Je ne pensais vraiment pas faire une suite à cette histoire, malgré le fait que j'y ai régulièrement réfléchi. Le problème venait surtout de la chronologie et de l'Univers Alternatif qui m'empêchaient de placer l'intrigue à un temps fixe. Mais finalement j'ai trouvé une solution à ce problème et voilà pourquoi vous avez cette suite ! D'ailleurs je précise que c'est la deuxième et dernière partie de cet One-Shot qui devait à la base juste faire un chapitre. Je vous laisse le soin d'imaginer une suite comme bon vous semble en espérant tout de même que cette deuxième partie vous plaise. Bonne lecture !
Disclaimer : je ne possède pas, mais vraiment pas, Harry Potter.
Il était un solitaire. Seul dans son monde, haïssant l'univers entier. Et il s'y complaisait.
Autour de lui, il ne voyait qu'hypocrisie et mépris. Tous ceux autour de lui, ces lâches, ces menteurs, ces ingrats. Ils ne le comprenaient pas. Mais qu'importe. Il n'avait besoin d'aucun d'entre eux. Les vivants ne l'intéressaient guère. Parce que, dans ce monde de vie, il était seul contre tous, soutenu par un esprit qui avait tendu sa main à cette âme en peine, lui.
Harry était assis à la table des Serpentard mais ne s'associaient pas avec eux. Il restait seul, éloigné, solitaire. Après tout, tous ces élèves n'étaient que des pions, des pions manipulés. Des pions qu'il manipulerait un jour par la haine et la terreur. Parce que tous ces Serpentard étaient des aberrations, indignes de porter le nom d'un des plus grands sorciers de ce monde. En dépit de la ruse et la fourberie, ils étaient tous vantard et trop sûr d'eux. Mais ils étaient également les premiers à s'enfuir en courant. Indignes de la maison Serpentard.
Indigne comme tous les autres élèves de cette école. Les Gryffondor, ces êtes abjects sans aucune intelligence qui pensaient pouvoir tout résoudre par le courage. Pathétiques. Les Serdaigle, imbus d'eux-mêmes, qui croyaient que leur soi-disant sagesse leur ferait atteindre le sommet. Pitoyables. Les Poufsouffle, des fêtards insouciants qui refusaient de croire à leur propre incompétences et se rassuraient par leurs bonnes convictions. Incapables.
Cela lui donnait presque envie de rire. Eux tous se croyaient digne d'un grand futur, sans comprendre qu'ils seraient mis à mort à cause de cela. Ces sorciers-là n'avaient rien de spéciaux. Ils ne représentaient que des obstacles insignifiants sur son passage, dont il se débarrasserait sans peine. Parce qu'il ne pouvait pas admettre des êtres insignifiants dans son empire. Celui-ci n'était réservé qu'aux sorciers spéciaux, et à leurs pions.
« Tom, sommes-nous obligés d'accueillir ces rats indignes dans notre empire ? demanda Harry alors qu'il fixait avec dégoût les membres de Serpentard.
— Il le faut bien. Après tous, les rois du monde doivent bien avoir des serviteurs à leurs côtés.
— J'aime bien cette idée, sourit Harry. Ils se pensent incroyables à cause de leur sang, mais ils sont aussi pathétique que des traites-à-leurs-sangs. Tellement obnubiler et concentrer sur eux même, qu'ils ne remarqueraient même pas si on les contrôlait. Mmh. »
Il posa sa fourchette et repoussa son assiette pleine. Il regarda à sa droite. Pour tous ces idiots, il n'y avait personne. Après tout, Harry Potter était toujours sans personne. Mais lui, le voyait parfaitement. Son seul allié dans ce monde manipulé par des monstres qui causeraient leur perte. Le seul qui le comprenait. Le seul qui avait été là lorsqu'il en avait eu besoin, qui avait accepté de lui tendre la main alors qu'il était désorienté dans un monde mystérieux dont il ne connaissait rien. Son ami.
Tom Elvis Jedusor. Personne autre qu'Harry ne voyait ce garçon aux idées révolutionnaires qui sauveraient la société magique de ces erreurs de la nature appelés Moldus.
« Alors, Potter ? raillai Draco Malefoy. Je croyais que tu étais le meilleur sorcier de Serpentard ? Qu'est-ce qu'il y a ? Maintenant qu'on peut se battre sans avoir des professeurs dans les parages, tu te défiles ? Ah non, laisse-moi deviner ! Tu as peur des serpents ? Il te fait peur, mon sort ? »
Harry ne répondit rien. Il se contenta de fixer le serpent devant lui. Puis il bougea doucement des lèvres et parla avec l'animal. Il lui chuchotait de lui obéir et d'attaquer son invocateur. Le serpent, sans même hésiter, se tourna. À la surprise du fils de Lucius Malefoy, le serpent se précipita vers lui.
Harry en profita pour désarmer silencieusement son adversaire qui, lorsqu'il sentit sa baguette partir, le regarda d'un air terrifié. Comme s'il l'implorait de lui venir en aide, d'arrêter ce serpent, d'avoir pitié de lui. Mais Harry ne l'aida pas. Il se contenta de regarder Draco Malefoy partir en courant, abandonnant toute dignité, et sourit.
« Cela lui apprendra, à se croire supérieur à ses maitres, méprisa-t-il.
— Très bonne initiative, Harry. Je vois que tu maitrises parfaitement le Fourchelang à présent.
— Ce serpent n'a fait que se ranger du côté des vainqueurs, au lieu de rester avec les vaincus. Cela est un comportement parfaitement normal chez les faibles. Car qu'importent s'ils veulent fuir ou résister, le résultat sera le même. Ils mourront. Ils faibles obéissent aux maitres de ce monde. Ils m'obéissent. »
« Tom ?
