NDLA : Me revoilà pour ce chapitre 2, en espérant qu'il vous plaira ! =D ATTENTION ce chapitre contient une scène très explicite entre nos deux tourtereaux, vous voilà prévenus ) Je serais aussi ravie d'avoir des reviews, ça me permettra de m'améliorer donc n'hésitez pas à me faire part de vos avis et de vos suggestions ^^ On se retrouve donc pour le chapitre 3. A suivre...
Chapitre II
Au matin, comme prévu, l'armée de Renly Baratheon se mit en marche pour aller affronter Stannis, première étape, mais non des moindres, avant la prise de Port-Réal et l'éviction de Joffrey. Le brun chevauchait à la tête de son armée, suivi de près par Brienne de Torth, qui gardait le regard attentivement rivé sur l'horizon, guettant tout éventuel danger. Les hommes avançaient en silence, dans le seul trouble d'un cliquetis d'armures, des sons de pas ordonnés et de sabots de chevaux. Renly avait la mine sombre, songeant à la fois au combat qui l'attendait, mais aussi et surtout à Loras. Avoir quitté le Chevaliers des Fleurs sur une dispute lui laissait un sentiment amer qui n'allait probablement pas disparaître de sitôt. Dans moins d'une journée, Renly affronterait l'armée de son frère Stannis et savoir Loras blessé et loin de lui lui causait une peine profonde. Mais ici, au milieu de ses hommes, le jeune homme se devait avant toute chose de se conduire en souverain, capable de donner des ordres, de prendre des décisions et de se montrer vaillant au combat chose à laquelle jamais encore il n'avait été confronté. Brienne, qui semblait avoir remarqué l'air préoccupé qu'affichait son seigneur, se rapprocha un peu de lui.
- Si je puis vous être utile en quoi que ce soit, dites-le moi.
Renly, tiré de ses pensées, posa son regard sur la jeune femme et la gratifia d'un hochement de tête. Malheureusement, malgré son dévouement, elle n'aurait rien pu faire pour apaiser Renly, si ce n'était agir en tant que roi à sa place pour le laisser aller retrouver son amant, chose qui ne se ferait bien sûr pas, ou du moins pas avant un bon moment.
- Je vous remercie Lady Brienne mais il n'y a rien de plus que vous puissiez faire.
- Je comprends ce que vous ressentez.
Déclara Brienne, sans plus de précisions. Renly parut quelque peu déstabilisé par son propos. Que comprenait-elle ? Etait-elle au courant de sa relation avec Loras ? Ou bien avait-elle simplement lancé ça comme ça ? Le brun, par mesure de précaution, décida de couper court. Certes il avait confiance en Brienne, mais parler de quoi que ce soit d'autre que de la bataille qu'ils s'apprêtaient à livrer aurait été aussi risqué que malvenu.
- Vous regrettez que je sois ici avec vous à la place de Ser Loras, n'est-ce pas ?
Renly fronça les sourcils. Pourquoi diable tout le monde se devait-il toujours de ramener les causes de toutes ses peines et ses inquiétudes à Loras ? Mais il ne pouvait rester sur ce silence, cela aurait été donner raison aux rumeurs, et il n'était jamais bon de laisser courir ce genre de ragots, fondés ou non, surtout en temps de guerre.
- Sachez que je suis heureux de vous savoir à mes côtés. Vous êtes une très bonne combattante et vos capacités me seront précieuses. Quant à Ser Loras, son état ne lui aurait pas permis de nous accompagner.
Brienne n'insista pas, voyant bien que Renly semblait peu enclin à poursuivre sur le sujet. L'horizon était calme, silencieux, sûrement le calme avant la tempête, songea la femme chevalier. Ainsi, tous continuèrent d'avancer, allant rejoindre leur destin, la tête emplie d'incertitudes mais le cœur vaillant, sans se douter qu'à plusieurs kilomètres de là, quelqu'un s'apprêtait à braver les interdits pour aller sceller sa destinée à celle de Renly...
