Bonjour, bonsoir tout le monde! je suis contente de pouvoir poster ce premier chapitre aujourd'hui mais je suis aussi navrée de vous dire que je vais prendre du retard pour le prochain...
Eh oui! Je ne suis qu'au début et je freine déjà, c'est malheureux hein? Mais je vous l'ai dit, je travaille au gré de mon imagination et de mon inspiration. (J'ai vraiment dit ça?)
En tout cas je suis vraiment désolée de vous l'annoncer, mais j'espère que ce chapitre vous plaira!^^
Je remercie tittounette de m'avoir laissé une petite review d'encouragement et demande (suppliiiiie!) mes chères lectrices de passer et de laisser une pitite review pour que je puisse savoir si cela vous plait ou si je dois arrêter de suite.
Voilà! Sur ces derniers mots je dis ACTION! Et bonne lecture ;)
(Pensée de Gabriel)
CHAPITRE 1: Etre mort
Draco avait envie d'éternuer. Oui, il allait mourir et pourtant, tout ce que son corps souhaitait, c'était d'éternuer une dernière fois. C'était vraiment étrange, il s'était pourtant souvent dit que la dernière chose qu'il voudrait faire avant de partir vers ce monde inconnu, aurait été plutôt de s'envoyer en l'air une dernière fois, mais du genre vivre la plus grande baise de sa vie.
A croire qu'il avait tort. Draco ne tombait plus depuis quelques temps déjà. Quelqu'un, ou plutôt quelque chose avait réussi par on ne sait quel miracle à le rattraper en plein vol. Dans cette agitation et demi-inconscience, il n'était parvenu qu'à distinguer de longues et larges plumes blanches. Cette couleur s'imposait dans la Forêt Interdite comme une infime parcelle de pureté sur un tas de déchets corrompu.
Dans son état, Draco ne pouvait qu'entendre et sentir. Les plumes avaient disparût, laissant place aux ténèbres dans lequel il se voyait s'enfoncer progressivement. Que pouvait bien être la créature qui l'avait sauvé ? Un cygne ? Une colombe ? Une cigogne ? Le répertoire entier des oiseaux à plumes blanches ? Mouais, rien ne l'aidait pour l'instant. Draco se sentait porter dans les bras d'une personne… d'un garçon… il hurlait…. Pourquoi il hurlait comme cela d'ailleurs ?
- Oh Merlin ! mais il à bouffer quoi ce mec ? ma grand-mère pèserait moins lourd que cet humain complètement taré ! Bien que j'en ai pas mais bon… ouch ! hey ! aidez-moi les gars ! ce crétin suicidaire ne fait même pas l'effort de peser moins lourd alors que moi, je dis bien MOI, JE l'ai sauvé!... ne vous moquez pas de moi bande de Veracrasses! je suis aussi fort que vous alors si vous voulez pas que je vienne illico vous remettre votre cul de p'tit merdeux en place, vous avez intérêt de me le ramener dans la seconde, pigez ?... hey, partez pas ! mais partez pas je vous dis ! aidez-moiiii ! il… il m'écrase ! j'étouuuuuffe !
Une seconde voix s'éleva, celle-ci beaucoup plus grave que la première.
- Calmes-toi Gabriel. Tu déranges le petit, regarde, on aurait dit qu'il se fait étrangler dans son sommeil tellement ta voix lui fait faire des cauchemars.
- Haha très drôle… boucle là deux minutes et aide-moi à sortir de là. Il m'a fait tomber quand je me suis posé sur le sol. Répliqua-t-il, agacé.
- Et tu disais quoi il y a deux minutes exactement ? « je suis aussi fort que vous alors si vous voulez pas que je vienne illico vous remettre votre cul de p'tit merdeux » attend sérieux « votre cul de p'tit merdeux » ? finalement je vais te laisser te débrouiller tout seul. A plus tard petit Gabichoux !
- Ne prononce plus jamais ça t'entend ? enfin non, attend Daniel ! reviens tout de suite, c'est un ordre !... ou peut-être pas….
Gabriel soupira et reprit :
- Ok d'accord tu n'attendais que ça en fait… alors je te p… NAN ! je peux pas faire ça ! c'est contre ma volonté ! mon amour propre, ma fierté en seraient marqués à vie si j'ose prononcer ces mots. Comprend moi, Daniel !
