Je tiens à remercier toutes celles qui ont mis cette traduction en alerte ou favori, celles qui ont laissé trace de leur passage ou simplement lu. Je remercie bien évidement Space Bound Rocket pour son aide et PtiteWam pour ses corrections. Elles ont été d'un grand soutien. Et un bonjour à Lilouand si elle passait par là.
La traduction de Lilouand : s/6267403/1/Il-va-y-avoir-du-sang
La fic originale appartient à JohnnyBoy7 : s/6116028/1/There-Will-Be-Blood
The End of Isabella Swan
La fin d'Isabella Swan
BELLA POV
"Truth is one forever absolute, but opinion is truth filtered through the moods, the blood, the disposition of the spectator."-Wendell Phillips
All things Twilight related belong to Stephanie Meyer
J'étais penchée au-dessus des toilettes de la salle de bains. C'était devenu ma place pendant les deux dernières heures, et en fait ce n'était pas à cause de la grossesse. Mon estomac était plus détraqué à cause des nerfs. Bon, je suis sûre que c'était un mélange des deux, mais mes craintes l'emportaient sur mes hormones.
Edward était parti depuis hier et était censé être de retour ce matin, mais il avait dû rester là-bas à cause d'une gigantesque tempête de neige. Je ne savais pas où il était et il ne me dirait pas ce qu'il faisait. Je supposais que c'était quelque chose d'affreux, alors je ne voulais même pas le demander.
Le problème le plus urgent était que mes sept jours étaient passés. Aujourd'hui c'était le cap d'une semaine depuis que j'avais découvert que j'étais enceinte. Je m'étais donné un délai et je savais ce que j'avais à faire. Edward allait revenir et il méritait de savoir. J'avais essayé de l'appeler parce que je voulais vraiment dire quelque chose au sujet du bébé. Je pensais que ce serait peut-être plus facile par téléphone, mais ça n'avait pas marché comme je l'avais prévu.
J'essayais de vomir une fois de plus, mais à ce stade, je n'avais plus rien à expulser.
Je me relevai du sol et me brossai les dents pour m'enlever ce goût affreux dans la bouche. Je m'aspergeai d'eau le visage et me regardai dans le miroir. J'avais une mine affreuse, mais je n'avais pas bien dormi ces derniers temps, le mélange des examens et la crainte était un bon inhibiteur de sommeil. J'étais morte de trouille pour plusieurs raisons.
Premièrement, le père de mon enfant – l'homme que j'aimais – haïssait ce que je portais. Ce n'était pas simplement qu'Edward n'aimait pas les gosses, il les méprisait vicéralement. Il agissait comme un grand gosse lui-même, mais je ne pouvais imaginer une personne haïssant un enfant. Si quelqu'un le pouvait cependant, c'était Edward. Il n'importait pas qui ils étaient, non plus. Je l'avais vu repousser ses petits cousins parce qu'ils l'agaçaient ou lancer des regards noirs à des gosses dans la rue parce qu'ils le regardaient d'une drôle de façon. Comment étais-je censée lui dire que je portais un bébé ?
Deuxièmement, l'année scolaire était terminée, et j'avais dit à Charlie que je restais ici pour les cours d'été. Quand il m'avait demandé comment je les payais, j'avais dit que j'avais eu une petite bourse scolaire. C'était un parfait mensonge et j'allais devoir rentrer à la maison à un moment donné pendant l'été – de préférence avant que ça commence à se voir. Je ne savais pas quoi dire à Charlie. J'avais été si cachotière avec lui durant cette année écoulée parce que j'étais impliquée dans beaucoup de choses où je n'aurais pas dû. Pour lui, j'étais la douce jeune fille innocente qui se crevait à étudier dans sa résidence universitaire. Il réaliserait bientôt que j'avais non seulement un petit-ami de vingt-cinq ans mais aussi que j'étais en cloque ? Ça allait être un choc, c'est sûr.
Il commencerait à creuser sur Edward et qui il était, même si ils s'étaient déjà rencontrés. Charlie allait découvrir quel était le véritable nom de famille d'Edward, et tout devrait dégringoler à partir de là. Peut-être que je n'aurais même pas à dire à Edward que nous allions avoir un bébé, parce qu'une fois que Charlie saurait tout, ce n'est pas comme si je le reverrais de toute façon. Quant à Renée ? Oh mon Dieu, tuez-moi tout de suite.
Je me faisais une liste de ce qui devait être fait. Je devais le dire à Edward, prendre bientôt un médecin, et partir d'ici.
Comment était-ce supposé marcher?
"Dis-lui, tout bonnement." J'essayais de me stimuler dans le miroir. Ça ne marchait pas.
J'allai en bas et décidai de me déstresser en cuisinant. Je devais faire quelque chose pour maîtriser ma nervosité.
Je passai des heures dans la cuisine, faisant quelques tartes et ensuite des macaronis au fromage puisque j'en eus soudain envie. Lorsque tout cela fut terminé, la cuisine ressemblait à une émission de cuisine, et j'étais en manque de place pour mettre les choses sur le comptoir.
