Hello !
Me revoilà avec le chapitre 2 :) En espérant qu'il vous plaira !
Merci aux 37 personnes qui sont venues faire un tour sur le premier chapitre, à ceux qui ont mis la fiction en follow/favoris et aux lecteurs qui ont mis ndes reviews !
Bonne lecture, on se retrouve en bas !
Quand Bokuto émergea de sa sieste, il frissonna en sentant les doigts de Yukie lui caresser les cheveux et eut un petit soupir de contentement. Il ouvrit les yeux en entendant le rire de la jeune femme.
- Quoi ? Demanda-t-il en haussant un sourcil.
- Tu hoches la tête comme un hibou quand on te gratte le sommet du crâne. C'est trop drôle.
Il grogna en détournant le regard, les joues rosies de gêne, augmentant l'hilarité de la manager.
- Allez le grand-duc, ne boude pas… ça restera entre nous, promis.
- J'espère bien… J'ai dormi longtemps ?
- Un peu plus d'une heure. La nuit va bientôt tomber.
- Hum.
Il se resserra contre elle, humant son odeur. Un court silence s'installa.
- Il faut qu'on parle, lança finalement la jeune femme d'une voix neutre.
Le gris se tendit avant d'enfouir son visage dans la poitrine de son amie, resserrant son étreinte.
- Kôtarô…
- J'veux pas !
- Ne fais pas ton gamin.
- Je sais de quoi tu veux parler, mais je ne veux pas t'écouter.
Elle soupira et retira fermement les mains qu'il avait plaquées sur ses oreilles.
- Ne sois pas bête. Tu sais qu'il n'y a pas d'autres solutions.
- Si ! S'écria-t-il en levant vivement la tête. Je pourrais très bien être avec Akaashi et avec toi, pourquoi je serais obligé de choisir ?
La manager croisa son regard, déterminée.
- Tu n'as pas à choisir. C'est moi qui ai pris ma décision.
- Mais Yukie…
- Non, Bokuto. Il faut qu'on arrête.
- … Pourquoi ? Chouina-t-il.
- Si on ne le fait pas, tu en profiteras pour te dégonfler et repousser indéfiniment le moment de te déclarer à Akaashi.
L'attaquant frémit à l'entente du nom du passeur.
- C'est sûr, c'est plus confortable pour toi qu'on continue comme ça, souffla la rouquine. On s'entend bien, on passe de bons moments au pieu, t'as une oreille attentive quand ça ne va pas. C'est facile entre nous, pas prise de tête… Mais ce n'est pas ce qui te rendra heureux, Bokuto. C'est le visage d'Akaashi que tu rêves de voir tous les matins au réveil, c'est avec lui que tu te projettes dans l'avenir, c'est quand tu es près de lui que tu es le plus épanoui, c'est… C'est son nom que tu murmures dans ton sommeil. Tu dois finir avec lui, tu comprends ? Sinon, tu seras toujours malheureux.
- Et toi ? Répondit-il en la détaillant gravement. Tu seras heureuse comme ça ?
- … ça n'a pas d'importance, fit-elle en détournant les yeux.
- Pour moi, ça en a.
Il lui attrapa le menton pour la forcer à le regarder.
- Réponds-moi, s'il-te-plait.
Elle se tut un instant, cherchant ses mots.
- Je ne pourrai pas être réellement heureuse si tu restes avec moi, parce que je sais que ce n'est pas ce que tu veux au fond de toi. J'aurais l'impression de ne pas être à ma place, de te voler à Akaashi. Je n'ai pas envie que tu te sentes obligé de continuer par égard pour moi, parce que tu finiras par le regretter un jour et il en est hors de question.
Bokuto se pinça l'arête du nez.
- Tu sais que j'ai raison, appuya Yukie.
- ça ne rend pas les choses plus faciles pour autant, grogna-t-il.
- Ecoute, je suis une grande fille, je survivrai. Tu n'as pas à t'en faire pour moi, je t'assure. J'ai connu pire. Ok ?
- … Ok.
- Bien, acquiesça-t-elle avec un sourire. Alors maintenant tu vas prendre ton courage à deux mains et tu vas parler à Akaashi.
Le gris pinça les lèvres.