- Alors meurs en paix petit. Lança le plus âgé en le saluant de la main et en continuant son chemin.
- Bon d'accord t'as gagné espèce de connard. Je te présente mes plus plates excuses pour t'avoir insulté et maintenant, j'implore ta sagesse et te demande de venir me sortir de là bordel de…. Soupira Gabriel.
- T'arriveras jamais à tenir un bon langage jusqu'au bout toi. Aller, je vais porter ce gros paquet trop lourd pour notre petit Gabichoux. Ça ne te dérange pas j'espère ?
Ironisa Daniel en ramassant le « paquet » et en délivrant Gabriel de son étau. Celui-ci ne supporta pas plus longtemps les insultes de son ami et lui lança un direct du genou bien placée (si vous voyez ce que je veux dire). Daniel se plia sous la douleur en tenant désespérément ses « bijoux de famille » et manqua de peu de lâcher le corps de Draco qu Gabriel rattrapa de justesse.
- Merci Daniel mais au contraire, cela m'outragerai fortement si tu prenais mes lourdes responsabilités à ton dos. Cela me semblerait totalement inconcevable. Je soulagerais donc ton échine meurtri en reprenant ce « sac » et en le ramenant par mes propres moyens à son Altesse Royale.
Gabriel leva fièrement le menton en adressant un dernier regard faussement méprisant à son ami avant de sauter vers une haute branche et de sprinter d'arbre en arbre jusqu'à ce qu'on ne voit plus qu'une petite silhouette toute chancelante.
- Et bien…. Je devrais peut-être arrêter de le sous-estimer.
Draco se sentait au chaud, enveloppé de la tête aux pieds dans de doux draps faits d'une matière totalement inconnue. Il ne voulait pas ouvrir les yeux et sortir de son rêve. Mais, en même temps, il devait certainement être déjà mort alors, ce serait sans nul doute l'opportunité de Le retrouvé. Mais il ne voulait pas ouvrir les yeux. Il voulait rester dans ce monde douillet plein de petits poneys ailés, de nuages roses en barbe à papa, de maisons en pain d'épice, de rivières en chocolat, de… heu non, non coupé !
Rembobinage, un petit problème technique par rapport au texte de l'histoire… depuis quand aimait-il toutes ces choses tirées de contes de fées et de l'imagination des moldus ? Il ne s'y était jamais intéressé ! Aller on la refait !
Draco ne voulait pas sortir de ce nouveau monde mais cela était totalement impossible. Les rayons du soleil qui filtraient de la fenêtre visaient parfaitement son visage. Draco ouvrit les yeux en les papillonnant plusieurs fois, et la première chose qu'il vit c'est… rien en fait.
Il ne voyait presque rien, tout était flou. Son crâne lui faisait atrocement mal, et son corps était encore lourdement engourdi. Draco laissait trainer son regard partout dans la pièce, attendant que sa vue redevienne de nouveau normale, quand il finit par rencontrer deux orbes d'un vert émeraude profond. Ils brillaient, étincelaient, scintillaient de bonheur, mais pourtant, cachaient une terrible souffrance inconnue par son porteur lui-même.
« - alors j'y suis arrivé ? Je suis enfin mort n'est-ce pas mon ange ?mais dis-moi, tu sais que t'es yeux valent une fortune inestimable ? »
- Harry ? souffla Draco en plissant les yeux pour mieux voir son interlocuteur. Tentative pourtant vaine.
Gabriel recula jusqu'à l'autre bout de la pièce à l'entente de ce nom. Quand Draco avait montré quelques signes de son éveil, il s'était rapproché de son lit, prêt à lui faire l'un de ces sermons que l'on donnait à un gosse de trois ans qui aurait confondu de la boue avec du chocolat et qui en aurait englouti jusqu'à l'étouffement quand Draco lui avait caressé la joue en prononçant ce nom. « Harry ».
Ce mot se répétait sans fin dans sa tête. Il avait déjà entendu ce nom quelque part… un souvenir gravé en lui, mais pourtant, enfouie au plus profond de son âme. Impossible de se rappeler de quoi que ce soit. C'était peine perdue d'avance.
