Lucius Malfoy se retournait pour la millème fois dans son lit : c'était même pas la peine d'insister,Morphée et ses bras si acceuillants le fuyaient comme on fuit un lépreux.
La réponse à son insomnie était bien simple : l'anxiété.Il ne savais pas pourquoi mais quelque chose lui disait qu'il se tramait une chose bien grave sous la transe de cet oracle,une chose qui ne pouvais être résolue par un huit-clos nocturne ou par une signature au bas d'un formulaire.
Son regard fatigué fit le tour de la pièce:elle était très lugubre la nuit,la clarté lunaire produisait des ombres menaçantes.Mais le pire devait être le visage de sa femme.Quand il pensait à elle,il ne sentait pas le pincement au coeur dû à l'amour,il ne se sentait même pas vivant.Il lui vouait une totale indifférence mêlée à un dégoût impulsif.Leur mariage était programmé bien avant leur naissance et il réalisa qu'il venait tout juste de reproduire le même schéma:son fils allait épouser quelqu'un que son coeur n'avait pas choisi et c'était pareil pour le jeune prince.Leur vie était déjà toute tracée.
La martellement de la pluie contre les vitres l'appaisa un peu:l'eau avait cette force calmante sur lui qu'il ne s'expliquait pas.Il tira les draps,la différence de température fît resserer les pores de sa peau,son échine fût parcourue d'un violent frisson qu'il ressentait généralement quand il était excité.Il s'assit au pied de son lit,l'ombre du ruissellement des gouttes d'eau s'imprima sur son corps.La tentation d'aller sur le balcon était très forte,comme si l'eau allait chasser toutes ses craintes et tout ses doutes.La tentation eut raison de lui et il se leva lentement,comme pour savourer chaque instant,pour aller sur le balcon.
L'eau fraîche chatouillait sa plante de pied,les gouttes ruisselaient en abondance sur son corps,emmêlants ses beaux cheveux et glissant à une lenteur folle sur sa peau diaphane.Un orage zebra le ciel d'un noir d'encre,pour lui c'était un présage qu'il savait inévitable : ce qui s'était passé cette nuit n'était que le début d'un long mystére non-résolu et qui allait durer longtemps.Il se permis quelques soupirs las,il ne savais pas pourquoi mais il avait peur pour le Prince et lui-même.Il lui semblait qu'une partie de la prophétie lui avait été cachée.Cette nuit,il ne trouvâ pas le sommeil.
Le lendemain matin,le château était en ébullition;même les portraits avaient délaissés leur repos pour s'attrouper dans l'aile sud:les appartements privés de la Reine qui,en ce moment même,hurlait comme une démente à s'en faire éclater les poumons.Ses cris stridents affolaient ses suivantes qui ne savaient absolument pas quoi faire et comme elles étaient réduites au silence,elles n'étaient pas en mesure de se concerter pour savoir quoi faire.
Il fallut attendre de longues et pénibles heures pour qu'un médicomage vienne en urgence,son verdict était formel : le travail avait commencé mais la dilatation du col n'était qu'à quatres centimètres,soit bien trop peu pour permettre le passage du bébé.Certaines décoctions calmantes avait été prescrites à la Reine mais la souffrance qu'elle éprouvait était telle qu'elles n'eurent aucun effet.La journée s'étira en longueur,les plaintes de souffrance se répercutant en échos dans le château silencieux,les portraits essayant tant bien que mal de se boucher les oreilles au risque de piquer une sérieuse crise de nerfs.
Quand la lune revêtit sa robe immaculée et virginale,les chose s'accélérérent sans que personne ne puisse s'en rendre bien compte:les cris gagnérent en intensité et en fréquence ainsi que les allées et venues des suivantes qui étaient tout bonnement affolées.La Reine sanglotait bruyamment,hurlant après son mari et ses parents,se promettant de ne plus jamais refaire d'enfants de toute sa vie.Cette dernière remarque fit bien rire quelques portraits qui dûrent encaisser quelques regards noirs:ils obéirent à l'ordre silencieux et impérieux de garder le silence.
Le médicomage ainsi qu'un guérisseur fûrent appelés sur les lieux en hâte si bien qu'ils étaient débraillés,leurs gestes nerveux étaient un peu maladroit ce qui ne rassura aucunement la future maman.Les médecins essayerent d'abord de la calmer ce qui s'avéra être une tâche plus ardue qu'il ne l'avait présumée.Ils y parvinrent tout de même à grands renfort d'expirations prolongées et d'halletements canins.Il était minuit moins dix,et la situation devenait de plus en plus pressante.