La sonnette de la porte retentit et mon cœur s'arrêta. Je me calmai quand je réalisai qu'Edward n'était pas encore de retour. Il aurait utilisé sa clé. Je jetai un œil à travers le judas et vis le visage de Rose de l'autre côté.
"Qu'est-ce qui t'a pris si longtemps ? » Demanda-t-elle quand j'ouvris la porte.
"Je vérifiais."
"Je m'ennuie. Allons faire quelque chose." Elle se laissa tomber dans le canapé et je m'assis dans le fauteuil à côté d'elle. "Veux-tu aller au Plasma avant que les gars ne reviennent ? »
"Je ne pense pas, non." Je secouai la tête.
"Pourquoi? Tu ne peux pas encore être malade."
"Je pense que je le suis et je ne veux pas y aller sans Alice."
Elle avait encore un examen et elle étudiait à fond, alors je ne l'avais pas vue au cours des deux derniers jours.
"Tu ne m'aimes pas?" Rose feignit d'être blessée.
"Tu n'es pas exactement la personne la plus chaleureuse avec qui sortir."
"Je sais toujours comment s'amuser et nous nous apprécions l'une l'autre."
"Ouais, avec des gens autour comme tampons." Je me levai de mon siège et retournai à la cuisine.
"Bon, au moins je ne suis plus une totale salope. Nous avons juste de fortes personnalités. Ça ne veut pas dire que nous ne pouvons pas sortir ensemble"
"Je suppose, mais je ne me sens toujours pas bien." Je dévorai un petit biscuit aux pépites de chocolat.
Rose regarda tout autour dans la cuisine. "C'est sûr que ça fait beaucoup de nourriture"
"J'avais faim."
Elle prit un biscuit pour elle et se hissa au comptoir. "Bon, qu'est-ce que tu veux faire ? »
"Rester juste assise ici et attendre qu'Edward revienne."
"La dernière fois que j'ai appelé, ils étaient toujours coincés dans le Maine."
"Maine? Est-ce là où ils étaient hier soir?" Demandai-je.
"Ouais."
"Emmett t'a-t-il dit ça?"
"Emmett me dit tout. Edward ne t'a pas dit pourquoi ils y allaient?"
"Non."
Elle se mordit la lèvre. "Bon, ils seront bientôt de retour"
"Qu'est-ce que tu sais?"
"C'est mieux que tu ne le saches pas là maintenant. Laisse Edward te l'expliquer"
J'expirai fortement. "J'essaie de ne pas lui demander ce qu'il trafique. Ça me fait trop peur."
"Je comprends."
"Rose, puis-je te poser une question?" J'étais sur le point de faire montre d'un grand acte de foi là.
"Bien sûr."
"Pourquoi penses-tu qu'Edward déteste les enfants?"
Elle pouffa. "Parce qu'il ne peut pas les contrôler. Ou du moins, il ne sait pas comment. Ils le font se sentir mal à l'aise, et il veut les traiter comme des adultes, mais il ne comprend pas qu'on ne peut pas"
"Mais pourquoi est-il comme ça? Emmett et Jasper sont très bien avec les gosses. Je les ai vus."
Elle haussa les épaules. "Je ne sais pas. Peut-être que son cerveau ne fonctionne pas ainsi. Je ne peux pas l'expliquer. Mais probablement qu'il ne les aime simplement pas. Penser que tout ça chie, vomit et pisse; il deviendrait cinglé."
"Penses-tu qu'il ne changera jamais?" Ma voix était hésitante et basse.
"Probablement pas de sitôt. Pourquoi me demandes-tu ça ? »
Je me tournai pour faire face au mur parce que je ne pouvais plus la regarder. Tout ce que j'avais envie de faire c'était pleurer ou crier ou… quelque chose. "Je me demandais juste s'il n'allait jamais changer."
"Nope," Rose sauta du comptoir, "ce bâtard est taillé dans la pierre."
"Super."
"Es-tu sure que tu ne veux pas sortir ce soir?"
"Je vais juste rester dedans et attendre."
"Très bien, lâcheuse. Je vais prendre ces cookies." Elle prit un plat et sortit de la cuisine. La porte d'entrée claqua quelques secondes plus tard.
Pendant le reste de la journée, j'étais assise dans le canapé et mangeais des choses qui faisaient grossir. Je suis certaine que ce n'était pas très sain mais j'avais besoin d'avoir quelque chose à faire. Quand le soleil déclina, je commençai à devenir très nerveuse car je pensais qu'Edward rentrerait bientôt. Je me levai du canapé vers l'heure du diner et fit une pleine marmite de poulet aux brocolis Alfredo.
Je gardais mon téléphone à la main et il vibra une heure plus tard. Je pris ma respiration et vis le numéro d'Edward sur l'écran.
"Bonjour." J'essayai de rendre ma voix aussi normale que possible.
"Salut, j'ai essayé de t'appeler plus tôt mais nous étions coincés sur la piste et ça nous a pris une éternité pour décoller"
"C'est bon. Es-tu blessé?" C'était toujours la question que le lui posais quand il venait d'en terminer avec son boulot.
"Non, nous allons tous bien et on s'est occupé de l'affaire"
"Ça semble sinistrement terrifiant."
"Je t'expliquerai tout cela dès que je rentre. Veux-tu que je prenne quelque chose pour le diner?"
