le retenait avant de se retourner. Il allait pousser un cri - pour alerter n'importe qui - mais tomba sur le sourire amusé de Erica. Il bouillonna.
« Putain ! s'exclama t-il à voix basse. Mais vous allez arrêter vos conneries ? ! Je suis déjà assez hyperstressé comme ça j'ai pas besoin d'une blonde psychopathe ! »
Erica le regarda furieusement et grogna en lui montrant les crocs. Stiles déglutit.
« Bon... t'es peut-être pas si psychopathe que ça hein...
- Derek m'a demandé d'entrer dans le lycée, et de vous dire que vous devez rester là. »
Erica leur lança un sourire supérieur, rejeta ses cheveux en arrière et les devança pour entrer dans le lycée. Stiles pinça les lèvres et se précipita à sa suite, se prenant le pied dans un buisson et trébuchant sur plusieurs mètres.
« Stiles ! l'appela Scott. »
Il ne l'écouta pas et entra dans le lycée. Erica avait disparue à son tour. Scott était sur ses talons. Ils avancèrent lentement dans le lycée et plus ils s'y enfonçaient plus ils se rappelaient cette nuit flippante qu'ils y avaient passé avec Peter à leurs trousses.
« Scott ? Et si c'était Gérard ? demanda Stiles en grimaçant rien qu'à l'idée.
- J'espère qu'il ne s'est pas changé en Kanima dans ce cas... Un ça m'a suffit, souffla Scott. »
Stiles acquiesça vivement. Oui oui. Plus de Kanima. Par pitié. Un piétinement se fit entendre et Stiles s'arrêta brusquement en posant la main sur le bras de son meilleur ami.
« T'entends ça ? Demanda t-il. »
Scott hocha la tête et ils avancèrent en direction du bruit. Quelqu'un était adossé contre le mur. Il faisait trop noir pour voir qui s'était mais Stiles fut presque sûr que c'était l'homme qu'ils recherchaient. Scott eut une réaction surprenante. Ses yeux bruns prirent une teinte ambre et il se rua sur l'intrus, toute griffes en dehors. Stiles aurait voulut le retenir mais son loup garou de meilleur ami était trop rapide. Il le regarda donc partir, un cri au bord des lèvres et retint son souffle quand il se jeta sur la personne. Un grognement furieux résonna dans les couloirs et d'un coup Scott s'éloigna.
« Isaak ? Mais qu'est-ce que tu fiches ici ? s'exclama Scott
- Vous, qu'est-ce que vous fichez ici ! ? Derek voulait que vous restiez dehors ! répondit-il.
- Comme si il pouvait nous garder à l'écart ! protesta Scott. Je vais où je veux, c'est pas mon alpha.
- Eh, les gars. On s'en fiche, maintenant qu'on est là, faut retrouver ce type, les interrompit Stiles. »
Isaak grogna en réponse et se détourna sans réponse, se remettant en route et ils le suivirent d'un pas soutenu. Plus ils s'enfonçaient dans les couloirs plus l'obscurité était intense et Stiles sentit une once de peur le parcourir quand il ne put bientôt plus voir à deux pas devant lui et que les loups garou le distancèrent presque. Ses pas à lui étaient hésitant tandis que les deux autres marchaient comme si ils étaient en plein jour.
« Eh, les interpella t-il. Ce n'est pas parce que vous avez des yeux de loups garou que vous avez le droit de me distancer. Rappelez-vous, je suis juste un pauvre et modeste humain.
- Désolé, répondit Scott en ralentissant. »
Isaak se contenta de soupirer, mais il réduisit l'allure lui aussi. Au bout d'une dizaine de minutes, Stiles commença à soupirer. Il en avait marre de faire tout ces couloirs, il n'y avait rien ici. Il en fit part aux deux loups garou et après avoir continué ainsi encore quelques minutes, ils décidèrent d'abandonner. Ils s'apprêtaient à ressortir quand un chuchotement furieux leur parvint. Isaak et Scott eurent le réflexe de tendre l'oreille, mais Stiles ne put rien faire, il n'avait pas une ouïe hors du commun. Peu à peu, ils se rapprochèrent. Scott s'arrêta soudainement en fronçant les sourcils. Stiles se tourna vers lui.
« Qu'est-ce qu'il y a, Scott ?
- Tu sens ça, Isaak ? Demanda t-il avec un ton préoccupé en ignorant son meilleur ami.
- Ça sent le chasseur, répondit Isaak avec un sourire carnassier.
- Les Argent ? s'étonna Stiles.