Les elfes de maison étaient restés avec leur maîtresse,l'aidant et l'encourageant du mieux qu'ils le pouvaient.Pendant ce temps,Madame Pomfresh,l'épouse du médicomage,préparait des electuaires calmants plus pour s'occuper que par soucis d'efficacité:c'était tout de même la naissance de l'unique Prince,celui sur lequel la fardeau de tout le Royaume reposera sur ses épaules.
Minuit allait bientôt sonner et la lune déjà,changait de couleur,elle devenait rouge sang.Les étoiles quant à elles devenaient plus brillantes que jamais,comme des éclats de diamans dans une étole de velours noir.Mais les personnes qui s'affairaient autour de la mère ne l'avaient pas remarquer,seulement quelques personnes éparpillées aux quatres coins du Royaume et quelques ivrognes qui faisaient la tournée des bars : ces derniers crûrent,à tort,que c'était un nouvel effet du vin des elfes.
Parmi les rares personnes qui avaient vu ce phénoméne trop sporadique pour être qualifié de "rare" et ayant pleine confiance en leur sobriété ou santé mentale,le Seigneur Lupin affichait une mine perplexe.Pris d'insomnie,comme très souvent,il était aller faire le tour de son domaine quand les hurlements plaintifs et le comportement lunatique de ses loups avait attiré son attention.Que pouvait-il bien se tramer pour qu'ils se mettent à devenir hystérique?
De par sa lycanthropie,Rémus Lupin avait pressentit quelque chose de bizarre,comme la menace lointaine de temps douloureux à venir mais c'était trop aléatoire pour avertir qui que ce soit.Les plaintes maladives de ses bêtes le tourmentait,aussi avait-il décidé de sortir voir ce qui se passait.Il eût une fois de plus l'étrange sentiment que quelque chose n'allait pas sauf que cette fois elle était plus forte que jamais,tellement opressante.Les cris déchirérent la nuit silencieuse et froide,on eût dit que quelqu'un était mort pour qu'ils hurlent de cette manière.
A peine Rémus eût-il passé le seuil de la porte,que toute de suite il se figea en lâchant une tasse qu'il ne s'était pas rapellé avoir prise.La tasse tomba dans un fracas sourd,ses éclats jonchaient le sol et scintillaient comme des larmes.Mais Rémus s'en fichait éperdument,il contemplait à motié fasciné et moitié effrayé le spectacle plus que rarissime qui s'offrait à ces yeux.
-"Une lune sanglante..." murmura t-il,pour lui-même.
Cela expliquait le comportement étrange des loups et même l'agitation de son "loup" intérieur car les loups avaient des rapports très ettroits avec la lune,bien plus qu'on ne l'imaginait.La lune sanglante était un des pires présages : il était signe de grandeur excessive mais aussi de folie,d'avenir funeste ou du moins trouble et beaucoups d'autres choses si terribles que mentionner leur nom était une malédiction.On ne savais à quoi s'attendre avec une lune sanglante,les plus emminents oracles se gardaient même d'en interpreter le sens et bien peu de livres traitaient sur le sujet de par sa rareté.
Au moment où il allait réagir,un cercle doré fît apparition en son centre,grandissant à mesure que les secondes s'eggrenaient,pour finalement devenir totalement dorée avant de recouvrer sa robe immaculée.Là,il n'y avait plus aucun doute,c'était bel et bien une lune sanglante.Le lycanthrope marmona quelques vagues paroles et s'enferma chez lui.
Au moment où la lune devint toute dorée,les cris et pleurs d'un nouveau-né retentirent.Le Roi arriva dans la salle,un peu débraillé et endormi.Il hurlait et pestait du bruit que pouvait faire une aussi petite chose.Le médicomage lui montra son fils comme si il était un joyaux mais la réaction tant espérée ne vint pas.James ne jetta qu'un bref coup d'oeil dégoûté et s'en désinteressa aussitôt,comme si il n'existait pas.
Lyly ne pu ignorer cette indifférence et elle en soupira intérieurement : un enfant qui n'était déjà pas aimé de ses parents avait-il une réelle existence?
