Enfin la suite, alors j'avais dit que je mettrais deux jours mais la procrastination et la chaleur et la flemme et mon ordi qui a niqué la sauvegarde de la correction ont fait que, oui, je n'ai pas posté de suite comme je devais le faire. Bien que cette histoire soit déjà écrite en entière il faut bien la corriger. Héwé.
S'il existe une âme charitable (en dehors de toi Marine) qui ait la possibilité de traduire ça en Anglais, je suis preneuse. J'ai eu une demande et j'ai pas vraiment l'envie de le faire moi-même. Si je ne trouve personne ... advienne que pourra (non Marine, on verra plus tard.)
Pairing : Christer ou Petopher
Original Character présent (elle est à moi, on y touche pas)
Disclaimers : Seul Jo' m'appartient et l'utilisation que je fais des persos. Le reste n'est pas à moi. Je ne touche rien pour ça.
Pour l'amour d'un chasseur
Chapitre Second
L'autre moitié de la journée s'était passée relativement bien. Quoi que … se voir dévisager par pratiquement tout le monde (élèves comme professeurs) était une chose relativement gênante. C'est la pensée qui habitait Christopher quand il traversa le couloir pour commencer son heure de colle. Il retrouve quelques élèves là-bas, qui d'ailleurs n'échappaient pas à la règle. Quand il s'assit au premier rang pour commencer un devoir plus qu'ennuyeux, il fut rejoint par l'objet de ses tourments. Ce dernier lui lança un sourire un coin et un regard aguicheur. Le plus mature attira son camarade vers lui et lui demanda en chuchotant :
- Ne me dit pas que tu comptes alimenter leur frénésie ?
- Et bien pourquoi pas ? fit son ami. Je te rappelle qu'en l'instant, c'est toi qui m'as collé à toi. Donc en théorie, on est deux dans cette affaire.
Le sourire que lui lança le manipulateur lui fit froid dans le dos. Il avait une idée derrière la tête et il allait l'embarquer là-dedans. Rectification. Il avait une idée derrière la tête et il l'avait déjà embarqué là-dedans.
- Je me demande ce que va dire ton père ? dit tout bas Peter. Imagine que ta cadette lui ait raconté ça en pensant que c'était vrai ?
Christopher pâlît à ce constat et se demanda pendant toute son heure si le pire était arrivé. Peter ne réalisait pas à quel point ça pourrait le mettre dans le pétrin. Déjà qu'il ne voulait pas chasser d'innocents, alors si en plus son père le croyait gay, s'en était fini de lui. Au revoir Christopher Argent, paix à ton âme.
- Monsieur Argent, si les heures de colles vous ennuient autant, tachez de ne pas faire savoir à tous que mon cours a sur vous le même effet. Ainsi, vous n'aurez pas à vous torturer deux fois plus, lui dit le professeur surveillant (celui de géographie, bien sûr).
- Argent, chuchota son camarade.
- Oui, monsieur Hale, Argent. C'est le nom que porte votre ami, renchérit l'adulte.
Et la discussion s'arrêta sur ces bonnes paroles. Étrangement, Peter n'avait plus décroché un mot de toute l'heure. C'était une chose vraiment bizarre pour Christopher qui n'avait que rarement vu le garçon dans cette sorte de … léthargie. Il ne lui adressa pas non plus la parole quand il sortit précipitamment de la salle, comme s'il allait s'étouffer.
C'est avec une certaine appréhension que le chasseur fit le chemin du retour dans sa voiture. Il n'allait pas lentement, mais plus tard il serait chez lui, mieux ce serait. Personne ne savait comment pouvait réagir Gérard Argent. Alors si sa cafardeuse de sœur lui en avait touché mot, il était fini. Entraînements violents et quotidiens pour lui à coup sûr. Quand il franchit le seuil de la porte, seul un silence de mort lui répondit. Il était tard mais pas assez pour qu'il n'y ait absolument plus personne. La seule âme vivante dans la maison était celle de sa sœur. Elle était présentement dans sa chambre, en train de faire ce qu'il semblait être une randonnée. La benjamine paraissait être prise dans d'intenses réflexions ; elle martyrisait toujours son parquet dans ses conditions. Et Dieu seul sait que les pensées de cette fille pouvaient être néfastes pour bien du monde.