La nuit était sombre et le vent soufflait en de violentes rafales, s'insinuant sournoisement dans les tentes du camp de fortune qu'avait fait dresser le seigneur Renly, pour permettre à ses soldats et à lui-même de faire halte durant la nuit. Quelques hommes restaient cependant dehors pour monter la garde à tour de rôle, afin de parer à toute éventualité. Mais très peu nombreux étaient ceux qui parvenaient réellement à fermer l'œil, quand bien même ils n'étaient pas chargés de surveiller le camp. La guerre était bien sûr dans tous les esprits, et face à l'impitoyable Stannis, chacun savait pertinemment que l'avancée ne se ferait pas non sans peine. Il fallait garder espoir et foi en l'avenir et quoi qu'il puisse advenir, il était certain que les hommes d'Accalmie n'hésiteraient pas à se battre jusqu'au dernier pour protéger leur seigneur. Il était à peu près une heure trente du matin et Dorien Tanner, jeune soldat d'environ dix-huit ans, effectuait son tour de garde, assis près d'un feu, les yeux rivés sur le sombre horizon enveloppé d'un noir sinistre, au ciel voilé et sans étoiles. Le jeune homme était posté ainsi depuis bien une heure et rien ne semblait troubler le profond silence qui régnait sur le camp. En un sens tant mieux, Dorien espérais éviter une attaque surprise qui aurait semé la panique complète parmi ses compagnons d'armes. La relève allait bientôt arriver, ainsi il pourrait tenter de dormir quelques heures, avant qu'ils ne se remettent tous en route vers Peyredragon aux aurores. Mais, troublant soudain le silence et les réflexions personnelles du jeune soldat, des bruits de sabots martelant le sol lui parvinrent. Nerveux à l'idée que Stannis et ses hommes puissent surgir d'une minute à l'autre, Dorien alla immédiatement réveiller l'un de ses camarades en le secouant vigoureusement. Le plus âgé, que l'alcool avait aidé à s'endormir lourdement, grogna de mécontentement face à l'assaut intempestif de Dorien.
- James !
- Gnn...fiche-moi le camp gamin.
Bougonna ledit James, en se retournant sur le côté pour poursuivre sa nuit. Mais le jeune garde redoubla de vigueur, joignant le geste à la parole.
- Il y a un cavalier qui approche !
Oubliant aussitôt toute envie de dormir, James se redressa, titubant un peu, mais pas question de rester inactif face à une éventuelle attaque. Les deux hommes s'empressèrent de scruter attentivement l'horizon, et voyant le mystérieux cavalier approcher du camp, le plus âgé jugea qu'il était d'ordre capital de donner l'alerte. Rapidement, le camp fut en totale effervescence et la garde royale sur le qui-vive, armée et prête à parer à toute éventualité. Renly, entendant l'agitation, sorti de sa tente et croisa Brienne. Il n'eut cependant pas le temps ni le besoin de poser la moindre question, que la jeune femme lui fit déjà un rapport de la situation.
- Les gardes ont signalé l'approche d'un cavalier aux abords du camp. Avec votre permission, je propose d'aller immédiatement m'enquérir de son identité. Mieux vaut envisager toutes les possibilités, surtout une attaque de Lord Stannis.
- Stannis n'enverrait pas un seul homme à l'assaut d'une armée, je vois mal quel intérêt il y trouverait.
Commenta Renly, dubitatif, refusant de cèder à l'inquiétude et de baser sa stratégie sur la précipitation.
- Laissez-le venir.
Reprit-il calmement. Brienne, sur ses gardes, fronça imperceptiblement les sourcils. Jamais elle ne pourrait accepter que son roi soit en danger, qu'il s'agisse d'une attaque de toute une armée ou bien d'un seul homme n'y changerait rien. Bien sûr, il était néanmoins hors de question de contester les ordres de Renly, alors la femme chevalier se contenta d'aller légèrement en avant, la main solidement posée sur la garde de son épée, prête à accueillir l'inconnu dont elle ignorait encore les intentions.