- Je te laisse une semaine pour lui faire ta déclaration, reprit la manager. Passé ce délai, c'est moi qui lui balancerai tout.
- Quoi ? S'exclama-t-il, outré.
- Si je ne te pose pas un ultimatum, tu ne te lanceras jamais.
- Mais s'il me rejette ?
- Il ne va pas te rejeter, soupira-t-elle.
- Qu'est-ce que t'en sais ? Paniqua-t-il. Aux dernières nouvelles il sortait avec une fille !
- Et alors ? Il est peut-être bisexuel. Perso j'ai toujours pensé qu'il était homo, ça m'a vraiment surprise qu'il sorte avec Otaki-chan... De toute façon tant que tu ne lui demandes pas tu ne pourras pas connaître le fin mot de l'histoire.
- Mais je…
- C'est fou quand même que vous soyez les seuls à ne pas vous rendre compte que vous êtes tous les deux raides dingues l'un de l'autre ! Elle est passée où l'énergie que tu déploies sur le terrain quand tu veux marquer un point, l'obstination à ne rien laisser à l'adversaire ? Faut te dire que c'est comme un match que tu disputerais contre toi-même et l'aveugle qui te sert de passeur, Bokuto-kun. Tu dois attaquer en passant par-dessus le contre, je sais que t'en es capable. T'es le champion de Fukurodani oui ou non ?
- Ouais…
- Alors arrête de faire ta poule mouillée et de te poser des questions, réfléchir c'est mauvais pour tes neurones. Fonce, tout simplement.
- D'accord, sourit-il finalement en retrouvant son habituel entrain. Je vais le faire.
- Super, soupira-t-elle en se laissant retomber sur le matelas.
La manager jeta un coup d'œil à son réveil. Il était dix-neuf heures trente.
- Mes parents vont bientôt arriver. Tu ferais mieux de rentrer.
- Hum.
Le gris partit à la recherche du reste de ses vêtements éparpillés dans la chambre tandis qu'elle se rhabillait. Ils sortirent de la pièce quelques minutes plus tard, silencieusement.
- Alors, soupira-t-il tandis qu'il enfilait son manteau dans l'entrée, plus de passages à l'improviste chez toi ?
- Non.
- Même pas une dernière fois ?
- Non.
- Et une dernière gâterie, ça passerait ?
- Bokuto… fit Yukie en levant les yeux au ciel.
- Mais euh, tu m'as pris au dépourvu, j'me suis pas préparé psychologiquement…
Elle le regarda silencieusement.
- Si je cède une fois de plus, je ne suis pas sûre de pouvoir m'empêcher de te retenir. Ne me rends pas les choses plus difficiles, s'il-te-plait.
- … Bon, d'accord.
La manager lui ouvrit la porte. Il franchit le perron et s'arrêta, paraissant hésiter. Puis il se retourna et la serra dans ses bras.
- Je suis désolé, murmura-t-il dans son cou, j'ai complètement merdé en tant que pote. Je m'en veux tellement de ne pas être capable de te rendre heureuse. T'es une amie en or et je sais que je ne te mérite pas mais… merci pour tout.
Il se détacha d'elle et sortit de la maison, levant la main droite pour la saluer.
- J'espère que tu trouveras bientôt quelqu'un capable de t'aimer à ta juste valeur, termina-t-il alors qu'il se dirigeait vers le portail donnant sur la rue. Tu le mérites, Yukie.
Elle l'observa, interdite, jusqu'à ce qu'il disparaisse de son champ de vision. Puis elle referma la porte d'entrée et se laissa glisser contre celle-ci, le regard dans le vide.
- Tu n'es qu'un idiot, Kôtarô, souffla-t-elle alors qu'une lame s'échappait de son œil droit, bientôt suivie par d'autres.
Le lundi matin, Yukie avait assisté à l'entraînement avant le début des cours. Elle en avait profité pour surveiller du coin de l'œil Bokuto, mais le hibou montrait exactement le même comportement que d'habitude quand il jouait avec Akaashi. Il ne s'était visiblement pas encore déclaré… son stress n'avait pas de répercussions sur son jeu, au moins. La manager le trouvait même plus percutant dans ses combinaisons avec le passeur, elle ne les avait pas vus aussi bien accordés depuis des mois. C'était indiscernable pour un observateur externe, mais pas pour elle qui les connaissait très bien tous les deux. Et visiblement Akaashi semblait l'avoir remarqué lui aussi, puisqu'une lueur satisfaite dansait dans ses pupilles.
