Hello ! Merci pour tout ces views ! À vrai dire, on ne s'attendait pas à cela. Même à avoir quelque reviews, encore moins. On espère que ce chapitre vous plaira. Bonne lecture !
Chapitre 2 :
Hermione parut surprise mais elle n'en dit rien se contentant simplement de suivre le professeur de métamorphose, qui se dirigeait déjà vers la grande statue de l'aigle en or. La jeune fille passa derrière la statue qui cachait le haut d'un escalier, et seul ceux qui avaient le mot de passe pouvaient rendre visite au directeur. McGonagall murmura "citron sorbet " avant de faire un léger signe avec sa main droite, ce qui actionna la statue qui se mit à monter. Une fois arrivée devant la porte, elle allait frapper, mais celle-ci s'ouvrit toute seule. La jeune gryffondor s'avança doucement, seule, dans la grande pièce qu'était le bureau du professeur Dumbledore. Elle aperçut sa longue barbe blanche, et vite le vieil homme qui somnolait à son bureau.
— Professeur Dumbl...
— Mademoiselle Granger ! s'éveilla t-il. Vous voilà enfin !
Bras ouvert Dumbledore s'avança doucement vers la jeune fille. Cette dernière rajusta son sac sur son épaule et serra ses livres contre sa poitrine. Le vieil homme l'impressionnait beaucoup. Elle n'avait jamais été appelée ainsi dans le bureau du directeur, que se soit pour une bonne ou une mauvaise chose et elle était rongée par le stress en ce moment même. Lui annoncerait-il une bonne chose ou plutôt une mauvaise. Hermione penchait plus pour la deuxième solution étant donner son récent comportement de tout ce qu'il y a de plus mal pour une élève sérieuse comme elle.
— J'aimerais vous poser quelque questions sur vos parents. Si vous permettez. il lui proposa une chaise mais Hermione préféra rester debout. Que savez-vous à propos d'eux ?
Hermione sentit son cœur se serrez, sa gorge se noua et les larmes naissantes lui piquaient les yeux. Elle entrouvrit la bouche, mais aucun mot ne s'échappa, elle inspira et expira longuement avant de prendre la parole. Dumbledore l'écoutait patiemment, buvant chaque mot de la jeune Granger. Ses parents moldus venaient de mourir dans un accident, elle l'avait appris il y a quelque mois, ça l'avait dévastée et encore maintenant elle ne s'en remettait toujours pas, elle ne s'en remettrai surement jamais en fait. Elle avait la voix tremblante et elle puisait au plus profond d'elle-même pour raconter son récit sans que les larmes dévalent une à une sur son visage. Elle finit par une phrase dévastatrice et le professeur hocha doucement la tête.
— De toute manière ceci n'a plus d'importance, ils sont morts maintenant. elle essuya ses yeux qui pourtant n'avait déversé aucune larme. Le professeur présenta ses excuses, même s'il était déjà au courant.
— J'aimerais vous parler de vos réels parents, vos géniteurs, désormais.
Hermione afficha une moue interrogatrice, presque insultante envers le vieil homme. Ce dernier réfléchit longuement avant de respirer bruyamment.
— Je ... Je ne vois pas ou .. Ou vous voulez en venir professeur..
— Je pense qu'il est temps que vous soyez au courant Mademoiselle Granger. Vous êtes loin d'être une sang impur comme vous le pensez.
— Attendez je .. Je ne comprends pas. Mes parents sont moldus ! s'emporta t-elle la voix tremblante.
— Vos parents adoptifs étaient moldus.
"Parents adoptifs". Ces deux simples mots résonnèrent dans la tête de la jeune fille, ils résonnèrent si fort que sa tête commença à tourner. Elle prit cette dernière dans ses mains et Hermione s'écroula sur le sol. Dumbledore, impuissant s'avança vers elle et l'installa sur le fauteuil le plus proche. Hermione se secouait d'avant en arrière, répétant ces deux mots en hurlant "Parents adoptifs", elle était une enfant adoptée.
Elle avait vécu toute son enfance dans l'innocence, croyant vivre avec ses vrais parents. Pourtant, Dumbledore était au courant de son adoption, des dizaines d'hypothèses se bousculèrent dans les pensées de Hermione. Si le professeur le savait, c'est qu'il y avait une bonne raison.