"Non, j'ai préparé beaucoup de choses à manger alors tu peux venir directement à la maison." Je mâchouillai mon ongle. "Quand vas-tu rentrer?"
"Nous venons d'atterrir, alors dans environ une heure? Est-ce que tu vas bien ? Tu as appelé pas mal quand j'étais absent."
"Je vais bien. J'avais juste… besoin d'entendre ta voix."
Edward ne dit rien pendant une longue seconde et je pouvais presque entendre les réflexions septiques auxquelles il pensait. Il savait qu'il y avait quelque chose.
"Très bien, bon, je t'attendrai. Tu m'as manqué."
"Tu m'as manqué aussi, Bella. Je te verrai bientôt."
Je ne pouvais pas m'effondrer maintenant. Je devais rester forte afin de pouvoir le sortir. J'arpentais la zone devant la fenêtre depuis environ une heure, faisant de mon mieux pour creuser un trou dans la moquette.
Quand j'entendis la clé dans la serrure de la porte, je me précipitai dans la cuisine pour pouvoir dégueuler à nouveau. Tout ce stress me tuait, et je ne fus pas loin, environ une seconde, de tomber d'épuisement. Je me rafraichis rapidement la bouche et m'arrangeai les cheveux.
"Salut." Je me retournai et souris juste quand Edward entra dans la cuisine. Il avait les mêmes vêtements qu'hier et semblait fatigué.
"Salut." Il sourit. "T'ai-je manqué?"
"Je te l'ai dit." Je le tirai par sa chemise jusqu'à ce que ses lèvres se verrouillent avec les miennes. Nous restâmes connectés quelques secondes. "As-tu faim?"
"Affamé." Il regarda tout autour dans la cuisine. "Que s'est-il passé?"
"Que veux-tu dire?"
"Il y a toute cette nourriture-là. Soit ma mère a eu une autre fête pendant que j'étais parti, soit tu t'es défouler à cuisiner. Alors quoi?"
"Tu sais : les examens." Je haussai les épaules.
Il souffla par le nez. "Tu ne peux pas continuer à utiliser cette excuse, Bella."
"Ce n'est pas une excuse." Je me détournai de lui et regardai fixement une assiette. "Je suis stressée à propos de mes notes. N'est-ce pas une raison valable?"
"Pas quand on est un génie. Tu ne t'es jamais inquiétée à propos des notes."
"Je ne suis pas un génie, Edward. J'ai dû étudier et travailler dur."
"Bon, néanmoins, je sais que tu me caches quelque chose."
"Et comment tu sais ça?" Je lui tendis son assiette.
"Parce que," il se pencha plus près de mon visage, "tu es une horrible actrice." Il plaça un baiser sur mes lèvres.
"Je ne suis pas horrible."
"Non, en fait tu es très bonne pour cacher les choses, mais tu ne peux pas me battre à mon propre jeu."
"Merde," dis-je dans ma barbe alors qu'il s'éloignait.
Nous nous assîmes face à face à la table et je le regardai manger pendant quelques minutes. Je ne savais pas comment j'allais faire ça, alors j'optai pour le silence. Devrais-je simplement déballer ça? Devais-je l'y amener avec une question ou dire quelque chose de drôle? Pourquoi était-ce si foutrement compliqué?
Edward, je suis enceinte.
C'est tout ce que j'avais besoin de dire, mais ces mots ne voulaient simplement pas sortir de ma gorge. Je ne faisais que rendre ça pire car plus j'attendais plus il allait prétendre que je le lui cachais. Il allait se mettre au centre de tout ça. Je connaissais sa stratégie. Il avait le droit de flipper mais il allait devenir dramatique à ce sujet. Edward allait déclancher la troisième guerre mondiale concernant ce bébé.
"J'ai un cadeau pour toi," dit-il du bout de la table.
"Vraiment? Du Maine?"
Edward s'arrêta de manger pendant un instant et se tordit le cou. "Qui t'a dit que nous étions dans le Maine?"
"Rosalie. Elle n'a pas voulu me dire pourquoi cependant."
"Veux-tu vraiment savoir, ou es-tu juste curieuse? Parce que je te le dirai mais je sais que tu ne le prendras pas bien."
"As-tu tué quelqu'un?" Demandai-je, mâchouillant ma lèvre inférieure.
"Beaucoup de gens," répondit-il, enroulant des pâtes autour de sa fourchette. "Sept personnes."
"Sept? Waouh, c'est... beaucoup."
"Loin d'être suffisant et le reste d'entre eux a tué plus."
"Qui étaient-ils? Est-ce que je les connaissais?"
"Deux d'entre eux, oui."
"Dis-moi juste ce que tu as fait," soupirai-je.
"Nous sommes allés dans le Maine parce c'était là que se trouvaient Felix et Demetri. Je t'avais dit que j'allais m'occuper d'eux et je l'ai fait. Ne dis pas que j'aurais dû discuter parce que le temps pour parler était révolu; et ne me dis pas que je n'avais juste qu'à les laisser tranquilles. Ils t'ont menacée à plusieurs reprises alors je m'en suis occupé."
"Je n'allais rien dire de tout ça. Je sais comment tu te sens à propos de cette situation. Cela en valait la peine?"
