Chapitre 1 : Une rose au teint rosé ?

Rosalie projetée violemment sur un lit, un homme- non un vampire- qui la rejoint.

-Alice ?

-...

-Mon Alice ?

-Mmmm ?

Des bras la serrèrent au niveau de la taille, la rapprochant de Jasper, la rapprochant de la réalité.

-Qu'as-tu vu ?

-C'était assez vague, Rosalie...

Elle se retourna brusquement pour faire face à son mari.

-Où est Rosalie ? S'écria-t-elle.

-Au lycée avec Emmett et les autres, pourquoi ? Il y a un danger ? Qu'as tu vu ?

-J'ai vu Rosalie se faire violemment projeter sur un lit par un vampire.

Malgré l'inquiétude de sa femme, Jasper commença à rire.

-Hahaha, c'est certainement Emmett, tu sais bien que leur relation est assez...sauvage.

-Non, tu ne comprends pas, ce n'était pas Emmett, c'était un autre.

Soudainement, Jasper la retint par la taille, instinctivement Alice avait couru à vitesse vampirique jusqu'au lycée, elle n'avait pas fait attention et il avait dû la retenir car ils arrivaient à l'extrémité de la forêt, aux alentours de la population de Forks. Ils firent le reste du chemin à vitesse humaine, jusqu'au parking où Edward, Bella, Emmett et Rosalie les y attendaient prévenus par ses pensées alarmantes.

Celle-ci sauta sur Rosalie et s'y cramponna comme elle savait si bien le faire.

-Alice, s'interposa Emmett, lâche ma femme ou je pourrais m'imaginer des choses vu la façon dont tu la tiens.

Rosalie donna une légère claque à son mari, lorsqu'Alice reposa ses pieds sur terre.

-Vous n'avez rien remarqué d'anormal ? S'inquiéta cette dernière.

-Si toi, mais c'est ordinaire. Lui répondit Emmett.

Alice le fustigea du regard.

-Alice, pourrais-tu nous expliquer la raison de cette question et de ton inquiétude envers Rosalie ? Lui demanda Bella. Edward n'a rien su nous dire tellement les images de tes pensées étaient floues.

Emmet se rapprocha de sa femme.

-Oui, mais à la villa en présence de Carlisle et Esmée.

La nuit était tombée lorsque tout le clan fut réuni dans le salon, Emmett avait un bras au tour de sa femme, son souffle dans le cou de celle-ci.

Inquiète, Bella décida de rompre le silence :

-Au contraire de mon mari, nous ne sommes pas télépathes Alice. Vas-tu enfin nous dire ce que tu as vu ?

-C'est assez floue, Je t'ai vue, elle regarda Rosalie, te faire violemment projetée sur un lit par un vampire, avant qu'il ne se mette au-dessus de toi, et puis c'est tout.

-Et c'est pour ça que tu te fais un tel mouron Alice, dit Emmett, tu devrais savoir que essaye de faire du mal à femme, se retrouve sur le bûcher.

-Et que je sais me débrouille seul.

-Qu'importe, je serais toujours là pour te protéger. Et ils s'embrassèrent ou plutôt se roulèrent une pelle.

-Alice, sommes nous près de Rosalie dans ta vision ? Demanda Carlisle.

-Non, il ne me semble pas.

-Y avait-il d'autres vampires ?

-Non, enfin, je ne sais pas, peut-être...je te l'ai dit Carlisle, c'est vague, étrangement vague, d'habitude mes visions sont limpides.

-Cela fait un moment que nous n'avons pas esquivé d'attaque, fit Jasper.

-Par mesure de précaution, dit Carlisle, et temps que nous n'en savons pas plus, ou que le danger n'est pas écarté, tu devras toujours être accompagné par l'un d'entre-nous.

Rosalie s'écarta des lèvres d'Emmett afin d'omettre son objection :

-Je n'ai pus l'age d'être babysitté.

-Par simple sécurité, ajouta Esmée.

Emmett décida de prendre le parti de sa femme :

-Pas de problème, je veillerais personnellement sur ma femme, même quand elle prendra sa douche ou ira s'acheter de la lingerie, j'irais même jusque dans la cabine d'essayage, nous n'avons jamais encore essayé dans ce genre d'endroit, Alice est toujours ans les parages. Oh et il y a aussi...Aïe

Une tape mis fin à son monologue.

-Pourquoi tu me tapes, je suis certain que tu adorerais, pas vrai ? Fit-il avec un sourire enchanteur.

-Pas question ! Objecta Alice. Vous allez tout casser et mon magasin préféré de lingerie devra mettre clé sous porte.

-Je suis d'accord avec Alice, fit Jasper, j'aime beaucoup ce que ma femme se dégote là-bas.