-"Quelle est la raison de tout ce vacarme?" hurla t-il hargneusement
Il fallait savoir que James ne s'arrêtait pas aux basses considération comme la honte qu'il pouvait infliger en public :il était un Roi craint et respecté,sûr de lui,et qui ne prêtait aucunement attention aux langues de vipéres qui s'activaient une fois qu'il avait le dos tourné.
-"Je viens de mettre au monde votre unique héritier,croyez-vous vraiment que c'est une chose qui se fait en silence?"
Lyly commencait sérieusement à s'ennerver : il n'avait pas pris la peine de prendre de ses nouvelles ou d'être à ses côtés et il venait se plaindre à cause du bruit?
-"Quelle plaie que vous ne soyez pas morte en couches avec ce bâtard " hurla t-il,hors de lui.
Son teint était livide,ses yeux injectés de sang et on aurait pu jurer qu'il avait de la bave écumante aux comissures des lèvres.Toutes les conditions étaient réunies pour craindre une de ses colères bien connues et tant redoutées: Lyly,tôt ou tard,allait regretter ses paroles.Elle le regrettait déjà.Les médicomages présents dans la pièce se concertérent du regard,leur conscience professionelle leur interdisait de se mêler de leur histoire,de plus il s'agissait du Roi,mais leur morale leur criait de faire quelque chose.Ce qu'ils ne firent pas et ils allaient s'en mordre les doigts.
Lyly avait baissé le regard:celà ne servirait à rien de discuter et peut-être qu'avec un tout petit peu de chance,elle allait pouvoir échapper à sa hargne.Cela semblait porter ses fruits,car après quelques grognements mauvais il tourna les talons,sans plus de cérémonie.Lyly était morte de honte devant les guerrisseurs mais sa gêne ne fût que de courte durée lorsqu'on lui tendit son enfant.Elle était emmerveillée par ce petit être qui serait son seul enfant.Elle se fit la promesse de le protéger jusqu'à la mort.
Le lendemain,la nouvelle de la naissance du Prince avait fait le tour du Royaume et l'effervescence avait d'ores et déjà gagné tout le peuple.Sirius Black vint plusieurs fois admirer son filleul qu'il espérait différent de son géniteur.Il s'extasiait sans retenu devant l'adorable poupon.Il n'avait qu'une hâte-dont il avait un peu honte-c'était que le bébé atteigne son premier anniversaire,pour pouvoir être avec lui tous les jours.Mais en même temps cela signifiait la séparation d'avec sa mère,chose dont il avait souffert plus que de raison.
On dû attendre trois jours avant que les personnalités importantes et influentes du monde magique ne se réunisse à la Salle des Conférences,pièce rarement utilisée mais sans conteste la plus importante du château.
On entendait par-ci,par-là quelques murmures approbateurs : la décoration de la pièce en impressionait plus d'un.C'était une pièce aussi large que deux villas,les murs étaient lambrisés en bois clair et tranchait avec le bois-plus foncé-du parquet.Les personnes étaient assises sur des estrades surélevées dans les airs par on ne sait quel enchantement.La lumière entrait par de gigantesque fenêtres dont on ne voyait pas le sommet,comme le plafond de la pièce.Au centre de la pièce,un imposant bureau en ébéne trônait fièrement sur un tapis rouge-sang,de la même couleur que les tentures.Derriére le bureau,un feu ronflait dans une cheminée de marbre blanc sclupté et juste devant le bureau deux sièges confortable étaient disposés.
Au fond de la pièce se pressaient quelques journalistes ainsi que l'horripilante Rita Skeeter qui jacassait comme une oie.Plusieurs personnes avaient roulé des yeux en voyant sa tenue : Une robe seillante jaune fluo-qui jurait horriblement avec la blondeur platine de ses cheveux- avec de la fourrure fuschia aux manches et au col.Elle était tenue,ainsi que tout les reporters présents pour assister à la cérémonie,de rester au fond de la salle et de ne pas poser de questions voir même de se taire tout court,mais son arrogance avait,une fois de plus,pris le pas et elle essayait vainement d'en voir et d'en savoir plus.
Les invités assis aux tribunes buvaient une tasse de thé tout en se jaugeant du regard ; l'hypocrisie était à couper au couteau.En tout cas c'était ce que pensais Lucius Malfoy.Ce dernier admettait bien volontier qu'il était aussi versatile qu'un chat,mais que chacun de ses retournement de veste était en accord avec ses convictions les plus profondes.Il était juste assez malin pour se sortir d'affaire tout en ne se trahissant pas,ce qui le ravissait à un point très appréciable.