Gabriel sentait son cœur battre contre sa poitrine si fort, comme s'il souhaitait s'en extirpé. Cela faisait un peu mal et laissait une sensation désagréable d'un grand gouffre qui se formait de plus en plus en lui. Gabriel se donna une magistrale gifle mentale afin de reprendre une bonne fois pour toute, ses esprits.
Draco s'était redressé sur son lit et appelait encore Harry. Sa tête lui faisait atrocement souffrir, et ses membres ne lui répondaient plus. Gabriel avança lentement vers lui, sa main tendu vers Draco, il la voyait trembler mais ne se contrôlait pas. Cela l'énervait au plus haut point.
Gabriel n'était pas réputé pour sa patience et son sang-froid, bien au contraire, quand il était ne serait-ce qu'un brin en colère, il ne se contrôlait plus. Et c'est ce qui arriva.
Entre ce bel inconnu qui répétait sans cesse ce nom qui lui était familier, sa main qui ne lui répondait plus et qui n'en faisait qu'à sa guise, ainsi que la magnifique vu que représentait le corps nu jusqu'à la taille de l'homme qu'il avait sauvé, le reste tout juste caché par le drap blanc qui le recouvrait, Gabriel ne le supporta pas et tout en hurlant un « TU VAS LA FERME OUI ? » plus que sonore, il lui balança de toute ses forces la plus belle gifle jamais reçu au monde. Celle qui laisserait une superbe marque ineffaçable pendant deux jours ainsi que le gonflement démesuré de la joue victime.
Le visage du pauvre Draco s'était figé en une expression totalement effarée. Il n'avait rien fait pour mériter cela!
- Je ne sais pas où tu crois te trouvé, Robin des bois mais certainement pas au Paradis en tout cas. Alors laisse tes gestes d'affection pour quelqu'un d'autre mais pas l'un d'entre nous. C'est clair ou je devrais te le faire comprendre d'une autre manière ? répond moi ! Aboya Gabriel.
Draco ne s'exécuta pas immédiatement, même pas du tout. Il était totalement perdu et décontenancé. Comment ce gamin avait-il osé toucher à son visage ?! Il n'allait pas se laisser faire tout de même. Personne n'avait le droit ni l'audace de toucher à un Malfoy. Cette règle existait depuis longtemps et tout le monde la connaissait. Et en l'occurrence la respectait. A part une certaine exception apparemment.
Draco se retourna donc brusquement vers Gabriel mais son regard perdit toute la colère qu'il avait jusque-là accumulée ces derniers jours, laissant place à cette lueur perdue depuis des années. Cette lueur autre fois déjà très rare réapparut lorsque ces yeux s'encrèrent dans ceux de Gabriel.
Son visage était à quelques centimètres du sien. Sa respiration se faisait de plus en plus saccadée. Il n'arrivait pas à respirer normalement. Il sentait son ventre se tordre douloureusement, son cœur cognait de plus en plus fort contre sa poitrine. Et Gabriel n'avait pas bougé. Pas même d'un millimètre. L'aura de cet inconnu le paralysait. Son cœur avait eu la même réaction que celui de Draco.
Gabriel était complètement perdu. Son cerveau ne lui répondait pas. Il était totalement déconnecté, ou sinon un court-circuit c'était produit et avait tout effacé dans sa tête.
Draco ne fit pas un geste, admirant sans gêne la beauté du visage et des pupilles émeraude complètement effarés. Ces traits si fins, que l'on croirait appartenir à une jeune fille. Ces longs cils noirs faisant ressortir le vert éclatant de ces yeux étincelants. Cette longue chevelure brune attachée en une natte lâche arrivant jusqu'en bas de cette taille si fine. Et ces lèvres ! Draco ne résista qu'un quart de seconde et goûta sans gêne au fruit défendu.
Le baiser fût plus brutal qu'il ne l'avait pensé. Draco mordit sa lèvre puis la lécha comme pour s'excuser de sa brutalité et demander que cette barrière entre eux s'ouvre enfin.
Gabriel, lui, avait quitté la Terre pour une de ces planètes gazeuses, mais il ne savait plus trop laquelle. C'était comme si tout avait explosé après le court-circuit. Il ne résista donc pas très longtemps avant de laisser Draco le découvrir un peu plus, durant un léger échange de ce liquide visqueux et transparent appelé communément la « salive ».
