Salut à tous! Je suis ravie de voir que vous me suivez toujours dans cette fic; vos reviews me motivent pour écrire la suite. J'espère que vous aimerez tout autant ce chapitre!

Bonne lecture et vive les reviews!


Skye Marcus : Stp repose tes pierres! Ziva est là, Ziva arrive! Alors repose tes pierres! Stp! Promis, dans ce chapitre il y aura plus que des textos. Et un happy end. Pas tout de suite... mais il y aura un happy end. Merci pour mon style =)

paloufette : Merci beaucoup =)

esile : Je ne pouvais pas vous laisser sans connaître la fin quand même. Merci!

AmyDinozzo : Je suis contente que tu aimes Anaïs, je ne voulais pas qu'elle soit détestée, et que tu trouves le point de vue de Tony juste, parce que c'était aussi un de mes buts. Les retrouvailles sont là!

DiNozzo-Ncis : Merci. Ravie d'avoir réussi avec Matt.

Chou05 : Vite! La suite est là! L'attente n'aura pas été trop longue?


Chapitre 2 : Mr Dinardo?

- On sort boire un verre? Proposa Tony à ses deux amis qui regardaient le petit écran de la télévision.

- Ce soir? Interrogea Bill.

- Bah oui ce soir!

- Mais on est déjà sorti hier, reprit celui-ci.

- Et alors?

- Alors hier il a fallu te traîner, et aujourd'hui, c'est toi qui veux sortir! S'étonna Matt.

- Vous n'avez pas envie de venir? Reprit Tony en dévisageant ses deux collègues, étonné de leur comportement.

- J'ai encore mal à la tête à cause de ce que j'ai bu hier… déclara Bill.

- Ce n'est pas de notre faute si toi et ta copine vous avez vidé le minibar de l'hôtel!

- C'est bon…

- Vous vous faites vieux les gars! Fit remarquer Dinozzo.

- On n'a plus vingt ans Tony!

- Tu as repéré une fille ou quoi?

- Sortir, c'est obligatoirement voir une fille pour toi, Bill?

- Tu ne réponds pas à ma question.

- Non, aucune fille ne m'attend. J'ai juste bien aimé le bar d'hier soir, j'ai envie d'y retourner. L'ambiance qui y règne m'a plu.

- Je crois que tu vas y retourner tout seul alors Tony, répondit Matt en se replongeant dans le film qui passait à l'écran.

Dinozzo resta encore quelques secondes à regarder ses amis, puis se résigna à sortir seul. Il traversa le porte-avion, montra son badge, puis accéléra le pas dans les rues de San Francisco. Il appréciait le fait d'avoir accosté ici. Ça n'était pas Washington, mais ça restait une ville de son pays, où l'on parlait sa langue maternelle. Il s'y sentait un peu chez lui, ce qui lui faisait du bien.

Il arriva au bar quelques minutes plus tard, et sourit légèrement quand il constata que la même ambiance que la veille y régnait. Il s'approcha du bar et s'assit sur un des tabourets. Il était d'humeur joyeuse, il avait envie de passer une bonne soirée, même si il était seul. Il songea avec regret qu'il aurait pu bien rigoler s'il avait été accompagné de ses amis du NCIS. Il se dit qu'il devrait téléphoner, un de ses jours. Ils aimeraient certainement avoir de ses nouvelles, et lui des leurs.

Le barman l'accosta à cet instant lui demandant ce qu'il désirait boire, et Dinozzo commanda une bière. Elle lui fut servie une poignée de secondes plus tard, et le barman, le même que la veille, fit une remarque à Dinozzo. Toutefois celui-ci ne parvint pas à l'entendre, car les applaudissements emplirent la salle au même moment. Un homme qui devait avoir le même âge que lui se trouvait sur scène et saluait le public, le micro à la main. Dinozzo applaudit légèrement par politesse, il n'avait pas vraiment fait attention à ce qu'avait chanté cet homme.

Il quitta la scène, et les lumières s'y éteignirent quelques instants. Tony se saisit de sa bière et en but quelques gorgées.

Une femme se dirigea alors de lui. La trentaine, les cheveux châtains, elle le salua en s'approchant un peu plus que nécessaire. Elle était très belle et avait tout pour plaire remarqua Tony. Il se demanda si il lui serait raisonnable de se laisser aller à coucher avec elle ce soir. Car après tout, elle ne l'avait approché que pour ça, cela se voyait clairement. Il pensa un instant à Anaïs, puis se dit que jamais elle ne le saurait, il n'y avait personne qu'il connaissait dans ce bar. Rien ne l'empêchait de finir la soirée avec cette femme, mise à part peut-être sa loyauté.