Les soldats de la garde finirent par s'écarter pour laisser passer un cheval blanc, monté par le mystérieux cavalier en armure, dont une partie du visage était dissimulée par une cape de voyage. Le bel animal à la robe nacrée s'immobilisa au milieu du cercle formé par les soldats. Renly vint alors lui faire face, suivi de près par Brienne, et le souverain d'Accalmie prit donc la parole.
- Veuillez dévoiler votre visage et expliquer les raisons de votre passage en ces terres par une heure si tardive.
Un fin sourire naquit sur les lèvres du cavalier, ce qui ne manqua pas d'interpeller Renly, puis, l'homme – car il s'agissait d'un homme – abaissa enfin sa capuche et le silence tomba aussitôt sur le camp. Interloqué, le souverain pu tout juste murmurer :
- Loras...
Le cavalier, qui n'était en effet autre que Loras Tyrell, descendit de sa monture pour venir s'incliner respectueusement devant Renly. Mieux valait faire usage du protocole en public.
- Je suis venu mettre mon épée à votre service dans votre guerre contre Lord Stannis et reprendre ma place au sein de votre garde, Votre Majesté.
Renly, encore sous le coup de la surprise, ne fit aucun commentaire, mais Brienne, elle, adressa un regard en biais au Chevalier des Fleurs, se demandant comment ce jeune parvenu arrogant avait-il l'audace de se présenter de la sorte au Seigneur Renly pour lui soumettre ses exigences. Quand bien même était-il jeune et doté d'un charme indéniable, rien ne lui donnait le droit de s'imposer ainsi face au roi.
Renly, s'efforçant de reprendre l'assurance liée à son statut, ordonna que chacun retourne à son poste, dissipant ainsi l'attroupement autour de l'arrivant. Brienne fut pourtant la seule à ne pas bouger, espérant pouvoir agir.
- Puis-je vous être utile en quoi que ce soit mon roi ?
Demanda-t-elle, démontrant sa totale dévotion vis-à-vis du souverain des Terres de l'Orage, pour qui elle éprouvait une indéfectible admiration. Le brun la gratifia d'un regard mais se contenta de lui conseiller d'aller prendre un peu de repos, tandis qu'il prenait le chemin de sa tente, accompagné de Loras. La membre de la garde royale se retira alors, bien qu'à regret, laissant son précieux roi avec l'enfant capricieux qu'était, à son sens, Loras.
Lorsqu'ils furent enfin seuls, le silence s'installa. Loras attendait de toute évidence que son amant prenne la parole, ce qu'il fit au bout d'un moment, en fronçant un peu les sourcils.
- Il me semblait t'avoir dit de rester à Accalmie jusqu'à ce que tu sois rétabli.
- J'ai eu toute la nuit pour me rétablir et ce ne sont tout de même pas quelques malheureuses égratignures qui allaient avoir raison de moi.
Déclara le chevalier de HautJardin d'un ton léger. Il s'était attendu à cette réaction de la part de Renly, aussi était-il décidé à ne rien laisser paraître des séquelles de sa mésaventure. Sa place était ici, dans cette guerre et nulle part ailleurs.
- Je ne plaisante pas Loras. Tu repartiras pour Accalmie dès l'aube.
Trancha le brun, en faisant quelques pas pour apaiser son agacement compte tenu de la situation.
- Dans ce cas sache une chose. Je n'ai pas fait tout ce chemin pour repartir sans même avoir pu affronter l'armée de Stannis à tes côtés.
- J'ai bien vu ce qui s'est produit hier, tu es blessé et il est hors de question que tu combattes qui que ce soit dans cet état.
Le blond fronça vivement les sourcils pour manifester son profond mécontentement. Certes Renly était le roi, mais roi ou pas, son amant n'avait pas le droit de le traiter comme un enfant, et il comptait bien le lui faire savoir.