Oui, c'est dégoutant dit comme cela mais pourtant délicieux pour Draco et Gabriel qui ne se connaissait même pas. Enfin, Draco croyait avoir reconnu celui qu'il embrassait. Celui qu'il aimait. Ce qui renforça encore plus l'idée qui germait dans sa tête où il croyait avoir enfin franchi les portes du paradis-si ce n'est autre chose.
Gabriel se sentait fondre sous les assauts de la langue de ce bel inconnu. Il se sentait tout guimauve. C'était trop bon ! Et il embrassait merveilleusement bien. Non qu'il n'ait jamais rencontré de meilleur que lui, mais ils se faisaient vraiment très rares ces temps si, et surtout dans ces bois totalement inhabités. Enfin, en gros ce baiser était un cadeau du ciel et Gabriel ne pouvait s'en détacher.
Mais pourtant il y parvint en se rappelant que ce beau blond – s'il ne se trompait pas de couleur de cheveux – restait pour toute la forêt, un parfait inconnu. Donc, comme la règle le stipulait, il devait rester méfiant et garder ses distances face aux sorciers qui rentraient si profondément dans la Forêt Interdite. Gabriel tenta de se défaire des bras entourant depuis déjà deux belles minutes sa taille sans parvenir à quoi que ce soit pour autant. Il manquait d'air d'ailleurs mais l'autre semblait s'en ficher complètement.
Gabriel se débattit doucement, mais se rendant finalement compte que la sangsue qui s'accrochait désespérément ne bougeait pas d'un poil, il lui mordit férocement la lèvre et lui griffa les bras.
Draco le lâcha finalement en haletant et gémit comme outrager, un petit « aïeuh ! » en fixant Gabriel les sourcils froncé à l'extrême. Celui-ci avait tout de suite reculé jusqu'au font de la pièce où il se tenait quelques minutes avant. Il ne DEVAIT pas rester seul avec cet homme. Qui sait ce qu'il pourrait lui faire ? Cette bombe sexuelle en face de lui était sans aucun doute, comme l'indiquait l'appellation donnée par Gabriel, une machine à sexe.
Il ne devait pas s'approcher de cette chose humaine et de surcroît, un être souillé certainement depuis sa puberté.
Pas bon ça. Dans cette situation il n'y avait qu'une seule solution : la fuite. Même pas la peine de lui donner une excuse. Il devait sauver sa peau !
- Harry! Oh Amour je t'ai enfin retrouvé! je n'aurais jamais crût que cela aurait été aussi simple. J'aurais dus te rejoindre depuis longtemps. Oh Harry tu m'as tellement manqué si tu savais ! Pardonne-moi je t'en supplie. Pardonne-moi de n'avoir pu te sauver. Je m'en veux depuis tout ce temps Amour. S'il te plaît. Pardonne ma stupidité, mon entêtement et tout ce qui a fait en moi ce que tu es maintenant. C'est de ma faute si tu es mort ce jour-là. Pardonnes-moi.
Draco avait enlacé Gabriel de toutes ses forces, l'étouffant presque. Il déversait tout ce qui alourdissait son cœur au creux de son cou. L'inondant de ses larmes chaudes, totalement incontrôlables. Gabriel lui, s'était pétrifié face au comportement de l'homme. Mais qu'est-ce qui lui prenait à ce crétin suicidaire? Et qui était cet Harry, nom de Dieu !
