Voilà la suite les amis, j'espère qu'elle vous plaira ! Le caractère de Stefan peut paraître étrange, mais ça bel et bien comme cela que je l'imagine dans la saison 2, et puis on va dire que ça m'arrange aussi ^^ ! Si vous avez la moindre remarque, reviews :D !

Disclaimer : L.J Smith et la CW


Il faisait froid aujourd'hui, et dehors le sol était recouvert d'un mince tapis blanc. La neige était tombée toute la nuit, faisant très nettement chuter la température sur la petite ville de Mystic Falls, pour le bonheur des enfants qui s'ébrouaient dans leur jardin, et mon grand désespoir, car j'étais vraiment de nature très frileuse. J'étais assise sur le canapé le plus près de la cheminée, qui malheureusement était éteinte, emmitouflée dans un grand pull de laine blanc et bien chaud, quoique un peu rugueux, recroquevillée un livre à la main. J'étais férue de littérature française, contrairement aux autres jeunes de mon âge, mais je ne me sentais nullement honteuse, trop passionnée pour me soucier du regard des autres. Néanmoins, ce ne fut pas mon livre qui me permit de me réchauffer lorsque Damon passa la porte d'entrée, provoquant un courant d'air glacial dans le salon, me gelant jusqu'aux os. Je ne pu me retenir d'éternuer. J'aurais bien allumer un feu dans la cheminée mais il n'y avait plus de bois, et je ne me sentais pas d'aller affronter le froid pour me rendre en forêt. Damon s'avança dans ma direction, et, troublée, je fis semblant de me replonger dans ma lecture et de ne pas remarquer ce qui se passait autour de moi. Il ne renonça pourtant pas.

- Tu as froid ? me demanda t-il.

Je ne répondis pas, l'ignorant avec une impolitesse que je ne me connaissais pourtant pas et un naturel désarçonnant. Loin de se démonter, il s'éclaircit bruyamment la gorge pour me forcer à lever les yeux vers lui. Excédée, je posais mon livre sur mes genoux et le fixai comme j'aurais fixé le dernier des imbéciles avant d'applaudir sans conviction.

- Bravo Damon, tu t'améliores !

Cela ne parut pas le déstabiliser plus que ça, mais il tourna tout de même les talons avant de rouvrir la porte d'entrée, provoquant une nouvelle vague de froid.

Et ferme cette satanée porte ! m'écriai-je à son attention juste avant qu'il ne me la claque au nez.

Furieuse, je me replongeai dans ma lecture, mais à présent, je n'arrivai plus à me concentrer car trop de pensées vagabondaient encore dans mon esprit, et tout se mélangeait. Je pensais à Damon, et ce qui s'était passé la semaine passée dans la chambre de son frère. Je pensais à notre baiser passionné et sauvage. A sa langue caressant la mienne, ses mains s'insinuant avec ferveur sous mon haut et son corps tout contre le mien. Il me prenait pour son jouet, et c'était surement ce qui me mettait le plus hors de moi. Il espérait m'utiliser comme roue de secours pour palier le manque horrible que lui causait l'absence de son ancienne amante, Katherine. J'étais certaine qu'il la voyait à travers moi, et cela me dégoutait presque, et me rendait maussade en même temps. Je ne l'attirais pas pour ce que j'étais mais pour ce que je représentais dans son esprit perdu et embrumé par la solitude, par les fantasmes inassouvis. Cette odieuse pensée me fit immédiatement dériver vers Stefan. Lui aussi m'avait avoué être venu à moi pour la simple et unique raison que je ressemblais à cette maudite vampire, mais qu'il avait appris à m'aimer en oubliant Katherine. Mais j'en doutais fortement. Par ailleurs, il était de plus en plus étrange ces derniers temps. Il s'absentait souvent sans s'expliquer, sans fournir la moindre explication –pas même à moi, et rentrait à des heures tardives, chose à laquelle il ne m'avait jamais habituée auparavant. Son comportement également avait changé : Il semblait plus sur de lui. Plus hautain et plus méprisant, il reprenait confiance en lui. Peut être un peu trop. Pour ne rien arranger, une vague de meurtre avait eu lieu ici, toutes avec la même explication : Attaque animale. Damon me dégoutait, ce meurtrier me dégoutait. Et il m'attirait irrémédiablement. Il était si méchant, stupide, condescendant, arrogant, terriblement sexy, enivrant, addictif et séduisant. Je me maudissais intérieurement de penser à de telles choses, car jamais je ne pourrais trahir la confiance de Stefan. Je ne pouvais me résoudre à le faire souffrir, quitte à en faire les frais.