"Je peux enfin respirer maintenant que je sais que ces connards ne sont plus sur ton dos."
"Je n'aime simplement pas penser que des gens sont morts à cause de moi."
"Je te protégerai à n'importe quel prix. Si je dois purger toute une région alors c'est ce que je ferai."
"Tu m'effraies vraiment là." Je remontai mes genoux afin de pouvoir reposer mon menton dessus. "Je n'aime pas penser à ça."
"Tu sais ce que je fais et qui je suis."
Je hoche la tête. "Alors tu m'as pris un cadeau?" Demandai-je, changeant ce sujet morbide pour un autre.
"Ouais, eh bien mous avons été coincés dans ce putain d'endroit pendant toute la journée et avons eu du temps pour trainer. J'ai vu ça dans la vitrine d'un magasin d'antiquités." Edward sortit une petite boite blanche et la fit glisser sur la table.
"Ancien, hein?"
"Je sais que tu n'aimes pas les bibelots neufs et brillants alors ceci devrait être plus acceptable."
Je sortis une magnifique bague en argent avec un petit brillant fièrement posé sur le dessus. Il avait une teinte rosée et était presque aveuglant mais pourtant petit et pas ostentatoire.
"Waouh, elle est magnifique." Je glissai la bague à mon quatrième doigt de la main droite.
"Je pensais simplement te prendre quelque chose de joli." La voix d'Edward était tout à coup plus proche. Il avait pris un siège à côté de moi. "Carlisle dit toujours que la vue du sang peut toujours être effacée par la vue de diamants."
"C'est un joli dicton. Est-ce ainsi qu'Esmé a survécu toutes ces années?"
"Probablement." Il soupira, "Écoute, je sais que tu ne comprends pas bien ce que je fais et pourquoi je dois faire des choses horribles parfois, mais j'ai besoin de que tu saches que je ne laisserai rien t'arriver. Je dois faire ce que j'ai à faire. C'est aussi simple que ça."
"Je sais."
"Ma famille est importante pour moi et quand nous sommes menacés, ça ne se termine pas bien."
"Tu es très hot quand tu es protecteur."
Il eut un petit rire, mon son préféré, "J'essaie."
Il m'envoûtait avec ses yeux et son visage se rapprochait dangereusement près du mien. Je réduisis l'écart et emboîtai mes lèvres avec les siennes. Elles étaient douces et incroyablement tendres; tout ce dont j'avais besoin là maintenant. Quand il se recula légèrement, je sus que c'était maintenant ou jamais, parce que je commençais lentement à devenir folle à garder mon énorme secret.
"Edward, j'ai quelque chose à te dire."
"Quoi?" Ses lèvres allèrent à mon cou et ses mains s'enfouirent dans mon pantalon de jogging, courant sur ma fente. Là c'était vraiment dur de se concentrer.
"Je..." Je m'agrippai fort à ses cheveux, "Je suis enceinte."
Sa main se calma et ses baisers cessèrent complètement.
"Qu'est-ce que tu viens de dire?" Edward s'éloigna de moi. Son visage était devenu complètement de pierre.
"Je suis enceinte," murmurai-je.
Il laissa échapper un souffle tremblotant. "Comment le sais-tu?"
"Outre les changements dans mon corps, j'ai utilisé trois tests."
"Des changements dans ton corps?" Il me regarda de haut en bas.
"Mes seins me font mal; je suis nauséeuse, toujours fatiguée, et je peux absolument tout sentir."
"Oh mon Dieu." Il se rassit sur sa chaise. "Ça ne peut pas se produire."
Je le laissai ruminer l'information dans sa tête quelques minutes. Je ne dis pas un mot mais j'en avais vraiment envie. J'avais besoin de savoir ce qu'il ressentait. Son visage et son corps ne trahissaient rien. Il était assis là comme une statue et respirait par le nez.
"Je croyais que tu prenais la pilule?" Me demanda Edward.
"Oui, mais... j'ai loupé quelques jours et puis je ne faisais pas attention à l'heure alors..."
"Tu as manqué quelques jours? Tu ne faisais pas attention?" Il se leva de table et attrapa son assiette. Il alla dans la cuisine et j'entendis le fracas quand l'assiette se brisa en petits morceaux.
Il était furieux.
Il y eut une autre déflagration et puis le bruit de ses pas à nouveau dans la salle à manger. "Bella, tu ferais mieux de ne pas plaisanter. Est-ce Emmett qui t'a branchée sur ça?"
"Ce n'est pas une blague, Edward."
Il hocha la tête. "Très bien, alors. Occupe-toi de ça."
"M'occuper de quoi?"
"Débarrasse-t-en." Edward commença à monter les escaliers.
Il me fallut quelques secondes pour réaliser ce que diable il avait dit, et je passai presque en mode volcan quand je l'eus fait. Je courus dans les escaliers après lui et fis irruption dans la chambre.
"Que viens-tu de dire?"
"J'ai dit, je veux que tu te débarrasses de ça; le bébé doit s'en aller," marmonna Edward irrévocablement.
"Es-tu sérieux? Tu ne veux même pas y réfléchir? Ta première réaction est de te débarrasser de ça."
