Yow!

Je remercie les follow/fav, ainsi que J.O.D qui a laissé une review! Merci merci!

Voici la suite, amusez-vous bien.


Cette fille a toujours voulu de l'attention. Rester discrète était quelque chose qu'elle ne pouvait supporter. Son caractère bien trempé en a surprit plus d'un, elle a l'air assuré, confiant, déterminé. Du moins en apparence. L'idée que quelqu'un pense qu'elle soit nulle la révolte. Les gens l'appréciaient. Elle n'hésitait pas à défier l'autorité subtilement, provoquer habilement ses supérieurs, les piégeant avec une certaine insolence et ironie. Les gens adhéraient. Même si elle ne savait pas ce qu'elle désirait vraiment, même si elle ne pensait pas au futur, à son avenir incertain. Même si en réalité, elle n'avait pas confiance en elle car elle ne savait pas qui elle était réellement. De l'attention, être bien vue, avoir un personnage, voilà ce qu'elle a toujours fait. Mais dans quel but? De l'attention. Jamais elle n'en avait autant reçu qu'en ce moment même. Vous connaissez l'expression '' être sous les feux des projecteurs''? Eh bien, c'était à peu près ce qu'il se passait. Mais pas de la manière dont elle avait voulu.

- LEVEZ VOS BRAS EN L'AIR!

Le visage figé en une expression d'horreur, les bras ballants le long de son corps d'adolescente, la jeune Béryl tentait de comprendre ce qu'il se passait. Tout cela lui paraissait sorti tout droit d'un cauchemar. Et pourtant, les brochures d'orientation éparpillées par terre faisaient bel et bien parti de la réalité. Tétanisée, elle essayait de se remémorer les fautes qu'elle avait bien pu commettre. A part traîner le soir avec ses amis pour assister à des battles de hip hop ou faire la fête, elle n'avait absolument rien fait d'anormal. Bon, il lui arrivait parfois de consommer des substances pas très nettes certains soirs, mais elle n'avait fait du tord à personne! Ces soldats pointaient leurs armes sur elle sans hésitation. Ce genre de pratique était complètement révolue! Normalement, les policiers ne menaçaient pas directement un civil, d'ailleurs elle se demandait vraiment ce qu'elle avait bien pu faire pour mobiliser tout un bataillon!

- JE NE LE RÉPÉTERAIS PAS! Beugla un homme.

Leurs habits n'étaient pas commodes. Ils portaient des tenues blanches et bleues, ainsi que des casquettes où le mot '' Marine'' était écrit. Bizarre. Beryl n'avait jamais vu cet accoutrement! Son sac sur le dos, elle remonta son pantalon. Ce qu'elle s'apprêtait à faire lui paraissait fou, mais elle devait essayer. Levant doucement ses mains tremblantes en l'air, elle fixait celui qui semblait être le chef. Celui-ci se détendit en la voyant aussi vulnérable. Les soldats commencèrent à baisser leurs fusils.

Sans crier gare, la jeune fille leur tourna le dos et couru à triple vitesse vers l'endroit d'où elle venait. Pendant sa course, les hurlements des soldats commencèrent à fuser, et une horrible alarme retentit. Connaissez-vous le son de la sirène civile? C'est dans ce style. Stridente, alarmante, stressante. Bref, de quoi faire accélérer notre jeune fuyarde. A présent, la peur la gagnait de plus en plus. Elle espérait retrouver la sortie de cet endroit. Qu'est-ce qui l'avait poussé à s'enfuir? L'adrénaline, l'instinct de survie? Pas le temps d'y penser. Courir avant tout.