Oh, je vous assure que s'il a la malchance de croiser un jour mon chemin ce p'tit merdeux qui m'a mis dans cette situation avec ce félin d'apparence mais cette chochotte en mental et en caractère, je le pends par les pieds, le noie lentement dans un tonneau d'eau glacé, en profite pour lui casser un bloc de glace sur le crâne mais pas les petits glaçons que l'on trouve dans le frigo, noooon ! Plutôt du genre de la taille d'un ballon de rugby, ça irait mieux. Après ça, je le laisse rôtir pendant deux jours sous le soleil avec l'assaisonnement en prime. Ensuite j'en fais cadeau à certains fauves de la région en précisant de laisser au minimum quelques os. Etant donné tout de même que j'aime les choses bien faites et surtout le respect tourné vers les hommes, je lui offrirais une sépulture afin que son âme repose en paix…. Pour finir je danserais sur sa tombe en chantant du Lady Gaga et en lui lançant quelques fleurs pour lui souhaiter bon voyage. Cool Nan ?! Bon, mais en attendant qu'est-ce que je fais de lui maintenant. Pire qu'une sangsue j'vous jure…
- aah !…
Gabriel se pétrifia brusquement en entendant le son qui venait de traverser ses lèvres. Il avait gémit ! Mais ce qui le choquait le plus, c'était la façon dont il avait et surtout pourquoi ! Draco avait entreprit de faire apparaitre une petite dizaine de marques rouges dans le cou de Gabriel, et celui-ci avait GEMIT !
Nan mais je rêve ou je fais un cauchemar ! Il est définitivement malade ce mec, il faut que je sorte de là ou sinon qui sait ce qu'il pourrait me faire cet obsédé. Réfléchi-réfléchi-réfléchiiii non ! C'est pas le moment de gémir encore plus fort crétin ! Sérieusement, mon corps et moi ça fait deux ! Aller, écoute tonton cerveau pour une fois et met-lui une bonne droite ok ? aller, à trois. Un, deux, tr…
- Gabi ! Gabiiiiiiii ! tu viens jouer avec moi ?
Meeeerdeuh ! Qu'est-ce qu'il vient faire là ce crétin ! Mais c'est pas vrai, il sont tous contre moi ou quoi ?
- si tu n'ouvres pas je le fais moi-même et je te préviens ce sera pas jolie jolie après.
'tain ! je suis fichu, je suis fichu, JE SUIS FICHUUU !
- Gabichoux ! tu veux pas jouer avec Willy ?
Je suis carrément entre la vie et la mort mais je trouve quand même le moyen d'aimer ce que ce psychopathe est en train de me faire. Seigneur, pardonnez mes hormones et cette obsession sexuelle qui me pousse à agir ainsi. En gros j'y suis pour rien !
- Bon ben tant pis alors.
Lueur d'espoir ! Aller vas t'en William, je t'en supplie vas jouer avec quelqu'un d'autre.
- Je vais bousiller ta porte !
Naaaaaaan ! Fais pas ça tête de piaf ! Vas-t-en une bonne fois pour toute !
Malheureusement pour lui, la chance était une vraie sadique et ne voulait pas le laissé s'en tirer comme ça. Le dénommé William mit sa menace à exécution et réduisit en charpie la pauvre vieille porte d'entrée déjà à moitié bousillée.
Un jeune homme de haute taille aux cheveux châtains mis-longs pénétra dans l'humble demeure de notre cher Gabriel mais se figea effaré par le spectacle qui s'offrait – gratuitement – à ses pupilles vertes pâles encore innocentes – ou du moins, jusqu'à ce jour.
Encore pour son grand malheur, William était sur le point de se déshydraté jusqu'à la dernière goutte, exactement comme la fois où il lui avait demandé de devenir son compagnon de jeu et que celui-ci, sans aucun tact comme à son habitude, avait repoussé sa demande. Pour arrêter les sanglots du garçon, il avait été contraint d'accepter, et depuis ce jour… oui on peut le dire, ça vie était presque devenu un enfer.
Enfin, pour faire court, Gabriel avait appris à reconnaître à quel moment il pouvait éclater en sanglots. Sa lèvre inférieur tremblotait tout comme ses mains, ses yeux semblaient presque se liquéfiés et il s'agenouillait d'un air désespéré – mais pas du tout suppliant – et se mettait directement au boulot en noyant tous ceux qui avait le malheur de se tenir à un rayon de vingt mètres autour de lui.
Draco sembla enfin remarquer le nouvel arrivant. Il se détacha doucement de Gabriel qui se débattait – mollement. Il le lâcha pour se dirigé vers le gêneur, le regard sévère. Son visage avait adopté un étrange masque qu'il n'avait jusque-là jamais utilisé.
Son regard devint plus glacial et ses traits plus fermes. Il ressemblait à une tout autre personne beaucoup plus effrayante, beaucoup plus sombre et machiavélique. Ce gamin osait interrompre ses si « émouvantes » retrouvailles avec son Amour. Il le payerait extrêmement cher.