"Oui, je suis un réaliste. Débarrasse-toi du bébé."
"Qu'est-il arrivé à tous tes anciens enseignements catholiques italiens?"
"Ne m'avance pas la religion, Bella." Il défit sa cravate sans ménagement. "Ne te rends-tu pas compte à quel point c'est mauvais."
"Ne te rends-tu pas compte à quel point cela peut être bien? Nous allons avoir un enfant."
"Non. Je vais te donner ma carte bancaire, tourner la tête, et tu vas gérer ça."
"Peux-tu t'entendre là?" Criai-je. "Tu n'as même pas réfléchi à ça."
Edward s'assit sur le lit et prit une profonde respiration. "Bella, tu as dix-huit ans putain. Tu n'es en aucune façon financièrement ou émotionnellement stable pour avoir un enfant."
"C'est pour cela que je t'ai."
"Je suis sacrément sûr de ne pas avoir d'enfant. Il n'y a aucun moyen que je sois prêt à avoir un gosse. Je n'ai jamais été pour avoir des enfants." Il alla à la salle de bain.
Je le suivis. "Edward, je sais que je suis jeune et j'ai foutrement peur mais je ne peux pas simplement me débarrasser de mon bébé."
"Très bien, l'adoption?" Il s'appuya contre le plan de toilettes. "Peux-tu porter un enfant pendant neuf mois et ensuite l'abandonner?"
"Pourquoi voudrais-je faire ça?"
"Parce que je ne suis pas fait pour avoir des enfants. Je ne peux pas le dire d'une autre façon."
"Tu es tellement lâche. Je savais que ça allait se produire, mais je pensais que tu aurais au moins réfléchi à ça. Peut-être que tu as besoin de temps..."
"Je n'ai pas besoin de réfléchir, Bella. Je suis sur le point de prendre la tête de la plus grande famille du crime au monde et tu veux de moi que non seulement je te protège mais aussi un enfant? Si tu veux l'abandonner pour être adopté, ça me va, mais je doute fortement que tu voudras aller dans cette voie."
"Tu es un parfait abruti. Il s'agit plus que de toi et moi, Edward."
"Je ne peux pas croire que tu m'aies fait ça," dit-il tout à coup et il agrippa le côté du plan de toilette. "Tu as tout gâché. Comment as-tu pu ne pas éviter ça? Tu es complètement irresponsable."
"Je n'ai rien fait intentionnellement, et je suis désolée, mais ma perception du temps a été assez bousculée dans la tempête lorsque j'ai dû gérer toi et ta foutue crise cardiaque. Ce n'est pas comme si j'avais prévu de foutre en l'air ta vie parfaite. Je suis désolée que tu penses que j'ai gâché ta vie."
"Tu es tellement imprudente. Cela affecte plus que juste toi, Bella. Je ne peux pas avoir un enfant. Je les déteste; je n'ai pas l'intention de prendre soin d'un, et je ne me vois certainement pas m'occuper d'un bébé alors que j'ai tellement de merdes sur le feu que je peux à peine respirer."
"Alors, tu vas simplement me foutre dehors?"
"Non, je t'aime. Je n'aime pas ce bébé."
Je restai là abasourdie pendant un instant. "Comment peux-tu dire ça? C'est autant une partie de moi que ça l'est de toi."
"Eh bien, je n'en veux pas." Edward sortit de la salle de bain. "Débarrasse-toi du bébé, Bella. Si tu penses pouvoir gérer l'adoption alors c'est ce que nous ferons, mais sinon..." Il laissa sa phrase inachevée.
"Je ne peux pas croire ce que j'entends là."
"A quoi t'attendais-tu? Tu sais que je méprise les enfants et tu me laisses tomber dessus une bombe comme ça?"
"Veux-tu y penser? Je peux te le dire tout de suite: je ne suis pas pour tuer notre bébé."
"Tu n'as pas le choix. Que vas-tu faire si je te vire? Tu n'as pas d'argent, pas d'endroit où vivre, et tu es encore à l'université. Bella, j'essaie de t'aider là. Tu ne peux pas avoir ce bébé."
Je secouai juste la tête et sortis de la chambre sans le regarder. Je pouvais sentir les larmes dans mes yeux, mais je m'en foutais.
"Où vas-tu?"
Je mis mes chaussures. "Rester avec Alice pour la nuit."
"Vas-tu le lui dire?"
"Non, je ne vais le dire à personne." Je m'essuyai le visage. "Juste pour que tu le saches, tu me fais me sentir incroyablement horrible pour quelque chose qui devrait être bon. Je sais que tu es effrayé parce que je le suis aussi, mais... simplement penses-y, Edward. Je ne laisse pas tomber ça. Je ferai ça que tu le veuilles ou non.
Il ne dit rien alors que je m'éloignais de la porte et l'entendit se fermer derrière moi. Tout le long du chemin jusqu'à l'étage d'Alice et Jasper, je pleurai si fort que mes yeux me faisaient mal. J'étais épuisée et tout ce que je voulais c'était m'effondrer. Je réussis à peine à longer le couloir et arrivée à leur porte. Je frappai et attendis.
