Deuxième acte :
Bellamy vit tout le chaos provoqué par l'annonce de cette femme, mais décida de ne pas céder à la panique générale. La seule chose à faire dans ce genre de situation, c'est de rester calme et de réfléchir. Il remarqua que ses deux "amis" étaient partis devant et poussaient tout le monde sur leur passage. Ils ne s'étaient même pas retourné pour voir si Bellamy les avaient suivis... Tu parles d'une loyauté ! Ils en entendraient parler quand il réussirait à sortir de là. Car oui, Bellamy allait s'en sortir. Il en était sûr.
Quand il se décida enfin à partir, plusieurs étudiants étaient déjà à terre. Bellamy les évitait en tâchant de rejoindre le plus habilement possible la porte de sortie. C'est alors qu'une vision d'horreur s'imposa à lui. Parmi tous les étudiants, il aura fallut que ce soit elle qui gise devant lui, inconsciente. Clarke Griffin. La fille la plus agaçante qu'il connaisse, la plus sexy aussi. Il ne put s'empêcher de s'arrêter et de s'abaisser afin de vérifier son pouls. Ouf, elle était encore en vie... Maintenant c'était le moment de partir et de la laisser, en espérant que les gens la prendrait pour morte et ne lui tire pas dessus. Mais c'était impossible, il ne pouvait se résoudre à la laisser là ; avec ses boucles bondes éparpillées autour de son visage, on aurait dit un ange.
Après avoir poussé un long soupir, Bellamy se baissa davantage et positionna ses bras sous les genoux et le dos de la jolie blonde pour pouvoir la porter plus facilement. Il la sentit se rapprocher de son torse et frissonner à se contact. Maintenant, il fallait absolument qu'il trouve un moyen de les sortir de là. Il décida de passer par les cuisines de la cafétéria, c'était un raccourci pour parvenir à la sortie. Il se rendit compte qu'ils étaient désormais seuls dans l'amphithéâtre en dehors des autres corps qui gisaient par terre.
Il démarra sa course et essaya de se faire le plus discret possible. Il vit d'autres corps dans le couloir, du sang coulant des différentes blessures qu'ils arboraient. Le bruit des balles et des cris continuaient à faire rage et Bellamy fit de son mieux pour ne pas se faire remarquer : il n'avait tout de même pas risqué sa vie pour une petite pimbêche si c'était pour ensuite se faire tirer dessus ! Il continua de courir en évitant les corps et en s'éloignant du bruit des coups de feu. Clarke commençait vraiment à peser lourd ; comme il serait facile de la laisser au sol et de partir sans elle... Mais non, il fallait qu'il s'ôte cette idée de la tête. Maintenant qu'il l'avait sauvé, il irait jusqu'au bout.
Bellamy se rapprochait des cuisines, plus que quelques pas et ils seraient tirés d'affaire.
C'est alors qu'il entendit la voix tant redoutée s'exprimer de nouveau à travers les haut-parleurs.
"Voilà, très chers étudiants de l'Arche, le compte à rebours est terminé ! J'ai désormais un message à faire passer aux quelques survivants toujours présents dans l'établissement : nous vous retrouverons. Où que vous soyez, on sera là nous aussi. Ce n'est qu'une question de temps."
Et merde, il fallait qu'il trouve quelque chose. Maintenant, il n'écouterait plus que son instinct et celui-ci lui criait "Vas te cacher !". Sans plus de réflexion Bellamy repartit dans le sens inverse. Il se stoppa net en voyant devant lui une scène qui lui glaça le sang. Un homme lui présentant son dos venait de tirer sur une jeune étudiante. Il constata un grand "G" inscrit au dos de la veste de l'homme. Mais ce n'était pas le moment de réfléchir, pour l'instant le plus important c'était de se cacher ! C'est ainsi que Bellamy entra dans la première pièce qu'il trouva : un placard à balais. Il referma la porte immédiatement, déposa Clarke au sol, et chercha quelque chose qui pourrait barricader la porte. Il se décida pour l'armoire contenant les produits d'entretien, oui. Ça ferait l'affaire. Après s'être épuisé à la tâche, ce qui s'avérait d'autant plus compliqué qu'il lui fallait éviter Clarke, il s'autorisa une pause.
La première chose que vit Clarke en se réveillant fut un balai. S'étonnant du manque de confort de son lit, la jeune femme se retourna et tenta de trouver une position qui lui conviendrait mieux. C'est alors qu'elle le vit et se rendit compte que quelque chose n'allait pas. Que faisait Bellamy Blake dans sa chambre à l'observer d'un regard amusé ? Pourquoi sa chambre était si petite, et son lit si dur ? Et surtout, pourquoi était elle entourée de produits d'entretien, balais, et aspirateurs en tout genre ? Tout lui revint soudainement en mémoire : le coup de feu, la voix, sa chute. Elle se releva immédiatement et interrogea le jeune homme devant elle qui n'arrêtait pas de la détailler du regard.
"Comment je suis arrivée ici ? Que s'est il passé ? Où sont mes amis ? Et puis qu'est ce que tu fais là toi ? Est ce que je suis morte ?"
Clarke ne s'était pas arrêtée pour respirer lors de sa tirade et reprit donc une grande inspiration en regardant un sourire naître aux lèvres de Bellamy.
"Calme toi princesse, tu vas finir par t'étouffer à poser autant de questions. J'apprécie le fait que tu penses être morte... Je correspond donc à l'image que tu te fais du paradis ?"
"Ouais, plutôt à mon enfer si tu veux tout savoir. Mais s'il te plait, réponds moi..."