Emmet qui d 'habitude n'a pas la langue dans sa poche ne dit rien et pour cause, il n'était plus là, Rosalie aussi d'ailleurs. Ils avaient pris la poudre d'escampette. Esmée soupira.

Ces deux-là ne changeront jamais.

3 heures plus-tard Emmett rentra, il se mis à hurler.

-Carlisle ! Carlisle !

Ce dernier ainsi que sa femme se retrouva à côté de son fils en moins d'un éclair, le visage d'Esmée prit une expression d'inquiétude. Rosalie était dans les bras de son bien aimé, inconsciente, les joues légèrement rosées, la tête qui pendait anormalement de droite à gauche. anormalement.

-Carlilse, Aide-moi !

-Passe là moi.

Emmett la passa précautionneusement au patriarche de la famille qui la mena à son bureau et l'allongea.

Il posa une main sur son front et fronça les sourcils.

-Esmée, fais couler de l'eau froide dans une baignoire, lui dit-il en posant un collier cervical rigide au coup de sa fille.

-Tu vas pouvoir l'aider, n'est-ce pas Carlisle ? Demanda Emmett au bord de l'angoisse.

-C'est la première fois que je dois réellement soigner un vampire, mais je ferais de mon mieux, pour l'instant je crois qu'il faut faire baisser sa température.

Emmett fut surpris :

-Les vampires peuvent avoir de la fièvre ?

Carlisle éluda sa question :

-Qu'est-ce qui s'est passé ?

-On était en pleine action quand j'ai senti qu'il y avait quelque chose qu'y n'allait pas, elle ne réagissait pas comme d'habitude, comme-ci on lui retirait une partie de ses forces...

Carlisle lui jeta un regard suspect.

-Ne me regarde pas comme ça, je sais que vous nous trouvez très explicite dans nos ébats, mais je t'assure que je n'y suis pour rien.

-Excuse-moi, l'habitude. Continue.

-Nous sommes donc partis chasser, mais elle a commencé à se sentir assez mal, je lui ai donc proposé de lui rapporter quelque chose à se mettre sous les canines, mais elle a refusé, tu la connais, elle préfère se débrouiller seule et n'avoir de ...

-Et après ? S'emporta Esmée.

-Elle était en train de s'attaquer à un lynx quand elle s'est évanouie, je suis intervenu avant qu'il ne la griffe ou ne la morde, j'ai essayé de la secouer sans succès, je suis donc venu te voire.

-Ça ne m'explique pas pourquoi sa nuque est brisée en deux.

-C'est moi en la secoua, j'ai paniqué je ne l'avais jamais vu ainsi.

-Boit-elle assez ?

-Oui, du moins il me semble.

-Dois-je lui apporter une poche sanguine humaine ou du sang d'animal Carlisle ? Questionna sa femme.

-Animal,elle n'a encore jamais goûté au sang humain. Il vaut mieux ne pas la tenter pour après.

En un tour de main, Esmée était déjà de retour un bol de sang animal en main et tentée de réveiller la belle endormie, sans succès. Emmett essaya à son tour.

-Ma princesse, dit-il d'une douce voix, réveille-toi, donne nous un signe, fais n'importe quoi, mais donne nous un signe que tu nous entends.

De légers bruits de feuillage se firent entendre, le reste de la famille parti en virée shopping- en s'étant nombre de fois plains, sans attendrir le cœur d'Alice- était de retour.

Bella s'agenouilla prés de Rosalie.

-On est arrivée dès la vision d'Alice, dit-elle.

-Elle n'aurait pas pu me prévenir de ce qui allé se passer avant! S'écria Emmett

Jasper grogna.

-Je suis vraiment sincèrement désolé Emmett, s'excusa Alice, je ne vous ai vu que quand Carlisle a déposé Rosalie dans la baignoire rien d'autre.

Emmet tourna le dos à Alice, non par mépris, mais trop préoccupé par sa femme, il enleva une mèche du front de sa belle, avant de se tourner vers Edward.

-Entends-tu ses pensées ?

-Oui, mais juste un mot sur deux, c'est incompréhensible, c'est comme les grésillements d'une radio.

-Je ressens un peu de douleur, dit Jasper.

La mine d'Emmett se renfrogna encore plus.

Carlisle, pour avoir plus de place pour agir, ordonna à tout le monde de sortir de la pièce sauf à Emmett, il demanda aussi à Edward et Jasper de les prévenir s'il y avait un quelconque changement.

Emmett regarda son père s'occuper de sa femme, il se sentait comme un spectateur, rien de plus, il n'était d'aucune utilité et cela lui faisait de la peine.

En bas, Jasper senti du soulagement de la part de sa femme et d'Edward.

-Elle va se réveiller dans 5 minutes, s'écria Alice.

-Les rougeurs s'atténuent, entendirent-ils Carlisle s'exprimer.

Face à ces 5 minutes, l'éternité parut éphémère.