« Le dix-huit juillet mille neuf cent soixante-dix-huit à seize heures devant nous ont comparu publiquement Sirius, Orion BLACK né à Londres (Angleterre), le 18 novembre 1960, fils d'Orion BLACK et de Walburga BLACK et Helena Cassiopée Lydie FAWLEY, née à Londres (Angleterre), le 8 juin 1962, fils de Merlin FAWLEY et de Calypso FAWLEY. Sur notre interpellation, les futurs époux ont déclarés qu'il n'a pas été fait de contrat de mariage. Ils ont déclarés l'un après l'autre vouloir se prendre pour époux et nous avons prononcés on non de la loi qu'ils sont unis par le mariage. Lecture faite, et invité à lire, les époux ont signés avec nous Danaé Pénélope Dauvert, employé du ministère de la magie du service généalogie. »

Extrait de l'acte de mariage n° 0000585743, Sirius BLACK et Helena FAWLEY


« Le 18 juillet 1978,

Le premier jour du reste de ma vie. Le jour que j'ai tant redouté est arrivé. Je me marie. C'est exactement comme ma sœur me l'avait décrit : ça vous tombe dessus comme ça sans prévenir, on ne sait pourquoi ni comment ça nous arrive mais ça nous arrive. Je suis une sorte de service rendu à la famille Black, une monnaie d'échange contre la libération de leur fils, Sirius Black. Je ne l'ai vu qu'une seule fois à un gala de sorcier sang-purs auquel j'accompagnais mon père. Il parait que nous avons été à Poudlard en même temps. Lui à Gryffondor, moi à Serpentard. Une chose est sûre, nous ne sommes pas du même monde. Que pouvais-je attendre d'autre de toute façon ? Je suis la dernière de ma famille, la dernière de six enfants. Le vilain petit canard de la famille, je ne suis pas aussi belle, bavarde et hautaine que mes sœurs, pas aussi forte, intelligente et maline que mes frères. Je n'étais donc digne d'estime ni de mon père, ni de ma mère. Me marier était donc la seule solution pour se débarrasser de cette enfant raté. Je redoute cette union, je ne connais rien aux choses de l'amour et tout le monde dis que cet homme est réputé pour ses conquêtes et leur facilités à les délaisser. Que va-t-il faire de moi ?

Maddy mon elfe de maison, m'apporte ma robe, elle est triste. Elle ne sait pas que j'ai reçu de père, en cadeau de mariage, de l'emmener avec moi. C'est bien le seul cadeau dont je suis heureuse. Pour ce qui est du reste, manoir, bijoux, tableaux, broderies … tout cela n'est que des cadeaux inutiles offerts par des gens qui se fiche de moi et de mon bonheur malgré tout ce que disent les cartes de félicitations.

Mais une femme ne se plaint pas, elle sourit, elle dit merci beaucoup et c'est tout. Fin de la discussion. J'ai un mariage à affronter ! »

Extrait du journal d'Helena Fawley Black

« Le 19 juillet 1978,

« Tu as ta vie j'ai la mienne, ça changera pas, marier ou non » Au moins c'était clair. Ça aurait presque parut gentil si il avait accompagné sa phrase d'un « je suis très content d'avoir fait ta connaissance » ou d'un « tu es très en beauté » suivit d'un baise main. Mais non. Lui c'était « salut, à la prochaine » accompagné d'une poignée de main avant de retrouver ma cousine très peu vêtue. Soyons positive, ça aurait pu être pire. Il aurait pu me demander de me joindre eux ou exiger sa nuit de noce. Mais, bon, quand même … ça ne va pas être simple de montrer la façade du couple parfait avec un tel individu. J'ai une soudaine impression de grande solitude. Je me rends compte que je n'ai personne hormis mon elfe de maison à qui me confier, pas d'amis, pas de famille, je n'ai rien. Je n'ai qu'un mari sur un bout de papier. Un mari qui me trompe après seulement 6h de mariage. Que sera ma vie à présent ? Une vie de solitude dans un grand manoir accompagné des harcèlements incessant de Walburga Black ? Remplacez le nom de « Walburga Black » par « Calypso Rosier Fawley » et vous obtiendrez une parfaite copie de mon enfance. Ce qui semblait être le tournant décisif de ma vie n'était en fait que la confirmation d'encore des années de tristesse sans amour. »

Extrait du journal d'Helena Black.

« Le 10 août 1978,

Cet endroit est horrible ! Dans manoir, il y a noir, maintenant je comprends pourquoi. Cette maison est lugubre, il n'y aucune lumière et au maximum trois fenêtres. J'étouffe ! Toujours seule dans le noir. « Perdue dans la noirceur de mon cœur de salle petite serpentarde » comme se plait à me le rappeler mon « mari ». Et parlons-en de celui-là, tiens ! Ce … non, une femme bien élevée ne doit pas penser de telle chose, cet … homme immonde a le culot de venir me réclamer trois repas par jour et en guise de dessert de ramener une de ses nombreuses conquêtes chez moi, dans ma maison. Et si c'était tout ?! Hier soir, alors que j'aller me coucher, il est rentré chez « nous » complètement enivré par l'alcool. Il a osé s'introduire dans ma chambre, il a commencé à se déshabiller avant de se glisser dans mon lit. Il a eu le culot d'exiger de moi « un devoir conjugale » qui d'après lui, lui est dut ! S'il s'imagine que je lui dois la moindre petite chose, il peut aller crever ce traitre à son sang ! »

Extrait du journal d'Helena Black.

_ « Je n'en reviens pas, j'ai toujours cru que ma mère s'était marié par amour. » Soupira Adelia Black, dépitée à son petit ami.

_ « Chérie, ne soit pas naïf. Dans les familles de sang-purs la conservation de la pureté est primordiale et les mariages arrangés sont une nécessité. Ta mère ne fait pas exception. » Répondit-il, compatissant.

_ « Ca ne lui ressemble tellement pas. Elle a toujours idéalisé son mari, vantant sa gentillesse, sa générosité, son humour, sa compréhension. A vrai dire, je pense qu'elle a oublié de me parler de son manque de respect, son besoin immense de sexe, et son je-m'en- foutisme évident. En fait, elle a dû louper l'épisode « j'ai été marié à un connard durant toute ma vie » lança-t-elle pleine de haine et de ressentiment.

_ « Je pense que ta mère ne voulait pas te montrer une mauvaise image de ton père.

_ Ce n'est pas mon père ! » Cria la jeune femme.

_ « Si ce n'est pas lui, qui est-ce ? » Demanda Charlie Weasley à sa compagne.