Bellamy sentit au ton plaidant de Clarke qu'elle ne se sentait pas d'humeur à rigoler, et décida donc de lui répondre sérieusement.
"J'ai mis un peu de temps à réagir quand j'ai entendu l'annonce, le choc sans doute. Et quand je me suis finalement décidé à bouger, les cinq minutes étaient dépassées. En te voyant au sol, je me suis dit que je pourrais te cacher avec moi. Je t'ai donc porté jusqu'à ce... local."
Bellamy avait légèrement menti, mais cela valait toujours mieux que de lui dire qu'il venait de se condamner pour la sauver. Manquerait plus qu'elle se sente coupable ; c'était son choix, sa décision. Alors ça avait beau avoir été stupide, il l'assumerait jusqu'au bout.
Clarke se sentit rougir à cette remarque.
"Tu m'as.. porté ?"
"Ouaip. T'es pas si lègere que ça d'ailleurs, pas top pour une princesse. Tu ferais peut-être bien de te mettre au régime !"
Clarke lui lança un regard exprimant tout le mépris qu'elle ressentait pour lui. Quel misérable, arrogant, terriblement sexy... Oula. Sexy ? Clarke avait dû recevoir un sacré coup sur la tête en tombant pour qu'elle se mette à avoir de telles pensées. Enfin, elle n'allait pas dire qu'il n'était pas attirant, loin de là : brun, musclé, des yeux sombres et pénétrants ; elle aimait particulièrement ses léger grains de beauté qu'on pouvait apercevoir à la lumière... Mais non. Il était beaucoup trop arrogant et imbu de lui même, et puis il s'attendait toujours à ce que tout le monde suive ses ordres au pied et à la lettre ! Définitivement non, elle ne pouvait pas le trouver sexy. Il fallait absolument qu'elle sorte d'ici.
"Bon, est ce que tu sais qui sont ces gens qui nous attaquent et pourquoi ils le font ? La voix de la jeune femme me disait quelque chose mais je n'arrive pas à replacer un visage dessus... C'est complètement débile de faire un tel massacre pour devenir directrice ! Crois tu qu'on pourra bientôt sortir ?"
"Et bien vois tu princesse, pendant que tu faisais un petit somme et que tu te reposais bien tranquille, j'ai eu le temps de réfléchir et de tirer quelques conclusions. Les gens qui nous ont tiré dessus sont des "Grounders", d'où le G dans le dos, il s'agit d'une dangereuse organisation qui désire semer la pagaille dans le monde pour pouvoir obtenir, je cite, "un monde meilleur !". Je ne vois cependant pas qui pourrait être cette femme, et quant à sortir... Tu oublies tout de suite princesse. Je ne te laisserai pas faire."
Clarke fut quelque peu surprise, mais n'insista pas en voyant le regard résigné du jeune homme. Mais il lui faudrait tout de même bien sortir au bout d'un moment, au moins pour trouver de la nourriture. Clarke commença alors à s'inquiéter pour ses amis, où étaient passé Monty, Jasper et Wells ? Avaient-ils réussi à s'en sortir ou bien étaient ils ?...
"Bellamy. J'aimerais que tu me répondes maintenant. Est ce que tu sais où sont mes amis ?"
Bellamy déglutit et détourna son regard ; il avait espéré qu'elle oublie cette question. Mais maintenant qu'elle le confrontait, il devait répondre. Et sincèrement.
"Je n'ai pas vu si le duo inséparable est parvenu à s'en sortir, même s'il m'a semblé apercevoir l'asiat' dans la foule qui se dirigeait vers la sortie. Quant au fils du prof... Il gisait dans le couloir. Son corps était criblé de balle."
Clarke n'en croyait pas ses oreilles... Ce n'était pas possible, il ne pouvait pas être mort. Un premier sanglot s'échappa des lèvres de la jeune femme, puis elle fondit en larmes.
Bellamy commença à s'inquiéter, elle faisait beaucoup trop de bruits ! Il allaient se faire repérer. L'heure n'était pas au réconfort, il fallait agir. Bellamy plaqua sa main sur les lèvres de Clarke et lui fit signe de se taire de son autre main.
"Chut ! Fais attention, on va se faire repérer si tu continues !"
Clarke repoussa la main du jeune homme et s'écria :
"Comment peux tu être aussi insensible ? Je m'en fou de me faire repérer, mon meilleur ami vient de se faire tuer, plus rien n'a d'importance !"
Bellamy poussa un soupir exaspéré, et lui répondit froidement :
"Peut être que toi tu t'en fou, mais pas moi. J'ai une petite sœur qui m'attend à la maison et qui compte sur moi figure toi. Elle ne mérite pas d'apprendre que son frère est mort, surtout à cause d'une petite idiote pourrie gâtée dans ton genre !"
Bellamy se rendit compte à l'air blessé de Clarke, qu'il était peut être allé trop loin. Lui qui ne voulait pas la faire culpabiliser... Au moins elle s'était arrêtée de crier.
"Tu es vraiment insensible."
Ses larmes coulaient désormais silencieusement le long de ses joues.
"Ouais c'est ça, si tu le dis princesse."
Clarke le regarda d'un air mauvais puis détourna le regard. Elle s'assit en tailleurs et se prit d'admiration pour un balai ; elle était bien décidée à ne plus jamais lui adresser la parole.
Pensez vous avoir deviné à qui appartient la voix mystérieuse ? Vous en apprendrez plus dans le prochain chapire !
Merci à tout ceux qui suivent mon histoire et qui laissent des review, ça me fait très plaisir. :)
A bientôt!