- Sache que je me sens beaucoup mieux, alors cesse de t'inquiéter pour rien et pense plutôt à établir une stratégie assez solide pour contrer les desseins de ton frère.
- Toujours est-il que tu m'as désobéi et que tu t'es montré complètement irresponsable en chevauchant seul jusqu'ici, alors Brienne prendra le commandement de la garde quoi qu'il en soit.
- Alors c'est ça...
Déclara Loras avec amertume, affichant même un petit sourire mauvais.
- Quoi donc ?
- T'a-t-elle satisfait au point de mériter tant d'honneur ? Ou peut-être s'est-elle juste glissée dans ton lit pour te réchauffer en mon absence ?
Renly, sous le coup de la colère provoquée par les cyniques paroles de Loras, empoigna le jeune homme par le bras, l'obligeant à lui faire face. Le souverain n'aimait pas se mettre en colère et il détestait les disputes avec son amant tout autant que la guerre. Pourquoi diable refusait-il de comprendre ses inquiétudes ? Jamais le brun n'avait douté des capacités de guerrier de Loras, qu'il qualifiait même souvent de don des dieux, mais dans la bataille qui s'annonçait, beaucoup périraient et l'idée de voir mourir son beau chevalier lui était insupportable. Le blond fut d'ailleurs surpris par la fermeté soudaine de Renly, qu'il fixait à présent, se perdant dans son regard d'un marron presque noir.
- Je sais que tu es jaloux de Brienne, mais quoi que tu puisses penser, elle est ici parce que j'ai foi en ses capacités de combattante et en sa dévotion envers ma personne. Rien d'autre.
Loras se dégagea le bras et dévisagea son amant d'un air outré. Il lui avait suffi d'une erreur et d'une seule pour être dépossédé de ses honneurs face à Brienne, à tel point qu'il en perdait même sa place qu'il croyait acquise, aux côtés de Renly. Jaloux... impossible de nier que son amant avait raison, car Loras faisait là toute la démonstration de sa jalousie. Mais quoi qu'il en soit, il devait récupérer sa place.
- Je n'ai aucune raison d'être jaloux d'une femme ! Brienne n'a rien à faire à la tête de la garde royale, alors si tu as un tant soit peu de considération pour moi, dis-lui de s'en-aller.
La sentence était tombée. Renly écarquilla même les yeux, sous le coup de la surprise. Loras venait bel et bien de lui poser une sorte d'ultimatum et le brun comprenait par-là qu'il risquait de perdre son amant en refusant. Cependant il s'agissait toujours du même problème : il était désormais roi, et un roi ne pouvait se comporter comme un homme, malgré ses faiblesses. Brienne représentait un élément indispensable dans son armée, et Renly n'avait donc nullement l'intention de la congédier. Les choses n'allaient pas être simples...
- Loras... Tu sais très bien que je ne peux pas faire ce que tu attends de moi. Et ce genre de question ne se poserait même pas si tu étais resté à Accalmie comme je te l'avais demandé.
Le regard que croisa Renly à ce moment-là lui fit froid dans le dos.
- N'oublies pas qui a fait de toi un roi...
- Je n'oublie rien. Mais tu dois accepter que je prenne des décisions par moi-même.
- Dans ce cas peut-être devrais-tu prendre la décision de mettre un terme à notre...d'ailleurs j'ignore même si je pourrais qualifier cela de relation.
Lança froidement le Chevalier des Fleurs, s'apprêtant à quitter la tente du souverain, furieux. Mais Renly l'empoigna à nouveau par le bras et l'attira contre lui, avant de venir coller ses lèvres à celles du blond, avec force et passion. Ce baiser était violent, puissant et fougueux, tel que l'étaient leurs émotions en ce moment précis. Loras voulu tout d'abord se dégager de l'étreinte de son compagnon, mais très vite, la langue de Renly venant s'insinuer entre ses lèvres, lui fit perdre toute conviction. Voilà à quoi correspondait leur relation : des disputes, des craintes, mais surtout beaucoup de passion une passion presque sauvage qui les unissait dans la force de leur amour.
