Coucou ! Me revoilà pour vous poster ce deuxième chapitre ! J'espère sincèrement qu'il vous plaira. Il est essentiellement centré sur Akihito avec un fond humoristique qui colle assez bien à ce personnage je trouve, je vous laisse donc découvrir ;) Pour ce qui est d'Asami, ne vous en faites pas, vous le verrez dans le chapitre suivant qui promet d'être épique haha ;p

PS : Un grand merci à toutes les personnes qui m'ont mis des reviews sur le premier chapitre, ça m'a fait super plaisir ! Vous êtes adorables ! :D

Bonne lecture et enjoy ;)


La clochette placée au-dessus de la porte tinta, tandis qu'Akihito pénétrait dans une petite parfumerie de quartier. Le photographe promena son regard perdu et perplexe sur les rayons dans lesquels étaient alignés diverses sortes de flacons de parfum. Il y en avait vraiment pour tous les goûts et toutes les couleurs. Au bout de quelques minutes d'errance, une vendeuse vint aborder le jeune homme. Elle portait un tailleur sombre, un foulard fushia, et un chignon qui faisait ressortir toute la sévérité des traits de son visage.

- Puis-je vous aider ? Demanda-t-elle.

- Euh...oui, je cherche cette eau de toilette, répondit-il naïvement, en montrant à la vendeuse un petit papier sur lequel il avait pris soin, pendant le trajet, de noter la référence de ladite eau de toilette d'Asami.

L'employée s'en saisit, lu, puis haussa vivement les sourcils.

- Vous ne l'avez pas ?

- Voyons jeune homme, ce n'est pas ici que vous trouverez un tel produit, ça tombe sous le sens, dit-elle tout en levant les yeux au ciel comme si cela était évident.

Akihito, renonçant à poser davantage de question à cette harpie, reprit son papier et quitta la boutique en saluant tout de même aussi poliment que possible la vendeuse, bien qu'elle s'était montrée fort peu aimable. Qu'importe, il y avait encore bien d'autres parfumeries dans le coin et le photographe savait qu'il finirait bien par mettre la main sur cette foutue eau de toilette. Il pressa donc le pas. Au croisement de deux grandes allées commerçantes, Akihito poussa la porte d'une autre enseigne de produits cosmétiques et y entra.
Les rayons étaient spacieux, bien éclairés et fournis. Ici, le jeune homme était certain qu'il trouverait de quoi faire passer son erreur ni vue ni connue aux yeux d'Asami. Il rentrerait avec le flacon de remplacement, le substituerait à l'autre dans l'armoire de la salle de bain et le tour serait joué.
Il tourna cinq minutes, puis dix, puis vingt, avant qu'au bout d'une demi-heure de recherche infructueuse, une vendeuse endimanchée ne vienne finalement lui proposer ses services. Il énonça alors le nom de l'eau de toilette, mais à nouveau il se heurta à la perplexité de la vendeuse. Cette dernière prit ensuite un air pincé et s'adressa à lui tout en levant les yeux au ciel.

- N'importe qui sait que ce produit n'est disponible que sur réservation, monsieur. Et de toute manière, je doute que ce soit dans vos moyens, se crut-elle obligée de préciser en observant Akihito de haut en bas.

Il était clair que son style vestimentaire dénotait totalement avec l'aspect guindé de la boutique, mais tout de même, ce n'était pas une raison ! Le photographe fit un effort surhumain pour ne pas s'en formaliser, et reprit :

- Bon, dans ce cas je vais en commander un flacon, si vous voulez bien.

La vendeuse pinça davantage les lèvres, comme si Akihito lui avait sorti la pire des énormités, et se dirigea vers le comptoir sur lequel trônait un ordinateur de service. Elle vérifia les modalités de commande et les énonça d'un ton sec au jeune homme.

- Votre commande sera disponible d'ici un mois et demi, si vous avez de la chance. Ça vous fera un total de 354 800 ¥ens (#1) environ 2600 euros), payables lors du passage de la commande, en d'autre terme immédiatement.

En entendant le montrant, le photographe manqua de s'étouffer et ne put s'empêcher d'ouvrir de grands yeux ronds, puis se mit à sourire d'un air gêné.