Il se présenta à son tour à la jeune femme, qui lui sourit de plus belle. Elle avait un air naturel qui lui plaisait bien. Elle s'assit sur le tabouret voisin au sien, pendant qu'il lui commandait un verre. Elle lui parlait mais il n'écoutait ce qu'elle lui disait que d'une oreille.

Les lumières se rallumèrent alors sur scène et le pianiste reprit sa place, commençant aussitôt à jouer. La jeune femme tourna la tête pour voir ce qu'il se passait, et Dinozzo en profita pour jeter un œil dans son décolleté. Il se maudit aussitôt. Il y a bien longtemps qu'il n'avait pas agi ainsi, et il constata que certains réflexes ne se perdaient pas. Elle reporta son regard vers lui, et il lui sourit.

Une voix s'éleva à cet instant de la scène, et Dinozzo perdit instantanément son sourire. Il délaissa totalement la jeune femme qu'il draguait encore la seconde précédente, et porta toute son attention sur cette voix, qui continuait la mélodie, et chantait extrêmement juste. Il n'osa pourtant tourner son regard vers la scène que plusieurs secondes plus tard.

Cette voix, il l'aurait reconnu entre mille, mais une incroyable peur de se tromper lui serrait le ventre. Ce ne serait pas la première fois qu'il se retournerait sur une femme qui n'avait au final rien de celle qu'il cherchait désespérément. Et redescendre sur Terre après avoir formulé tant d'espoirs en l'espace de quelques secondes était toujours douloureux. Plus d'une fois il en avait fait l'expérience.

Il finit finalement par porter son regard sur cette silhouette qui évoluait sur scène. Elle se déplaçait d'un pas lent, en rythme avec la musique. Elle portait une robe noire à fines bretelles qui s'arrêtait au niveau de ses genoux. Elle était plus séduisante que jamais. Était-ce tout ce temps qu'ils avaient passé loin de l'autre qui la rendait si séduisante à cet instant?

Il entendit la jeune femme assise à ses côtés le héler. Il se retourna à contrecœur vers elle. Il paya leurs consommations puis lui fit clairement comprendre que contrairement à ce qu'il avait pu laisser croire, il ne finirait pas la soirée avec elle. Il vit son visage se fermer rapidement. Il l'avait vexée, il avait peut-être été un peu trop direct pensa-t-il. Il la vit tourner les talons rapidement, enfin, toutefois pas assez à son goût.

Il reporta alors toute son attention vers la scène. Elle était toujours là, magnifique. Il avait envie de courir sur scène. D'aller la rejoindre, la toucher, sentir son odeur, la serrer aussi fort qu'il le pouvait dans ses bras.

Le bruit des discussions avait diminué dans la salle. Il sentait que plus d'une personne tendaient l'oreille et l'écoutaient chanter. Comme avec lui elle avait su capter leur attention. Les lumières étaient tamisées et elle était uniquement accompagnée par le piano.

Comme subjugué, un sourire aux lèvres, il la suivit des yeux un moment, observant chacun de ses mouvements, s'imprégnant de sa présence. Elle jouait ce qu'elle chantait et interagissait avec le public.

Au bout de quelques instants, une fois qu'il se fut pleinement reconnecté avec la réalité, il descendit de son tabouret, et s'éloigna du bar contre lequel il était accoudé jusqu'alors. Il slaloma entre plusieurs tables, progressant lentement vers la scène. Elle se trouvait au centre de celle-ci, entamant pour la seconde fois le refrain d'une chanson que Dinozzo ne connaissait pas. Elle chantait en anglais une mélodie entraînante et paraissait pleinement dans ce qu'elle faisait. Tony avançait pas à pas vers la jeune femme, il s'approchait doucement sans cesser de la regarder.

Dinozzo détailla son visage puis chercha son regard des yeux tandis qu'elle entamait le troisième et dernier couplet, et qu'il était à peu près à trois mètres d'elle. Cette chanson lui paraissait éternelle. Enfin elle plongea son regard dans le sien, sentant qu'on la regardait attentivement. Elle posa ses yeux dans les siens et ne parvint plus à les en détacher. Elle ne l'avait pas vu arriver et se demandait depuis combien de temps il se tenait là, debout, au milieu de tous ces gens assis. Elle termina sa chanson avec une légère difficulté. Elle voulait que celle-ci finisse, que tout s'arrête pour qu'il ne reste plus qu'elle et lui. Mais malgré sa surprise elle devait continuer de chanter. Elle devait continuer d'être cette autre.

Elle termina la chanson sans le quitter un instant des yeux, elle en aurait été incapable, puis salua les applaudissements qui lui étaient réservés en souriant à son public. Elle se dirigea ensuite vers le piano où elle s'adressa à une autre femme brune, qui devait avoir son âge, et qui y était adossée. Elle lui tendit le micro, et Tony vit cette femme venir se mettre où Ziva se trouvait encore l'instant précédent, alors que déjà de nouvelles notes de musique résonnaient dans ce piano-bar.