— Je suis désolé de vous annoncer cela peu de temps après la mort de vos parents moldus Mademoiselle Granger, je comprend la douleur que vous devez éprouver en ce moment même. Mais vous êtes en droit et en âge de le savoir désormais.
La jeune femme essuya ses joues humides et releva doucement la tête vers le professeur Dumbledore. Il lui demanda si elle était prête à écouter son discours et Hermione approuva d'un rapide geste de tête.
— Vos parents étaient de grands sorciers, les plus puissants que j'ai pus connaître. À eux seuls, ils auraient pu tuer une armée de Mangemort sans aucune trace de peur ou de crainte dans les yeux, Mademoiselle Granger. Ils faisaient aussi partie des rares sorciers dotés d'étranges pouvoirs malheureusement, ils ont été tués par le Lord en personne pour cela.
Hermione buvait les paroles de son professeurs. Quand elle apprit que ses géniteurs ont été assassinés pour leurs " étranges pouvoirs" comme le citait le vieil homme un nouveau poids s'écroula sur ses épaules, elle n'avait plus de familles. Elle était seule. Elle ne les avait pas connus peut-être, elle n'en avait aucun souvenir, mais ils étaient ses parents. Ses vrais. La jeune fille parut très intriguer par la cause de leurs morts.
— De quel pouvoir parlez-vous professeur ?
— De pouvoirs particulièrement puissants et aussi très rares. Je n'ai rencontré que peu de sorciers qui les possédaient, surement tous tués par le Lord. des milliards de frissons parcoururent le corps de Hermione, des sorciers tués pour leurs pouvoirs. Mais se sont aussi des pouvoirs très dangereux pour la personne qui les détient. Ces sorciers déplacent contrôle tout et n'importe quoi par la pensée. Approcher l'un d'entre eux quand ce dernier est énervé est un risque de mort.
Hermione se rongeait les ongles de ne pas être au courant de tout cela. Elle qui était une miss-je-sais-tout, ne savait pas tout finalement. En effet, le professeur avait raison sur une chose des sorciers comme cela, il en restait très peu voir aucun. Mais ce que Hermione ne comprenait pas, c'est qu'est-ce qu'elle venait faire le dedans.
— J'aimerais que vous preniez garde Mademoiselle Granger. Cette magie se manifeste chez le sorcier dans un moment de sa vie dur à surmonter. Vos parents en avaient possession et il se pourrait que vous-même ait hérité de ce don sans vous rendre compte.
En entendant cette dernière phrase Hermione se redressa un peu et regarda de ses yeux humides son directeur qui était debout devant elle. Comment était-il possible qu'elle possède un tel pouvoir sans qu'elle ne s'en soit rendu compte pendant toutes ces années. Un tas de questions trottait dans la tête de la jeune fille, mais il était simplement impossible pour elle d'aligner des mots pour en faire une phrase compréhensible. Elle fut tirée de sa "rêverie" par la voix de Dumbledore qui reprit.
— Je pense que tout ceci doit être difficile à digérer c'est pourquoi je vous invite à aller vous reposer dans vos quartiers et je vous permets d'éviter les cours pour le reste de la journée Granger.
La sorcière fut reconnaissante envers le vieil homme pour être aussi gentil avec elle et elle se releva séchant d'un rapide revers de main ses larmes et remis sa jupe en place.
— Au revoir directeur. murmurât-elle des sanglots dans la voix.
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Drago venait tout juste de rentrer dans la salle commune des préfets séchant encore une fois le cours de divination du professeur Trelawney qu'il trouvait tous simplement « stupide, minable et à mourir d'ennui. » S'installant sur l'un des grands fauteuils en cuir de sa salle commune, il sortit sa baguette de sa poche et la pointa vers la cheminée qui était éteinte. « Incindio » dit-il en murmurant et à peine eu-t-il terminé de prononcer le sort que des flammes rouge et orange apparurent dans la cheminée.
Profitant du silence apaisant de la salle il balança la tête en arrière sur son fauteuil passant une main dans ses cheveux à l'éclat d'or. Le jeune homme souffla en entendant la porte de la salle commune des préfets s'ouvrir, il se retourna pour voir qui venait déranger son calme, bien qu'il se doutait de la personne, et se préparait à lui balancer une remarque, mais il n'en eut pas le temps.