De son côté, Gabriel, ne supportant déjà plus le poids de ses problèmes à venir s'était écroulé au sol et fixait le dos de l'inconnu.
Oh Votre Majesté, pardonnez mes erreurs futurs mais je crains ne pas supporter d'avantage de combattre cette tentation. Je vous garantis que je céderai un jour mais je n'aurais aucun regret parce que je suis sûr que vous n'en n'auriez pas eu plus que moi-même face à cet Apollon. Je vous prie donc de pardonner votre humble serviteur bientôt convertit en un criminel de la pire espèce.
Les épaules de Gabriel s'affaissèrent brutalement alors qu'il vaquait à une nouvelle occupation, celle-ci se trouvant être très excitante.
Gabriel sentit un fin filet de bave couler au coin de sa bouche tout en continuant d'admirer – ou plutôt de mâter – le sublime corps qui s'offrait à sa vue, partant des cheveux blonds pâles scintillants légèrement sous les rayons de soleil qui perçait par… et bien par l'énorme trou de caverne qu'était devenu sa porte d'entrée. Il descendit lentement vers sa nuque, ses larges épaules et son dos musclés, sans ressembler pour autant à un bodybuilding. Ses yeux continuèrent leur progression en passant par la fine taille du beau goss. Il continua sa petite balade un peu plus bas, en s'attardant longuement sur ses fesses pâles, bien fermes et rebondies.
Tout à coup, des flash et scènes capables de choquer le jeune publique déferla dans son esprit sans qu'il ne puisse contrôler cette déflagration.
Il se mit une gifle mentale magistrale avant de reprendre sa séance de matage.
Gabriel sursauta brusquement et sortit enfin de sa transe lorsqu'il entendit un hurlement plus aigu et plus fort venant de son ami, William. Il continuait de pleurer et s'était mis à crier de plus belle lorsque l'étranger l'avait tenu brutalement par le col blanc de sa chemise et relever sans aucune délicatesse.
- Gabriel ! cria-t-il dans une longue plainte. J'ai peur, je t'en supplie sauve-moi ! il a une tête de méchant pas beau !
Gabriel hésita un long moment avant de se décider, pesant le pour et le contre.
Pour commencer, William avait raison sur un point : cet homme avait une tête à se faire pisser dessus un gosse de trois ans. Mais il avait tout de même tord en traitant cet apollon de « pas beau ». Ensuite, Il avait de bonne raison de laisser cet étranger écarteler ce gamin. Son bourreau et en minuscule toute petite, microscopique partie, son ennemi.
Mais du même côté, William restait un petit gamin pourri gâté donc totalement sans défense malgré son allure qui le faisait paraitre extrêmement plus grand que son âge. Il était aussi quelque part son ami.
Gabriel soupira longuement et son corps s'affaissa de plus bel. Il restait un peu agacé mais se résigna à se lever enfin pour aider William, ce gros crétin qui venait de se fourrer dans un pétrin dont il ne pourrait y échapper tout seul.
Notre cher Gabriel se releva et épousseta d'un geste non chaland ses vêtements blancs, réajusta son bracelet égyptien en forme de long serpent d'or coulant de son épaule jusqu'à son avant-bras. La tête de la bête se dirigeait vers Draco, gueule béante. On pouvait admirer ses yeux sévères fixant un point inconnu. Ils étaient faits de jades. Il arrangea ses lunettes quelques peu de travers à l'aide de son indexe et se redressa souplement afin de faire face au dos de l'inconnu.
Le visage de Gabriel avait un peu changé. Il semblait plus sérieux que les dernières fois où nous avons parlé de lui. Un léger sourire en coin se dessinait sur son visage et une étrange lueur traversa un petit instant ses émeraudes étincelantes.
Il voulait s'amuser.
Alors il s'avança et se tint face à l'homme, celui-ci posa ses yeux gris sur lui, les sourcils froncés mais le regard adouci, il lui demanda :
- Est-ce que tu souhaiterais en faire un objet de torture, Amour ?
Gabriel fut surpris par la question du blond mais tourna la situation à son avantage.