Le reste de la matinée se passa normalement. La lycéenne avait suivi les cours avec sérieux, les examens approchaient bientôt et elle ne pouvait se permettre de papillonner vu son désir d'entrer à l'université. Lorsque la sonnerie annonçant l'heure du déjeuner retentit, elle se laissa retomber sur le dossier de sa chaise, le regard tourné vers le plafond. Elle se sentait lasse, l'insomnie qu'elle avait eue la nuit dernière commençait à montrer ses effets. Heureusement que c'était la fête de la Culture le lendemain. Ce jour férié lui permettrait de récupérer un peu.
La manager entendit quelqu'un l'appeler et se redressa. Akaashi l'attendait à l'entrée de la salle, son bentô dans les mains.
- On devait manger ensemble aujourd'hui pour que tu me détailles la liste des nouveaux sponsors de l'équipe, non ? Lui fit le brun de deuxième année.
- Ah, c'est vrai ! J'arrive tout de suite, Akaashi-kun.
Elle attrapa son propre bentô et sortit de la classe avant de suivre les pas du passeur aux yeux gris. Ils montèrent les escaliers pour se retrouver sur le toit du bâtiment et s'assirent avant de déballer leur repas.
Depuis que son kohai était devenu vice-capitaine, ils avaient pris l'habitude de déjeuner tous les deux de temps en temps pour discuter de l'équipe. Ça aurait dû être le rôle de Bokuto de se charger de toute la paperasse administrative, mais le capitaine de Fukurodani n'était vraiment pas doué pour ça, à tel point qu'Akaashi et Yukie avaient vite abandonné l'idée de lui confier le moindre papier important. Au final ce n'était pas si terrible, et puis ces repas étaient aussi l'occasion pour les deux adolescents d'élaborer des stratégies à utiliser lors des matchs pour rebooster leur champion quand cela s'avérait nécessaire.
- Tu as fait un sacré travail, Shirofuku-sempai… déclara le garçon alors qu'il observait la liste, concentré. Grâce à toi, on pourra vraiment se focaliser sur le recrutement des nouveaux joueurs l'année prochaine.
- C'était le moins que je puisse faire pour vous aider… Après tout quand les terminales partiront il ne restera plus qu'Onaga et toi dans l'équipe. Ça ne va pas être facile de retrouver un groupe soudé et un jeu aussi incisif que cette année.
- J'en suis conscient.
Il prit une bouchée de riz avec ses baguettes avant de lui montrer les noms de la fin de la liste.
- Tu n'as pas encore contacté ces entreprises-là, si je comprends bien ?
- Oui, j'ai manqué de temps.
- Tu veux que je m'en charge ? Lui demanda-t-il.
- ça ne me dérange pas de le faire, mais si tu y tiens…
Il but une gorgée de sa brique de jus de fruit avant de la reposer à côté de lui.
- Je les appellerai, je ne voudrais pas que tu te mettes encore plus en retard pour les révisions de tes examens à cause de ça.
Et puis ça fait partie des choses avec lesquelles je dois me familiariser en tant que futur capitaine de l'équipe.
- Tu es chou, Akaashi-kun. Merci.
Le brun aux cheveux légèrement bouclés lui fit signe qu'il n'y avait pas de quoi avant de se remettre à manger.
Ils terminèrent leur bentô tranquillement en discutant de l'entraînement du matin.
- Au fait, finit par dire Yukie, Bokuto m'a appris pour… pour Otaki-chan et toi.
Elle remarqua tout de suite la tension dans les épaules de son vis-à-vis.
- Ah. J'aurais dû me douter qu'il t'en parlerait, il ne sait pas tenir sa langue, répondit le passeur d'un air blasé.
Ce n'était peut-être pas très malin de sa part de mettre le sujet sur le tapis, finalement…
- ça te gêne que je sois au courant ? S'enquit-elle.
- Non, répliqua-t-il rapidement d'un ton neutre. De toute façon, ce n'était pas un secret.
