A propos de l'histoire :Voici donc le second chapitre de cette fiction. Vous vous demandiez qui étais derrière la porte ? Voici la réponse...

Bonne lecture, et bon lundi de Pâques à tous !


"I shut the door in the face to him"

J'ébouriffe mes cheveux, histoire de les recoiffer, mais j'empire mon cas.

Cigarette au bec, je tourne la clé dans la serrure et ouvre la porte...

… Et ma cigarette tombe de ma bouche et s'écrase au sol.

Remus est là, devant moi.

A quelques centimètres de moi.

Il me fait un immense sourire.

« Salut Paddy... Ça faisait longtemps, me dit-il. »

Je ne réponds pas.

Non.

A la place, je le prends dans mes bras, pour voir si tout ceci est bien réel.

Mais rien n'est virtuel.

Son odeur sucrée, ses yeux mordorés, ses cheveux clairs... Et son cœur qui bat contre le mien.

Tout est vrai.

Du moins, je l'espère.

Il pose ses mains sur mon torse et me repousse un peu.

« Si... Siri, moi aussi je suis content de te voir, mais tu m'étouffes là... »

Je m'écarte, un peu à contre cœur.

« Qu'est-ce que tu fais là ?

-Tu me manquais... C'est nul l'Écosse en fait. C'est tout vert, les kilts, c'est moche... et puis j'étais loin de vous. »

Il sourit.

D'un sourire qui me transperce en plein cœur.

Ce sourire m'avait tellement manqué.

« C'est sûr que la grisaille de Londres, c'est beaucoup plus alléchant... ironise-je.

-Oui, quand votre meilleur ami se trouve sous cette grisaille éternelle, c'est beaucoup plus attirant.

-Mais dis-moi... Pourquoi tu ne m'as pas prévenu de ton arrivé ? Je serais passé te prendre à la gare...

-J'avais mon chauffeur personnel... »

Son sourire se fait alors énigmatique.

« Comment ça ton « chauffeur personnel » ?...

-Lui... »

Un homme apparut alors aux côtés de Remus et le prit par la taille, en souriant.

C'était Severus.

Cet enfoiré de Severus.

Je n'arrivais pas à comprendre ce que c'était que cette plaisanterie.

Mon cœur ne le voulait pas.

Devant mon silence, Remus reprit la parole.

« Il est allé faire ses études en Ecosse lui aussi. On a sympathisé et... -il se blottit contre son torse- On est devenu très proches. »

Ce fut la phrase de trop.

Je ne pouvais plus respirer.

Remus, mon Remus.

En couple avec ce Snivellus puant.

Pitié, ouvrez la fenêtre que je saute...

« Ça va Sirius ? Me demande ce connard d'un air inquiet. »

Oh non, je t'en prie. N'aies pas pitié de moi.

Ça fait encore plus mal.

Sans un mot de plus, je referme la porte.

Puis je la rouvre.

Ça peut paraître comique comme ça, mais c'est une torture de voir qu'ils sont encore là, enlacés, quand je rouvre cette foutue porte.

« t'es sûr que ça va Siri ?... »

Pour toute réponse, je ferme définitivement la porte.

Je tourne le verrou, mets la chaînette, et glisse contre la porte.

Je me recroqueville sur moi-même, collant mes jambes à mon torse.

Je tremble. Je panique.

Cela ne me ressemble pas.

Ma respiration s'accélère, mon cœur s'oppresse.

J'ai mal.

Horriblement mal.

J'entends Remus qui essaye d'ouvrir la porte. Le bois étouffe un peu sa voix.

« Sirius ? Sirius, qu'est-ce que tu as ? Ouvre-moi ! »

Ma voix est éraillée. Brisée.

« -Vas t' en Remus...

-Qu 'est-ce que tu as dit ?... Sirius, j'entends mal...

-VAS T'EN ! »

Je hurle.

Mon esprit sature, mon cœur se désintègre.

Je suis au bord du gouffre.

« Si... Siri... Qu'est-ce que... Qu'est-ce que je t'ai fait ?...

-Allez viens Rem ', on s'en va, dit cet autre abruti de Rogue. »

Puis leurs pas s'éloignent.

Et moi je reste seul, recroquevillé contre ma porte, pleurant à chaudes larmes.

Ça ne me ressemble pas.

Ça ne me ressemble pas de réagir de cette manière, de repousser Moony et de pleurer.

Mais j'ai tellement mal.

Je n'en peux plus.

Ma tête va exploser.

Je n'en peux plus...

… Et je sombre dans les bras de Morphée.


Voilà ! Fin du second chapitre !

A partir de maintenant, la publication risque d'être moins régulière, étant donné que je dois réviser...

Je vous dit donc "A très vite !" !

The Jester of Queen, to serve you.