Je suis sincèrement désolé pour ceux qui déjà suivaient ma fiction, je n'ai pas du tout écrit de chapitre un pendant de longs mois, mais les cours m'ont pris d'assaut, je fais pas mal de projets à côté, mais j'ai tellement envie de me lancer dans cette fanfiction sur mon OTP ultime ! Je suis désoléééééééé !
Vous pouvez me lancer des tomates et des légumes si vous voulez ~
Tous les personnages ne sont pas de moi, malheureusement x) J'aurais tellement aimé ~ Ils appartiennent à Hoshino-sensei. Bien sûr, les Ocs sont à moi ~
Mais par contre l'Histoire est à moi, il m'appartient et rien qu'à moi. A partir de maintenant les chapitres vont être longs, puisqu'il s'agit de chapitre.
Certains mots sont en espagnol, les traductions sur en bas de pages. Pareil pour les notes notés d'un chiffre.
J'espère que cette fanfiction vous plaira, et je vous souhaites de tout cœur une bonne lecture !
Premier chapitre : « Fleur de glace au milieu du désert. »
Espagne, Grenade, 6 décembre 1851, 7h15 du matin
Le soleil tapait très fort en ce matin d'hiver, et les rayons transperçaient les vitres de chaques fenêtres. Quelques fois, je me demandais si l'hiver existait dans ce pays si habitué au soleil. Il faisait à peine tiède dans cette contrée, en cette saison. Et lorsque je me réveillais dans mes draps, je sentis mes pieds et mon dos transpirer. Mes yeux étaient toujours fermés. Je ne voulais pas affronter cette lumière qui me ferait mal dans les premières secondes. Je restais blottis, au fond de mes draps et de ma couette, comme une statue. Je n'avais pas envie d'affronter une nouvelle fois cette journée. Pourtant aujourd'hui, c'était un jour spécial.
J'entrais dans ma dixième année d'existence. Je fus né en cette saison, où les arbres perdent leurs éclats, et où les fleurs fanent. Quelle triste saison … Mais nous choisissons jamais le moment où nous naissons. Et ma naissance était célébrée chaque année dans cette saison triste, où nous allions vers la saison froide et glacée.
J'entendis des bruits, la porte de ma chambre s'ouvrit, je savais que c'était ma enfermera*. Une petite femme qui allait à une vive allure, elle resplendissait pour son âge. Elle n'avait que trouvé du travail dans la demeure de notre famille il y a quelques années, et ma mère lui avait confiée ma garde depuis voilà maintenant, six longues années. J'étais jeune, et je me sentais déjà lasse. Rien d'extraordinaire était arrivé dans ma vie. J'avais tout, mais j'avais presque rien.
« Señorita* Alma ! Interpella la femme replette, qui me secoua dans mes draps. Il ne vous faut pas traîner ! Le duc votre père vous attends ! Aujourd'hui est un jour exceptionnel ! Chaque année c'est la même ! Vous ne voulez pas bouger de votre lit ! Quelle insolente vous faîtes ! »
Milagro avait du caractère, ce n'était pas pour rien que ma mère m'ait confiée à elle. Elle avait le droit de me secouer et même de me renverser du lit si elle le voulait ! Pendant six années, je l'ai supportée, elle et ses plaintes. Mais j'avais tout de même de la reconnaissance envers elle. Quand je me sentais mal, elle me réconfortait, quand j'eus fais des sales coups, elle me corrigeait. Elle était sévère, mais je sais que derrière son gabarie petit et rondelet, cachait une certaine sensibilité, elle ne faisait que s'inquiéter pour moi.
J'ouvris les yeux, la lumière me fit mal. Comme je l'eus su. Me redressant avec fatigue, mes cheveux blonds étaient emmêlés de partout, et Milagro poussa un soupir en s'agitant, ouvrant la fenêtre.
« Vous ne vous êtes pas coiffées la veille ! Vous voulez encore me causer du tord envers le señor vuestro padre* ?! Quelle petite idiote vous faîtes ! Vous voulez me blesser, moi ! Une vieille femme déjà abîmée par le temps ! Votre chevelure n'est pas très bien entretenu, il va falloir encore passer des heures à vous l'arranger !
- Calmate por favor*... Répondis-je avec flegme. Ces cheveux n'ont pas besoin d'être entretenues de toute façon …
- Alma ! Vous avez tord ! Venez avec moi ! Je vous rappelle que aujourd'hui, c'est votre cumpleaños* ! Vous entrez en plus dans votre dixième année, c'est un grand jour ! Si votre mère vous voit de la sorte, dios saura seulement ce qui adviendra de moi ! Lève-toi maintenant ! »
J'ai cru qu'elle allait me jeter dans une bassine d'eau froide à force de devenir rouge d'impatience, j'exécutais immédiatement. J'étais vêtue seulement d'une robe de nuit blanche, couverte de plis à force d'avoir bougé dans mon sommeil. Je ne voulais pas bouger, pourquoi je détestais tant ce jour ?
Ce n'était pas parce que j'étais à chaque fois gâtée, mais au contraire, j'avais peur. Chaque année, je prenais un an de plus, et cette année de plus, ne faisais que de me rapprocher de ma propre mort. Pourtant, rien d'exceptionnel n'était arrivé dans ma vie. Elle était droite, tracée, et elle n'était en aucun cas dérangée. Je me disais sans cesse avec ce genre de pensée et d'existance sans exception, que je portais très mal mon prénom.
Mes parents m'ont appelé Alma (1), et dans notre religion, le prénom est quelque chose qui trace le destin de chaque être humain. Il sera dit que j'aurais une attitude joyeuse et mouvementée. Que je donnerai la vie, et que j'élèverai le monde. Pourtant malgré mon jeune âge, je ne demeurai seulement que de marbre. Parce que rien d'exceptionnel n'était arrivée dans ma vie.
Mon père était le duc de Grenade, cette ville propice d'Espagne, notre pays natal. J'étais donc de haute naissance, fille unique, mes parents n'ont pu avoir d'autres enfants, mais ils faisaient tout pour mon bonheur. Des fois, j'ai l'impression qu'ils auraient préférés avoir un garçon qu'une fille telle que moi. Même si ils faisaient des efforts, ils m'élèvaient comme une fille de ma société devait l'être. J'étudiais, j'apprenais l'art de chanter, à jouer de la harpe, à danser, et ainsi, à me présenter à la société de notre pays. Mon père était quelqu'un de très fier, Sanche Karma s'appelle-t-il. La ville l'aime, il la dirige avec sévérité, mais il est aimé de tous. Jamais la ville n'est tombée dans une misère profonde, et n'a jamais fais face à des révoltes du peuple. Quant à mère, Vitoria Karma, est douce. Son sourire illuminait la foule, et sa charité chauffait les cœurs des pauvres, et leur redonnait le sourire. Ma mère est quelqu'un de très inquiète, mais elle a la santé fragile. Si elle m'a confiée à Milagro, c'est qu'elle souffre de maladies qui la frappe souvent, mais je sais qu'elle garde souvent le sourire. Mais je ne lui en veux pas de ne pas s'être occupée de mon éducation. Elle est comme ça, et je veux qu'elle soit fière de moi. Même si Milagro n'arrêtait pas d'être derrière moi, je voulais que ma madre soit fière de moi, que je devienne une grande fille.
Sauf, que je ne sais pas quoi faire de mon futur, et quoi faire vraiment pour le devenir, tout ce qui m'effrayais, était que la vie avance trop vite, alors que rien d'exceptionnel n'était arrivé dans ma simple vie.