- C'est vrai que c'est pas donné... Commenta-t-il en se passant maladroitement une main derrière la tête, avant de reprendre : - Tout compte fait laissez tomber la commande, c'est pas grave, je me débrouillerais autrement. Merci de votre patience. Au revoir.

Sans plus perdre de temps, Akihito s'empressa de quitter la parfumerie, le teint pâle et les joues empourprées de honte. Bon sang, plus de 350 000 ¥ens ?! Pour un simple flacon d'eau de toilette ?! Asami était vraiment cinglé de dépenser autant d'argent pour ça ! Quoique...il possédait un compte en banque tellement fourni qu'il ne devait pas être à ça près, surtout quand on voyait ses voitures, la qualité de ses vêtements, son appartement, les endroits qu'il fréquentait... Tout transpirait le luxe, jusque dans ses produits cosmétiques.
Le jeune photographe se mit à réfléchir à toute allure. De toute façon il était clair qu'il ne pouvait pas se permettre de dépenser une telle somme : somme, qu'au passage, il n'avait de toute façon pas en sa possession. Il était totalement et désespérément fauché. Mais ça ne résolvait en rien le problème : comment faire pour remplacer l'eau de toilette d'Asami avant son retour, tout en sachant que le produit en question était quasiment introuvable et hors de prix ? Akihito sentait tout le poids de la fatalité peser sur ses épaules et le désespoir l'envahir. A tous les coups il pouvait se préparer à subir les foudres d'Asami lorsque ce dernier rentrerait. Il allait prendre cher et nul doute qu'après ça il ne pourrait plus marcher pendant au moins une semaine. Cette seule pensée suffit à le faire frissonner. Il fallait se rendre à l'évidence, par sa bêtise, Akihito s'était une fois de plus enfoncé dans les ennuis jusqu'au cou, à tel point que ça en devenait coutumier chez lui.

Les épaules affaissées de désespoir, le jeune homme traversa la longue allée commerçante en soupirant. Il aurait voulu pouvoir disparaître.
Il longea les trottoirs tout en regardant la vitrine des nombreuses boutiques d'un air absent. Puis, alors qu'il s'apprêtait à tourner au coin d'une rue, il aperçut l'immense enseigne lumineuse d'un nouveau magasin qui venait d'ouvrir, à en juger par ce qu'en disait la publicité affichée sur la vitrine principale. Ce magasin semblait énorme et s'étendait sur cinq niveaux : décoration d'intérieur, bien-être, accessoires, parfumerie et esthétique. Une chance inespérée ! Dans un regain d'espoir, Akihito se prit à espérer qu'en vue de l'ouverture récente du magasin, celui-ci proposerait des prix de lancement abordables sur les produits, et surtout qu'il trouverait la perle rare : l'objet de se recherche, malgré tout ce qu'avaient pu en dire les vieilles harpies des boutiques précédentes.
Ainsi, dans une dernière tentative, le photographe s'engouffra dans le centre commercial. Le rez-de-chaussée était réservé à des articles de décoration d'intérieur, quant à la parfumerie, elle se trouvait au quatrième étage. Alors, Akihito se dirigea aussitôt vers les escalators. Il n'y avait plus de temps à perdre. Une fois arrivé dans le rayon adéquat, le jeune homme commença à parcourir les vitrines et les étagères d'un regard attentif. Il se prit même à sourire en constatant que les prix de bien des parfums étaient tout à fait abordables, allants de moins 20% à moins 50%. Les choses semblaient être en bonne voie donc. Et pour une heure aussi tardive il y avait encore foule, surtout des femmes bien sûr et dans cet amas féminin, autant dire qu'Akihito, malgré toute la bonne volonté dont il faisait preuve, se sentait un peu perdu.

Peinant à mettre la main sur ce qu'il cherchait, il décida de se diriger vers une vendeuse, sans plus perdre une minute. Toujours le même déroulement : la jeune femme lui demanda poliment en quoi elle pouvait lui être utile, Akihito sorti donc son petit papier de sa poche et la vendeuse na tarda pas à lui adresser un regard désolé.

- Je suis navrée monsieur, mais ce Chanel est difficilement trouvable, c'est une édition limitée et il faut passer commande des mois à l'avance pour l'obtenir. Il est importé de l'étranger vous savez.