Ziva lui jeta alors un regard puis descendit de scène, disparaissant déjà dans les coulisses. Tony la regarda s'éloigner, ne comprenant pas où elle s'en était allée. Il resta passif plusieurs secondes, puis se retourna et la chercha des yeux dans la salle, mais elle ne revenait pas. Il fronça les sourcils, s'interrogeant. Il tourna encore sur lui-même une fois ou deux, dans un sens et dans l'autre, quand un serveur s'approcha de lui.

- Vous êtes Mr Dinardo?

Tony le regarda un instant sans comprendre. Que lui voulait cet homme, et pourquoi l'appelait-il ainsi?

- Oui, répondit Dinozzo, sentant qu'il ne pouvait répondre que cela.

- Votre cousine vous attend en coulisse, vous pouvez passer par là, lui dit-il en lui indiquant une porte sur sa gauche.

Tony acquiesça d'un signe de tête, comprenant que Ziva avait demandé à ce qu'il vienne la voir. Mais le fait qu'elle ait ainsi menti sur la nature de leur relation et sur son nom l'intriguait.

Il emprunta le chemin indiqué, toujours dans ses pensées, et en même temps avec une irrépressible envie de se rapprocher de la jeune femme qu'il n'avait pas vue depuis tellement longtemps.

Enfin il se retrouva face à une autre porte portant l'indication « loge artistes ». Tony s'arrêta puis d'une main un peu moins sûre qu'il l'aurait voulu frappa trois coups. La porte s'ouvrit quasi instantanément sur Ziva, qui l'accueillit avec un sourire et cette lueur de bonheur qui brillait dans ses yeux qui lui avait tant manqué. Il lui sourit à son tour et s'approcha. Elle ferma la porte si tôt qu'il fut entré avant qu'il n'ait le temps de faire le moindre geste en sa direction.

Ils restèrent un court moment face à face à simplement se regarder. A observer les marques que le temps avait pu laisser sur le visage de chacun. Ziva avait le visage plus creusé et Tony des rides plus marquées sur son front et aux coins des yeux, ce qui n'entachait en rien son charme, ne put s'empêcher de se dire Ziva. Tony porta une main sur la joue de la jeune femme et s'approcha d'elle le plus possible, replaçant ses yeux dans les siens.

- Mr Dinardo? Questionna-t-il simplement, il savait que Ziva comprendrait.

- Je suis en mission sous couverture, chuchota alors Ziva, ne désirant en rien gâcher la magie de cet instant. C'est pour ça que j'ai menti au serveur. Et que j'ai du me retenir de ne pas sauter dans tes bras quand je t'ai vu, ajouta t'elle, toujours le sourire aux lèvres.

- Mossad? Demanda Tony, bien qu'il soit quasiment certain de la réponse à sa question.

Ziva hocha la tête.

- Tu peux quitter ce bar? Questionna Tony, la voix lourde de sous-entendus.

- Oui, j'ai demandé à Céline de me reprendre, répondit Ziva en chuchotant toujours.

- Une collègue du Mossad? Reprit Tony, qui détaillait de ses yeux les traits de son visage.

- Oui, je bosse avec elle sur cette mission, répondit Ziva en approchant son visage de celui de l'italien.

Tony approcha à son tour son visage de celui de l'israélienne mais s'arrêta à quelques centimètres à peine.

- Alors ça te plairait d'être Mme Dinardo pour la nuit? susurra-t-il.

- Pour la nuit seulement? Répéta Ziva une once de déception dans la voix.

- Je ne peux pas t'offrir plus bella, j'embarque demain avant midi, répondit Tony en regardant ses lèvres.

- Dois-je comprendre qu'il y a une Mme Dinozzo, si je ne peux être que Mme Dinardo? demanda Ziva en s'éloignant très légèrement, juste assez pour pouvoir replacer ses yeux dans les siens.

- La seule Mme Dinozzo que je connaisse est ma mère, dit Tony en passant un de ses bars autour de la taille de Ziva, collant son corps contre le sien.

- Dans ce cas je serai Mme Dinozzo le temps d'un nuit, dit Ziva n'ayant pas quitté son sourire.

- Tu le seras à toujours dans mon cœur, répondit Tony dans un souffle, sentant une pointe de tristesse que Ziva tentait de lui cacher derrière son sourire, avant de cette fois s'emparer des lèvres de l'israélienne pour un baiser emplit de tendresse. Il ne voulait en rien que leur situation l'attriste à cet instant, alors qu'ils avaient justement l'occasion de se retrouver.