Chapitre un :
(deuxième jour après que le nom d'Harry soit sorti de la coupe de feu) :
Hermione marchait en direction du terrain de Quidditch. Cela faisait deux heures qu'elle cherchait Ron et elle n'arrivait pas à croire qu'elle n'avait pas pensé plus tôt à vérifier plus tôt les gradins. Il était pourtant évident qu'il se réfugierait là-bas il y allait toujours lorsqu'il n'avait pas le moral. Et cette fois, il allait très clairement extrêmement mal. Ce qui était le plus agaçant aux yeux d'Hermione, c'est qu'elle ne savait même pas comment l'aider puisqu'elle ne comprenait pas quel était le problème.
Elle avait d'abord pensé qu'il était blessé de ne pas avoir été mis au courant par Harry concernant sa participation au tournoi. Sauf que ça ne concordait pas : pourquoi mettrait-t-il d'avantage en doute la parole de son meilleur ami maintenant alors qu'il n'avait pas hésité à le soutenir lorsque tout le monde pensait qu'il était l'Héritier de Serpentard ? Surtout qu'Harry avait précisé qu'il ne voulait pas participer…
Elle s'était ensuite demandée si le roux n'était pas jaloux de la célébrité mais, là encore, ça ne concordait pas : Ron, contrairement à ce que la plupart des gens pensaient, n'aimait pas plus qu'Harry être au centre de l'attention. Elle s'en était aperçue lors du banquet de fin de première année, quand Dumbledore les avait tous félicités devant tout le monde : il était devenu si rouge… Elle avait donc fini par abandonner cette hypothèse aussi…
Donc, voilà, vu qu'elle n'avait aucune explication par rapport au comportement de son ami, elle avait décidé d'en parler directement avec lui. Il fallait arranger la situation et que Ron parle de nouveau avec Harry : ce dernier en voyait de toutes les couleurs depuis deux jours avec sa participation forcée à un tournoi potentiellement mortel, son meilleur ami qui l'ignorait et l'école entière qui le détestait. Il était évident pour Hermione que le brun ne tiendrait pas longtemps dans de telles conditions : il avait déjà des cernes sous les yeux et avait semblé au bord des larmes lorsqu'il avait appris l'existence des badges anti-Potter.
Elle sortit de ses pensées quand elle se rendit compte qu'elle était arrivée au terrain de Quidditch. Elle eut un semblant de sourire victorieux en voyant le roux effectivement assis dans les gradins. Il semblait si malheureux avec sa tête penchée en avant, ses épaules voutées et ses mains qu'il tordait de manière frénétique. Elle s'approcha, lui posa doucement une main sur l'épaule ce qui le fit sursauter, et dit :
« Ça fait un moment que je te cherche, tu sais ? »
« J'avais besoin de rester un peu seul. »
« Je m'en doute, mais il faut que je te parle » expliqua-t-elle, avant d'ajouter d'un ton plus doux. « Tu veux qu'on discute plus tard et que je te laisse seul pour l'instant ? »
Il releva la tête et plongea ses yeux bleus dans ceux noisette d'Hermione. Elle fut surprise par la terreur qu'elle lisait sans son regard. Il chuchota :
« Reste. Je crois que moi aussi, j'ai besoin de parler. »
Elle s'assit à côté de lui et s'appuya contre son épaule. Elle demanda :
« De quoi veux-tu parler ? »
« Rien en particulier… Je veux juste me changer les idées, donc de quoi avais-tu envie de discuter ? »
« Cette conversation ne va pas te plaire… » Admit-elle avec réluctance.