Le premier-né grimpa les marches quatre à quatre et entra nonchalamment dans la chambre de la piétineuse. Il avait l'air d'un frère prenant juste des nouvelles de sa sœur, même si au fond, tout ce qu'il voulait c'était s'assurer qu'elle ne dirait rien. Il ne le fallait pas. Sous aucun prétexte. Le souci étant que s'il abordait le sujet lui-même elle saurait tout de suite qu'il y avait anguille sous roche. Alors pour ne pas éveiller les soupçons, il ne fit qu'aborder le sujet qui semblait tant tracasser la petite dernière.
- Qu'est-ce qui t'arrive ? lui demanda-t-il, doucement.
- Rien ! Rien du tout, déclara-t-elle un peu trop rapidement.
- Vraiment ? répliqua son aîné.
Il y avait forcément quelque chose. Ce pouvait être important, comme ça ne pouvait être qu'une information futile. Mais dans leur monde, ils avaient appris à se méfier de tout et tout le monde. Peut-être aurait-il dû appliquer cela à Peter et se renseigner sur qui il était. Cette pensée furtive s'éloigna rapidement quand il entendit la porte claquer et son père monter les escaliers.
- Petite réunion de famille peut-être ? argua, cyniquement, le patriarche.
- Kate semblait soucieuse, lui dit son fils. Je venais juste voir si je pouvais l'aider.
- Qui a-t-il Katherine ? Gérard semblait sommer sa fille de répondre dans cette simple interrogation.
- Juste … une mauvaise note, prétendit-elle, sur le même terrain que l'adulte.
- Si ce n'est que ça !
Et il se désintéressa complétement d'eux la seconde suivante. Katherine fusilla son frère du regard. Ce dernier haussa les épaules, faussement navré. Si sa sœur était dans l'embarras et mentait de manière éhontée à leur père, il pourrait avoir un moyen de pression suffisant pour l'empêcher de faire une bêtise. Bêtise qui n'était autre que la divulgation de l'annonce du loup-garou.
- T'as fait quoi encore, Kathy ? interrogea l'aîné.
- Rien qui ne te regarde ! s'insurgea-t-elle subitement.
- Soit. Dans ce cas, je suis dans l'obligation de te dire que tu es une très mauvaise menteuse. Qu'est-ce que tu sais et que je ne sais pas ?!
- Parce qu'en plus tu réclames ? Après ce qu'il s'est passé au réfectoire ?
- Je ne suis pas sûr que Gérard soit ravi d'apprendre que tu lui caches des choses, n'argua le plus grand.
- Tu n'oserais pas … souffla la lycéenne.
- Si je ne dis rien, tu la fermes, murmura-t-il.
- Vendu.
La jeune femme lui serra la main, concluant un accord tacite. La lueur qui brillait dans leurs yeux était sans équivoque. Si l'un l'ouvrait, l'autre n'hésitera pas à lui en faire baver. Cette parenthèse de leur vie fermée, les deux Argent se séparèrent et, l'un et l'autre, repartirent à leurs occupations. Ils se doutaient que le rapiat qui leur servait de père avait tenté d'écouter, en vain. On leur avait rapidement appris comment brouiller les traces d'une conversation. Et si c'était pour sauver leur peau, personne n'aurait pu entendre ne serait-ce qu'une bribe de leur discussion. Foi d'Argent.
Christopher ouvrit lentement la porte de sa chambre. Les murs, à moitié bleus, à moitié blancs, reflétaient la lumière qui entrait par les deux grands velux qu'il possédait. Une des parois formait la partie triangulaire du toit et donnait sur le ciel bleu de cette journée, tandis que le bout de cloison en face de la porte donnait, lui aussi, sur une partie extérieur de l'habitation. Les deux dernières séparations formaient les délimitations entre ce qui semblait être une salle de bain annexe et le couloir. Dans cet ensemble, résidait un lit deux places aux draps d'un gris foncé prononcé. Ce meuble était placé au niveau de la sous-pente, à sa droite était nichée une table de chevet et une petite lampe. Dans l'un des coins de la pièce séjournaient un meuble de rangement (sûrement pour les vêtements) et un bac de linge sale. En face du lit, formé de deux tréteaux et d'une planche de bois poncée, le bureau. Ce dernier était recouvert de petites piles de feuilles et de divers objets usités dans le domaine scolaire. Ici encore, une petite lampe prenait place. Il n'y avait aucune décoration sur les murs, rendant la pièce plutôt impersonnelle. Le contraste entre les cloisons claires et le sol était frappant. Ce dernier était fait de planches de bois sombre, presque noir. Tout cela donnait un ton presque étriqué à la pièce pourtant grande.
