Bonsoir ! Désolée de ne pas avoir pu poster avant, j'essaierai de mettre moins de temps pour le prochain chapitre, promis ^^
J'espère également que vous n'avez perdu personne lors des attentats, auquel cas je vous présente mes plus sincères condoléances.
Bonne lecture !
Chapitre 2
Merlin était ravi, revoir son ancien ami après tant d'années lui faisait énormément plaisir, d'autant plus qu'il n'avait jamais réellement compris pourquoi il avait quitté Ealdor.
Cependant, il n'était pas complètement idiot, et il avait bien vu qu'un malaise s'était immédiatement installé entre Theo et Arthur. S'il ne comprenait pas pourquoi, il espérait tout de même que cela n'était qu'une première impression, et que les deux hommes deviendraient amis. Ou au moins qu'ils se supporteraient, ce qui n'était pas vraiment gagné si l'on tenait compte des regards mauvais qu'ils se lançaient dès qu'ils se voyaient.
Theo n'était arrivé que depuis une journée et demie, et cette situation semblait déjà irréversible. Merlin voyait bien que ses deux amis tentaient de ne pas lui montrer à quel point ils se détestaient, mais le sorcier n'était pas stupide, et Arthur et Theo n'étaient pas franchement connus pour leur discrétion. Il mourrait d'envie de leur demander ce qu'il avait bien pu se passer pour provoquer cette situation, mais il voyait déjà Arthur lui répondre avec une liste interminable de corvées qu'il se retrouverait obligé de faire en un temps record, et Theo s'énerver. Rien de bien transcendant, en soi.
C'est pourquoi le jeune servant avait entrepris de suivre aussi discrètement que possible l'un ou l'autre de ses amis, en espérant qu'il tomberait sur l'autre, et qu'une dispute éclaterait, auquel cas il pourrait intervenir et les forcer à lui révéler le fin mot de cette histoire. Mais, Merlin étant Merlin, la discrétion n'était pas son fort non plus, et après s'être fait repérer deux fois par Arthur, s'être ramassé lamentablement sur le sol en plongeant sur le côté pour que Theo ne le voit pas, et avoir heurté de plein fouet Perceval , qui lui-même heurta Gwaine, qui fit tomber sa pomme et qui en voulait encore au sorcier pour cela d'ailleurs, il en déduit que ce n'était pas une bonne technique.
Il avait bien sûr pensé à utiliser la magie, mais il sentait déjà venir des résultats catastrophiques s'il utilisait une formule de vérité, ou quoi que ce soit dans ce genre pour leur faire cracher le morceau. Sans parler du fait que Gaïus le tuerait probablement. Enfin non, il lui donnerait plutôt une liste de corvées encore plus longue que celles d'Arthur, et le forcerait à les réaliser sans l'aide de la magie.
Le sorcier s'était donc plus ou moins –plutôt moins- résigné à laisser tomber. Pendant environ deux minutes trente. Puis, il avait décidé qu'il devait tenter le coup, tant pis s'il se faisait rembarrer. C'est pourquoi il se tenait devant la porte de la chambre de son roi, il hésita à toquer, puis préféra l'effet de surprise et entra dans la pièce.
Arthur était assis à son bureau, lisant une énième requête d'un habitant de Camelot lorsque Merlin entra.
- Ah, Merlin ! Tu tombes bien, il faut laver tout ça ! Lança t-il en jetant un tas de vêtements dans les bras du valet.
Le sorcier réceptionna le tout tant bien que mal.
- Euh oui, mais… Arthur ?
- Mmh ?
- Je peux vous poser une question ?
- Bien sûr, dès que tu auras lavé mes vêtements, Merlin. Ah et polis mon armure aussi ! S'exclama le roi, amusé.
Ce n'est que lorsqu'il remarqua l'air plutôt sérieux et pas du tout amusé de son serviteur qu'Arthur changea lui aussi d'air.
- Bon, très bien, que t'arrives t-il ?
Merlin hésita une seconde à abandonner et faire demi-tour, avant de se résigner et de poser la question qui lui brûlait les lèvres.
- Je me demandais…S'il s'était passé quelque chose entre Theo et vous..