Il eut un petit sourire et répliqua en riant légèrement :
« Crois-moi, ça peut pas être pire que celle j'ai eue avec Charlie et Bill pendant l'été. »
Hermione haussa un sourire perplexe et l'encouragea d'un petit mouvement de menton à s'expliquer, ce qu'il fit avec des joues un peu rouges et un regard malicieux :
« Fred, George, Ginny et moi, on a eu droit à ''la conversation''… Tu sais celle sur comment se protéger et tout ce genre de chose… Même Fred et George étaient gênés à la fin ! »
Cela fit rire la brune avant qu'elle ne reprenne, plus sérieuse :
« Effectivement, cette conversation sera moins embarrassante mais tu risques tout de même de ne pas apprécier… »
Elle s'interrompit pendant quelques secondes, cherchant une façon à la fois subtile et compréhensible de présenter le sujet. Ron le remarqua et lui donna un conseil :
« Ne tourne pas autour du pot »
« Pourquoi tu ignores Harry ? »
Le visage du jeune Weasley se ferma instantanément.
« Tu le sais bien : ce n'est pas juste qu'il participe à ce tournoi ! Et puis, il aurait pu au moins me prévenir ! »
Peu de gens le savaient mais Ron était un excellent menteur : il était capable de cacher des pans entiers de vérité sans aucun effort. Il était très difficile de discerner le vrai du faux dans ses propos. Sauf qu'Hermione le connaissait extrêmement bien et avait repéré les petites mimiques qu'il ne manquait pas de faire lorsqu'il mentait. C'était quasiment imperceptible, vraiment, mais elle savait où regarder : sa main droite qui tripotait la manche de son haut, la gauche qui était passée plus régulièrement dans ses cheveux que d'ordinaire, habitude qu'il avait emprunté à Harry. Elle murmura, de la voix la plus douce possible :
« Je ne te crois pas. Tu sais très bien qu'Harry n'a pas mis son nom dans la coupe. Tu lui fais confiance… »
« Je lui faisais confiance, mais là, il nous a menti. Regarde la vérité en face : qui, à part lui, mettrait son nom dans la coupe ?
Il évitait à présent son regard et ses propos étaient crachés avec moins de virulence que quelques secondes auparavant. Il allait craquer et avouer, elle le sentait.
« Quelqu'un qui lui veut du mal peut-être ? Réfléchis Ronald : on n'a pas quitté Harry d'une seconde depuis la rentrée et la coupe était bardée de sorts pour empêcher les mineurs de leur nom dedans, comment aurait-il pu faire ce que Fred et George n'ont pas réussi, alors qu'ils sont âgés et qu'ils avaient plus de libertés pour mettre en place leur plan ? Et puis, même s'il n'avait aucun alibi, je lui laisserai le bénéfice du doute parce que je lui fais confiance. »
Les épaules du roux s'affaissèrent et des larmes commencèrent à couler sur ses joues, ce qui ne surprit que très peu Hermione. Elle lui fit un câlin pour le réconforter. Presque douloureusement, il murmura :
« Je sais tout ça. Je sais qu'Harry n'a pas mis son nom dans la coupe et je sais qu'il n'a rien fait de mal. »
« Alors pourquoi lui faire la gueule ? »
Il rougit, puis eut un soupir de frustration comme s'il n'arrivait pas à trouver un moyen d'exprimer clairement ce qu'il voulait, puis bafouilla :
« En fait, je ne lui en veux absolument pas, bien au contraire… C'est juste que… C'est juste que je suis complètement terrifié à l'idée qu'il risque sa vie dans ce tournoi et que je m'en veux de ne rien pouvoir faire pour le protéger… Et puis… Je pense que ça ne l'aiderait pas à se concentrer sur les différentes épreuves s'il se rendait compte de à quel point je suis terrorisé… Et que je l'aime… »
Hermione resta bouche-bée pendant un moment. Ok, elle avait à plusieurs reprises eut des doutes à propos de la relation de Ron et d'Harry mais elle n'avait jamais pensé que ça arriverait vraiment. 'Cool' pensa-t-elle.' Ils sont tout mignons lorsqu'ils sont ensemble… ' Puis, elle redevint sérieuse et se re-concentra sur le cœur du problème :