"Oh, salut, Bella," répondit Jasper en pantalon de survêtement et rien d'autre, passant une serviette dans ses cheveux. Il remarqua mes larmes. "Qu'est-il arrivé?"
Je calmai mes sanglots afin de pouvoir parler. "Puis-je rester chez toi cette nuit?"
"Bien sûr." Il s'éloigna de la porte. "Est-ce que ça va? Est-ce qu'Edward est blessé? Qu'est-il arrivé?"
"Rien, nous avons juste eu une dispute." Je secouai la tête. "Ce n'est rien."
"Je vais chercher Alice." Il me guida dans son séjour et je m'assis dans le confortable canapé. Je n'eus pas la chance de parler à Alice car je m'endormis quelques secondes plus tard.
Mes rêves cette nuit-là furent remplis de choses qui avaient commencé à devenir impossibles.
Je vis de brefs moments d'une vie que je n'aurai jamais : Edward et moi devant l'autel; Edward et moi se promenant dans le parc avec un garçon aux cheveux bronze et aux yeux vert; Edward et moi avec une petite fille, qui était trop belle pour la décrire. Aucun d'eux ne serait dans mon futur proche. La façon dont je le voyais, je pouvais soit avoir l'un soit l'autre – Edward ou mon bébé.
Comment étais-je censée choisir? Qu'étais-je censée faire? Comme pouvais-je prendre cette décision? Je ne devrais pas avoir à prendre cette décision. Je me débattais avec beaucoup trop de choses-là maintenant et rien n'avait de sens. Comment Edward pouvait-il ne pas vouloir de son propre enfant? Je savais qu'il était terrifié, comme je l'étais. Peut-être que j'étais un peu hypocrite puisque j'avais pensé à mes options une fraction de seconde, mais ce n'était pas depuis longtemps. Edward s'obstinait pour cet avortement assez fermement. Il avait suggéré l'adoption mais il avait raison. Si je portais ce bébé pendant neuf mois, j'y serais bien trop attachée pour tout abandonner. J'y étais déjà attaché là. Je ne serais jamais capable d'abandonner mon enfant – maintenant ou dans neuf mois.
Quand je me réveillai, j'étais encore plus fatiguée que je l'étais avant.
Je me retournai et me sentis dans un lit inconnu avec des couvertures jusqu'au menton. Je regardai autour et vis que j'étais dans l'une des chambres d'amis de Jasper. Elle était à peine finie, en gris et noir; des couleurs apaisantes. Le lit était incroyablement moelleux et je ne voulais ne jamais en sortir.
"Jasper, ne la réveille pas." J'entendis la voix d'Alice chuchoter de l'autre côté de la porte.
"Pourquoi? Elle a dormi pratiquement toute la journée."
"Tu l'as vue quand elle est venue hier soir. Elle avait une mine épouvantable. Elle doit être encore malade; c'est ce que Rose a dit. As-tu parlé à Edward ?"
"Ouais, tout ce qu'il a dit c'est qu'ils avaient eu une grosse dispute, mais il n'a pas voulu me dire de quoi il s'agissait."
"Peut-être qu'ils ont rompu?"
"Non, il m'a dit qu'il ne voulait pas rompre avec elle; je le lui ai demandé."
"Eh bien alors que diable est-il arrivé?"
"Pouvons-nous entrer maintenant?"
"En silence." J'entendis la porte grincer en s'ouvrant et des pas dans la chambre.
"Bella, es-tu réveillée?" Demanda Jasper.
"Ouais." Ma voix était pâteuse et granuleuse. Je me retournai et lui souris.
"Nous étions tellement inquiets pour toi." Alice vint doucement vers le lit. "Es-tu malade?"
"Je pense que j'ai la grippe," mentis-je. Je n'étais pas encore prête pour le dire à qui que ce soit pour le moment.
"Oh, non. Je ne peux pas tomber malade." Jasper s'éloigna rapidement. "Pourquoi es-tu venue ici?"
"Je n'essaie pas de te contaminer," ris-je, tentant avec difficulté de m'assoir dans le lit.
"Tu as vraiment une mine affreuse," observa Alice.
"Eh bien, merci."
"Je ne voulais pas le dire méchamment: je suis juste inquiète. Est-ce qu'Edward t'a virée?"
"Bien sûr que non," Jasper défendit son frère. "Il n'a pas fait ça, n'est-ce pas?"
"Non, je suis partie. Nous avions besoin de nous calmer après... notre dispute."
"Qu'est-il arrivé?" Alice semblait si torturée pour moi.
"Rien. Je ne veux pas parler de ça là tout de suite. L'as-tu vu aujourd'hui?" Demandai-je à Jasper.
"Ouais, il a une mine affreuse lui aussi. Il a dit qu'il voulait te parler."
"Vraiment?"
"Vous deux vous devez avoir à faire face à quelque chose de sérieux."
"On peut dire ça." Je repoussai les couvertures, ayant tout à coup très chaud, et descendis du lit. "Merci pour m'avoir autorisée à rester ici hier soir."
"De rien. Es-tu sure de vouloir y retourner si vite? Peut-être devrions-nous parler," suggéra Alice et elle me suivit dans le couloir.
"Non, je veux juste voir Edward. Ça va aller," lui assurai-je. "Désolée de m'être effondrée."