De son coté, la jeune Ann avait rabattu sa grande capuche sur sa tête. Elle ne voulait prendre aucun risque, surtout pour être fichée en tant que pirate où autre titre peu avantageux. Cela ne la dérangeait pas du tout d'être recherchée, mais ... Il fallait dire que Dragon n'avait pas la main légère sur ce genre de chose. Il insistait sur leur discrétion, même s'il était certain que leur projets seraient difficilement cachés aux yeux de leurs ennemis. Elle continua de courir dans les couloirs baignés d'une couleur rougeâtre à cause de l'alerte. Elle se demandait déjà pourquoi elle partait vers tout ce bordel. Mais jamais Ann ne laisserait une autre personne saboter son travail. Alors, elle voulait en avoir le cœur net. Les bruits se rapprochaient, précisément des pas précipités. Même s'il y avait des cris, l'espionne n'avait pas le temps d'analyser ce qu'il se passait. Tout se déroula ainsi très vite. Au tournant d'un couloir, elle percuta violemment quelqu'un.

- Merde ... ! Cracha-t-elle entre ses dents.

Elle releva la tête, en évitant toujours de dévoiler son visage et fixa la personne au sol d'un air mauvais. C'était une jeune fille. Ann leva les yeux pour observer les alentours et les écarquilla à la vue des soldats de la Marine. D'un geste rapide et ne cherchant pas d"explications, elle se redressa avant de courir comme si sa vie en dépendait. Quant à la personne à terre, elle se trouvait un peu secouée. Cependant une force inconnue lui somma de se relever, sous peine de se faire tuer par les marines enragés derrière elle. C'est ainsi que Béryl imita Ann, la rattrapant au fil de leur course. L'adolescente ne savait pas trop pourquoi elle s'acharnait à suivre cette étrange femme, mais quelque chose lui disait qu'elles étaient dans le même pétrin. Il lui fallait un échappatoire, cette personne étaient peut-être sa bouée de sauvetage. Les deux fugitives empruntèrent plusieurs virages qui se succédaient sans relâche. Béryl remarqua alors quelque chose d'essentiel. Au moment de s'enfuir, elle avait fait exprès de prendre le chemin en sens inverse, espérant retourner dans le couloir de son lycée. Cependant, cela faisait plusieurs minutes qu'elle remontait. Et maintenant, la voilà qui faisait plusieurs virages, les couloirs étant sans fin, mais aussi se multipliant. L'inquiétude gagna le cœur de la jeune fille. Quel était cet endroit? Était-elle dans un rêve? Un bruit sec la retira de ses pensées. Un souffle fit voleter ses mèches blondes vénitiens. Plusieurs sons se succédèrent ensuite, faisant sursauter Béryl. Ce qu'elle redoutait arriva.

- Galère! Ils nous tirent dessus, maintenant? S'écria la femme devant elle.

La jeune Ann sursauta, n'ayant pas vraiment fait attention à la jeune fille qui courrait à ses côtés. Elle fronça les sourcils en jurant. C'était donc elle la fautive de toute cette émeute. C'était aussi de sa faute si sa mission se trouvait en danger. Bien sûr Ann ne remettait pas en question sa curiosité qui l'avait poussée à se rendre au lieu de l'émeute.

- Dégage ! Ne me suis pas ! Râla Ann tout en évitant des balles de justesse.

- Quoi? S'exclama Béryl, le dos voûté et en zigzaguant, histoire de ne pas se faire toucher.

Béryl avait du mal à entendre ce que lui disait l'étrange femme encapuchonnée, mais au vu de ses gesticulations elle avait l'air énervé.

Ann essayait de se souvenir du plan de la base mais à cause sa mauvaise mémoire, cela risquait de prendre du temps. Cela pourrait même paraître drôle pour les Marines.

- Putain ! Jura-t-elle.