« Le truc, c'est qu'Harry a besoin de toi, vraiment … Il est en train de complètement craquer et je pense que savoir que tu tiens à lui et que tu t'inquiètes ne pourra que le rassurer…. »
Ron eut un air pensif sur le visage pendant quelques instants. Il voulait vraiment revenir près d'Harry mais il était encore très en colère contre lui-même et il avait peur de faire du mal à son meilleur ami à cause de cette colère. D'un autre côté, si Hermione lui disait qu'Harry avait besoin de lui et que sa présence l'aiderait, il n'y avait plus vraiment à hésiter, non ? Il finit par dire, déterminé :
« T'as probablement raison… Ce soir j'essaierai de m'excuser auprès de lui… »
Il s'arrêta puis reprit, avec un regard inquiet, comme s'il venait de se rappelait de quelque chose d'embêtant :
« Charlie m'a dit durant la conversation de cet été que les Moldus ont ce principe absurde appelé homophobie… Ça te dérange que je sois amoureux d'Harry ? »
Hermione eut un sourire amusé et lui répondit :
« Ron, pas tous les Moldus ne sont homophobes ! Et puis, je serais mal placée pour te juger étant donné que je suis lesbienne… Donc, vraiment, tu n'as pas à t'inquiéter je suis juste super contente à l'idée que mes deux meilleurs amis puissent être heureux l'un avec l'autre ! »
Il grimaça et rétorqua :
« Rien ne me dit que Harry m'aime aussi… La probabilité qu'on soit tous les trois gays est quand même assez basse… Mais merci de me soutenir en tous cas ! » Il lui fit à nouveau un câlin et ils sourirent tous les deux : ça faisait du bien de savoir qu'ils pouvaient compter l'un sur l'autre…
Ils furent interrompus par Colin, un des seuls qui défendaient encore Harry, qui courraient vers eux avec des larmes dans les yeux. Lorsqu'il fut devant eux, il s'écria :
« Harry a des problèmes ! Des copains de Diggory sont en train de l'embêter dans le couloir qui donne sur la Grande Salle ! Venez vite ! »
Hermione et Ron se levèrent en une fraction de seconde et se dirigèrent aussi vite qu'ils le pouvaient vers l'endroit indiqué par Colin, leur baguette déjà à la main. Harry était effectivement attaqué par des poufsouffles plus âgés alors que des gryffondors de leur année observaient la scène en souriant. Le brun n'avait plus sa baguette et semblait assez proche de la crise de nerf. Cela les mit tous les deux extrêmement en colère : Hermione se jeta sur l'un des attaquants pendant que Ron tirait Harry derrière lui en lançant un crache-limace à un des copains de Diggory.
La brune était tellement énervée à l'idée qu'un crétin touche à son meilleur ami qu'elle ne fit plus vraiment attention à son glamour et celui-ci s'effaça peu à peu laissant apparaître une longue et gracieuse queue brune et deux oreilles toutes mignonnes. Quelques fois, lorsqu'elle était sous le coup de très fortes émotions, elle laissait accidentellement tomber le glamour mais ce n'était jamais arrivé en public jusqu'à maintenant. Heureusement pour elle, seules deux personnes remarquèrent ce changement dans son apparence et échangèrent un sourire plein de malice qui aurait fait frémir de peur n'importe quel professeur ou préfet de Poudlard.
Tout le monde arrêta de se battre lorsque les élèves de Beaux-bâtons arrivèrent dans le couloir, Fleur à leur tête. Elle fronça les sourcils et tonna, ce qui ramena le calme immédiatement :
« Que se passe-t-il ici ? «
Hermione, qui fut la première à retrouver ses esprits, expliqua, après avoir discrètement remis son glamour en place :
« Les amis de Diggory » commença-t-elle en désignant les poufsouffles qui étaient en piteux état. « ont attaqué mon meilleur ami, Harry, parce qu'ils sont jaloux à l'idée qu'il participe au tournoi… »
Fleur renifla et regarda d'un air dédaigneux ceux qui arboraient les badges anti-Potter.