Une fois de plus, tous les espoirs du jeune photographe venaient de voler en éclats. Quoi qu'il fasse il n'aurait aucun moyen de mettre la main sur cette foutue eau de toilette ! Et puis d'abord tout était de la faute d'Asami, il n'avait qu'à pas choisir des parfums aussi chers ! Non mais quelle idée ! Est-ce que lui se parfumait ? Non. C'était des dépenses inutiles et Asami aurait très bien pu faire comme lui et s'en passer, bon sang ! Akihito comptait bien lui exprimer le fond de sa pensée à ce sujet d'ailleurs, enfin...en théorie bien sûr parce qu'en réalité il n'aurait de toute façon pas assez de courage pour ça.
Il soupira, remercia tout de même la vendeuse et se dirigea vers les escalators pour redescendre, mais il heurta quelqu'un de plein fouet, si bien qu'il faillit en perdre l'équilibre. Reprenant peu à peu ses esprits, il releva la tête, prêt à s'excuser, mais se figea aussitôt qu'il croisa le regard de son vis-à-vis. Sudô !
Ce dernier fronça un peu les sourcils et se redressa fièrement, tout en s'époussetant l'épaule d'un geste outré, avant d'afficher un petit sourire hautain.

- Tiens, Takaba. Sur le coup j'ai été surpris de te voir ici parce que très franchement tu n'as pas du tout une tête à entrer dans une parfumerie, mais quand j'ai entendu la vendeuse j'ai vite compris de quoi il en retournait.

Akihito aurait voulu pouvoir disparaître. Les choses étaient déjà assez compliquées comme ça sans qu'il n'ait en plus besoin de tomber sur ce crétin condescendant de Sudô ! D'ailleurs il avait toujours une monstrueuse envie de l'écorcher vif depuis le jour où il l'avait vu pleurer sur l'épaule d'Asami. Tss, tu parles d'un mec viril !
Le jeune photographe fronça à son tour les sourcils et voulu couper court à la conversation. De toute façon il ne pouvait pas se permettre de perdre encore du temps, car si Asami rentrait à l'appartement avant lui, les dégâts seraient sévères.

- Ta mère ne t'a jamais appris que c'est très impoli de juger les gens sur leur apparence ? Et puis ce que je fais et où je vais ça ne te regarde pas. C'est pas interdit d'aller dans une parfumerie à ce que je sache !

Mais Sudô eu l'air amusé par les paroles et par l'image hérissée du jeune homme qui ressemblait davantage à un chat sauvage. De plus, son petit sourire empreint d'ironie ne s'effaçait pas, bien au contraire.

- Et arrête de te foutre de moi ! Reprit Akihito, en haussant le ton.

C'était quand même dingue ça ! Qu'est-ce qu'ils avaient tous à toujours se moquer de lui et à le prendre constamment de haut ?! D'accord il n'avait pas un rond. D'accord c'est à peine s'il pouvait payer son loyer, et encore. D'accord il n'était qu'un simple photographe. Mais tout de même ! Ce n'était pas pour autant qu'il n'avait pas le droit de mettre les pieds dans un magasin, comme tout le monde !

- Tss, tu me fais tellement pitié que je vais te le donner. De toute façon je sais bien que c'est pour le patron. Toi tu n'es pas assez raffiné pour porter ça. Tiens.

Sudô tendit un sachet à Akihito, lequel le saisit avec une certaine hésitation, avant de jeter un œil à l'intérieur. Il prit une petite boite et fit de grands yeux ronds en lisant ce qui était inscrit dessus. L'eau de toilette d'Asami ! Le photographe n'en revenait pas. Comment s'y était-il prit pour l'obtenir alors que toutes les vendeuses du coin n'avaient eu de cesse de lui répéter que ce produit était quasiment introuvable ?!
Devinant certainement sa question, Sudô y répondit avant même qu'il n'ait eu besoin de la formuler.

- Je l'ai commandé directement auprès d'une enseigne française, dit-il en haussant les épaules d'un air détaché.

Bien sûr...comme si ça coulait de source. Il n'empêche qu'Akihito se posait toujours un paquet de questions.

- Et pourquoi tu me le donnerais gracieusement ? Demanda le jeune homme, méfiant.

Le regard de Sudô se fit plus sombre. Il s'approcha encore un peu d'Akihito et lui murmura à l'oreille sur un ton glacial :

- Sache bien que je ne fais pas ça pour toi. J'ignore pourquoi tu viens en pleine nuit faire les courses du patron, mais vu à quel point tu es un incapable je préfère te le donner. C'est pour Asami-sama que je fais ça, pas pour toi.