L'aristocrate blond était venu seul ; son épouse n'allait pas tarder à accoucher et moins de temps il passait avec elle plus il se portait mieux.Lucius était assis entre Cornélius Fudge,le ministre le plus incapable qu'il ai jamais vu,et Severus Snape.Ce dernier était un enseignant de tout premier ordre,il avait même de fortes chances d'être engagé par le Roi pour instruire son fils.Severus avait un physique beau ou hideux,cela se discutait selon le point de vue,mais une chose était certaine : il faisait impression.
Son charisme était-il dû à son teint cireux,à ses cheveux noirs et brillants,à ses yeux noirs ou à son nez aquilin?On ne savais le dire.Mais sa verve ne laissait personne indifférent et il était sans conteste l'homme le plus instruit qu'on puisse trouver.Lucius était toujours ravi de lui parler.Avec lui pas de faux semblants ni de convenances : il n'était pas homme à impressioner ni à être impressioné.
-"Tu paries combien que je vais devoir me taper cet insupportable mouflet pour tenter de lui instruire quelque chose?" rumina Snape.
Lucius sourit presque malgré lui : Snape restait Snape,toujours aussi rebelle.Le blond encra son regard acier dans les onyx de son vieil ami; Snape était assez vulgaire sur les bords en ce moment,il chiquait on ne sait quoi à la manière d'un ruminant,râclait sa gorge avec des gargouillis de glaire assez déplaisants et jurait comme un châretier.
-"Si ça se trouve,tu l'aimeras bien ce mouflet,comme tu dit si bien" lui rétorqua un Lucius goguenard.
-"Avec son père?Impossible j'te dit.Mr le Roi-des-cons-James-le-plus-grand-trouduc'-des-trouduc'-Potter à trop de gênes de cons pour que son fiston en soit épargné."
-"Chuuuut ,on n'est pas tout seul ici"
-"J'avais remarqué,figures-toi.Non mais,comme si je n'avais rien d'autre à foutre un dimanche matin,que de me coltiner une cérémonie à la mords-moi-le-noeud avec tout ces imbéciles."
Plusieurs personnes alentour leur lançaient des regards assasins,qui ne firent pas conccurence à ceux,meutriers,de l'enseignant.Lucius se tassait sur sa chaise ,rouge de honte.Snape émis quelques râclements de gorges dont il avait le secret,et Cornélius Fudge était totalement indigné.
-"Hé,Lucius,y paraît qu'il y a eu une lune sanglante dans la nuit de vendredi à samedi,t'es au courant?"
-"Non et à mon avis,tu crois à un canular."
-"Premièrement je n'ai pas dit que j'y croyais et deuxièmement qui te dit que c'est un canular?"
-"Parce que si il y en avait vraiment eu une,elle aurait fait la une des journeaux."
-"Quelle logique imparable,cependant je me doit de te faire souvenir que,selon la légende,une lune sanglante n'est vue que par une poignée de personne et que tout le monde est bien trop pétrifié pour oser en parler.Ils croient tous qu'elle les concerne."
-"Alors,tu ne te sens pas concerné pour que tu m'en parles?"
-"C'est un moyen comme un autre de conjurer le sort.Et puis je ne suis pas effrayé par un conte de bonnes femmes hystériques"
Il se passa encore quelques minutes,ponctuées par des allées et venues de certains membres de Magenmot ; la cérémonie allait peut-être bientôt commencer.
-"T'es pas venu avec ta bourgeoise?" questionna Snape.
-"Non" répondit simplement Lucius
-"J'te comprends,elle m'as l'air d'être totalement syphonée,tu n'aurais pas dû épouser une Black.Tous une bande dégénérés et de clebard puants."
Lucius rigola; Snape détestait cordialement Sirius Black et ce ,depuis son enfance.Alors ajouttez à cela le fait que Snape aie la rancune tenace et facile et c'était bien partit pour durer une éternité.A ce moment là,James,Albus,Sirius et Rémus firent leur apparition,chacun étant vêtu d'une longue robe blanche,sauf Albus,la sienne était dorée.