« C'est complètement stupide ! Potter a dit très clairement et depuis le début qu'il ne voulait pas participer, donc il y a deux cas de figures : soit il a dit la vérité, n'est pas coupable et il n'y a ainsi aucune raisons de lui en vouloir soit il a menti et il faut plutôt saluer son courage et le féliciter pour avoir réussi à contourner des sorts posés par Dumbledore lui-même… Vraiment, je ne vois pas en quoi vous lui en voulez… »
Hermione, Ron Harry et les jumeaux eurent un sourire victorieux qui s'agrandit encore plus lorsqu'ils virent tous ceux qui avaient insulté le brun les deux derniers jours baisser la tête et faire mine de partir. Quand ils furent seuls avec Fleur, ils la remercièrent chaudement pour l'avoir si bien défendu. Puis Fred se tourna vers son petit frère et s'exclama avec une voix moqueuse :
« Content que tu te sois enfin rendu compte que rester loin d'Harry n'était pas la solution ! » Il sourit encore plus en voyant Ron rougir sous le regard intrigué de son meilleur ami et se tourna vers Hermione pour lui demander. « 'Mione, Forge et moi on aimerait te parler en priver, ça ne te dérange pas ? »
Elle haussa un sourcil perplexe mais accepta de les suivre. Elle avait un peu peur de ce qui pouvait être dit pendant cette discussion. George commença sur un ton joyeux :
« Pendant que tu te battais, il est arrivé un truc bizarre : des oreilles et une queue de chat te sont apparue… On a trouvé ça étrange et on voulait donc t'en parler afin d'être sûre que tu sois au courant de ce phénomène ! »
Hermione blanchit et sentit comme si la température baissait d'un coup dans le couloir. Cela faisait deux ans qu'elle cachait sa particularité, tous ses efforts n'allaient pas être gâchés juste parce qu'elle n'avait pas pu se contrôler pendant une bagarre , non ? Elle dût vraiment leur faire pitié parce que leur regard s'adoucit et Fred s'empressa de la rassurer :
« Eh, on voulait pas te faire peur, okay ? On veut juste savoir ce qui t'arrive parce que, tu nous connais, on est beaucoup trop curieux pour notre propre bien ! On jugera pas et on gardera ça pour nous si tu veux qu'on le fasse, d'accord ? »
Elle sourit faiblement et décida de leur expliquer. De toute façon, au point où elle en était…
« En deuxième année, j'ai fait avec Harry et Ron du polynectar, et… Et j'ai accidentellement mis des poils de chat à l'intérieur en pensant que c'était des cheveux… C'est irréversible… Je suis maintenant en partie un chat, pas que physiquement, j'ai aussi l'instinct d'un chat et ses réflexes… »
Les jumeaux la regardèrent, impressionnés, avant de demander d'une même voix avec un regard perplexe :
« Pourquoi le cacher ? C'est génial ! »
« Parce que je n'ai pas envie qu'on me regarde comme si j'étais un monstre ! Et non, ce n'est pas génial, je suis obligé de faire attention en permanence à mon glamour afin d'être sûre qu'il ne disparaisse pas comme il l'a fait aujourd'hui ! Je suis obligée de mentir à mes parents et à tous mes amis à part Harry et Ron ! Je préfèrerais largement être normale ! »
Ils la regardèrent absolument ébahis :
« Tu ne penses quand même pas que tu es un monstre ? »
« Non, Harry et Ron ont réussi à me faire accepter le fait que je n'étais pas humaine certes, mais que cela ne faisait pas de moi un monstre… C'est juste que l'opinion des autres me fait peur… Donc, s'il vous plaît, ne révélez pas mon secret à tout le monde ! » les supplia-t-elle avec des yeux de chien battu
« On dira rien sans ton accord mais, vraiment, je pense que tu n'as besoin de cacher tout ça : la plupart des gens vont très bien réagir et les autres ne seront que des idiots dont tu te fous complet ! » s'exclama Fred avec une détermination qui fit sourire la brune. Il ajouta ensuite « Bon, on va te laisser rejoindre Ron et Harry, je crois qu'ils vont commencer à s'inquiéter.. »