Akihito s'écarta de Sudô, les sourcils amplement froncés. Il détestait réellement ce gars-là ! Il avait l'air d'un vil serpent qui ne savait rien faire d'autre que médire. Il voulut riposter, se défendre pour ne pas donner la pitoyable impression qu'il se laissait marcher dessus.

- Arrête de dire des conneries ! Et puis d'abord, pourquoi ce serait toujours pour Asami ? C'est pour mes propres courses que je suis ici figure-toi. Le monde ne tourne pas uniquement autour de ton foutu patron !

- Tss, siffla dédaigneusement Sudô entre ses dents. Je doute que même en une vie toute entière de travail tu parviennes un jour à te payer le luxe d'une eau de toilette comme celle-ci. Tu as beau essayer de trouver des excuses, n'oublies jamais que je connais Asami bien mieux que toi. Je sais tout de lui, jusqu'à l'eau de toilette qu'il utilise ou la marque des cigarettes qu'il fume, alors tu ne me feras pas croire que c'est uniquement pour faire tes petites emplettes personnelles que tu es venu ici. Il n'y a qu'Asami pour avoir autant de goût. Toi tu ne joues pas dans la même cour que nous, un jour tu finiras par t'en rendre compte à tes dépens. Asami aimes ce qui a de la valeur et j'en sais bien plus que tu ne crois à ce sujet... conclut Sudô, avec un petit sourire provocateur.

Puis, le blond emprunta les escalators et se retourna une dernière fois vers Akihito.

- L'eau de toilette je te la laisse. Même si maintenant c'est avec toi qu'il joue, je n'ai jamais oublié les goûts de mon patron...

Sudô n'avait pas perdu son sourire, et Akihito le fixa jusqu'à ce qu'il eut quitté le magasin, complètement perdu. Qu'est-ce que signifiait tout ça ? Il avait bien sûr supposé qu'Asami et Sudô étaient proches dès la première fois qu'il avait vu le jeune homme pleurer sur son épaule, mais quand même… Proches en tant que patron et employé, oui, mais il peinait de plus en plus à faire taire la petite voix au fond de lui qui lui disait que peut-être Sudô était plus qu'un simple employé aux yeux d'Asami. Sinon comment Sudô aurait-il pu se targuer de connaître tous les goûts d'Asami ? Pourquoi le provoquait-il de la sorte ? Qu'avait-il bien pu se passer entre eux ?
Akihito sentit sa gorge se serrer au fur et à mesure que les questions défilaient dans sa tête. Asami ne lui avait jamais parlé de son passé ni de ses précédentes conquêtes. Non pas qu'il voulait l'obliger à le faire, de toute façon personne n'avait le pouvoir d'obliger Asami à faire quoi que ce soit, mais il aurait aimé savoir... Le jeune photographe en venait même à se demander si au final Asami, en plus de lui, n'avait pas quelqu'un d'autre. Quelqu'un comme... Sudô ?
Akihito secoua vivement la tête pour se tirer de ses réflexions. Il ne devait pas penser à ça. Et puis il détestait se l'avouer mais il ne faisait aucun doute qu'il éprouvait de la jalousie à cette pensée. Asami était à lui. C'était lui qui partageait sa vie désormais, lui qui vivait dans son appartement, lui qui lui préparait ses repas et s'occupait de son intérieur et lui qui lui offrait son corps lorsqu'il rentrait contrarié de sa journée de travail. Oui, lui et personne d'autre !

Fort de ces constatations, Akihito referma le sachet que lui avait laissé Sudô en se disant que finalement même s'il ne supportait pas ce type, au moins pour le coup il venait de lui sauver la vie sans le savoir.
Ne restait donc plus qu'à retourner à l'appartement et à replacer la clé du bureau d'Asami dans le nouveau flacon, ni vu ni connu, et le tour serait joué.


Et voilà, c'est déjà la fin de ce chapitre. Qu'en avez-vous pensé ? Quel est votre point de vue concernant Sudô ? Pensez-vous qu'Akihito va réussir à s'en sortir sans embuches maintenant qu'il a le parfum? haha : réponses au chapitre 3 ;)