Je suis super contente que vous aimiez cette fic. C'est le premier mpreg que j'ai traduit et que j'ai lu, Voici le second chapitre, Bonne lecture, laissez-moi un com:)
Chapitre 2 : La dure vérité
Thorin observait sans sourciller le hobbit, le magicien et les gardes disparaître de sa vue. Ce ne fut qu'au moment où le dernier poney disparut dans le virage qu'il s'effondra contre le mur, sentant ses forces le quitter. Il voulait paraître puissant et inflexible malgré ses blessures mais ce jour-là, il n'y arrivait pas.
-Mon oncle, laisse-nous t'aider, dirent Fili et Kili qui se précipitaient vers lui.
-Non, je peux le faire, grogna Thorin en repoussant leurs mains.
Il devait juste se calmer et respirer. Depuis que Smaug les avait chassés d'Erebor, il n'avait jamais pu être calme. Entre le long voyage de son peuple vers les Montagnes Bleues, les diverses batailles auxquelles il avait participé, le travail qu'il avait dû effectuer dans les cités des hommes pour aider sa soeur et ses enfants, sa rencontre avec Gandalf et cette quête pour récupérer Erebor, il n'avait jamais pu être en paix. Maintenant que Smaug était mort et que les nains étaient revenus dans la Montagne, Thorin pouvait enfin se reposer même si Erebor devait être restaurée.
Pourtant, une douleur persistait dans le côté gauche de son torse. Ses blessures se trouvaient sur le côté droit, intriguant encore plus le nain. Thorin pouvait sentir ses points de suture se tendre et la douleur dans son dos augmenter mais il était chez lui, à Erebor. Ce fait-même rendait la douleur supportable. Enfin presque. Les actions de Bilbon l'avaient plus fait souffrir qu'une épée plantée dans son coeur. Comment son amant, un être avec qui il avait envie de passer le reste de sa vie, avait pu lui voler l'Arkenstone et la remettre à ses ennemis ? Il se moquait bien des raisons qui l'avaient poussé à agir ainsi, tout ce que Thorin comprenait, c'était qu'il avait failli perdre l'objet qui lui conférait son droit de régner.
Mais maintenant, il était en sécurité, son or était en sécurité, sa famille était en sécurité et le traître avait disparu. Alors pourquoi n'était-il pas en paix ? Balin arriva à ce moment-là, fit une révérence formelle que Thorin ne l'avait jamais vu faire et déclara d'une voix froide :
-Votre Majesté, Bilbon Sacquet a quitté Erebor pour rentrer chez lui.
-Je sais. Je viens de le voir partir, répondit Thorin en appuyant sa tête contre la roche fraîche.
Balin hocha la tête et se tint devant lui. Thorin comprit que le vieux nain voulait lui dire quelque chose.
-Dis ce que tu as à me dire Balin. Avant, tu n'attendais jamais que je t'en donne l'autorisation.
-Avant, votre Majesté n'était pas Roi sous la Montagne, rétorqua Balin.
-Balin ! réprimanda Thorin qui perdait le peu de patience qui lui restait.
Le roi vit alors le regard de son conseiller se poser sur Fili et Kili qui étaient restés en arrière.
-Fili, Kili, laissez-nous, ordonna Thorin tandis que ses neveux s'inclinèrent avant de partir. Nous sommes seuls, Balin. Tu peux parler en toute franchise.
-Sire, je vous ai regardé grandir. J'étais là lorsque vous vous êtes servi de votre première hache, j'étais là lorsque vous vous êtes servi de votre première épée. J'étais tellement fier de vous, j'ai cru que mon coeur allait exploser de bonheur. Je vous ai conseillé et vous ai suivi. Vous êtes le roi que je servirai et pour qui je suis prêt à mourir.
Balin s'arrêta et poussa un profond soupir avant de poursuivre.
-Mais je n'ai jamais été aussi déçu par vous que je ne le suis en ce moment. Pour la façon dont vous avez traité Bilbon, pour l'avoir rejeté sans aucun état d'âme, sans même lui avoir laissé la possibilité de s'expliquer et de dire adieu à ses amis. Pour avoir préféré une vulgaire pierre à tous ceux qui tiennent à vous, en particulier celui qui a été votre amant. Quand avez-vous cru qu'il était correct de traiter les gens de cette manière ? Je vous aurais dit que vous étiez le plus brave de nous tous jusqu'à aujourd'hui où vous m'avez laissé faire le sale boulot. Vous m'avez obligé à répéter vos propres mots à un hobbit qui vous aime désespérément et c'est un acte de lâcheté que je ne suis pas prêt d'oublier. Je vous ai aimé comme un ami et comme un chef mais je vous avouerai que je ne vous aime pas beaucoup en ce moment.
Le cœur de Thorin battait la chamade et la douleur menaçait de le submerger face aux mots de Balin.
-Balin, il a volé l'Arkenstone. Suis-je censé oublier un tel acte ?
-Vous ne lui avez même pas laissé le droit de s'expliquer. Vous n'avez même pas eu le courage de lui faire face en lui annoncant sa sentence.
Balin s'approcha et vit que l'une des plaies de Thorin s'était rouverte.
-Thorin, vous saignez !
Le grand nain posa sa main et vit ses doigts se recouvrir de sang. Le monde commençait à s'assombrir autour de lui. Le peu de force qui lui restait l'abandonna et il se sentit basculer. Balin se précipita pour soutenir sa tête.
-Fili, Kili, venez vite !
Thorin empoigna la main de son ami et essaya de rester conscient.
-Thorin, restez avec nous, chuchota Balin en lui caressant les cheveux.
Thorin secoua la tête mais déjà l'obscurité l'entourait et ses yeux se fermèrent malgré lui.