Hermione traversait la salle commune à toute vitesse les épaules tremblantes par les gros sanglots qui agitaient sont corps, elle partit rapidement se réfugier dans sa chambre. Drago repassa la scène au ralenti dans sa tête, Granger était en train de pleurer, la dernière fois qu'il l'avait vu pleurer, c'était quand ils étaient encore très jeunes, il l'avait insulté de sang de bourbe pour la première fois, mais sûrement pas la dernière, en fait quand on y repensait la Gryffondor ne pleurait pas souvent ou pas en public en tout cas.
Si Drago avait été gentil, il serait sûrement allé la voir et lui aurait demandé la cause de tout ce chagrin tout en essayant de la réconforter, mais Drago n'était pas gentil. Alors il attendit que la jeune fille termine de pleurer fermant les yeux se concentrant pour trouver le sommeil.
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Le temps file, n'attend personne. Le temps guérit toutes les blessures. Tous autant que nous sommes, nous voulons plus de temps. Du temps pour se relever, du temps pour grandir, du temps pour lâcher prise. Du temps. Voilà ce qu'il fallait à Hermione pour se remettre de la nouvelle que le professeur Dumbledore lui avait annoncée deux heures plus tôt. Du temps, voilà ce qu'elle voulait, du temps pour se remettre de cette nouvelle dévastatrice qui laissait un trou béant au fond de la poitrine de la jeune gryffondor, du temps pour comprendre pourquoi est-ce qu'il fallait que tout ceci lui arrive à elle. Hermione avait toujours cru que le malheur n'arrive toujours ''qu'aux autres'' mais aujourd'hui, c'était elle ''les autres''. Pourquoi le monde était si cruel avec elle ? Pourquoi avait-il fallu qu'elle n'apprenne qu'aujourd'hui et surtout .. Pourquoi ces parents l'avaient-ils abandonné à la naissance, préférant lui cacher sa véritable nature, et la donnant à une famille de moldu des plus ordinaires. C'est sur qui irait chercher une sorcière avec un pouvoir pareil dans une famille de moldu, croyant être une sang de bourbe, une sang impur.
C'est comme si tout autour de la jeune fille n'était que mensonge, que de vulgaires sottises qu'on lui faisait avaler. Maintenant qu'elle se savait héritière de ces étranges pouvoirs, elle sentait en elle le devoir de faire des recherches sur cela. Même si Dumbledore lui avait précisé que cette magie était inconnue par presque tous les sorciers, elle chercherait à en perdre toute ses forces. Maintenant, ce qu'elle redoutait le plus, c'était quand est-ce que cette puissante magie se déclencherait en elle ? Est-ce que ses amis seraient en sécurité ?
D'un coup Hermione se redressa sur son lit et sécha ses larmes rapidement avant de se lever et de se regarder dans le grand miroir de sa chambre. « Sèche tes larmes 'Mione , ce sont les faibles qui pleurent. Toi, tu es une Gryffondor faite donc honneur a ta maison »
— C'est pas possible ! hurla la jeune fille en lançant son livre de sorcellerie.
Hermione fut étonnée de ne pas entendre le bruit du livre s'écraser sur le sol. Elle leva les yeux et sursauta, sentant sa respiration se couper. Son livre flottait dans les airs, comme soutenu par un fil très fin. La jeune fille chercha sa baguette des yeux et fut étonnée de la voir sur sa commode. Elle se leva vers le livre, sans le quitter des yeux. Elle n'arrivait pas à emmètre une quelconque hypothèse sur cela.
La porte de sa chambre s'ouvrit, elle quitta son livre volant du regard et ce dernier tomba violemment sur le sol. Cet étrange phénomène avait duré que quelque secondes, mais c'était assez pour inquiéter Hermione. Drago Malefoy était adossé contre la porte, les bras croisés la foudroyant du regard. Il regarda le livre de sorcellerie étalé sur le sol et esquissa un rire froid.
— Je t'endentais plus pleurer alors je vérifiais juste si tu ne t'étais pas étouffé avec tes larmes histoire que l'on ne m'accuse pas de ta mort.