Mes parents m'avait aussi donnée ce prénom, pour que je puisse me marier avec quelqu'un de mon rang, et que j'assure la descendance de notre famille, et que l'un de mes fils puisse prendre les fonctions de la famille Karma, pour éviter que notre lignée s'éteigne. Ils attendent beaucoup de moi, mais moi, qu'est-ce que j'attendais de ma personne ?
Est-ce que un jour, quelque chose d'inoubliable arrivera dans ma vie, et changera cette routine, qui m'intéressait que trop peu ?
Je m'assieds sur le tabouret de ma chambre, et Milagro se lança à l'assaut de mes cheveux. Ils étaient blonds comme le blé qui poussait en été. Je me fixais dans la glace, regarda chaque parcelle de moi-même. Mes yeux noisettes ressortaient grâce à ma blondeur, et j'étais tout de même bronzée, étant habituée toute l'année au soleil de notre pays. Je savais à l'avance, que mon père avait organisé une grande cérémonie pour mon entrée dans la dizaine. Qu'il fallait que je me tienne correctement, que je sois ponctuelle, et que je sois aimable avec le peuple. Il fallait que je me retienne d'échapper aux bonnes manières pour aller rejoindre les enfants de la ville, dans les rues. Mon père n'appréciait pas le fait que j'aille seule dans Grenade, sous prétexte que quelqu'un pouvait m'enlever, et que les enfants du peuple m'escroquent. Mais rien de cela n'est arrivé jusqu'à aujourd'hui, j'étais bien comme ça. Mais aujourd'hui, il fallait éviter cette habitude.
Deux longues heures s'étaient écoulées, el vestido* de cérémonie qu'on m'avait confectionnée était serrée, et la robe était bouffante pour quelqu'un de mon âge. Je n'étais pas très grande, il fallait le savoir, mais j'étais maigre, avec une absence totale de poitrine. Les couturières avaient tout de même donné beaucoup de leurs efforts pour la conffectionner, et il fallait avouer qu'elle était belle. Elle était blanche comme la neige. Milagro réussit à démêler mes cheveux, elle les avait serrés très fort pour en faire un chignon haut, et laisser tomber ma frange au dessus de mes yeux noisettes. Je n'avais pas dédaigné un sourire, ni même une expression de dégout. J'étais devant la glace, à regarder mon reflet, et mon expression vide. Derrière moi, Milagro n'arrêtait pas de me faire des compliments, elle semblait fière de ma présentation.
« Vous êtes ravissante mademoiselle ! Vous êtes toute aussi magnifique que votre mère ! Vous ressemblez vraiment à une princesa* !
- Sauf que je ne suis pas une princesse ... »
J'avais répondu avec une voix monotone, je n'étais pas excitée de l'idée de m'accorder un tel anniversaire, je ne savais pas qu'est-ce qui pourrait avoir d'exceptionnel lorsqu'on rentrait dans sa dixième année. Milagro n'arrêtait pas de me sermoner, que je devais être souriante, que je devais me tenir droite, et être présentable et propre comment devait l'être la fille d'un puissant noble ! Ces leçons d'éducations me lassait, toujours la même chose, mais j'obéissais parce qu'il le fallait bien, et il ne fallait pas que je sème la pagaille dans mes caprices de rébellions, contre cette vie si lasse et monotone dans cette demeure.
Enfin nous sortons de ma chambre, pour parcourir les longs, brillants, et couloirs clairs de notre demeure. C'était toujours les même couloirs, depuis ces mêmes années, rien d'exceptionnel.
Je voulais rendre visite à ma mère d'abord, il se faisait de plus en plus rare que je vois son visage, selon les criadas*, c'était trop risquée avec mon jeune âge, que je l'approche, elle et sa maladie. Mais je me refusais de m'éloigner d'elle pour une maladie. Elle était ma mère, et avec ou sans virus, elle le restera toujours. J'arrivais pas à croire que les médecins n'arrivaient à rien pour la remettre sur pied ! C'étaient de vrais incapables, ils ne connaissaient pas leur métier, j'avais grandement envie de les tuer à la place de laisser ma mère mourir ! Et de toute façon, aujourd'hui, les femmes de chambres et ces abrutis de médecins ne pouvaient pas me refuser l'accès de voir ma mère, c'était mon anniversaire aujourd'hui !
Milagro m'accompagna, comme elle avait l'habitude de faire n'importe où sans la présence de mes parents à mes côtés. On nous fîmes entrées dans une pièce où celle-ci était à peine éclairée par les rayons du soleil. Quand je pense que ma mère vivait chaque jour dans un lieu si lugubre alors que dehors, il faisait beau et clair. Je ne pouvais pas me dire, que je devais mourir, et je craignais chaque jour la mort, c'était parce que je voulais encore, et encore chaque jour revoir le visage de ma mère. Elle est l'unique raison de continuer mon chemin tranquillement, et celle qui m'illumine dans mes moments d'inquiétudes. Je n'avais que de reconnaissance pour elle.
Une des criadas*, Nieves, une jeune femme qui venait il y a quelques semaines d'entrer au service de ma mère, se posta devant moi. Elle était si timide, et si effrayée à la fois. Et quand elle parlait, elle bégayait, quelle frêle jeune femme.
« Se-Señora … Dit-elle avec sa voix si douce, baissant la tête. Votre mère...
- Je sais, répondis-je soudainement, avec l'expression de marbre, mais avec pointe de détermination. Laissez-nous.
- Alma … Mi Corazon* … Calme-toi s'il te plaît … Viens je te prie ... »
Cette voix si fragile, mais tellement clair et douce, je m'arrête dans mes mouvements, et entendit la voix de ma mère. Je baissais la tête, et quelques secondes après, je me précipite, dans ma robe de cérémonie bouffante, qu'elle m'empêchait de courir aussi vite que je le voulais, vers ma mère. Je me pencha tout de même au dessus du chevet, pour apercevoir le visage clair et souriant de celle-ci.
Elle était la plus belle femme que j'ai jamais connue au monde, elle avait les cheveux aussi blonds que moi, si longs, et ondulés, avec de magnifiques yeux émeraudes. Yeux, que je n'avais pas hérités malheureusement. Elle ne me ressemblait que de peu au niveau des traits, mais même dans son état si dure et si fatiguant, elle souriait. Et elle demeurait toujours aussi radieuse que les années précédentes, où elle était en si bonne santé. Vitoria Karma était une fille de duc, comme je l'étais, venant de Galicia*, mais jamais je n'ai pu voir de mes propres yeux la région (2) natale de ma mère. Elle fut fiancée à mon père alors qu'elle n'avait que dix ans, et mon père quinze. Quelle douleur ça a du être lorsqu'elle a quitté sa famille. Je savais qu'elle avait que moi comme famille de sang à présent, je refuse de la laisser seule, et je sais que ma mère aime sa famille plus que tout.
Je voulais pleurer en voyant son sourire, pleurer pour ce qu'elle ne méritait pas, mais elle était si belle. Elle était adossée à ses coussins, et glissa sa main froide et blanche sur ma joue chaude et bronzée.
« Tu es tellement belle aujourd'hui ma princesse, cette robe te va comme un gant.