À force d'errer au hasard, Ann s'était retrouvée devant un cul de sac. Les Marine se stoppèrent, pointant leur armes sur elles ... La révolutionnaire remarqua que la fille était toujours présente. Ignorant cette dernière, elle cherchait une sortie. À part une fenêtre de dimension moyenne au bout du couloir ... Elle ne voyait rien d'autre. Un soupir d'agacement sorti d'entre ses lèvres. Elle recula doucement en levant les mains, se préparant à atteindre sont seule échappatoire : la fenêtre. Sous les yeux ébahis des marines ainsi que ceux de Béryl, Ann s'engouffra dans celle-ci. Un bruit retentit, celui de son atterrissage. Puis, un rire fit écho et un silence tomba. Béryl restait bouche bée. Cette femme venait de l'ignorer royalement alors qu'elles se trouvaient dans le même bateau. De plus, elle venait de prendre la poudre d'escampette par une fenêtre, sauter de plusieurs étages, atterrir en vie et se foutre élégamment de sa gueule par un gloussement cynique. Ce manque de solidarité plongea la jeune fille dans un rage profonde. Mais elle n'eut pas le temps de faire quoi que ce soit. Un cliquetis inquiétant retentit derrière son dos, lui rappelant alors qu'elle n'était pas seule. L'adolescente n'osa même pas se retourner, un sourire nerveux collé au visage.

- Rendez-vous, fit la voix d'un soldat.

Béryl commençait à avoir des sueurs froides. Que faire? Il lui était impossible d'exécuter la même prouesse que l'autre fugitive. Elle ferma les yeux, les sourcils froncés. Il n'y avait aucune sortie possible, il ne lui restait plus qu'à se rendre ou mourir. Béryl n'avait jamais connu ce genre de situation. C'était la première fois de sa vie qu'on la traitait comme une criminelle, et ce n'était vraiment pas plaisant. Les larmes aux yeux, elle décida de lever lentement ses bras en l'air, toujours dos aux marines, mais aussi dos au mur. Soudain, un voix retentit par un interphone. Le signal semblait brouillé, des cris de secours se faisaient entendre. Les marines s'agitèrent. Béryl fronça les sourcils, ravalant un sanglot. Quels étaient ces grésillements? Ces espèces de soldats ne tiraient pas ou n'avançaient pas vers elle pour l'appréhender. Qu'attendaient-ils?

Ann fixait la fenêtre au loin. Que faisait donc la fille ? Pourquoi n'avait-elle pas sauté ? Au pire, qu'est-ce que cela lui importait d'avoir laissé ce boulet derrière elle ? La jeune femme soupira bruyamment en haussant les épaules. De plus, les marines ne la poursuivaient pas, elle devait en profiter pour se faire la malle! Un sourire de satisfaction fleurit sur ses lèvres. Un bruit d'explosion retentit subitement non loin d'elle. Son sourire s'évanouit. Elle se tourna en direction de la plage, là où venait ce son inquiétant. Ann devint blanche quand elle vit débarquer des hommes à la démarche chaloupée et à la carrure imposante... Des rires et des cris fusaient...Des pirates.

- Hey toi! Ne bouge plus, yoi !

Ann se retourna, cherchant la voix. Mais rien. Ce n'était pas le moment de flancher! Les marines les avaient certainement repérés, il lui restait toujours une chance de s'échapper... Elle regarda une dernière fois la fenêtre puis haussa les épaules. La blonde devait être soit morte, soit capturée. Au fond, Ann en rigolait tant elle n'en avait rien à faire. La fugitive commença sa course. Sauf qu'elle n'avait pas prévu qu'un poids s'abatte sur son dos, l'écrasant au sol.

- Yoi, je t'ai demandé de ne pas bouger, fit d'un ton menaçant une voix masculine au-dessus d'elle.


" Je pense que la pire chose que tu puisses faire dans une situation, c'est ne rien faire." - Ice Cube


Voilààààààààà

Ch'est la fin les amis. N'hésitez pas à laisser des reviews!

Transition! :pouf:

Je suis actuellement au kebab en écrivant ce mot alors une review, un kebab :)

[t'as pas les moyens... ]

Laisse moi rêver!

Merci Kitty pour ce petit mot plein de fantaisie! À bientôt o/

Et merci de lire !