"C'est bon, remets-toi bien." Jasper se pencha comme s'il allait me faire la bise, mais ensuite il se recula. "Euh, ça ne fait rien. Je ne peux pas tomber malade en ce moment."
"Très bien. Je vous verrai plus tard." Je quittai leur appartement et attendis l'ascenseur.
Pendant l'ascension, j'eus un léger sentiment d'espoir. Je savais que je ne n'aurais pas dû m'attendre à ce qu'Edward se réjouisse d'avoir un enfant, mais je ne pensais pas qu'il aurait été si inconsidéré. Sauter directement à l'avortement sans vraiment discuter des choses était effrayant. Je n'envisagerai pas cette option, et il ne pouvait pas me dire ce que je devais faire. Je priais simplement pour pouvoir lui inculquer un peu de bon sens.
Mon cœur battait à tout rompre alors que je me tenais devant sa porte et frappais. Cela prit quelques secondes mais il l'ouvrit et me laissa entrer. Edward avait une mine – comme Jasper l'avait dit – affreuse. Il y avait de profonds cernes sous les yeux et son visage affichait une grande fatigue qui me disait qu'il était resté debout toute la nuit.
"Salut," dis-je mal à l'aise et regardant mes pieds.
"Salut," répondit-il. "Je suppose que nous avons besoin de parler."
"Ouais."
Il me conduisit à la cuisine et je m'assis sur un tabouret.
"Je voudrais t'offrir un café, mais les livres disent que tu n'es pas autorisée à en prendre." Il brandit un exemplaire de "A quoi s'attendre quand vous attendez un enfant".
"Tu as acheté ça?"
Edward hocha la tête. "Ouais."
"Pourquoi?"
"Parce que je voulais comprendre ce qui arrivait putain."
"Je sais que tu as peur, et je suis désolée..."
"Non, Bella, je suis terrifié et pas que pour moi. Quel genre de père pourrais-je faire? Je ne devrais pas élever un enfant, et je ne pense pas que tu vois ça correctement. Tu sembles penser que cela sera une bonne chose, mais si tu mets un enfant au monde, nous ferons tous les deux tout foirer."
"Nous aurons de l'aide. Nous ne savons pas vraiment quoi faire maintenant, mais nous avons tes parents et d'autres gens. Nous apprendrons."
"Nous apprendrons," répéta-t-il. "Ce n'est pas comme ça que ça marche. Je ne peux pas voir ce qui est positif. Je sais que j'ai été rude hier soir... mais c'est la seule option que je vois."
"Tu voudrais tuer ta propre chair et ton sang?"
"Je ne veux pas ce bébé. Je te veux seulement toi." Ses yeux étaient tellement tristes. Ça me fendait le cœur mais je m'intimai à rester forte.
"Nous sommes un lot maintenant, Edward. Je vais avoir ton bébé." Je sautai du tabouret et pris ses mains dans les miennes. "Nous allons avoir un bébé."
"Je ne sais pas quoi faire."
"N'est-ce pas ce qui est supposé se produire? N'es-tu pas censé avoir une grande famille et beaucoup d'enfants pour transmettre ton héritage ou je ne sais quoi?"
"Bella, tu as dix-huit ans. Même si je voulais ce genre de trucs, j'attendrais jusqu'à ce que je sois prêt et que tu sois plus âgée. Je ne peux... Je ne peux pas faire ça là maintenant."
J'étais complètement découragée. "Il n'y a pas moyen de te faire changer d'avis?"
"Tu n'en changeras pas?"
Je secouai la tête. "Je garde ce bébé."
Il hocha la tête et ferma les yeux. "Que vais-je faire?"
"Tu pourrais... l'accepter. Je ne veux pas t'acculer, mais je t'aime et je sais que tu m'aimes. Ceci est simplement un obstacle."
Edward laissa tomber mes mains et fit courir les siennes dans ses cheveux. "Je suis désolé, mais là tout de suite, mon cerveau ne peut juste pas se faire à l'idée d'avoir un enfant."
Je me haussai sur la pointe des pieds et l'embrassai; il ne s'écarta pas. "Je vais aller faire un tour et te laisser plus de temps pour réfléchir. Je sais que j'ai juste laissé tomber ça sur toi, mais ce qui se passe. J'ai vraiment besoin de ton aide, Edward"
Il ne dit rien, et je l'embrassai à nouveau.
Je montai à l'étage me changer et me laver les dents. Étonnamment, je n'avais pas faim ce matin. Tout ce que je voulais faire c'était aller prendre l'air. J'avais l'impression que c'était la seule façon pour moi de pouvoir réfléchir.
Alors que j'étais dans la salle de bain, je jetai un regard à mon ventre. Rien n'avait changé et j'étais encore plate comme une planche mais je pouvais presque sentir le bébé grandir à l'intérieur de moi; c'était une partie de moi. Comment Edward ne pouvait-il pas vouloir de cela? Était-ce un truc de mecs? Je supposais qu'il avait juste besoin de plus de temps, et je voulais lui donner tout celui dont il avait besoin.
Je revins à la cuisine et trouvai Edward en train de lire le livre, la tête penchée et les sourcils froncés en pleine réflexion.
