LOVE IS THE LIGHT SCARING DARKNESS AWAY [SEASON ONECHAPTER 1]

COUPLE ■ KLAUS & CAROLINE [DEUX SIECLES APRES LA TRANSFORMATION DES ORIGINELS].

Le Klaroline de cette fic' n'arrivera pas du tout de la même façon que dans la série, je tâcherai d'éviter de dénaturaliser le caractère de Klaus et celui de Caroline. D'ailleurs, à propos de cette dernière : je compte lui fournir une personnalité un peu plus forte, sensible et un peu maladroite aussi mais elle ne sera pas cette hystérique à la recherche de l'amour à tout va, bien au contraire, ça fait longtemps qu'elle ne croit plus aux contes de fées…

RESUME Après qu'Esther ait pu brider la partie loup-garou de son fils : Niklaus, ce dernier, n'étant pas d'accord opta pour l'option de briser cette malédiction en essayant de déchiffrer l'incantation à l'aide des sorcières qu'il avait trouvé. Malgré leur obstination et leur perspicacité à vouloir la comprendre, ce ne fut pas une mince affaire puisque, deux siècles après, un élément sacrément important à sa transformation manque.

En quête de sorcières assez expérimentées en ce domaine, Niklaus ainsi que Kol parcourent un continent qu'on appellerait un jour l'Amérique dans l'espoir de voir Niklaus hybride, accompagné de toute une armée de fidèles serviteurs, mais ce que l'Originel ne sait pas, c'est qu'en s'approchant trop de l'endroit où tout a commencé, un tout nouveau commencement l'enveloppera et l'éloignera peu à peu de son véritable but et le plus déconcertant, c'est qu'en fin de compte, il le savait depuis sa rencontre…

PERSONNAGES récurrents ■ : KLAUSCAROLINE KOL MIKAELSON.

L'histoire commence deux siècles après la transformation des Originels en créatures assoiffées de sang, et deux siècles également après qu'Esther ait pu sceller le sort qui a bridé le côté loup-garou de Niklaus à l'aide d'Ayana, une vieille amie d'Esther. En clair, les faits surviennent en 1206, et à cette époque, Caroline a vingt et un ans et est parfaitement humaine.

DISCLAIMER ■ Les personnages deThe Vampire Diaries ne m'appartiennent pas, ils sont l'unique propriété de Julie Plec et de Kevin Williamson, je n'écris que pour mon plaisir et celui de mes lecteurs. En revanche, touts ceux que j'ai inventés ou créés m'appartiennent de tout droit.


CHAPTER 1THEY ARE BACK...

Le soleil avait formé un cercle lunaire depuis un bon moment déjà, assez pour que Niklaus accompagné de Kol puissent arriver à leur nouvelle destination. Depuis que Mikael leur avait déclaré la chasse, ils ne cessaient de parcourir le monde, à la recherche d'un endroit sûr et capable de les maintenir en sécurité pendant un moment, sans pour autant se terrer dans un trou paumé isolé du reste du monde. Ils s'étaient une fois arrêtés en Florence, la visitant de font en large, se mélangeant au reste de sa population incroyablement développée, ils avaient et pourtant étés repérés par le Conseil de cette maudite ville, ce qui n'échappa pas aux oreilles attentives de leur père. Peu après, ils firent une petite escapade aux alentours de l'Allemagne, à Berlin plus précisément. Cette ville qui fut bientôt capitale avait tout de suite attirée Rebekah qui ne voulut la quitter sous aucun prétexte, estimant que mieux valait y rester pendant quoi, un siècle ou deux, mais remarquant qu'elle attirait bien trop l'attention sur elle, que les hommes qu'elle fréquentait que les frères soupçonnaient d'êtres membres du Conseil ou simples complices de Mikael, Niklaus avait fini par lui planter une dague dans le cœur puis la mettre dans un cercueil, il refusait de se faire avoir deux fois par les jérémiades d'un de sa famille, Finn suffisait largement.