- C'est faux … Elle est trop serrée …
- Et si je te dis qu'elle te va à merveille, et que tu es plus que belle dedans, continueras-tu à la porter ? »
Je regarde ma mère, ses paroles atteignèrent le plus profond de mon être. Elle était si sincère dans ses paroles, et jamais, me dis-je à chaque fois, je ne pourrais être aussi gentille, et si généreuse qu'elle ne l'a jamais été avec moi. Des pensées s'inscrirent en moi. Je devrais la porter aujourd'hui, pour faire plaisir à Mama. Je rougis immédiatement, je tins les draps de son lit si fort tellement que je rougissais, j'entendis un rire de sa part. Je me pinçais très fort la lèvre inférieur.
« Tu es toujours aussi sensible Alma …
- Mama … Est-ce que tu vas guérir un jour ? Est-ce que pour aujourd'hui … Tu vas sortir ? »
Ce serait la chose exceptionnelle qui arriverait dans ma vie ! Voir maman sortir, et venir dans la ville, serait le jour le plus parfait de ma vie ! Je ne vivais que pour attendre ça ! Elle ne méritait pas une vie aussi lugubre, elle méritait de rester le reste de ses jours dans cette pièce. Je tins sa main sur ma joue, nos yeux se croisèrent.
« Non … Pas pour aujourd'hui, mais ne t'inquiètes pas. Je vais sortir un jour. Et il va arriver. Je te le promet.
- Les médecins mentent, déclarais-je sombrement.
- Pourquoi dis-tu cela ?
- « Elle va bientôt guérir, elle sera remise bientôt sur pied …. » Toujours ces maudites paroles prononcées et si menteuses depuis des années. Ce n'est pas vrai n'est-ce pas ?!
- Alma … Crois-moi, cette fois, c'est la vérité.
- Mais tu me dis tout le temps ça ! Toujours les mêmes mots... Dis la vérité, tu vas rester ou vraiment guérir ?!
- Je vais guérir cariña*... Je vais bientôt pouvoir ressortir... »
Elle avait tellement dit cette dernière phrase avec tellement de tonalité si sérieuse et si promettante que je ne pus ne pas m'empêcher d'y croire. Alors est-ce que cette fois-ci ce sera vrai ?! Mama pourrait sortir et à présent courir, et rire de nouveau avec nous dehors ?! Ces mots ne fit que monter mes larmes aux bords de mes yeux, je voulu tellement pleurer. Mais ce n'était pas des larmes de tristesse, mais de joie. Je serrais la main de ma mère avec les miennes, en lui adressant le plus beau sourire que je pus lui offrir. Je savais que ça allait lui faire plaisir, si il y avait belle et bien une personne à laquelle je voulais faire plaisir, c'était ma mère. Et je voulais tellement croire à ses paroles, que cette fois-ci, elle sortirait de ce lit, et qu'elle respirerait la lumière du jour.
Elle était si froide, et elle eut plusieurs séries de toux qui vinrent, mon sang ne fit qu'un tour, je panique. Elle tourna la tête de l'autre côté, et je ne pus m'empêcher de sauter sur le lit, dans cette robe blanche et si serrée, pour la prendre dans mes bras. Et les femmes de chambres arrivèrent en masse pour me retirer de tout contact avec elle.
« MAMA ! MAMA ! DIS-MOI QUE TU VAS GUERIR ! NE LAISSE PAS CETTE SALE MALADIE TE RAVAGER ! LAISSEZ-MOI !
- Señora ! Rappliqua l'une de ces maudites femmes de chambre en me tenant par la taille, faisant tout pour m'éloigner de ma mère. S'il vous plaît ! Vous allez être malade si vous restez trop longtemps !
- VOUS COMPRENEZ PAS ! C'EST MA MERE ! LAISSEZ-MOI ! »
Je me débats comme une furie, j'étais en colère. Comment ces femmes de ménages osaient ?! Je voulais rester le reste de la journée avec ma mère. Je me débattais telle une bête sauvage, mordant le poignet de la femme de chambre, mais elles furent trois de plus à me retenir. Trois pour me retenir ?! Elles sont trop faibles !
« Laissez ma fille s'il vous plaît … Alma, j'ai un cadeau pour toi... »
Je m'arrête soudainement, à force de pleurer, j'avais les joues gonflées, et les yeux rouges. Mais toutes s'arrêtèrent, moi y compris. Les criadas s'arrêtèrent, et je pus encore m'approcher au chevet de ma mère. Malgré sa douleur, elle continuait de sourire. Elle dirigea son regard vers l'une des criadas, qui était un peu plus âgée que celles qui l'assistaient chaque jour.
« Pura... S'il te plaît, apporte mi regalo* …
- C'est déjà fait Madame.»
Pura était juste un peu plus jeune que Milagro, elle était grande, avec des traits sévères, mais elle avait la quasi totalité confiance de ma mère, elle était sa confidente, et elles s'entendaient très bien toutes les deux. Elle était si grande, mais digne de confiance. Jamais elle ne pourra trahir ma mère. Elle apporta un coffret en bois d'ébène, et Vitoria, le prit dans ses mains. Je restais sur le côté, à regarder cette boîte si noire mais si majestueuse. Ma mère le tenait avec délicatesse, et le posa sur ses genoux en ma direction.
« Ouvre, c'est pour ton entrée dans la dizaine. Elle a été forgée par ma demande Alma. Ouvre s'il te plaît. »
J'étais si intimidée, alors ma mère avait pensé à moi pendant tout ce temps ? Je rougis encore plus que je n'avais pleurée. Mes mains tremblèrent, je lance un regard à ma mère qui me regardait de son sourire si confiant. Mes doigts touchèrent le bois si fin, le touché était très agréable. Tremblante comme une feuille morte, j'ouvris la petite boîte, et mes yeux ne firent que s'illuminer, alors que mon expression alla dans ce même enthousiasme. J'étais si heureuse en ce jour.
Il y avait dans la boîte, deux pinces, épaisses en longueur qui étaient rondes pour se fermer sur les cheveux qui en seraient prisonniers, identiques. Toutes les deux en or massif et brillantes, et le plus magnifique de tous, chacune avait une fleur de lotus forgée sur l'or massif, qui ressortaient. Elles étaient si magnifiques. C'était tellement précieux mais tellement beau, de voir ces motifs dans ces accessoires si petits, mais fabriqués avec beaucoup de cœur. Mes doigts n'eufleurèrent que la pointe des pétales des fleurs sur chacun des bracelets. Je fixe ma mère, mes lèvres tremblantes, les larmes continuant de couler. Je me jeta à son cou, la serrant si fort que je pourrais la garder dans mes bras pendant des heures ! Un torrent de remerciements, et de mots d'amour s'en suivit de mes lèvres, mais je savais que ce n'était pas assez pour remercier ma mère. Elle m'enlaça doucement, en riant légèrement, et recula mon visage pour me fixer de ses yeux d'émeraudes.
« Ces deux pinces, sont pour les mettre aux cheveux. Mais n'en utilise que une seule, la deuxième sera pour la personne la plus chère à tes yeux.
- La personne … La plus chère à mes yeux ? Mais tu es-
- Non, m'interrompit Mama. La personne que tu aimeras par amour, non par amitié, ni par famille, mais par amour pur. La personne avec qui tu souhaiteras passer le restant de ta vie avec elle, celle que tu chériras de tout ton cœur, et celle avec qui tu pourras produire le vrai fruit de l'amour véritable. Tu es certainement encore trop jeune pour aimer une telle personne, mais sache que lorsque tu tomberas sur la bonne personne, tu lui donneras la deuxième pince. La fleur de lotus est une fleur qui a besoin s'épanouir grâce au soleil, et cette personne sera ton soleil. C'est la fleur du véritable amour. »
J'aurais jamais pensé que ma mère serait quelqu'un comme ça, mais à ce point pour parler du « véritable amour » … Alors je ne pourrais jamais aimé ma mère de la sorte … Mais est-ce vrai ce qu'elle raconte ? Y aurait-il quelqu'un que j'aimerai plus qu'elle ? Impossible !
