Bein voilà le chapitre 1. Sûrement que je posterais tout ce que j'ai durant le weekend, histoire de me reposer un peu de mes études.


Episode 1 : Souvenirs

Minuit trente et une. Ma famille doit surement être déjà bien loin dans les rêves. J'allume mon iPod et mets mes écouteurs. Je choisis Angel of Darkness et commence à me déhancher sur la musique en faisant du playback. Je danse dans ma chambre en silence, essayant de faire le moins de bruit possible pour ne pas réveiller papa et maman et le reste de la famille par la même occasion.

Puis, éreintée par ma danse silencieuse et nocturne, je m'allonge sur mon lit et me rappelle.

Ils m'ont dit que je suis là depuis que j'ai 1 ans et 6 mois. Mes parents sont morts, mais on ne sait pas de quoi. Alors j'attends, quoi ? Je ne le sais pas, mais j'attends. J'ai 17 ans et je suis toujours pas en famille d'accueil, par quel miracle ? La réponse est simple, je fuis les adultes qui espèrent m'avoir comme enfant, et ce depuis que je suis ici ! Incroyable mais vrai.

Et puis un jour, j'en avais marre. Un soir de pleine lune, je pris mon sac dans lequel je fourrais le stricte minimum, c'est-à-dire ma tutu accrochée à mon nuage (mon chat en peluche), je ne manquais pas de prendre l'unique photo de mes parents ainsi que quelques vêtements de rechange. Je pris mon portable et je mis mes écouteurs. La musique me donna le courage de descendre par la fenêtre. C'était périlleux, je risquais ma vie à tout instant en enjambant la fenêtre du rez-de-chaussé. Bah oui, si jamais je tombe, je risque de me faire un bobo.

Puis je me mis à marcher en direction de la forêt, qui n'était pas très loin. C'est ainsi que je quittais Port Angeles pour aller je ne sais pas où. C'est là, en pleine forêt que je rencontrais Carlisle Cullen. Il avait du sang au coin des lèvres, il tenait une carcasse de… biche, je crois, entre les mains. Lorsqu'il me vit, son regard s'affola. Moi en bonne personne que je suis, je fis semblant de n'avoir rien vu.

— Nan monsieur, dis-je, je n'ai pas vu que vous veniez de mordre une biche et de boire tout son sang jusqu'à la dernière goutte, annonçais-je en faisant un signe solennel de la main. Puis je détournais les yeux pour appuyer mes dires.

Je crois qu'au début il ne comprit pas, ensuite il éclata de rire. Un rire cristallin et magnifique, mais moins que le mien !

— Désolé si je t'ai fait peur, mais ne répète à personne ce que tu viens de voir, d'accord ? me demanda-t-il.

— Ouaip m'sieur !répondis-je en faisant un salut militaire.

Il rit de plus belle. Moi je devais trouver un truc, donc je repartis pour quelque part. En faite je crois que je cherchais l'assassin de mes parents, j'ai toujours su qu'ils avaient été tués par une personne, et c'est ce gens que je cherchais.

— Attends, me héla Carlisle, que fais tu toute seule dans cette forêt ?

— M'sieur…

— Appels moi Carlisle, me coupa-t-il.

— Carlisle, je ne vous ai pas demandé ce que vous vous faisiez dans cette forêt, alors je ne vois pas pourquoi je répondrais…

— En effet… Mais il me semble que tu es perdue, je me trompe ?

— Non, en faite je cherche une personne mais je ne la connais pas. Voilà, vous savez, maintenant si je peux continuer mes recherches… Au revoir.

Et je me retournais et me remis à marcher. Malheureusement, Carlisle me rattrapa en un temps record ! Il se plaça face à moi, me dominant de toute sa hauteur. Il m'aime ou quoi ?Non parce que ça devient flippant… les agressions sexuelles, toussa, toussa…Je recule d'un ou deux pas, guère rassurée par ce comportement étrange.

— J'aimerais en savoir plus sur toi, me dit-il très sérieux.

— Pourquoi ? demandais-je de moins en moins rassurée par cet homme beau mais flippant, il faut le dire. Je déglutis avant de reculer encore un peu. Lui se contente de rester immobile, un léger sourire avenant sur les lèvres. C'est comme s'il cherchait à dissimuler quelque chose. Ou alors je me fais trop de films et il est juste gentil.

— Eh bien, j'ai l'impression de t'avoir déjà rencontré… son sourire se fait plus doux et il avance d'un pas. Je ne bouge pas et cherche dans ma mémoire ce visage qui m'était familier maintenant qu'il le disait. Soudain, mon regard s'éclaira :

— Maintenant ça me reviens ! dis-je en me tapant le front. Vous êtes le docteur Cullen ?