Et à présent, ils étaient revenus à leur point de départ, là où tout avait commencé, là où leur vie en tant qu'êtres humains tout-à-fait normaux avait basculée, laissant place à un quotidien dont le programme indiquait sang, violence, trahison et mensonges, là où le plus habile, le plus fort, le plus intelligent aussi, pouvait survivre et mettre à néant l'adversaire, prouver qu'il était le mâle dominant, l'espèce honorée, respectée et servie. Et cette personne-là se tenait juste là, au seuil de la porte de ce bar dont l'intérieur pestait l'alcool et la transpiration à plein nez, cette personne-là affichant un sourire carnassier, comme un prédateur prêt à bondir sur sa proie et lui déchiqueter la gorge sans une seule once de remords. Et c'était ce qu'il était. Un prédateur.

- Nous n'allons tout de même pas vivre ici, grogna Kol en roulant les yeux de dégoût.

Niklaus ne répliqua pas, il se contenta de pousser la porte qui grinça contre le parquet. Lentement, il pénétra dans l'immense pièce d'où s'émanait une odeur épouvantable, à peine respirable. Il vit quelques hommes, complètement ivres, rire, plaisanter, tournoyer leurs verres dans la paume de leur main, se plaignant de leurs femmes qui les faisait constamment tourner en bourriques lorsque ça les chantaient. Ils semblaient prendre un si bon temps, là, tous réunis autour de quelques bouteilles de Whisky, là, entre compères, ce serait tellement béotien de créer la panique au sein de cet endroit, tellement barbare de se nourrir de ce pauvre trentenaire qui venait de se marier, ou de cet homme à la longue barbe et le priver des derniers moments de sa vie étant donné qu'il était atteint d'une maladie chronique, ou de ce blond aux airs innocents qui ne devait pas dépasser les vingtaines et l'arracher à son savoir. C'était grossier de sa part de les laisser en vie. Il ne pouvait s'y résoudre. Ça les rendraient bien trop heureux, bien trop chanceux de son point de vue. Ils ne le méritaient pas. Nulle personne ne le méritait.

Il jeta un regard circulaire dans la salle, ses sens partagés entre écouter les discussions futiles de ces vieillards assis près de la fenêtre ou écouter son frère se plaindre de ce lieu où il l'avait emmené et où il l'avait damné pour deux jours de voyage. Il prit enfin une sage décision : celle d'abandonner ses dons surnaturels un bref moment pour se concentrer sur le liquide ambré au fond de son verre. Il le ramena à ses lèvres, les trempant de cette boisson amère puis reporta plus d'attention à son cadet.

- Tu disais ? S'exclama-t-il en reposant le verre sur la table dans un bruit sourd.

- Que je serai capable d'avoir n'importe quelle femme dans ce bar, répéta Kol dans un sourire ténébreux.

- J'aimerai bien voir une femme dans un endroit pareil, marmonna Niklaus dans un rire presque étouffé sous le Whisky qu'il buvait.

Alors qu'il relevait lentement la tête vers son plus jeune frère, Niklaus remarqua le sourire narquois qu'étirait les lèvres de Kol, il tourna la tête vers l'endroit qu'indiquaient ses yeux enjôleurs et vit, abaissée à même le sol, une jeune blonde lâcher toutes sortes de jurons qu'il ne cru jamais entendre venant de la bouche d'une demoiselle.

- Mais qu'est-ce que tu as encore fait nom de Dieu ! S'écria un vieil homme en sortant, furibond, d'une pièce fermée quelques minutes plus tôt.

- Je…Je ne l'ai pas fait exprès, balbutia la concernée, ses joues empourprées d'un rouge soutenu.