« Tu dois me croire Alma. Un jour, tu seras plus que heureuse, et tu trouveras cette personne.
- Oui Mama...
- Je t'aime, joyeux anniversaire. »
Elle me fit un baiser sur mon front, j'étais tellement heureuse. Ces pinces étaient si magnifiques, je n'avais que d'yeux pour elles. Je voulus encore embrasser ma mère, mais elle fut reprise par une autre série de toux, et cela n'atténua pas mon inquiétude. Je tenais fermement la boîte dans laquelle étaient les fleurs de lotus, et je n'avais que d'autres choix de partir. Et je me jura, à ce moment précis, que je devais garder les pinces avec moi toutes la journée. Je voulais sentir ma mère à mes côtés aujourd'hui, à n'importe quel moment de la journée.
Espagne, Grenade, 6 décembre 1851, 13h26 de l'après-midi
La visite de ma mère m'a laissé blême. Je ne cessais que de penser à elle, et malgré son état plus que affreux, elle m'avait comblée. Ce n'était pas parce que les pinces étaient extrêmements chères, ni en or massif que j'en prenais déjà soin, mais sa signification était précieuse. Choisir la personne dont tu aimeras avec l'amour à son état pur, me répétais-je sans cesse, mais qui cela pouvait être ?
Mon père m'avait attendu, j'avais quelques minutes de retard, il m'avait fait la moral ainsi qu'à Milagro, et me sermonnait qu'une fille de noble rang devait être ponctuelle. Tous ces efforts pour un anniversaire ordinaire. Mon père avait organisé une grande cérémonie en mon honneur, et nous sortîmes sous les acclamations du peuple. Je fis l'effort de sourire, comme je l'avais appris pendant toutes ces années. Il fallait faire plaisir au peuple, et comme mes parents étaient si populaires dans cette région d'Andalousie, ils ne pouvaient pas s'empêcher de me présenter au reste du duché, et au royaume. Le Roi Ferdinando IV, avait une place pour ma famille dans la cour espagnole. Mon père était reçut avec de grands titres, et avec une très grande réputation. Me présenter était important, surtout pour une famille qui n'avait eut qu'une fille unique pour descendance. Bientôt, je sus que Sanche Karma, mon père, allait me présenter à de nombreux prétendants, qui seront tous aussi vieux que moi. Mais si ma mère a traversé cette épreuve, il fallait que je le fasse aussi. Je serais forte, et je ne ferais pas de chichis lorsqu'on me mariera. Enfin, du moins que j'essayais de me convaincre. Et l'entrée à la dizaine était l'âge pour une fille, pour commencer à se fiancer, et à peine quelques années plus tard, vers la quinzaine, elle se marie.
Lorsque la foule m'acclamait, sous ma présentation et mon faux sourire qui leur ait été adressé, je remarquais des personnes qui m'étaient familière dans la foule. Pedro, le petit Luca, et encore Damian ! Ils étaient là ! Ces garçons étaient des personnes appréciables, et avec qui j'aimais passer beaucoup de temps en leur compagnie. C'était eux qui animaient mes journées si ennuyantes et lasses, avec eux, j'avais du temps à perdre, et à gagner. Je les aimais comme de vrais amis, voir des frères, j'avais aussi de la reconnaissance pour eux. C'était avec eux que je m'enfuyais dans les rues de Grenade, et les journées étaient si détendues, et drôles avec eux ! Je voulais tellement arracher cette robe, et les rejoindre pour m'amuser. Pas avoir des milliers de regards braqués sur moi comme une petite princesse. Quand j'étais avec eux, j'étais une enfant des rues. Mais je devais me tenir correctement aujourd'hui, je devais faire plaisir à ma mère. Je lui avais promis de la porter pour elle.
Pedro était le plus âgé, il avait douze ans, soit deux ans de plus que moi, il était le plus fort, et le plus drôle ! Luca était son petit frère, âgé de huit ans. Il était maladroit mais tellement captivant. Et Damian était comme le savant de notre groupe. Il avait onze ans, c'était le voisin de Luca et Pedro. Ils appartenaient au peuple, et leurs familles étaient des familles commerçantes. Pedro s'en fichait de mon rang noble, selon lui, tant qu'on est amis, il y a pas cette importance qu'on soit du peuple ou noble. J'avais de l'admiration pour lui.
Mais il semblerait que dans ma tenue actuelle, chose inhabituelle pour lui, Damian et Luca me voient de la sorte, ils se moquent de moi. Quels ingrats ! Je voulais les cogner comme je le voulais la plupart du temps ! Mais je devais bien me comporter en public, j'avais hâte de les rejoindre, je ne voulais pas qu'une journée ennuyante s'écoule une fois de plus.
La journée qui s'en suit était longue …. Et je devais toujours sourire comme une poupée de porcelaine, et paraître aimable aux yeux de tous. Les cadeaux s'empilèrent, mais aucun d'entre eux me frappèrent le cœur, et ne fut pas plus extraordinaire que les pinces offertes par ma mère. Je m'ennuyais.
Je n'avais pas faim non plus, le banquet était grand, et allait débuter dans quelques minutes. Quelle flegme. Si j'étais une enfant des rues, du peuple, j'aurais plus de libertés. Qu'importe la richesse, je pourrais ganbader dans les rues et faire toutes les conneries que j'aurais envie. Je relâche mon sourire pour soupirer, et étant sur l'estrade avec mon père qui discutais avec un de ses sujets, j'entendis un « Psss » s'échapper de quelque part.
Je tourne plusieurs fois la tête, curieusement, et vit derrière le rideau qui accompagnait l'estrade de la cérémonie, caché, Pedro. Ce frippon ! Je sursautais presque en voyant lui et son sourire plus que idiot et crétin ! Il m'avait fait une de ces frayeurs.
« Quelle jolie tenue avait vous ici ma señora Karma ~ Vous allez vous marier ? Ou m'accorderez-vous cette danse ? Demanda ce crétin dans un ton ironique et moqueur.
- Tais-toi idiot ! Murmurais-je, avec susceptibilité. Toi, je te ferais bouffer du pain cramoisi que tu finiras empoisonné dans d'attroces souffrances !
- Jolis propos ma chère duchesse, je doute que cela est digne de la famille del duque de Grenade ~ »
Pedro ria plus fort, dans sa cachette, je voulais l'étouffer avec les pans de ma robe ! Mais ce jour m'empêchait trop de le faire. Je regarde mon père, il avait le dos tourné, et personne ne s'occuppait de moi. Je me précipite donc vers Pedro. Il était plus grand que moi, avec des incroyables cheveux couleur bordeaux. Chose rare et belle dans ce monde, personne n'avait ces cheveux ! Et encore, il était veiron ! Avec un œil vert pomme et l'autre bleu océan ! Il se trimballait toujours avec la même écharpe orange, offert par son père. Ce dernier était boulanger, et je ne manquais jamais d'aller faire un tour chez lui. C'était toujours meilleur que les cantines du château.
« Joyeux anniversaire, fit-il avec un sourire. Je tenais à te le dire directement !
- C'est gentil à toi, fis-je avec un sourire, rempli de tendresse envers Pedro. Mais que fais-tu ici ?!