En entendant le nom de son nouvel ennemi, le roi se raidit. Il n'avait aucune envie d'expliquer à Merlin ce qu'il s'était passé, il savait que cela lui ferait du mal. Il tenta donc de prendre son air le plus naturel possible avant de répondre.
- Je ne vois pas de quoi tu parles.
- Je ne suis pas stupide, Arthur. Je vois bien les regards que vous vous lancez lorsque vous vous croisez, ne me dites pas que tout est normal, s'agaça le sorcier en levant les yeux au ciel.
- Puisque je te dis qu'il ne se passe rien ! Arrêtes de te faire des films et retournes travailler !
Arthur avait lancé ces mots de manière bien plus violente qu'il ne l'aurait souhaité. Il voulait tellement mettre fin à la conversation pour protéger son ami, que l'envoyer faire ses corvées était le seul moyen qu'il avait trouvé.
- Bon très bien, lâcha sèchement Merlin. Désolé d'avoir pensé que nous étions suffisamment amis pour que vous me disiez la vérité.
Sur ce, le sorcier sortit en trombe de la chambre en emportant le linge, laissant Arthur seul. Ce dernier, énervé, balança ses papiers d'un revers de la main. Il avait de toute évidence heurté Merlin, et les mots de Theo lui revenaient en tête. « Qu'en sera-t-il lorsque j'aurais fait en sorte qu'il vous haïsse, plus qu'il n' a jamais haï personne ». Arthur avait confiance en Merlin, mais il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter. Il avait peur de l'influence que Theo pouvait avoir sur lui, et il savait pertinemment que s'il venait à apprendre qu'Arthur avait envoyé bouler Merlin, il s'en servirait contre lui. Il décida donc de retrouver son serviteur pour arranger les choses avant qu'une nouvelle catastrophe ne lui tombe dessus.
Merlin, quant à lui, était extrêmement déçu. Il s'était bien évidemment attendu à ce genre de réaction de la part du roi, mais il n'avait pas pu s'empêcher d'espérer qu'Arthur tiendrait suffisamment à lui pur lui dire la vérité. Ce qui n'était de toute évidence pas le cas. Perdu dans ses pensées, il n'entendit pas Theo, qui l'avait rejoint dans la salle où il polissait l'armure d'Arthur.
- Merlin ?
Le sorcier sursauta avant de se retourner pour découvrir son ami.
- Oh, Theo.
- Ca va ? Tu as l'air… Triste.
- Non, ça va.
Theo s'approcha du jeune homme, et posa une main sur son épaule.
- C'est Arthur, n'est-ce pas ? Demanda-t-il doucement.
Merlin, qui n'avait pas tellement envie de parler, se contenta de hocher la tête lentement.
- On s'est un peu disputés, rien de grave, lui assura-t-il.
- Tu sais, tu ne devrais pas le laisser te blesser. Il est peut-être le roi, mais ça ne l'autorise pas à te manquer de respect. Et ne me dis pas que ce n'est pas le cas, tu ne me feras pas croire qu'il ne t'as jamais manqué de respect, humilié, accusé à tort ou que sais-je encore, ajouta-t-il avant que Merlin n'ait pu répondre.
Le sorcier soupira. Certes Arthur était parfois dur, mais il était persuadé que le roi le respectait, au fond. Après toutes ces années, il ne pouvait pas en être autrement. Arthur lui avait même déjà avoué –à demi-mots certes- qu'il tenait à lui. Mais, comme il n'avait pas la foi d'entrer dans un nouveau débat avec Theo, il ne répondit pas, et laissa son ami le prendre brièvement dans ses bras.
C'est à cet instant qu'arriva Arthur, qui, bien décidé à réparer son erreur, se stoppa net en voyant Theo enlacer Merlin. Il arrivait de toute évidence trop tard. Theo, qui pouvait voir Arthur, alors que Merlin lui tournait le dos, resserra son étreinte en fixant le blond avec un sourire narquois. Arthur tourna les talons, déçu et quelque peu désemparé, avant que Merlin n'ait eu l'opportunité de l'apercevoir.
