Note de l'auteur : Désolée, j'avais trop envie de poster XD Par contre, j'ai peur que vous n'aimiez pas trop ce chap parce qu'il s'attarde un peu trop je pense sur Arwen... Donc lisez et dites moi !!

Les personnages appartiennent toujours hélas à J.R.R Tolkien !

RAR : déjà, merci aux reviewers (qui ne sont pas beaucoup, à mon plus grand regret), ça me motive beaucoup !

Merci donc à tenshiouou et coolcat (la voilà la suite XD)

Bisous ^^

Chapitre 2 : Arwen Undomiel, Etoile du Soir des elfes et Dame de Lorien et d'Imladris

Cela fait à peu près deux semaines que le Conseil s'est déroulé, et nous partirons demain matin, à l'aube.

Hormis Aragorn qui continue à ne m'adresser la parole qu'en cas d'extrême nécessité et à me lancer des regards à faire trembler de terreur un troll, les autres membres de la Communauté m'ont à peu près acceptée : les quatre hobbits m'ont pour ainsi dire adoptée et ils me posent sans cesse milles et une questions sur moi, ma vie, mon peuple, etc. ; Gimli –le nain- n'est pas vraiment une brute sans cervelle comme je l'avais pensé au début, nous faisons même des concours de devinettes ensemble, à forces égales je dois bien l'avouer ; Gandalf me connaît depuis bien longtemps, mais il sait que mon heure approche et est toujours à l'écoute quand je me torture l'esprit avec mes questions existentielles ; quant à Legolas, s'il ne sait pas exactement qui je suis, il est toujours prêt à m'aider (ce qui ne l'empêche pas de ne manquer aucune occasion de me charrier : sous-entendu, je suis une fille et je filerais me cacher dès que j'aurais vu mon premier orque. Pff les mecs je vous jure !).

J'ai presque hâte de partir tellement cette inactivité me stresse. Pourtant, maintenant que le départ est proche, je commence à me demander s'il a vraiment servit à quelque chose que je quitte ma Lorien adorée pour m'installer ici. Seule Arwen arrive à me rassurer ; et bien qu'il ne lui viendrait jamais à l'idée de me donner un tel ordre, je sais qu'elle souhaite que je veille sur cet humain qu'elle aime d'un amour incompréhensible ; or je ferais tout pour racheter ma dette envers elle.

Arwen Undomiel, Etoile du Soir, Dame de Lorien et d'Imladris, lueur d'espoir au plus profond des ténèbres.

Arwen, la pureté, la bonté, la douceur, la candeur, l'intelligence, la générosité, le courage aussi, incarnés.

Arwen, la beauté encore : de longs cheveux d'ébène flottant autours d'un visage angélique aux grands yeux gris, à la jolie bouche vermeille, au teint frais, aux oreilles effilées et au front lisse et sage ; un cou gracile qui surmonte un corps d'albâtre ne semblant fait que pour être vénéré ; une taille fine, des jambes longues et galbées et une peau de porcelaine. Oui, Arwen est une des plus belles créatures que la Terre du Milieu ai jamais portée, on la compare même à l'antique vierge Lúthien Tinúviel.

Arwen, la tristesse de celle qui sait aussi, car pourtant, l'impression de légèreté et de pureté innocente qu'elle dégage est quelque peu gâchée par la mélancolie qui envahi ses traits depuis quelques temps et par l'abysse infiniment triste et désabusée qui se cache au fond de ses iris scintillants.

Ô Dame Undomiel, comme j'aimerais pouvoir faire disparaître cette peine qui assombrit votre inaltérable visage aux yeux d'argent ! Comme j'aimerais pouvoir vous rendre au quintuple tout ce que vous m'avez donné ! Et comme je désire tant pouvoir accomplir mon destin, vous qui vous battez depuis le tout début pour que j'arrive à l'accomplissement de ma quête !