- Et… ça va, tu tiens le coup ?
- C'est moi qui ai rompu, avoua-t-il.
- Oh.
La lycéenne aux cheveux bruns-roux se sentit soulagée. Elle avait craint un instant que ce soit l'inverse et qu'il soit plus affecté qu'il ne le montrait par cette séparation. C'était parfois difficile de savoir ce qu'il pensait, son visage exprimait si rarement ses émotions…
- J'ai le droit de vouloir connaitre la raison de la rupture, ou je deviens indiscrète ?
Il l'observa un instant en silence avant de détourner le regard.
- Je n'étais plus amoureux. Ou du moins… je ne l'ai jamais vraiment été mais j'essayais de me persuader du contraire, jusqu'à présent.
Elle l'écoutait attentivement. Les confidences du jeune homme étaient trop rares pour qu'elle ose perturber son flux de paroles, elle ne voulait pas le braquer.
- Quand j'y repense, c'était vraiment stupide. Je suis sorti avec Mako parce qu'elle a fait le premier pas vers moi, parce que je n'avais jamais été avec une fille et que je me suis dit qu'il fallait bien commencer à un moment donné. J'ai cru que ça viendrait avec le temps, que je m'attacherai à elle. Je l'ai fait, mais pas de la manière dont elle l'espérait. Je n'arrive pas à la voir autrement qu'une amie.
- Ce sont des choses qui arrivent.
- Hum. Elle a semblé plutôt soulagée que je rompe, en fait. Elle avait remarqué que je n'étais plus vraiment impliqué dans notre relation ces derniers temps et craignait que je me force à rester avec elle pour ne pas la blesser.
Akaashi soupira en rangeant ses baguettes.
- Ne fais pas cette tête, Otaki-chan est solide, elle s'en remettra. Et puis vous restez en bons termes, c'est déjà ça, le réconforta Yukie. Je ne me fais pas de souci ni pour elle ni pour toi. Tu sais ce qu'on dit, une de perdue dix de retrouvées.
Le brun s'arrêta un instant.
- A vrai dire, je ne pense pas réessayer quoi que ce soit avec une autre fille, souffla-t-il.
- Vraiment ?
- Eh bien je… je ne crois pas que… que je sois de ce bord-là, finalement, avoua-t-il avant de détourner le regard, rouge de honte d'avoir osé avouer cela à sa sempai.
- Oh… Réalisa la manager.
Elle était contente d'avoir vu juste. C'était Bokuto qui allait être content.
- Oublie ça, marmonna le passeur avant de se relever brusquement.
Elle lui attrapa le poignet, le forçant à s'arrêter.
- Tu sais, tu es Akaashi Keiji, le passeur et vice-capitaine de Fukurodani, et tu n'as pas à avoir honte d'être ce que tu es, au contraire. Que tu sois gay ou hétéro, ça ne change rien. Et je remettrai à sa place quiconque pensera le contraire.
Il se détendit légèrement.
- Merci de ta franchise, Shirofuku-sempai.
Ils entendirent la sonnerie signalant la fin du repas.
- Tu ne diras rien à personne ? Lui demanda-t-il avec une lueur anxieuse au fond du regard. Je ne suis pas encore prêt à… à faire un réel coming-out.
- Même pas à Bokuto ?
- … Surtout pas à Bokuto-san.
Elle haussa un sourcil interrogateur.
- Je n'ai pas envie qu'il me pose des questions embarrassantes auxquelles je n'aurai pas envie de répondre, avoua-t-il en remettant son panier-repas dans son sac.
La manager eut un petit rire.
- Ne t'en fais pas, le rassura-t-elle, ton secret sera bien gardé. Mais tu sais, il est beaucoup moins naïf que ce qu'il paraît… Je ne pense pas que ça le choquerait plus que ça de savoir que tu es homosexuel. Après tout, il est lui-même bi.
Elle lui fit un clin d'œil avant de s'engouffrer dans les escaliers. Le brun aux yeux gris resta un instant interdit devant la porte qu'elle avait laissée ouverte. Alors comme ça … Bokuto-san aimait aussi les garçons ? Il secoua la tête pour se sortir les images mentales qui venaient de s'imposer dans son esprit. Il ne devait pas songer à ça maintenant, il fallait qu'il retourne en cours. Mais quand même… Comment diable leur manager était-elle au courant de ce genre de choses ?