Tandis qu'elle pressait la serviette contre le sol mouillé de tâches qui ne voulaient pas disparaitre d'aussitôt, elle vit des chaussures noires s'avancer pour se poster à quelques centimètres de l'homme qui l'agressait verbalement. Comme terrifiée par une idée saugrenue, elle releva le menton, affichant une belle grimace qui fit bien rire Niklaus.

Kol se tenait là, dominant de toute sa hauteur l'autre monstre à muscles qui terrorisait la fillette. C'était assez charmant tout de même, il allait sauver la jeune princesse des griffes du monstre sanguinaire et comme récompense, elle allait lui offrir un baiser qui témoignerait de son affection. Mais la légère différence se trouvait être là : c'était bien lui le monstre sanguinaire et elle se trouvait être la malheureuse victime qu'il allait charmer puis se débarrasser.

- Ne lui parlez pas sur ce ton, ordonna-t-il en grinçant faussement des dents.

- Et vous êtes qui au juste pour m'interdire quoique ce soit ? Grommela le vieillard.

- Celui qui ne permet pas à un vieux pantouflard de manquer de respect à une jeune demoiselle, répondit nonchalamment l'Originel.

- Et moi celui qui dirige ce bar si je ne m'abuse, lança ledit pantouflard, les narines frémissantes.

Si Niklaus s'était amusé à boire le whisky qui stagnait au fond de son verre, il se serait probablement étouffé à la vue de cette situation assez embarrassante et humiliante. Un rire à peine audible parvint aux oreilles de Kol qui haussa simplement des épaules alors que le propriétaire en question avait d'autres chats à fouetter. Il s'abaissa de façon à mieux percevoir la jeune blonde abaissée sur les genoux. Celle-ci, alors qu'elle frottait avec plus d'ardeur le pauvre torchon en signe de trouble finit par lever ses yeux verts/gris vers ceux noisette de Kol qui arborait un de ses sourires séducteurs.

- Laissez-moi deviner, vous êtes nouveau dans les environs et vous ne pouvez pas détacher votre regard de moi, récita-t-elle comme si le fait qu'elle se complimentait là, devant lui, était une évidence.

Pris au dépourvu, une seconde fois en quelques minutes, Kol se racla brusquement la gorge. Oui, c'était ce qu'il s'apprêtait à lui dire pour l'amadouer, la charmer, la mettre dans son lit puis la jeter à la tête de la masse de femmes qu'il avait dévoré depuis deux siècles.

- Non...? Hasarda-t-il en haussant un sourcil afin de voir l'expression sur son visage.

La jeune fille sourit tendrement et un rire cristallin retentit dans la pièce, elle se leva, lui arrivant aux épaules, l'examina d'un œil comme expert avant de reporter ses mains vers le bar, le tâtonnant à la recherche de quelques chose qui était apparemment tombée. Kol s'abaissa et prit un anneau qui était dissimulé sous une certaine table, l'offrit à la jeune blonde qui le mit aussitôt au doigt, soufflant dessus comme pour enlever une poussière inexistante. L'originel comprit aussitôt le sens exact : elle était donc mariée, ce serait nettement plus plaisant de détruire sa vie de la sorte.

- En faîte, j'étais venu vous aider, dit-il d'une voix suave.

- Permettez-moi de vous dire que les gens d'ici sont de bien meilleurs charmeurs que vous, le taquina-t-elle dans un sourire égayé.

- Je vous ai charmé ? L'interrogea-t-il en la suivant dans les pièces qu'elle pénétrait.

Elle roula les yeux alors qu'elle jetait rapidement quelques bouts de verres. Kol, le regard perdu sur son cou, s'avança d'une démarche féline et pencha délicatement la tête afin de voir son profil parfaitement bien structuré, et alors qu'il entrouvrait les lèvres avec l'intention de mener au large d'une discussion furtive, la porte s'ouvrit dans un fracas, dévoilant l'homme de tout à l'heure, comme astreignant. Il se contenta de fusiller du regard Kol qui s'innocenta en levant les yeux au ciel.