Les deux roux partirent en direction de la salle commune après lui avoir fait un dernier câlin. Hermione adorait les jumeaux et était toujours contente lorsqu'ils la traitaient comme leur petite sœur. Ça lui avait fait de la peine de devoir leur cacher ce qui lui était arrivé en deuxième année et elle était doc particulièrement soulagée par leur réaction. Elle sourit et se dirigea vers ses deux meilleurs amis qui semblaient s'être réconciliés. Harry la regarda avec tendresse et la remercia :
« Ron a dit que c'est toi qui l'as convaincu de ne plus m'ignorer… Merci… »
« Je n'aimais pas vous voir comme ça tous les deux… »
(En haut de la tour d'astronomie, dans la soirée) :
Hermione était assise sur la rambarde, regardant rêveusement Ginny qui rigolait avec une de ses amies. Lorsqu'Harry et Ron étaient à côté d'elle, elle évitait de s'installer en hauteur comme elle le faisait là car ils avaient tendance à paniquer, à avoir peur qu'elle s'écrase sur le sol. Sauf qu'elle avait des instincts de chat et que par conséquent elle ressentait le besoin de se placer au-dessus de tout, elle n'y pouvait rien… Donc, là, puisque ses deux meilleurs amis avaient décidé de parler pendant la soirée de ce qui s'était passé lorsque Ron ignorait Harry, elle en profitait pour laisser libre-cours à ses instincts de chat.
Elle laissa échapper un feulement de jalousie lorsqu'elle vit la sœur de son frère de cœur se blottir dans les bras d'une brune. Ça aussi, c'était un des instincts de chat qu'elle devait supporter : avoir une compagne. Mme Pomfresh lui avait expliqué deux ans auparavant qu'elle avait une âme sœur qu'elle reconnaitrait dès qu'elle la verrait, et effectivement, elle avait reconnu Ginny, la petite sœur de son meilleur amie, comme sa compagne dès qu'elle avait posé ses yeux sur elle. Depuis, elle devait observer de loin celle qu'elle aimait sans réagir même lorsque celle-ci se faisait toucher par d'autres personnes. C'était une véritable torture…
« Pourquoi tu ne lui dis pas ? »
Hermione sursauta et sentit ses oreilles se dresser et sa queue se raidir (malgré le glamour elle les sentait et pouvait les utiliser). Elle se retourna et vit Luna Lovegood la regarder de son habituel air rêveur. La brune fronça les sourcils et demanda d'une voix méfiante :
« Dire quoi ? A qui ? Et pourquoi ? »
« Dire à Ginny que tu es sa compagne parce que ce secret est en train de te détruire et que sortir ensemble vous rendrait toutes les deux heureuses. » répondit Luna comme si c'était une évidence.
« Quoi ?! De quoi parles-tu ? Pourquoi Ginny serait ma compagne ? » balbutia Hermione terrifiée.
Comment la blonde pouvait-elle savoir tout ça ? L'avait-elle vue lorsqu'elle se battait avec les poufsouflles aujourd'hui ? Si oui combien d'autres personnes connaissaient son secret ?
« Tu es en partie un chat, donc tu as un ou une compagnon/compagne. Et étant donné les regards dont tu cribles Ginny depuis deux ans, elle est très clairement ta compagne. »
Hermione rougit et se maudit pour ne pas avoir été assez discrète lorsqu'elle regardait Ginny.
« Comment… Comment as-tu appris à propos du fait que je suis en partie un chat ? »
« Très simplement : les joncheruines sont attirés par toutes sortes d'illusions, ils restent donc agglutinés autour de tes oreilles et de ta queue. »
Elles restèrent silencieuses un moment, Hermione regardant toujours sa compagne et Luna observant le ciel. Elles ne se connaissaient pas vraiment toutes les deux étaient plutôt opposées l'une à l'autre de par leur caractère, mais, étrangement, la brune savait qu'elle n'avait pas à avoir peur que le serdaigle révèle son secret.
Au bout de quelques minutes, Luna brisa le silence à nouveau :
« Tu devrais vraiment lui dire que tu l'aimes tu sais ? Et tu devrais aussi dire à Ron et Harry que sans ton âme-sœur, tu vas mourir. »