— Oui, Harry ?
— Je... Je me demandais si... »
À la surprise de Tom, Harry hésitait à parler. Cela était bien une des rares fois où cela arrivait. Depuis son entrée à Poudlard, Harry Potter était connu pour être froid, réfléchit et direct. Quelqu'un qui ne se laissait pas marcher sur les pieds et qui attirait à la fois d'admiration et la crainte de beaucoup. Ceux qui, comme cette fille Granger à Gryffondor, ne le craignaient pas étaient des fous inconscients.
Mais Tom savait aussi qu'Harry était, derrière cette image, un garçon brisé dans une enfance douloureuse et mensongère. Un garçon qui avait vu sa vie n'être que misère pendant des années. C'était pour cela qu'il écoutait toujours Tom sans le contester. Tom lui avait toujours dit la vérité ; enfin, sa vérité, la seule qui comptait.
« Tu peux parler sans crainte, Harry, encouragea Tom. Nous sommes seuls. Et puis je suis ton ami, n'oublies pas.
— Merci », sourit le garçon.
Qu'est-ce qu'il avait l'air faible, assis sur son lit, dans la pénombre, avec ses coudes posés sur ses jambes, le regard rivé vers le sol en pierre froid.
« Est-ce que... Ce que je fais est bien ? demanda finalement Harry sans lever les yeux vers Tom, debout devant lui.
— Que veux-tu dire ?
— Est-ce que mes actions permettront la survie de la société magique ? Est-ce vraiment la bonne solution d'éliminer les Moldus et leurs semblables ? »
Hésitant, Harry leva les yeux vers Tom. Son ami fronçait les sourcils, les bras croisés. Il fit un pas vers lui et, instinctivement, Harry ferma les yeux, prêt à lever les bras pour se défendre contre les coups qui l'atteindraient prochainement.
À sa grande surprise, il ne ressentit aucune douleur. Il ouvrit les yeux et vit une main réconfortante se posée sur son épaule. Alors, il se souvient que Tom ne pouvait le toucher, n'ayant pas de matérialisation physique dans ce monde. Mais Harry avait quand même l'impression de ressentir la chaleur de la main délicatement posée sur son épaule, et c'était bien le seul contact doux qu'il recevait depuis très longtemps.
« Harry, ne doute jamais de moi, déclara Tom. Je sais que c'est difficile à croire, et que tu es inquiet. Je le comprends parfaitement. Mais je ne veux que ton bien et celui des vrais sorciers. C'est pour cela que les Moldus doivent être éradiqué. Ils sont une menace pour nous, et cela depuis des siècles, comme lorsqu'on brûlait des sorcières. Mais aujourd'hui, cela va prendre fin et les sorciers seront sauvés. Grâce à toi. Tu m'entends ? Tu es celui qui les sauvera tous et pour cela ils te seront éternellement reconnaissants. Comprends-tu ?
— Je... je crois que oui. »
Tom sourit. Harry était honnête et innocent. Il ne voulait que le bien de ceux qui le méritaient. Voilà pourquoi Tom l'avait choisi. Ce garçon, si pur et sincère dans ses sentiments, lui ressemblait beaucoup dans une époque lointaine. Il était incompris de ce monde et seul Tom était en mesure de lui venir en aide pour qu'ils atteignent leur but commun : débarrasser le monde du fléau qui le hante.
Harry regarda tous ces élèves qui, de loin, lui ressemblaient. Pour beaucoup d'entre eux, ce n'étaient que des victimes de cette société manipulatrice qui voulait imposer sa domination et sa vision du monde utopique.
Il s'était trompé. Il ne les haïssait pas. Il avait pitié d'eux. Et voulait les sauver, d'eux-mêmes et de ceux qui les contrôlent. Il allait leur ouvrir les yeux et les sortir de leurs ténèbres, comme Tom l'avait sauvé.
« Je les sauverai et tous ensembles, nous formerons un monde où le malheur et la haine d'existe pas. Il n'y aura que nous et nos pions. »
Il jeta un regard vers les Serpentard avec dégoût avant de se tourner vers Tom, qui souriait à ses paroles.
« Bien dit, Harry. »
N/B : Et voilà ! C'est la fin ! Alors, pour ceux qui n'auraient pas trop compris, je vais vous donner quelques explications : je fais d'Harry, au début, quelqu'un qui a beaucoup de ressentit pour le monde qui l'entoure. Mais Harry est quelqu'un de foncièrement bon qui pense vraiment faire le meilleur pour les autres qui, comme lui, sont des victimes de la société et des Moldus. C'est pour cela que je le fait haïr les Serpentard au lieu de les apprécier. Harry veut une société de vrais sorciers (donc sang-pur et sang-mêlé) mais considère tout de même les Serpentard comme mauvais et, au lieu d'en faire ses égaux, il veut en faire ses pions, ses serviteurs. D'ailleurs j'insiste sur l'évolution du personnage entre le premier passage et le dernier.
Bon, en vrai, c'est une rapide explication sur Harry et j'ai tout de même essayé de rendre le personnage plus profond à travers le texte. Avant de vouloir montrer l'emprise qu'à Tom sur lui, je voulais montrer son évolution par rapport à son enfance. Harry est gentil mais endoctriné par Tom, qui l'apprécie. Personnellement, je ne peux pas voir Harry comme un personnage méchant.
Bref, j'espère que vous aurez aimé cette deuxième partie et qu'elle est à la hauteur de vos espérances. Sachez que cette deuxième partie existe grâce à vous tous (car vous avez été nombreux à me harceler pour une suite, ha, ha) ! Cette fois, c'est vraiment la fin, je me le promets solennellement.