Sirus et Rémus prirent place sur les deux fauteils faisant face au bureau qui était occupé par Albus.James était debout devant ses deux amis.Albus murmura un sort contre sa gorge avant de parler.
-"Merci d'avoir tous répondu présent à votre invitation pour la cérémonie tutoriale."
-"Comme si on n'était pas obligé d'assister à toutes cette connerie" souffla Snape.
Personne ne l'avais entendu car sa remaquer était étouffée par les applaudissements.
-"Tout d'abord,avant que le processus ne démarre,laissez moi vous présenter les tuteurs légaux de Mr Harry James Potter,Prince de Godric's Hollow.Les Seigneurs Sirius Orion Black et Rémus John Lupin".
Les applaudissements redoublèrent d'intensité ; chacun se demandait comment allait s'appeler le futur monarque.
-"Merci,je voudrais désormais laisser la parole à notre Sire bien aimé."
Quelques applaudissements,polis et beaucoup moins enthousiastes cette fois,résonnérent.Snape ricana moqueusement au "Sire bien aimé".
James prit sa baguette et la pointa successivement sur les chevalières de Sirus et de Rémus.Elles devinrent argentées avant de redevenir dorées.Sirius et Rémus s'avancérent alors près du Roi et se mirent à genoux devant lui,le regard solidement fixé sur le sol.James s'empare de l'épée de Godric Gryffondor et fit ce que l'on appelait "La Marque de fidélité",c'est-à-dire,une entaille légére sur le front.Un mince filet de sang dégoulina mais cela ne les incommodait en rien.
-"Veuillez répéter après moi.Nous,Sirus Black et Rémus Lupin,jurons de veiller sur Harry James Potter,futur Roi,comme si il était notre propre fils.Par cette promesse,nous garderons bien en mémoire que son éducation ainsi que sa vie vaut plus que celles des autres,et c'est au prix de la nôtre que nous défendrons la sienne (nda: on parle toujours de la vie).Nous entrerons en fonction dès la date du 1er Août à 7:00 du matin.A partir de ce jour il vivra avec nous jusqu'à son mariage et nous serons les garants de sa bonne conduite.Si nous faiblissons,la mort lente et douloureuse nous emporteras.Nous acceptons toutes les conditions et ne reculons pas devant cet honneur."
Les deux nobles répétérent mot pour mot le discours très ennuyant mais très officiel du Roi.Chacun encaissa bien vite la lourde tâche qui leur incombaient.
-"Bien ,fit le Roi."
Il leur ordonna de se tenir debout.Le sang avait quelque peu séché mais cela restait assez impressionant.Une fois qu'ils furent à sa hauteur,le Roi leur administra une gifle monumentale qui fit rouler leur tête.
-"Cela c'est pour toujours vous en souvenir.Je vous déclare officielement tuteurs."
L'assistance applaudissa de nouveau.Certains commencaient à s'en aller,tout comme Lucius.Il en avait marre de cet endroit et de cette cérémonie qui tenait plus de la mascarade que d'un événement officiel.Il regagna plus ou moins grâcieusement sa calèche,ce qui était rendu nettement plus difficile à cause de toute cette pluie et cette boue qui le faisait glisser.Une fois à l'intérieur,le cochet asséna un coup de cravache et les chevaux se mirent en marche.
Lucius appréciait les voyages dans cette calèche confortable : la banquette était en velour vert bouteille et les murs étaient noirs,les portières en forme de tête de serpent,tout comme sa canne et les lumières étaient tamisée.Chic et sobre.La lumière disparaissait,malgré l'heure matinale,au fur et à mesure qu'elle s'enfonçit dans l'épaisse et inquiètante forêt qui menait en dehors de Godric's Hollow.
Durant tout le trajet-qui s'était effectué dans la forêt-il n'y se passa rien de particulier si bien que Lucius s'endormit profondément,sa tête dodelinant par fois violement mais il ne s'en souciait pas plus qu'ainsi.Il fût néanmoins réveillé par une violente secousse qui marquait la fin du voyage.Il n'eut le temps que d'ouvrir la porte avant qu'un de ses valets ne se précipite à sa rencontre,l'air affolé.
-"Que se passe t-il?" demanda Lucius.
-"Maître,c'est une catastrophe..."
Moi,sadique?Noooooooon.En tou cas merci à mes deux revieweuses,j'espére que cette suite leur as plu.Bisous et à la prochaine.