- Pourquoi pas se ne serait pas une mauvaise idée Will ? toi qui aimerait passer tes journées en ma compagnie, ça te serait favorable de devenir mon esclave, non ? tu ne penses pas ?
Le garçon se figea en entendant ces mots sortir de la bouche du brun. Il tourna son visage baigné de larmes vers Gabriel et fut d'autant plus choqué lorsqu'il remarqua qu'il était vraiment sérieux.
Il secoua la tête, incapable de prononcer un mot. Gabriel rit d'un petit air angélique et arrangea une petite mèche rebelle qui c'était évadée de sa natte. Il reposa de nouveau son regard sur William et reprit :
- Tu ne sais pas à quel point tu me rends heureux en ce moment. J'adore admirer les petits goss de ton genre pleurer à chaudes larmes comme tu le fais. Pourtant c'est étrange, j'ai toujours aimé les enfants !
Gabriel reprit un semblant de sérieux mais il était difficile pour lui de cacher combien il jubilait intérieurement face au regard désemparer que prenait soudain l'enfant. Mais quelle poule mouillée ce gamin! pensa Gabriel. Mais c'est aussi pour cela que je l'aime bien. Son visage se détendit et un léger sourire en coin se dessina sur ses lèvres. William sembla surprit de cet étrange changement mais n'y fit aucune réflexion, attendant le verdict.
Gabriel balaya l'air de sa main et secoua la tête l'air déçu.
- Naan, ce n'est pas la peine, laisse-le partir. Il ne supportera même pas deux jours sous mon commandement.
Le bel Apollon en tenue d'Adam ne se le fit pas dire deux fois. Il relâcha aussitôt William qui s'effondra mollement au sol en sanglotant de plus belle. Gabriel s'avança vers eux, affichant toujours sa plus belle gueule d'ange et d'une main, tira William par le col et le souleva de terre.
- Bouge de là. Tu gènes. Dit-il en gardant ses yeux encrés à ceux de Draco.
Il le relâcha et William se précipita à l'autre bout de la pièce ses genoux tremblant ne le supportèrent pas bien longtemps et il s'effondra de nouveau, ses pupilles faisant de brusque aller et retour sur Gabriel et l'étranger qui ne se tenaient plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre. Gabriel affichait encore ce drôle de sourire d'apparence toute innocente mais pourtant, dissimulant une idée des plus diaboliques et mesquines.
Avant même que William n'imagine ce que pouvait bien mijoter le brun, celui-ci avait déjà balancé son point en pleine poitrine du blond qui, ne s'attendant certainement pas à cela, vacilla un bon moment avant de se retrouver le derrière au sol et le jeune homme brun dressé face à lui, le point toujours brandit. Une flamme machiavélique dansait ardemment dans ses yeux et le petit sourire qui trônait fièrement sur ses fines lèvres rouges disparut en un éclair.
Et tout fier de sa petite mise en scène il s'écria :
- ET TOI ! Ne m'appelle plus jamais AMOUR, est-ce que c'est bien clair pour ton cerveau, MICROBE ?!
Draco, stupéfait par ce que venait de lui dire son « Harry », ne sut quoi répondre, se demandant mais où il avait bien put atterrir encore. Le regard totalement perdu, il ne trouva que le nom de celui qu'il aimait, dansant devant ses yeux. Dans un souffle, il le prononça par mégarde et reçu pour seule récompense la plus grande collision entre sa tête et un objet – soit dit en passant être la fine jambe de Gabriel – qu'il n'ait jamais gagner depuis bien des années, même de la part de ses pires ennemis qui ne souhaitaient pourtant que sa mort. Pour preuve ! Son crâne alla s'échouer dans un bruit sourd sur le sol froid avant qu'il ne perde définitivement conscience. On se demanderait presque s'il n'avait plutôt perdu finalement la vit.
Mais pourtant, le voilà ainsi repartant pour un petit tour dans les méandres de l'inconscience en compagnie de… en fait de personne dommage pour notre cher bombe sexuelle – et fier de l'être.
TO BE CONTINUED...
et voilà pour ce premier chapitre, j'espère qu'il vous a vraiment plu. si c'est le cas (ou pas) laisser une pitite review please!
Merci et à la prochaine!^^