— Oui, répondit-il simplement, ne lachant pas son sourire doux, presque paternel.

— C'est normal alors, j'aime bien les hôpitaux avec ma malchance, finis-je en riant de ma maladresse légendaire. J'avais dû être bénie des dieux, c'est pas possible autrement.

— Tu es donc Isabella, continua le docteur de son ton calme et envoutant. Détestant ce prénom, je me contentais de le rectifier rapidement :

— Bella.

Soudain, une femme nous rejoignit. Elle était belle avec son visage en cœur et ses cheveux ébène. Elle se figea un moment puis me sourit. Bref, je crois qu'elle croit que je sais ce qu'elle est et qu'elle sait qui je suis, ou un truc dans le genre.

— Bonjour, fit-elle dans ma direction.

— Salut. Mon sourire était si grand qu'il exposait à tous ma naïveté face à cette situation. Un seul sourire avait réussi à faire tomber toutes mes défenses et je n'arrivais plus à me méfier de ces deux inconnus. Enfin, c'était surtout la dame qui était inconnue.

— Bien, Bella, voici ma femme Esmée.

— Enchantée.

— Allons nous asseoir pour discuter, dit la femme du doc'

Mauvais plan ! Alerte rouge ! Je secoue doucement la tête affichant un sourire désolé. J'ai autre chose à faire et cette simple phrase fit remonter en moi tout ce que j'avais lu et vu sur les agressions. Riant nerveusement, je me recule, prête à prendre mes jambes à mon cou. Je n'avais rien pour me défendre et il faisait nuit, bon courage pour sortir de cette forêt sans décéder. Carlisle s'approcha doucement de moi, une main tendue sûrement en signe d'apaisement. Mais je ne voulais pas m'apaiser, oh ! Laisse moi ! Un rapide coup d'œil à sa femme et je constate son regard légèrement désolé voire triste. Quoi ? Pourquoi elle est triste que je parte ? Trop bizarre. Mon attention se reporte sur le médecin en qui j'ai de moins en moins confiance.

Allons, nous n'allons pas te manger… dit-il doucement, tu n'as rien à craindre.

Bein voyons. C'est ce que disent tous les ravisseurs…

Je ne sais pas ce qui m'a fait changé d'avis mais voilà que je les suivais à travers la forêt, tentant tant bien que mal de ne pas m'empaler sur une de ces branches vicieuses qui se dissimulent dans l'ombre.

Ils me guidèrent jusqu'à une grande villa blanche. Trop belle pour être vrai. Nan, sérieusement, on dirait un conte de fée. Je devrais paniquer là, mais tellement en fait… Mais mon instinct ne me disait pas de fuir, au contraire, et j'avais une confiance aveugle en mon instinct.

Ils entrèrent et s'assirent sur un sofa. Moi, je détaillais la maison comme une impolie. En faite, elle était banale, juste meublée dans un style moderne. La seule chose qui retint vraiment mon attention, c'était un piano à queue posé sur une estrade. Esmée, ou Carlisle, rit. Ensuite, le médecin me fit signe de m'asseoir en face d'eux.

— Entrons dans le vif du sujet, commença-t-il.

— J'vous écoute.

— Tu es orpheline ?

— Ouais, dis-je sans une once de tristesse.

Esmée parut, un instant, choquée par mon ton.

— Et… Tu es en fugue ? continua Carlisle.

— Bien sûr ! souris-je, fière de mon coup.

Il fut songeur pendant plusieurs minutes. Moi je me contentait de balancer légèrement mes pieds d'avant en arrière tout en continuant d'explorer visuelle cette grande piève lumineuse. Il faisait chaud et c'était agréable. Je retins un baillement. Ils sont trop forts.

— Ecoute, je crois que ça va te paraitre bizarre mais…

— Veux tu que l'on t'adopte ? termina Esmée avec des étoiles dans les yeux.

— Ouais, c'est chelou… mais bon, vu que j'ai plus de famille, pourquoi pas ?

Elle me prit dans ses bras, je crois qu'elle retenait ses larmes. Bordel, j'suis inconsciente je crois… Faut croire que je ne tiens pas à la vie en fait…

Et après…J'suis allée me coucher dans un lit confortable dans une chambre charmante et j'ai rejoins Morphée au pays des bisounours. Le lendemain, Carlisle et sa femme sont allés faire tous les papiers d'adoption. Le soir, j'avais rencontré la famille Cullen au grand complet.

Je regardais l'heure, une heure du matin. Je retins un bâillement. Je me glissais sous la couette et je m'endormis, un large sourire stupide aux lèvres.


Blabla de fin et hop, j'espère que ça vous a plu :3