Aucun des deux ne lui répondit et il grommela, agacé d'être ignoré. Il faillit taper sur la tête de Scott à nouveau pour se venger mais fut stoppé par une vision tout à fait inédite. Alors qu'ils s'approchaient, ils purent voir Derek, les yeux rouges et le visage déformé par la lycanthropie, il maintenait le père d'Allison par le col et ce dernier ne touchait plus le sol.
« Derek ! S'écria Scott. Relâche-le enfin, qu'est-ce que tu fais ! ? »
Derek avait les yeux plantés dans ceux de Chris Argent, il sembla insister, le vrillant de son regard assassin, il le plaqua une dernière fois durement contre le mur puis le relâcha sans douceur.
« Est-ce que le rôdeur... c'est lui ? demanda Isaak
- Non, ce n'est pas moi, répondit Chris Argent. »
Comme personne n'osait parler et que le père d'Allison ne semblait pas disposé à expliquer la raison de sa présence ici, un silence inquiétant et menaçant s'installa. La tension entre Derek et Chris était palpable et Stiles en frissonna sans pouvoir s'en empêcher. Le père d'Allison les regarda tous, lança un dernier regard à Derek avant de partir. Scott essaya de lui courir après et de lui parler mais il n'en obtint apparemment rien.
« Bon, moi je vais chercher Boyd et Erica, et je vais me pieuter. J'en reviens pas qu'on se soit déplacé pour rien, râla Isaak. »
Ce dernier regarda Derek, semblant attendre quelque chose. Stiles remarqua qu'en tant que chef de meute, l'alpha était celui qui décidait et que la moindre action des bêtas pouvait être contredite. Il comprit mieux la réticence de Scott à faire partie d'une meute. Son meilleur ami n'avait pas envie d'être enchainé à Derek comme un chien en laisse. Derek fit un signe de tête à Isaak pour montrer son accord et le bêta partit sans se retourner.
Stiles n'arrivait pas à détourner les yeux de Derek. Il pensait à plein de chose en même temps - comme d'habitude - il pensait que quelque chose avait l'air louche, que le père d'Allison avait abandonné trop facilement la lutte contre le loup garou, que quelque chose s'était tramé entre eux au vu de l'air colérique que Derek arborait à présent. Il repensait aussi à ses réflexions de l'après-midi, loin ça avait été facile de se dire que tout ce qui s'était passé n'était effectivement qu'un rêve mais plus il le regardait plus il avait l'impression que la vue de Derek lui jetait au visage toute ses incertitudes.
Gars ou fille, ça avait toujours eut peu d'importance. Lydia avait été importante.
« Avait été, répéta t-il à haute voix inconsciemment. »
Derek se tourna vers lui avec un regard interrogateur mais il l'ignora, perdu par le trouble que cette pensée avait semé dans son esprit. Il avait parlé au passé sans y faire attention. Derek soupira et ferma les yeux. Stiles s'attendait à ce qu'ils redeviennent normaux quand il les aurait rouvert mais ils restèrent de cette couleur grenat.
« Est-ce que tu as une furieuse envie de taper dans quelque chose ou de plaquer quelqu'un contre un mur ? Parce que tu sais, je peux..., dit-il sans achever sa phrase, montrant la sortie du doigt.
- Rentre chez toi, Stiles, ordonna l'alpha. »
Derek se remit en mouvement et passa à coté de lui pour sortir mais il le retint d'une main sur le bras. Stiles prit un temps pour essayer de remettre ses idées en ordre mais laissa tomber, c'était impossible de toute façon.
« Je pense que... qu'il faut qu'on parle. »
Il avait voulu sa voix ferme et décidée afin de convaincre le loup garou mais ça sonnait plus comme une question que comme une affirmation. Et puis bordel, c'était quoi cette phrase à deux balles ? Stiles leva les yeux au ciel. Pourquoi avait-il fallut qu'il parle comme l'acteur d'une mauvaise sitcom américaine ? On nageait en plein mélo. Derek avait eut le temps de reprendre sa forme humaine quand il se tourna vers lui.
« Y a rien à dire. »
Le loup garou se détacha sèchement de sa prise et partit. Stiles se sentit comme il s'était toujours sentit après avoir parlé à Lydia. Un peu comme une merde. Parce que Derek faisait exactement ce que la fille qu'il avait aimé depuis toujours faisait. Il l'ignorait.
Et Stiles détestait ça. Tout autant que le sentiment qui commençait à croitre dans sa poitrine.
A suivre...
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Hin hin ! Ça se termine plutôt mal pour ce chapitre ^^ J'espère que ça vous plait toujours !
N'hésitez pas, la review est votre plus grande amie, elle va pas vous mordre lol