- Je voulais te voir ! Damian et Luca n'arrêtaient pas de se plaindre qu'ils voulaient te voir aujourd'hui, et j'apprends que señora fête son entrée dans la dizaine ~ Viens avec nous !
- Mais je peux pas ! Répondis-je avec peur, en pensant à mon père et à la foule qui n'arrêtaient pas de me garder à l'oeil. Et cette robe est tellement voyante …
- On s'en fout de la robe. Tu veux passer une belle journée ? »
Je regarde Pedro qui souria avec ses yeux magnifiques, mes yeux s'illuminèrent comme une gamine qui reçut un nouveau jouet. Il avait raison, tant pis pour le reste, les adultes n'ont qu'à rester discuter entre eux et laisser les enfants. Mais je pensais aux propos de ma mère sur ma robe … Je m'en voulais tellement. Mais alors, je ferais tout pour ne pas l'abîmer.
Je regarde derrière moi, et discrètement, je descends derrière l'estrade, Pedro me tenant la main. Mais je tilta, et je retire ma main, en prenant une allure arrogante. Avec lui et les autres, je pouvais montrer mon vrai visage. Même si rien d'exceptionnel n'était arrivé dans ma vie, et que j'avais peur du temps et de la mort, j'oubliais cela, et je devenais quelqu'un de joyeux, et joueur. Ils me faisaient tout oublier.
« Oh ! Quelles sont ces manières de ne pas se laisser faire ma dame ?
- Ne me traite pas comme une dame ! Je suis Alma Karma, une enfant comme les autres. Et comme les autres de mon âge, je veux déconner.
- Je plains ta nourrice ahahah ! »
Nous rions, c'était tellement drôle d'être avec lui ! Nous courrons de l'estrade, et je fus bien obligé de soulever ma robe blanche et bouffante pour prendre la vitesse que je souhaitais. Il fallait que personne ne me voit partir avec lui, sinon, j'allais recevoir le sermont de ma vie, et Pedro serait dans une sale situation par ma faute. Mon père ne l'appréciait pas beaucoup. Mais je ne pouvais pas résister de partir, et mon père devait comprendre que j'étais heureuse avec lui, Luca et Damian.
Nous arrivons dans une ruelle sombre et étroite, cette robe usait trop mon énergie, je devais doubler ma vitesse avec celle-ci pour courir comme je le faisais d'habitude dans les rues. Encore une fois, cet idiot de Pedro se moquait encore de moi. Nous étions assez loin du lieu de la cérémonie d'anniversaire.
« Tu vas continuer à danser dans cette robe qui te bouffe ta respiration Blondasse ?
- Cayate* ! Répondis-je avec un nerf sur le front. Tu veux que je courre à poil dans la rue ?!
- Tu n'as qu'à te débarasser de cette robe, et enfiler mes vêtements chez mon père. De toute façon, tu me les piques tous. »
C'était plutôt une bonne idée, le père de Pedro me connaissait parfaitement, il nous taquinait en disant que Pedro et moi étions amoureux, même si tout le monde pensait que nous étions un couple, c'était faux. Nous étions comme des amis proches. Pedro avait un caractère de dirigeant, mais dans notre groupe, j'étais la seule à réussir à lui tenir tête. J'étais rebelle, qu'importe les lieux où j'étais. Même Milagro ne m'arrêtait pas dans mes crises de rébellion. Je voulais qu'il y ait quelque chose d'exceptionnel qui renverse ma vie, et qu'elle change.
Nous arrivons à la petite boulangerie de Luca et Pedro, nous furent accueillis chaleureusement par Damian et Luca qui se jeta dans mes bras. La boutique n'avait pas changé depuis la veille, et je me changea très vite, en faisant attention de ne pas abîmer la robe. J'étais comme un garçon en démêlant les cheveux. Milagro allait encore éclater de colère, car son travail était une nouvelle fois parti en charpi.
« Alma ! Que fais-tu ici ?! Mais c'est ton anniversaire ! Fis une voix qui m'était maintenant familière à chaque fois que je venais dans cet endroit. Tes parents doivent être mort de peur ! Je suis sûre que tu t'es enfuies de la cérémonie à cause de ces gredins pour venir ici !
- Padre !* Insista Pedro, en se levant en mettant un pied sur la table de la pièce. Elle s'ennuyait à mort ! Le jour de son dixième anniversairte ! Et elle était serrée dans une grosse robe bouffante ! Tu crois qu'elle avait envie de passer sa journée dans ce genre de conneries ?!
- Ne vous disputez pas ! S'interposa le petit frère, qu'était Luca. Si Alma est ici, c'est qu'elle l'a voulu non ? »
Je souris, gênée, j'avais tout de même juré de ne pas avoir la mauvaise habitude de fuir la cérémonie, mais celle-ci s'était avérée très ennuyante, même si les hommes de mes pères, et le peuple me faisaient des éloges. J'étais très bien ici … Le père de Pedro et Luca me connaissait depuis le jour où j'ai commencé à fréquenter la boutique. Au début, il se méfiait tout pleinement de moi, étant la fille del duque* de Grenade, mais plus les semaines passèrent, plus il se détendait.
Adrian Rodriguez. C'était un père grand et fier, il avait les cheveux bruns, avec des yeux bleus océans, comme Luca et l'oeil droite de Pedro. Un vrai homme du peuple, il élevait ses deux fils avec fierté, il leur enseignait tout dans son métier. Mais son fils aîné Pedro, avait plus le goût de l'aventure que de rester derrière les fourneaux, et Luca, étant encore petit, nous suivait à chaque fois que nous sortons, et lorsque nous faisons une escapade dehors. Damian était celui qui nous mettait plus en garde dans le groupe, il avait toujours un air intellectuel et sérieux.
Mais pas la peine de faire tout un plat ! J'étais heureuse ici ! Si je devais fêter mes dix ans, c'était bel et bien ici ! Je me sentais tellement mieux accueillis en dehors de mes entretiens avec ma mère. Luca, le petit frère de Pedro, était brun comme son père, et avait les yeux bleus océans comme ses proches, hormis son aîné veiron. Et Damian, venait aussi souvent ici, il était brun, avec de vrais cheveux noirs, la peau bronzée, et des yeux noirs. Un vrai espagnol.
J'étais tellement excitée d'être ici ! Andrian ria grandement, et dans la pièce, l'odeur était délicieuse. Je rougis encore gênée … Ils avaient pensés à moi ! Et mes pensées se confirmèrent lorsque les garçons me regardèrent tous avec des sourires grands et illumineux, et lorsque Adrian apporta quelque chose qui pouvait me ravir le cœur.
J'aimais beaucoup le citron, c'était rare d'aimer ça. Mais c'était ma saveur préférée, et cela me faisait toujours plaisir que Adrian continue en faire pour moi … Tous les gâteaux de la boulangerie étaient meilleurs que ceux préparés aux cuisines du château ! J'avais déjà insisté auprès de Adrian de venir travailler au château, mais ce dernier préférait rester dans la ville et garder sa boutique. Après tout, c'était leur héritage de famille. Je ne pouvais pas insister.
Ils n'avaient pas les moyens d'allumer une bougie, mais je ne voulais pas d'éclats, ni de précieuseries pour qu'on me rende heureuse, juste un simple présent, me rendait heureuse. Lorsque Adrian posa la tarte sur la table devant moi, il était écrit en gros « Feliz cumpleaños Alma ! ». Je me retins de pousser un cri de joie, j'étais intimidée à ce moment-là. Je me tourna vers le paternel, avec mon plus grand sourire de la journée, rempli de sincérité.