Loras se retrouva bien vite allongé sur le lit de son amant, sans pour autant que leur baiser soit rompu. Renly vint s'allonger sur lui et, à bout de souffle, leurs lèvres finirent par se quitter. S'ensuivit un instant de silence profond durant lequel les deux jeunes hommes se contentèrent d'accrocher leur regard l'un l'autre, avec profondeur. Le brun caressa tendrement la joue du bel éphèbe qu'était son compagnon, avant de venir lui murmurer quelques mots doux à l'oreille. Ceux-ci firent frémir Loras, qui rejeta un peu la tête en arrière au moment où Renly vint glisser ses lèvres dans son cou. Il y avait décidément trop longtemps que le souverain d'Accalmie n'avait goûté au corps de son chevalier et le feu dans son corps s'était bel et bien réveillé. Cette nuit serait la sienne, la leur. Cette nuit Renly serait l'homme et non le roi, quoi qu'en disent ou pensent les autres.
Une fois débarrassé en partie de ses vêtements, Loras sentit son corps frissonner sous les caresses lascives de Renly. Désirant sentir la peau de son amant tout contre la sienne, le blond se redressa pour aller lui ôter sa chemise de lin, dont il défit aisément les ficelles. Lorsque celle-ci fut complètement ouverte, le chevalier de HautJardin eut tout le loisir de contempler le torse fin et à la fois légèrement musclé du brun. Du bout des doigts, il se mit à redessiner le cadre de ses muscles, ce qui fit naître un sourire charmeur sur les lèvres de Renly. Ce dernier retira complètement son vêtement de lin, qui alla rejoindre ceux de Loras sur le sol, et ne resta plus que leurs pantalons de toile, dans lequel le seigneur des Terres de L'Orage commençait d'ailleurs à se sentir à l'étroit, ce qui semblait valoir également pour son amant. Rallongeant entièrement Loras sur le lit, Renly, tout en le dardant de son regard enflammé, fit glisser sa langue sur le ventre du blond, lui arrachant au passage quelques soupires de contentement. Sentant son amant tracer ainsi de brûlants sillons sur son torse, le Chevalier des Fleurs ne put s'empêcher de glisser une main dans les cheveux de celui-ci, formulant la demande silencieuse, mais non peu explicite, que Renly aille encore plus loin. Le brun, brûlant lui aussi d'impatience, ne se fit pas prier. Il abaissa donc lentement le pantalon de toile foncé de Loras, libérant ainsi son membre érigé de sa prison de tissu. Le jeune chevalier lâcha un profond soupire lascif et redressa un peu la tête pour croiser le regard ardent de son amant. Ainsi, la douce torture pouvait commencer, et Renly comptait bien lui faire payer sa désobéissance...
Venant former un étau avec ses lèvres autour de la colonne de chair de Loras, Renly le senti se raidir. Le blond arqua un peu son bassin et de ses lèvres entrouvertes s'échappa un petit gémissement, qu'il tenta maladroitement de réprimer. Indéniablement Loras était beau, et encore plus lorsqu'il prenait du plaisir.
Le souverain s'appliqua plusieurs minutes à faire glisser le membre de Loras avec application entre ses lèvres, mais à ce rythme-là, le chevalier allait finir par venir bien trop vite, hors Renly avait décidé de jouer. Il quitta alors la virilité de son amant et reporta ses attentions sur son torse. Loras laissa échapper un grognement de frustration et lui adressa un regard en biais qui fit sourire le brun.
- Pas tout de suite...