Je devais me changer les idées, et rester assise à broyer du noir ne m'aiderait surement pas. J'enfilai mes nouvelles bottes en cuir et me dirigeai vers la porte. C'est un Damon recouvert de neige que je percutai. Il avait les bras chargés de bois. Moi, à présent, j'étais chargée de neige, et je grelottai sur le pas de la porte. Le vent était frigorifiant et me provoqua une douleur lancinante dans tout le corps. Sans trop savoir pourquoi, je me mis à pleurer à chaude larme, mouillant encore plus mon pull en m'essuyant le visage avec. Surement apitoyé, Damon me prit dans ses bras et me monta à l'étage, dans sa chambre. Il me posa sur le plancher grinçant et me retira mon pull et mon jean, imbibé d'eau. Je pleurai toujours, sans pouvoir m'arrêter, comme une enfant qui aurait un gros chagrin, et je tremblai. J'avais l'impression d'être enveloppé dans un bloc de glace. Je me retrouvai bientôt en sous-vêtements. Il commença à se dévêtir à son tour, sa chemise et son jean tombèrent bientôt au sol. Je le regardai, sans comprendre, tandis que de timides larmes dévalaient le long de mes joues. Il me reprit dans ses bras, défit le lit et me coucha dedans avant de s'installer à mes côtés et de rabattre la couverture sur nos deux corps. Je me demandai s'il serait capable de profiter de mon état de faiblesse pour arriver à ses fins, mais je ne voulais pas y croire. Même dans son lit, je continuai de grelotter. Il passa une de ses mains autour de ventre et me cala tout contre lui. Tout de suite, la chaleur de son torse irradia dans mon dos, et je cessai vite de trembler. J'étais tellement bien, là, blotti contre son corps chaud et musclé, la tête reposant sur des oreillers moelleux à souhait et imprégner de sa divine odeur, je ne voulais plus que cela s'arrête. Je sentais les mains de Damon venir caresser avec douceur mon épaule et ma nuque, m'arrachant une myriade de frisson tous plus agréables les uns que les autres. Il fit alors glisser la bretelle de mon soutien-gorge et je pu sentir ses lèvres se poser sur mon cou en l'embrasser avec une avidité visiblement retenu. Je ne pu malheureusement retenir un soupir de plaisir qui sembla l'enhardir d'avantage, mais c'était totalement involontaire de ma part.

Damon… Je…

Il me retourna alors pour que je lui fasse face, et détailla mon corps sans aucune discrétion, ce qui me fit rougir et me flatta en même temps. Il n'affichait plus ce petit sourire arrogant et énigmatique qui le rendait si horripilant lorsqu'il était sur le point de gagner ce qu'il voulait, il ne souriait même pas. Il semblait sérieux, attentif et calme. Doux. J'en étais perdue. De son pouce, il essuya une larme qui s'aventurait près de mon œil, et fini par sceller ses lèvres aux miennes, resserrant son étreinte sur moi. J'essayais vainement de me débattre, avant de finalement succomber à la douceur de sa bouche. Tenter de lui résister était pour moi atrocement douloureux et fatiguant, il m'aurait à l'usure, et le savait. J'allais souffrir, et je le savais. Il allait passer une nuit ou deux avec moi, avant de se rendre compte que je n'étais absolument pas celle qu'il avait perdu. Je n'étais pas Katherine.

Je ne suis pas Katherine… marmonnai-je plus pour moi-même que pour lui.

Il ne m'écoutait déjà plus, je sentais ses mains courir sur mon corps tandis que je posai avec délicatesse une de mes mains sur son torse parfaitement dessiné et presque imberbe. Je m'amusai à redessiner du bout du doigt ses muscles saillants, allant même jusqu'à timidement jouer avec l'élastique de son caleçon, ce qui lui arracha un grognement d'impatience. D'une main, il dégrafa mon soutien gorge, tandis que de l'autre, il me procurait mille frisson en me caressant toujours plus près du but. Je sentis ses lèvres délaisser les miennes pour venir happer un de mes seins, en mordillant, doucement d'abord, puis plus fortement, le petit bout de chair sensible. Ma main passa sur ses fesses de rêve, pour coller son bassin au plus près du mien, et je sentis bientôt sa dureté contre ma cuisse, ce qui m'excita d'autant plus. Sa main à lui me retira définitivement mon boxer et s'insinua en moi, m'arrachant un halètement de plaisir. Il n'était pas doux, mais beaucoup plus sauvage, tout l'inverse de Stefan. Ce dernier me traitait toujours comme une chose fragile et délicate, Damon, lui, ne s'embarrassait pas de ses scrupules. J'aimais ça, et là, entre ses bras, je me sentais enfin vivre pleinement. Il releva la tête et sa bouche avide se désintéressa de mon sein, il se contenta de me fixer, tandis que j'ondulais sous sa douce torture, haletante. Je ne pu m'empêcher de rougir. Je sentis alors une vague de frisson électrique me traverser toute entière, ainsi qu'une intense chaleur exploser dans mon bas-ventre, et poussai un intense cri de jouissance sous ses doigts. Reprenant mon souffle avec difficulté, je le regardai se débarrasser de son caleçon, laissant apparaître son membre fièrement dressé. Jamais, même dans mes plus doux fantasmes, je n'aurais pu imaginer pareil merveille. Cet homme était véritablement un appel à la luxure passionnelle et brutale. Il se positionna sur moi, et lorsque je sentis son sexe venir frotter doucement contre le mien, je pris soudainement conscience de ce que j'étais en train de faire.

Damon… Non… Damon !

Il se redressa et me fixa étrangement, comme s'il ne comprenait que nous étions en train de faire quelque chose de très mal.

Je ne peux pas Damon… Je… C'est impossible… Je ne suis pas celle que tu veux…

Ma voix se brisa sur mes derniers mots, mais devant son air ahuris, je fus obligée de poursuivre de manière plus explicite.

Je ne suis pas Katherine ! Et tu le sais, je ne le serais jamais ! Tu perds ton temps Damon, tu te rendras vite compte que je suis bien incapable de palier son absence… Alors… Tu me laisseras, et… Je ne veux pas souffrir !

Son visage perdit de sa couleur, et ses yeux s'assombrirent. Il enfila son caleçon en deux temps trois mouvements et descendit du lit, récupérant ses vêtements.

- Tu ne me connais pas, déclara t-il trop froidement avant de quitter sa chambre.