« Gracias por todos *!
- Arrête de continuer à t'excuser chiffe molle ~ Maintenant t'es vieille !
- PEDRO ! Le corrigea son paternel. Garde dans ta petite cervelle que c'est la fille du duc ! Tu ne parles pas à la voisine là !
- Pffeeu, mais Alma sait très bien que je plaisante ~ Ria son aîné en me regardant avec un sourire confiant. Maintenant, bouffe ce gâteau ! Je pense que SEÑORA Karma n'a pas de temps à traîner ici !continuant de lui tenir tête.
- Arrêtez de perdre du temps ! Alma n'a pas beaucoup de temps devant elle ! Alors faisons vite !
- Bouffe le gâteau alors Damian ~ »
Pedro avait terminé sur cette phrase pour provoquer le pauvre Damian, qui lui lança des éclairs de ses yeux. Je riais de plus belle, cette journée était finalement, moins ennuyante que je l'avais imaginé ! Le petit Luca s'était mit sur mes genoux, il était joueur comme d'habitude ! Et nous nous regalâmes. Le gâteau aux saveurs acides étaient excellent, plus que d'habitude. Au moins, j'aurais eu une petite chose pour mon anniversaire, et le passer avec ses amis était le meilleur moment qu'on pouvait avoir lors d'une journée telle quelle. Avoir des personnalités importantes au château était fade, surtout qu'on ne les connaissait pas, mais avec Pedro, Damian et Luca, c'était magnifique. Je n'attendais en plus rien de leur part ! Tout ce que je sais maintenant, c'est que j'étais rassasiée pour le restant de la journée.
Le reste de l'après-midi était magnifique, tous les ans j'avais rêvé d'un anniversaire tel quel. Et être avec mes amis étaient plus beau qu'avec que des adultes. Nous avons passé l'après-midi à rigoler, à plaisanter, et le temps passa sans que je ne m'en rende compte. Je n'avais pas pensée au temps … Ni à la mort … Etait-ce cela de passer du temps avec des personnes qu'on apprécie ? On en oublie le reste du monde ?
Après avoir reprit mes esprits, je sortis et m'assies sur les marches de la boulangerie, à cet instant, mon père avait remarqué depuis longtemps que j'avais disparue. Mais je restais calme, et ne bougea pas des marches. Il pouvait me chercher pendant des heures, je voulais encore profiter de la vue et l'air des rues de Grenade.
Des pas descendirent en ma direction, et la personne se posta à côté de moi, c'était Pedro, lui, et ses yeux magnifiques. Qu'avait-il encore ? L'après-midi arrivait à sa fin, et dans quelques minutes, je devais, et je le sais, partir d'ici, avant de semer la panique de ma disparation dans la ville.
Il s'assie, me regarda avec toujours un sourire sincère, mais tellement chaleureux.
« Joyeux anniversaire encore, tu vieillis.
- C'est bon ! Répondis-je avec tact, je te rattrappe quand même !
- Hum ! Tu t'es éclipséer, et tu es venue t'asseoir sur ces marches avec une expression si triste … Pourquoi aborder cette expression alors que c'est ton entrée dans la dizaine ?
- C'est parce que … Dis-je avec une tonalité de voix qui baissa.
- C'est ta mère ? »
A ces mots, je détoune mon regard, et regarde au loin. Ma mère … Maman … Si malade, et voir son état ce matin m'avait laissée dans la panique. Mais les deux pinces qu'elle m'eut offerte m'avait réchauffé le cœur. Je ne les avais pas lâchées de la journée, et en ce moment même, je tins fortement les deux en même temps dans mes paumes. Pedro tilta, et vit que je tenais mes poignets serrées l'une contre l'autre. Cela se voyait que j'avais quelque chose dans les mains.
« Qu'as-tu dans les mains ?
- C'est un cadeau de ma mère … Elle me l'a offert ce matin … Apparement, c'est quelque de précieux, et de très significatif …
- Qu'est-ce que c'est ? »
J'hésitais un moment, je regarde un moment Pedro, avec le regard hésitant, mais timide. Puis je déserre mes mains, pour le laisser voir ces deux pinces d'or, avec les fleurs de lotus forgées. Il se pencha pour les voir, et ouvrit ses yeux veirons. Il était comme éblouis.
« Elles sont magnifiques …
- Je ne peux qu'en porter une dans mes cheveux … Ma mère m'a expliquée, que je devais offrir la deuxième, à quelqu'un que j'aimerais profondement, avec qui je passerais le restant de mes jours et que je chérirais de tout mon être. Mais je ne sais pas encore qui se sera.
- Alma … Tu crois que … ? »
Je m'arrête dans mes pensées, je regarde Pedro, et je vis son regard insistant. Nous étions si proche, comme des frères et sœurs. Et un autre genre de pensée vint dans ma tête. Est-ce que c'est possible que … ? Nos regards ne firent que s'approcher, mais mes yeux restèrent grands ouverts. Et lorsque le visage de Pedro était à quelques centimètres de moi, mes mains se ressérèrent, et je détourne mon regard. L'ambiance était à présent fixée.
Je ne pouvais pas imaginer Pedro au delà de ce que je pensais déjà, c'était un ami, comme pratiquement un frère. Rien de plus. Je n'osais pas imaginer ce qu'il avait en tête à ce moment-là, peut-être était-ce trop tôt pour penser qui serait cette « fameuse » personne. Je devais penser à autre chose, à ma mère surtout, je voulais tellement aller la voir, la serrer dans mes bras, et lui tenir compagnie. Elle a promit de bientôt sortir de sa pièce lugubre, qu'elle serait bientôt guérie … Ce serait ça, la chose exceptionnelle dans ma vie.
« Viens avec moi, j'ai un cadeau pour toi, déclara Pedro en se levant en regardant le crépuscule commencer à tomber.
- Un cadeau … ? Demandais-je en le regardant debout, éclairé par les fins rayons de soleil qui illuminait le ciel.
- Un cadeau dont je pense que tu n'auras jamais pu voir si loin de chez toi, répondit-il en me tendant la main. J'ai besoin qu'on traverse la ville pour cela, mais Alma, promets-tu de venir avec moi ? »
Je regarde Pedro, j'étais illuminée par son sourire et son regard, je ne pus m'empêcher de refuser. Je serra mes mains, pour mettre les deux pinces dans une seule, et je tendis ma main, vers Pedro. Il me prit ma main, pour me relever de la marche sur laquelle j'étais assise, et me murmura un « Vamos*... », que nous commençons à prendre notre chemin vers la route promise. J'étais heureuse, j'en oubliais totalement ma vie de bourge et de noblesse, et ce qui m'effrayait le plus.
J'avais toujours ce sourire collé à mon visage, Pedro et moi nous tenons la main comme deux frères et sœurs, qui ne voulaient pas se perdre dans un labyrhinte étroit. J'avais hâte de voir ce qu'il préparait. Ca me palpitait tellement !
Apparemment, il voulait qu'on traverse la ville entière pour se rendre, dans les collines derrière Grenade. Ce qui m'inquiétait, ce n'était pas la nuit qui commençait à tomber, mais les quartiers inquiétants qui étaient au bords de la ville. Ils avaient mauvaises réputations, les voleurs, les criminels, et les lépreux se cachaient là-bas, et personne ne mettait un pied là-bas. Je commençais à avoir peur, que j'aggripais avec ma main libre le manche de Pedro, me cachant derrière. Il semblait garder son sang-froid.