"Ne va pas trop loin," dit-il sans me regarder.
"Pense à tout ce que j'ai dit." Je commençai à sortir de la cuisine. "Et pourrais-tu demander à Benny de rester ici? J'ai besoin d'être seule."
"Je ne peux pas..."
"S'il te plait, Edward. Je ne veux pas sentir son souffle dans mon cou."
Il ne répliqua pas, mais je vis qu'il me donnait son approbation.
Je quittai l'appartement et tapai du pied dans l'ascenseur alors qu'il descendait. Plus j'étais dans cet immeuble, plus j'avais l'impression de suffoquer. J'avais besoin de sortir et de marcher, ou j'allais devenir folle. Ça faisait beaucoup de choses à gérer en tellement peu de temps et ma tête était sur le point d'exploser. Enfin, les portes s'ouvrirent au ding et je trainai des pieds dans le hall avant de prendre ma première bouffée d'air frais depuis ce qui me semblait des années.
Je marchai lentement, pensive simplement, pendant ce qui avait dû être une heure. J'allai au parc et fis en sorte de faire une pause sur deux ou trois bancs afin de pouvoir voir les gosses avec leurs parents courir dans tous les sens. Je voulais savoir comment ils s'occupaient des enfants. Allais-je être une bonne mère? Jusqu'alors, les choses n'allaient pas très bien, mais je devais croire qu'elles iraient mieux.
Tandis que j'étais assise et observais, je sentis le banc s'affaisser alors que quelqu'un s'installait à la place à côté de moi.
"Bonjour, Bella," dit une voix profonde.
Je fus très surprise quand je tournai la tête et vis Jacob Black assis là. Il jouait nonchalamment avec sa cravate et portait des lunettes de soleil alors je ne pouvais pas voir ses yeux.
"Que diable faites-vous ici?" Je m'éloignai précipitamment de lui. S'il avait une raison d'être là, elle n'était pas bonne.
"Je suis ici pour apporter de mauvaises nouvelles, malheureusement, mais nous y reviendrons plus tard. Comment allez-vous?"
Je commençai à me lever du banc, mais la main de Jacob m'y repoussa brutalement. Il ne me lâcha pas lorsque je fus assise à nouveau.
"Que voulez-vous?" Crachai-je. "Je dois rentrer à la maison."
"Je suis désolé mais ça ne sera pas le cas aujourd'hui. Pourquoi ne pas simplement s'assoir et parler. J'essaie d'être sympa pour changer."
"Je ne veux pas vous parler. Laissez-moi partir." J'essayai de me défaire de sa prise mais il ne voulait pas me libérer.
"Ou étiez-vous hier soir?" demanda-t-il.
"A la maison."
"Où était Edward?"
"Avec moi. Laissez-moi partir."
"Était-il là toute la journée et toute la nuit?"
"Je ne sais pas ce qu'il fait pendant la journée, mais il était avec moi la nuit dernière. Qu'est-ce que diable ça peut vous faire?"
"Ce n'est pas bien de mentir à un officier de police, Bella. Je suis sûr que votre père vous l'a enseigné."
"Que diable voulez-vous?" Je luttai et il commençait vraiment à me faire mal avec son emprise.
"Je suis désolé d'avoir à faire ça, Bella. Je pensais vraiment que vous seriez plus coopérative. Vous êtes en état d'arrestation." Il me tordit douloureusement le poignet derrière le dos et je sentis le métal froid contre ma peau.
"Je suis quoi?" J'avais envie de vomir. Ça se passa si vite que je ne pus même pas comprendre.
"Isabella Swan, vous êtes en état d'arrestation pour entrave à la justice et racket. Vous avez le droit de garder le silence. Tout ce que vous direz pourra et sera utilisé contre vous devant un tribunal. Vous avez le droit de parler à un avocat. Si vous ne pouvez pas vous payer un avocat, il vous en sera désigné un. Comprenez-vous ces droits tels qu'ils vous ont été lus?"
"Je ne comprends même pas de quoi vous parlez : racket?"
"Entre autres choses." Jacob commença à marcher et me tira derrière lui vers la rue où une voiture attendait. "Nous avons une très longue liste de merveilleuses charges."
"Vous faites juste ça pour avoir Edward."
"Faire tomber la fille pour faire tomber l'homme." Jacob me fit baisser la tête pour entrer dans la voiture et un autre policier était sur le siège avant, "C'est la fin d'Isabella Swan et je suis désolé."
"Je suis Embry Quill. Nous allons beaucoup nous voir."
Je ne savais pas quoi dire ou ce qui se passait. J'étais morte de peur et terrifiée. Je voulais parler à quelqu'un qui savait ce que diable il se passait. Comment ma vie devenait-elle si pleine de drames? C'était une chose après l'autre, et ceci était juste la cerise sur le gâteau.
Comment ma vie pouvait-elle devenir plus foireuse?
Jacob Black monta dans le siège du conducteur avec un sourire diabolique. "Bella, je voudrais vous mettre à l'aise car c'est le dernier extérieur que vous allez voir avant longtemps"
~ TWBB ~
Ça refroidit un peu un chapitre comme celui-ci...
A Bientôt LyraParleOr