Murmura malicieusement Renly, avant d'aller happer sensuellement l'un des grains de chair du blond. Le Chevalier des Fleurs rejeta alors la tête en arrière, sentant l'objet des attentions de Renly se durcir au contact de sa langue et de ses dents. Mais lorsque, désireux de sentir le corps de Loras contre le sien, le seigneur d'Accalmie alla s'allonger entièrement sur celui-ci, le blond ne put réprimer une exclamation de douleur. Le jeune Baratheon s'écarta aussitôt de son amant, craignant de lui avoir fait mal, mais en détaillant davantage Loras, il ne tarda pas à remarquer les marques d'un bleu violacé qui maculaient son flanc droit, résultat de son affrontement contre Brienne de Torth. Leur regard se rencontra et un silence s'installa, avant que Renly ne prenne finalement la parole.
- Il faut croire que j'ai eu raison de penser que tu n'étais pas remis.
- Ce n'est rien. Tu t'es juste un peu trop appuyé sur moi, mais ça va, je ne sens déjà presque plus rien.
Menti le Chevalier des Fleurs pour détendre son amant, dont le visage était marqué par l'inquiétude. Le blond se redressa pour venir lui caresser la joue avec tendresse, avant d'aller l'embrasser.
- Je veux être à toi toute la nuit alors viens...
Murmura-t-il, tout en ouvrant lentement le pantalon de toile de Renly, d'une main, avant de le faire glisser sur ses cuisses. Le brun, troublé par l'attitude aguicheuse et sensuelle de son compagnon, se détendit un peu, et, une fois débarrassé de sa dernière barrière de tissu, alla embrasser langoureusement Loras. Leurs membres érigés se rencontrèrent et ce contact leur arracha quelques soupires de contentement.
- Loras... Je ne veux pas...te faire mal.
Murmura Renly, soucieux de blesser davantage les côtes meurtries de son précieux chevalier lorsqu'il serait en pleine action. Le blond, touché par ses attentions, lui adressa un petit sourire et demanda à son roi de s'allonger, ce qu'il fit, bien qu'un peu intrigué. Une fois Renly allongé sur le dos, Loras décida de lui rendre ses attentions précédentes et vint faire glisser sa langue le long de la virilité du brun, qui brûlait déjà de désir.
- Loras...
Ce dernier redressa un peu la tête et rencontra le regard embrumé de son amant. Comment résister à cet homme ? C'était définitivement impossible. Abandonnant alors toute idée de le faire languir, le chevalier de HautJardin l'enjamba pour aller s'asseoir sur son bassin, sentant par cette occasion, le membre durcit de Renly contre ses fesses.
- Nous pouvons aussi le faire de cette façon, comme ça tu n'auras pas à t'allonger sur moi.
Déclara Loras, d'une voix langoureuse à laquelle Renly ne pouvait résister. Le souverain des Terres de l'Orage ne quitta pas son compagnon du regard, attendant de voir ce qu'il allait faire, mais il n'eut pas à attendre longtemps, avant que Loras ne commence à s'empaler sur son membre. Le brun lâcha un gémissement qui se mêla à celui de son chevalier. Une telle vision aurait presque suffit à faire atteindre le 7ème ciel à Renly celle de Loras, prenant ouvertement du plaisir, assis sur lui, la tête légèrement rejetée en arrière, se mordant la lèvre inférieure, tentant de contenir le plaisir qu'il ressentait. Le brun sentait son membre prit en étaux dans un fourreau de chair ardent et étroit qui lui faisait perdre pied. Alors, désireux d'obtenir davantage de sensations, Renly plaça ses mains sur les hanches de Loras, saisissant son bassin avec envie, afin de mener un tant soit peu l'échange.
- Que désirez-vous que je fasse Votre Majesté ?
Déclara Loras, d'une voix sensuelle, accompagné d'un petit sourire qui fit frissonner Renly. Dès lors il n'existait plus rien autour d'eux ni le monde, ni la guerre, ni le pouvoir, juste lui et Loras, deux corps qui s'unissaient l'un à l'autre avec passion.
La nuit pouvait bien être sombre et pleine de terreur, leurs vies pourraient bien être mise en jeu demain face à Stannis, mais ce soir, plus rien d'autre ne comptait que la volonté de graver ces précieux instants dans les chairs de leur amour...
