Disclaimer : propriété intellectuelle : M. Kishimoto que je remercie pour l'emprunt

Bonsoir à tous…

Oui je sais, cet après-midi, ce soir. Et bien quand l'envie vous prend, elle vous prend, pour ma part, le deuxième petit portrait était là, si près qu'il a refusé d'attendre. Alors le voilà !


La marque du temps…

Tsunade sort de l'eau, elle pourrait jouer les déesses mystérieuses, habillée de voiles de vapeur tiède. Sa chevelure pare ses épaules rondes et vient reposer sur ses seins lourds et généreux.

Elle se dirige vers sa psyché et s'assied encore humide sur le coussin. Elle prend la serviette qu'elle tamponne doucement sur les dernières gouttes d'eau qui courent sur son corps avant de l'enrouler dans un geste complexe autour de sa chevelure.

Après quelques secondes, elle ouvre son pot de crème au jasmin et commence son rituel. Elle le fait depuis… oui c'est cela, elle le fait depuis la mort de Dan.

Plus jeune, c'est le sourire et la joie qui lui servaient de crème de beauté, elle n'était pas si attentive à son corps. Et puis, il y a eu sa première cicatrice, rouge sang et douloureuse avec Naoki, et après… après la fin d'un rêve, la fin d'une vie.

C'est pourquoi elle a inventé ses justus, ceux qui régénèrent les cellules. C'est pour cela qu'elle en utilise un qui la préserve du temps. Un qui prouve qu'elle peut battre la mort et gagner ! Et même si les autres se demandent encore si elle se raccroche au passé en empêchant le temps de marquer sa peau. Elle, elle sait qu'elle a vaincu…

Ils ne reviendront jamais, c'est trop tard et elle marche seule dans ce si long hiver. Jiraya peut bien aller au diable avec ses appels d'offre pour revenir à konoha. Elle sait profiter de la vie, elle profitera de lui aussi.

Et puis le saké, ça sert à faire passer, à oublier.

Oublier qu'il y à trente ans, elle était une jeune-femme pleine de rêves dont le cœur portait les cheveux longs. Oublier qu'aujourd'hui, la vie s'est enfuie dans les années ternies.

Oublier surtout qu'aujourd'hui, elle pourrait sauver Dan et Naoki.