Drago s'échappa vite de la chambre de Hermione, un rire odieux s'échappant de sa bouche, un rire à faire froid dans le dos. La jeune fille ne quitta pas la porte du regard, pensive, ne comprenant pas pourquoi Malefoy avait pris la peine de se bouger de son confort pour venir prendre des nouvelles. C'était surtout égoïste pensait-elle, purement égoïste.
— Imbécile. murmura t-elle.
Hermione inspira et expira longuement avant de se laisser tomber sur le sol aux côtés de son livre ouvert sur une page qui était intéressant en aucun cas pour la jeune Gryffondor. Des larmes dévalèrent ses joues de nouveau, elle se sentait si faible, si impuissante. Elle venait d'encaisser toutes les douleurs possibles, elle qui pensait que Cho Chang lors de sa cinquième année avait vécu l'un des pires moments dans sa vie que personne ne pouvait imaginer. Hermione la battait haut la main sur le terrain des souffrances désormais.
Derrière une pile de livre Hermione dévorait tout ce qui pouvait la renseigner sur comment maîtriser l'étrange magie qui commencerait à se manifester en elle, comment l'utiliser de la bonne façon ? Comment tout simplement éviter le pire ? Mais elle avait beau s'imprimer de chaque ligne de chacun des livres aucun ne détenait un quelconque indice, une quelconque raison de ces étranges phénomènes qui ne tarderaient pas à se dérouler.
Hermione soupira en de laissant tomber dans la chaise sur laquelle elle était depuis plusieurs heures. Elle n'avait rien trouvé, dans les dizaines et dizaines de livres qu'elle venait de lire, elle n'avait tout simplement rien trouvé d'intéressant. C'était presque à en perdre espoir, mais elle n'abandonnerait pas. Maintenant qu'elle avait lu tout les livres qui auraient pu "soi-disant" lui fournir une quelconque information, elle comptait maintenant chercher sur le terrain. Elle n'avait pas l'intention d'en parler à quiconque, même ses meilleurs amis n'avaient aucune idée qu'elle était en réalité une sang pur. Pourtant la mort de ses parents moldus n'était pas un simple accident, mais cela Hermione était loin d'en être consciente.
La bibliothèque était maintenant vide, comme les couloirs d'ailleurs. Il se faisait tard et Hermione n'avait même pas remarqué qu'elle venait de louper le dîner et que Harry et Ron la cherchaient depuis une bonne heure. Justement, ces derniers entrèrent dans la bibliothèque essoufflée de la course contre la montre qu'ils venaient d'entreprendre.
— Enfin Hermione cela fait une heure qu'on te cherche sans relâche. hurla Ron.
— Désolé.. dit-elle, baissant les yeux.
— Je crois que tu nous dois des explications. reprit Harry en serrant la mâchoire afin de s'empêcher de hurler sur sa meilleure amie.
Hermione se leva et d'un coup de baguette magique les livres se rangèrent uns à uns. Elle suivit ses amis dans le couloir direction les dortoirs, le regard vide de sa joie habituel. Les trois jeunes montèrent les escaliers et avant Harry et Ron abandonne leur amie devant le dortoir des préfets cette dernière s'écroula sur le sol pris d'une violente migraine. Elle criait de douleur, l'impression que des dizaines de poignards pénétraient son crâne, que tout son cerveau se vidait de ses connaissances de ses souvenirs. Les deux jeunes hommes se précipitèrent vers elle, ils essayèrent de la relever et de l'emmener de suite à l'infirmerie mais soudainement l'effroyable douleur de Hermione se stoppa net et la jeune femme, les yeux exorbités, se retrouvai portés par ses deux amis.
— Hermione est-ce que tout va bien ?
— Bordel c'était quoi ça ? interrogea Ron, ronger par l'inquiétude.
— Je n'en sais rien, une effroyable migraine. Ça va aller. mentit-elle, cachant son inquiétude.
— Ne te moque pas de nous Hermione. On va aller à l'infirmerie. ordonna Harry.
— Non ça va aller je vous dis.
La jeune femme ne laissa pas le temps à Harry ou à Ron de répondre quoi que se soit et monta vite dans sa chambre, elle s'arrêta devant celle de Drago et entendit ce dernier qui ne dormait toujours pas. Elle ne prit pas la peine d'en savoir plus et fonça rapidement se changer et s'engouffrer dans son lit.
Merci d'avoir lu !
uncouscious-souls