- Caroline, je ne te permets pas de courtiser pendant tes heures de travaille, marmonna-t-il, mécontent à l'idée que cet homme soit on ne peu plus apprécié par la jeune fille.

- Je ne courtise personne, répondit-elle d'un ton le plus froid et le plus sec qu'elle pouvait lui fournir.

- Alors dépêche-toi, les clients attendent, reprit-il sur le même timbre de voix grave et rauque.

La blonde hocha de la tête en signe positif avant de simplement adresser un sourire espiègle au jeune vampire qui la suivait du regard. Habile, légère, fragile et forte au même temps, elle porta trois assiettes à une certaine table. S'arrêtant à son chevet, elle déposa la toute première, ne manquant pas de humer l'odeur d'alcool qui émanait de leur mauvaise haleine. Elle se mordilla promptement la lèvre inférieure et posa agressivement la bouteille de Whisky mais lorsqu'elle s'apprêtait à tourner les talons et passer à la seconde table, une légère tape aux fesses la fit tressaillir. Elle se tourna, raide comme un piquet, fusillant du regard le jeune homme qui souriait ironiquement.

- Voulez-vous me servir un verre ? Lui demanda-t-il, narquoisement en partageant un rire moqueur avec ses compagnons.

- Bien sûr, approuva-t-elle en souriant hypocritement, empoignant la bouteille.

Kol, qui venait justement de sortir, grimaça, étant pleinement conscient qu'elle n'allait sans doute pas le servir de la même manière qu'il l'espérait. Niklaus, quant à lui, amusé par le spectacle généreux qu'on lui proposait en ce début d'après-midi sourit avant de reprendre une gorgée de sa boisson, toujours en quête d'autres gouttelettes pour éviter de se nourrir de tout ce bar puant.

Ladite Caroline prit la bouteille en question et ôta le bouchon pour le jeter rageusement sur le sol avant de verser le liquide sur le verre, le faisait déborder légèrement des côtés alors que quelques gouttes s'éparpillaient sur le pantalon du jeune homme. Celui-ci lâcha un juron, sous le regard appréciateur et fier qu'elle arborait dès-lors.

- Satisfait ? Lança-t-elle tandis que son sourire dévoilait ses dents blanches.

Niklaus, toujours évaluateur face au cran et à la fougue dont se conduisait cette étrangère au charme presque irrésistible fit tournoyer son verre dans la paume de sa main, jetant quelques brefs regards à son plus jeune frère qui dissimulait son rire derrière une fausse toux. Le propriétaire, c'est-à-dire le maître des lieux arriva, furieux, vers elle. Après avoir crié, hurlé, fait fuir de nombreux clients témoignant de sa colère, il prononça les mots qui firent retirer à la jeune femme son tablier, rageusement, et le laisser tomber sur le sol.

- Faites-en ce que vous voulez de votre fichu tablier ! S'écria-t-elle en claquant la porte derrière elle sous les yeux terrifiés du reste des clients, horrifiés et bien décidés à ne plus remettre les pieds ici.

Seul le bruit du claquement de bois contre le vide avait tiré les deux Originels de leur rêverie. Espiègle, pétillante, pleine de vitalité et la bouffée d'air frais qu'elle provoquait chez l'aîné faisait presque rire Kol qui venait d'arriver auprès de lui, un sourire sarcastique pendu aux lèvres, il ne pouvait plus aisément contenir son hilarité.

- N'y penses même pas, fit-il dans un rire qu'il ne contenu pas comme s'il lisait les pensées de son frère. Elle est bien trop irritée pour le moment.

- Tu me surestime beaucoup trop, petit frère, répliqua le blond en se levant, bien décidé à relever le défi que son cadet lui offrait.

- Elle ne s'intéressera pas à toi, l'en dissuada-t-il alors que son aîné quittait déjà l'immense salle.

- Nous verrons, lâcha ce dernier avant de refermer la porte derrière lui dans un bruit sourd.