« Pedro … Es-tu sûr que c'est nécessaire de passer par là ? Ces quartiers … Il fait si sombre et il y a une ambiance si malsaine …
- Je suis désolé Alma … Me répondit-il en gardant son courage. Mais pour aller dans les collines derrière, nous sommes obligés de passer par là. Ne t'inquiètes pas … Je suis là. »
Dans sa voix, il y avait de la confiance, ma peur s'envola à ce moment précis. Il était si courageux, et ma main sur sa manche se détendie. Nous commençons à marcher en silence, je devais garder mon calme. Si mon père découvre que nous sommes allés dans ces quartiers, j'allais finir par recevoir la punition de ma vie, et il ferait tout pour que je sorte plus du château. Et je serais enfermée dans une pièce lugubre comme ma mère. Chose que je ne souhaitais pas.
J'entendis des bruits, qu'un moment je sursautais. Pedro se retourna, et tenta de me calmer. Je tremblais comme une feuille morte. Si ça se trouve, il y avait quelqu'un qui nous observait. Ma main libre s'accrocha encore plus à la manche de Pedro, je mordis ma lèvre inférieur. Pedro avait une expression aussi sérieuse, comme si un assassin était devant nous. Il y avait du bruit qui vint. Nous nous arrêtâmes, et nous nous mîmes en garde. Quelqu'un était devant nous ? Pedro prit un morceau de bâton épais sur le sol, et se mit en garde. Cette scène faisait penser au prince qui protégeait sa princesse contre un dragon, et le bruit devant nous se fit plus présent.
La tension était à son comble.
Et un chat sortie de sa cachette.
Mes yeux s'ouvrirent comme des grosses balles de jeu de paume, et Pedro se détendit, pour immédiatement éclater de rire. J'étais morte de peur pendant un moment ! Le chat miaula pour partir à toute vitesse, mais Pedro continua à rire comme si il assistait à une pièce comique de Don Quijote ! (3) J'étais furaxe, il se moquait de moi ! J'avais vraiment envie de le cogner !
« OH MON DIEU ! ALMA TU AURAS DU VOIR TA TETE ! C'était excellent ! « Oh mon Dieu, il y a un assassin, Pedro ! Sauve-moi » ! Fit-il en s'imaginant de m'imiter en prenant une voix de fillette pour recommencer à s'écrouler de rire.
- Ce n'est pas drôle ! Il pouvait vraiment y avoir quelqu'un ! HE PEDRO ! ESCUCHAME* ! »
Il continua à s'écouler de rire, on avait pas de temps à perdre, je vins à gonfler mes joues ! Mais alors que cette scène comique continuait, j'entendis des bruits de pas. La plaisanterie avait assez duré, il y avait réellement quelqu'un ! Pedro s'arrêta dans son délire, et se releva, en entendant les bruits de pas. Cette fois-ci, c'était bel et bien sérieux. Les bruits de pas s'approchèrent, je recommence à trembler. Qu'allait-il se passer ? La tension devint encore plus tendue que avant, et mon cœur battait trop vite. Les bruits de pas étaient lents … Tellement lents … Mais en se penchant sur notre ouïe, ils se rapprochaient de nous … Et de plus en plus. J'aurais voulu partir en courant, mais je restais paralysée, je ne pouvais pas partir. J'avale ma salive, je vis une silhouette se dessiner dans le pénombre. Pedro sursauta, et se tint en garde, moi derrière. Ma respiration devint forte, et je fus surprise.
La silhouette était sortie du pénombre et il s'agissait d'un enfant. Il devait avoir mon âge. Je me redresse sur moi-même pour l'observer. Il était maigre, pas anorexique, mais frêle. Il était pâle, signe qu'il ne passait pas son année sous le soleil, mais ce qui m'impressionnait le plus, c'était ses cheveux. Ils étaient noirs. Plus noirs que la chevelure de Damian ! Mais tellement noirs … Et plus beaux encore, ils viraient vers le bleu nuit … Jamais je n'avais vu une telle couleur.
Mais le plus impressionnant, c'était ses traits. Le jeune garçon leva son regard vers nous. Ses yeux étaient si fins … Jamais je n'avais vu de tels yeux ! Ils étaient si fins, et la couleur de ses yeux étaient d'un bleu foncé avec des reflets de couleurs violettes … Jamais je n'avais vu quelqu'un avec tel physique, il n'était pas du coin, ça se voyait.
Mais je ne pouvais pas m'attarder sur son physique si étrange, il était dans un sale état. Des tâches de sang sèches tâchaient ses vêtements, qui n'étaient pas du coin non plus, et il avait des cernes. Des cernes creuses, et le regard si triste et suppliant… Et il s'écroula devant nous.
Je n'avais pas peur, mais voir cet enfant me faisait de la peine, il était si étrange, mais le voir dans cet état me révoltait ! Il y avait vraiment des gens comme ça dans la ville de Grenade ?! Je passe devant Pedro pour me pencher vers lui, pour l'appeler, même si j'ignorais son nom, je ne pouvais m'empêcher de le laisser comme ça !
« Eh ! Eh ! Tu vas bien ?! Qu'est-ce qui t'arrives ?! REPONDS !
- Alma, il est peut-être mort, rappliqua Pedro en regardant le jeune garçon écrouler. Et tu as vu son visage ? Il n'est pas du coin.
- Mais c'est un être humain ! Il est sûrement mort de faim ! Il a notre âge ça se voit ! Pedro ! On ne peut le laisser comme ça à mourir de faim !
- C'est peut-être trop tard-
- PASSE-MOI QUELQUE CHOSE A MANGER ! Je suis sûre que tu as quelque chose avec toi ! »
J'étais énervée et furieuse, Pedro se cambra, et me regarda avec un regard interrogatif. Mon regard furieux le transperça, il plongea sa main dans sa poche, et sortie un morceau de pain frais qui sortait de la boutique. Il me la tendis, et je pris immédiatement le morceau de nourriture, pour ensuite avec hésitation, secouer le jeune garçon écroulé sur le sol, tendant devant son visage, le morceau de pain.
« Tiens … Prends ça, je suis sûre que tu meurs de faim … Je n'ai malheureusement pas autre chose avec moi, mais s'il te plaît … Ne meurs pas ici, tu as dû traverser de rudes épreuves, mais s'il te plaît … Mange ! »
Il me faisait de la peine, je voulais pleurer. Dire que pendant tout ce temps, j'avais peur de la mort, mais en voyant ce jeune garçon, je me disais qu'il y avait sans doute pire dans ce monde. Je vis les yeux de cet étrange garçon ouvrir, quelques secondes passèrent. Il ne dit rien, mais en voyant le pain frais devant lui, il leva son bras rapidement pour m'arracher le bout de pain de ma main libre et le dévorer. Il n'avait sans doute pas manger depuis trop longtemps, il eut la force de se redresser pour s'asseoir sur le sol, et dévorer avec archarnement le morceau de pain. Je vis dans son expression qu'il se sentait heureux, et qu'il allait continuer à vivre. Mais est-ce qu'il vivait ce genre d'épreuve depuis longtemps ? Je le regardais de mes propres yeux, les siens étaient si étranges, si fins mais si beaux. J'avais envie de l'aider, je voulais devenir comme ma mère, venir en aide aux autres et j'espérais lui venir en aide.