En tout bien, tout honneur, ce n'était pas pour déplaire au jeune homme, bien au contraire. Il aimait cette impression que donnait la pièce et elle restait l'un des seuls lieux où il avait l'impression d'être lui-même. La présence de son meilleur ami aurait pu compléter le tableau. Malheureusement, il semblait y avoir quelque chose avec ce dernier. Il avait semblé si perturbé quand il était sorti de la salle. Comme s'il avait vu un fantôme du passé renaître juste devant lui. Christopher ne comprenait pas le revirement qu'avait eu le brun quand le professeur avait prononcé son nom.
De son côté, le bêta n'en menait pas large. Il était rentré depuis déjà une petite heure (même s'il habitait relativement loin du lycée) et marmonnait en soulevant la poussière du sol de sa chambre. Il avait eu cette drôle d'impression quand il avait entendu le nom. Pourtant, ce n'était pas la première fois qu'il l'entendait – Chris restait son meilleur ami – mais cette sensation le hantait. Il tournait en rond dans son espace quand son Alpha de père débarqua tranquillement dans la chambre. Pour ne pas perturber plus son fils, Aaron Hale s'appuya contre le chambranle de la porte et observa le garçon tourner en carré. Oui, en carré. Quand il était tracassé, Peter ne tournait pas en rond mais en carré (n'allez pas chercher pourquoi, personne ne le sait, pas même lui, son propre père.) Il avisa d'une fenêtre de lucidité chez l'enfant et dit :
- Peter, qu'est-ce qu'il se passe ?
- Rien d'important, prétendit-il.
- Peter, tu empestes la contrariété à vingt mètres, l'informa son père. Alors, dit-moi.
Le dirigeant du clan Hale s'approcha lentement, comme pour ne pas effrayer une bête sauvage.
- Est-ce que « Argent » te dit quelque chose ? questionna le garçon aux yeux bleus.
Le père, quoi que troublé, répondit honnêtement à celui qui lui servait actuellement de fils.
- Je ne pense pas que ta question se réfère au métal du même nom. Les Argent sont des chasseurs de loups-garous – et d'autres créatures – depuis des siècles. Et je suis sûr que les descendants de cette famille qui se sont installés en ville ne sont pas là que pour nous faire du bien, Peter.
Alors c'était ça. Son meilleur ami était un chasseur. Avait-il seulement le moindre sentiment amical envers lui ou ne s'était-il rapproché de lui que pour pouvoir mieux lui ficher un couteau dans le dos ? Peter doutait maintenant de la relation qu'il avait construite avec son stupide humain.
- Qui a-t-il Peter ?
- Mon meilleur ami est un Argent, abrégea le loup. Et il semblerait qu'il ne sache pas qui je suis.
- En es-tu certain ? s'enquit son père.
- Aussi certain que je puisse l'être.
Peter décida de faire confiance à son ami. Si son choix s'avérait être le mauvais, il ferrait ce qu'il est nécessaire de faire, mais avant cela il voulait discuter avec Chris. Avec son Chris.
- Tout ce que je peux te dire Peter, tu le sais déjà. Ne nous attire pas de problème, c'est compris ?
Pour toute réponse, il hocha la tête, sûr de lui. Dans la maisonnette, tous avait entendu la nouvelle.
A suivre
Je suis désolée (en fait non, pas à ce point) s'il y a des fautes mais ça ne passe pas sous l'oeil de ma bêta. Pourquoi ? C'est trop long :')
Si vous en voyait, libre à vous de les mettre dans les coms, je les changerais au possible.
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PS : Un grand merci à Soazic (que j'ai prononcé Soziac dans ma tête, allez savoir pourquoi =/ ) pour le commentaire !