C'est d'ailleurs vers ses appartements que je me dirige en cette nuit étoilée. La plupart des elfes ainsi que tous mes compagnons sont en train de partager un dernier festin, quoiqu'ils n'aient pas vraiment le cœur de rire et de chanter. Pourtant, quand je m'arrête devant la porte d'ébène et d'argent qui mène à la chambre d'Arwen la Belle, j'entends avec surprise un rire masculin -et humain !- se mêler au sien, qui est carillon du vent dans le silence de la nuit. Rires qui s'arrêtent au moment même où je pose ma main sur le bois de la porte. Ils m'ont entendu, et j'ai soudain l'impression de commettre un sacrilège en brisant un de ces rares moment où elle oublie sa peine pour s'occuper un peu d'elle, elle qui donne tout sans rien attendre en retour. Cependant, cela ne l'empêche pas de me reconnaître et de m'inviter à entrer, malgré mon envie de n'avoir jamais été là. Lorsque je pousse timidement le battant, je m'aperçois avec horreur que son compagnon n'est autre qu'Aragorn, qui me fixe avec une hostilité non dissimulée. Je lui lance un regard d'excuse, car pour une fois je suis d'accord avec lui : j'ai merdé. Au moment où je me retourne, comptant revenir plus tard, Arwen, splendide dans une robe en soie blanche et argent drapée artistiquement sur son corps d'albâtre, me demande d'une voix chantante :

- Ne part pas petite sœur : Estel s'apprêtait à rejoindre mon père, et je sais que tu veux me parler.

- Je ne…

- Ne laisse pas les remords assombrir ton cœur, ta tâche est plus importante que ce moment de plaisir volé au tourbillon de l'éternité.

Néanmoins, je sais que pour elle, il n'y a plus d'éternité, je l'ai vu et elle le sait car depuis elle ne rêve que d'accompagner la Communauté ; et cela ne rend que plus douloureuse ma honte de les avoir interrompus.

Aragorn se lève pour sortir, et arrivé à la porte, il se retourne, une flamme dans les yeux. Quand il voit le poids de ma peine dans les miens, il semble se radoucir et me lance même un faible sourire. Il aime de toute son âme Arwen Undomiel et donnerait sa vie pour elle, et en cela, il a du mal à m'en vouloir autant qu'il le voudrait car il sait qu'il en est de même pour moi.

Quand il est sorti, Arwen m'invite à m'asseoir à côté d'elle sur une banquette placée sur le balcon de marbre qui surplombe une grande partie d'Imladris.

Nous restons là un moment, en silence, à admirer une vue dont peu de mortels ont pus profiter. En suivant des yeux un rayon de lune, je tombe sur une vision étonnante pour moi : Aragorn, l'Estel des Peuples Libres, se recueille sur une tombe de marbre blanc représentant une mortelle à la mélancolique beauté. Tous les elfes ont un jour pleuré sur le tragique destin des Dúnedains, et sur celui de Gilraen, la mère d'Aragorn ; et ça me rend encore plus triste de penser que le destin de ce mortel est sûrement aussi tortueux que le mien.

Soudain, une ombre grise sort du couvert d'un arbre et débute une conversation animée dont l'écho monte vers nous : Elrond cherche encore à éviter l'inéluctable, c'est à dire cet amour impossible entre une elfe et un mortel.

Je me tourne vers Arwen, et vois avec horreur une larme, perle de cristal qui roule sur sa joue de porcelaine.

- Arwen, vous ne devriez pas pleurer. Votre choix est noble et irréprochable car il est porté par votre amour pour lui. Ne vous sentez pas déchirée entre eux deux, car même si Elrond se refuse à vous laisser abandonner le Crépuscule, il reste votre père et vous veut heureuse.

Elle m'adresse un pauvre sourire et rentre dans sa chambre s'asseoir sur son lit.

Je m'assois à ses pieds et la serre dans mes bras. Elle pose un baiser aérien sur mon front et chuchote :

- Merci petite sœur d'être là pour me rassurer. Je n'aurais pas peur demain, car je sais que deux des êtres qui comptent le plus pour moi seront ensemble, et ainsi je pourrais me concentrer sur ma plus importante mission : préparer ton instauration, car bientôt viendra le temps où tu seras initiée au Grand Secret. J'attendrais ce jour avec impatience, car il signifiera mon retour en Lorien. Vas maintenant, et pars sans crainte car nous veillons toutes sur toi.

Je me sens mal de la laisser seule, mais elle a raison : je dois y aller.

Après une dernière pression rassurante sur son bras, je me détourne et sors de ses appartements, le cœur serré.


Note de l'auteur : J'espère que ça vous a plu, prochain chap dans la semaine, et le neuvième et déjà en cours d'écriture !! Review pleaaaaase ^^