« Est-ce que tu veux de l'aide ? Est-ce que tu as besoin d'autre chose ? »
Le jeune garçon aux cheveux noir aux reflets de nuit me regarde. Il semblait interrogatif, et m'observa de ses pupilles sombres. Ses yeux étaient sombres … Si sombres que les ténèbres s'enfonçaient dedans …
« Il ne semble pas comprendre l'espagnol … Suggestionna Pedro, restant méfiant derrière moi debout. Tu crois qu'il vient d'un des pays de l'autre côté du détroit ?
- Impossible … Répondis-je en l'observant. Il est si pâle, aucun locaux de l'autre côté du détroit ne peut avoir cette couleur de peau ... »
Je devais me détendre, d'où pouvait-il venir ? Il ne semblait pas comprendre l'espagnol, c'était embêtant. Je soupire, laissant glisser mes mains sur le sol, tenant toujours les pinces dorées dans ma main gauche. Puis je tiltais, le jeune garçon s'immobilisa devant moi.
Les évènements qui suivirent furent rapide et bouleversants, il se jeta sur moi, en sortant une force qu'un enfant aurait eut dans les rues du peuple, voir au delà de la moyenne. Je ne pus réagir, abasourdie, tombant sur le dos sur le sol. Qu'est-ce qu'il faisait ?! Je me débattis, et il essaya de m'arrêter. Pedro se jeta sur le jeune garçon, mais ce dernier se releva avec une vitesse exceptionnelle ! Avant que Pedro se dirige vers lui en courant à toute vitesse pour lui donner une coup avec son bâton en bois, l'inconnu courru vers lui, et lui enfonça le poing dans le ventre. J'étais terrifiée ! Etait-ce une comédie montée ?! Mais d'où tirait-il toute cette force ?! Pedro s'effondra sur le sol, et terrifiée, je me relève pour me diriger vers lui, et je ne pouvais m'empêcher de crier son prénom. Mais le jeune garçon passa à côté de moi et une douleur atroce s'abattie sur moi. Et le sol remplie de cailloux et de terre m'accueillis comme un mauvais lit. Et le noir.
La lumière qui restait de la journée réapparue, c'était la fin du crépuscule, je me réveillais dans la ruelle, et je vis Pedro tousser, tenant une main sur le ventre, comme si il voulait vomir ses trippes. J'étais terrifiée ! J'étais sale, et bouleversée. Le jeune garçon étrange n'était plus là. Je voulais demander à Pedro si il alllait bien, me précipiter vers lui pour le réconforter, mais je tilta.
Dans ma main, je sentais quelque chose en moins, et rapidement, je vérifis. L'une des pinces en or avait disparue.
La colère, la fureur, et aussi la haine s'emparaient tout de suite de ma personne. Des sentiments, des moments défilaient dans ma tête. Je m'étais fait avoir comme une débutante. L'un des précieux de ma mère avait disparue. Je ne pouvais tolérer cela. Je voulais crier, m'arracher les ongles, et me mutiler. Mais je ne pouvais le faire.
Je m'installa enfin un objectif dans ma vie si lasse et tranquille : Retrouver ce voleur, retrouver la deuxième pince disparue, et m'acharner contre lui. Quand j'étais en colère j'étais capable de tout. Malheureusement, je ne connaissais pas son nom.
Mais j'avais son visage en tête. Ces yeux si fins et si sombres, ce teint pâle et ces cheveux bleu nuit. Il n'y en avait qu'un à présent dans cette ville.
Tous les mots en espagnols notés d'un (*) sont traduis ci-dessous, dîtes si il manque quelque chose, je le rajouterai :
Enfermera : Nourrice
Señorita : Mademoiselle
señor vuestro padre :
Calmate por favor : Tais-toi s'il te plaît
Cumpleaños : Anniversaire
Dios : Dieu
Madre : Mère
El vestido : La robe -oui, c'est masculin, le français n'est pas langue dominatrice x)-
Princesa : Princesse
Criadas : Femmes de chambres
Mi corazon : 'Mon cœur'
Galicia : Galice
Cariña : « Ma douce » surnom que donnent les gens aux gens qu'ils chérissent
Mi regalo : Mon cadeau
Padre : Père
Del duque : Du duc
Feliz cumpleaños : Joyeux anniversaire
Gracias por todos : Merci pour tout
Vamos : Allons-y
Escuchame : Ecoute-moi !
Ce sont les notes notées dans le chapitre, toutes les références sont ci-dessous :
(1) : Alma est un prénom féminin très répandue en Espagne, il signifie « âme » littéralement, mais également « mère, matrice, nourrir et élever ». Hoshino a par ailleurs choisis le prénom au personnage, pour sa fonction de « Mère » pour les exorcistes de la troisième génération.
(2) : En Espagne, il est important de préciser les régions d'où on vient, les cultures entre elles sont très fortement marqués par leurs différences et depuis des siècles jusqu'à aujourd'hui, les espagnols ont beaucoup de fierté pour leurs régions. Chacune à une culture différente, les espagnols ont beaucoup de fierté pour leur régions que leur pays. C'est pour cela qu'il est important de préciser la provenance des espagnols dans le pays. La Galice est le bout de l'Espagne au dessus du Portugal.
(3) Don Quijote est un roman écrit au XVIIe siècle par Cervantes, c'est un conte très populaire en Espagne depuis sa parution, ainsi qu'aujourd'hui. Surtout à Toledo, ancienne capitale d'Espagne avant d'être établie à Madrid. L'histoire raconte un chevalier nommé Don Quijote, éperdument de sa dame, accompagné de son valet Sancho Panza. L'histoire est comique.
Ce premier chapitre est trèèèèèèèèèès long, je sais, il m'a fallu beaucoup de temps et d'heures pour l'écrire, et corriger les fautes. C'est normal qu'il y ait tant de description, mais il faut un début à tout, et tout mettre en place. Mais j'essaie de ne pas traîner. J'avais envie de mettre des mots en espagnol, pour rendre le lieu de l'action plus réaliste, en profitant d'exploiter la culture espagnole que je possède. Je me suis pas cassé la tête pour les noms des OCs (Original Character) puisqu'il s'agit de tous, de personnes que je connais uxu
J'espère que ce premier chapitre vous aura plu ! Je suis capable d'écrire le prochain très vite, sachant que j'ai mis seulement 3 jours en période scolaire pour l'écrire, et la motivation et les idées fusaient. Puis je pense pas que faire un PDV d'Alma seulement, mais de d'autres personnes, mais je pense que vous, fans de -Man aviez deviné qui était le jeune garçon ahaha
Je vous rappelle que l'histoire ne se passe pas au moment au Allen est à la Congrégation, mais dans l'ancienne vie de Kanda et Alma (désolé pour les spoils si certains d'entre vous n'ont pas lu le tome 21...) pour vous mieux situer dans le temps, ce premier chapitre se passe 40 ans avant l'arrivée d'Allen à la citadelle. Et il n'y aura pas que nos deux exorcistes de Seconde Génération venant de DGM qui seront présents dans la fanfic, mais d'autres dont on laisse supposer qu'ils étaient présents. (Ex : Le Comte Millénaire, Road, Neah, Bookman, Cross (oui oui ! Cross vous avez bien lu! Quoi ? Vous saviez pas qu'il se met du produit anti-âge ?), etc...)
Bref, j'espère que ce chapitre vous as plu, et encore merci pour votre lecture, ça me touche vraiment ! Posez toutes vos questions !
Et une petite review please … (yeux trop mignons du chat Potté)