L'après-midi avait passé beaucoup trop lentement aux yeux du passeur de Fukurodani, qui avait la tête emplie de questions suite à sa discussion avec la manager du club. C'est donc avec soulagement qu'il entendit la sonnerie de fin des cours et se dirigea vers les vestiaires.
- Hey hey hey, Akaashi ! Le salua Bokuto avec un grand sourire.
L'ace ne portait en tout et pour tout que son short de volley. Le brun eut du mal à déglutir. Pourquoi fallait-il que son coéquipier soit si bien foutu ?
- Bokuto-san, répondit-il finalement d'une voix neutre. Tu sais qu'on s'est vus ce matin ?
- Bien sûr. Mais ça n'empêche pas que je suis content de te revoir et qu'il faut se saluer comme il se doit !
L'aîné finit d'enfiler son haut, permettant au passeur de reprendre ses esprits.
- Tu es arrivé tôt. Fit-il remarquer au gris.
- La prof de maths est malade, donc j'ai fini les cours depuis une heure…
Tout s'expliquait.
- Allez, dépêche-toi de te mettre en tenue, j'ai trop envie que tu me fasses des passes ! S'exclama l'attaquant avant de se diriger vers la sortie du vestiaire.
- Hai.
Une fois seul, Akaashi s'assit sur un des bancs contre le mur, les jambes tremblantes. Il ne pensait pas que ce serait si difficile…
Cela faisait bien un an qu'il s'était rendu compte que son coéquipier ne le laissait pas indifférent, mais il avait jusqu'à présent soigneusement refoulé les sentiments qu'il éprouvait pour lui, pour plein de raisons. D'abord, ça n'avait pas été facile pour lui d'accepter qu'il s'était épris d'un garçon, il avait grandi dans une famille assez conservatrice qui était très hostile à ce genre de relations… Et puis il était persuadé qu'il n'aurait de toute façon aucune chance avec le gris. Alors il avait essayé d'oublier cette attirance en sortant avec la manager de Shinzen, ce qui s'était révélé être un échec cuisant.
Il avait fait bonne figure ces derniers mois, s'étonnant de réussir à garder aussi bien le contrôle de lui-même alors que le sujet de ses fantasmes évoluait constamment à ses côtés dans l'équipe. Mais avec ce que lui avait révélé Yukie tout à l'heure, il n'était pas sûr de réussir à jouer l'impassible encore longtemps.
Les autres membres de l'équipe arrivèrent dans les vestiaires, le sortant de ses pensées. Il se dépêcha de se recomposer un visage neutre et les salua avant de se mettre en tenue. Une fois arrivé au gymnase, le brun s'étonna de voir Kaori seule en train de répartir les ballons de volley dans différents chariots. Il la salua avant de se rapprocher d'elle.
- Shirofuku-sempai n'est pas encore là ?
- Elle a dit qu'elle ne viendra pas, elle a un train à prendre ce soir. Elle profite du fait que demain est un jour férié pour voir une amie dans la préfecture de Miyagi.
Ça tombait mal. Il aurait bien voulu discuter avec elle après l'entraînement. Tant pis.
- D'accord. Et où est Bokuto-san ? Il devrait déjà être sur le terrain normalement …
- Il s'est mis à déprimer dans le local quand je lui ai expliqué pour Shirofuku-sempai, se désola la jeune fille de première année.
Le passeur retint un soupir exaspéré avant de se diriger à l'endroit indiqué.
- Bokuto-san, l'appela-t-il d'une voix ferme en le voyant prostré contre des tapis de gymnastique.
- Akaashi ! J'suis trop déçu je voulais montrer à Yukie comment j'maîtrise mon nouveau service smashé maintenant! Bouda le gris.
- Ce n'est pas si grave, tu pourras lui montrer mercredi…
- Mais ça ne sera plus pareil ! Là j'suis vraiment au top de ma forme …
- Eh bien dans ce cas tu n'as qu'à demander à Suzumeda-san de te filmer pendant les phases de services, comme ça tu pourras lui montrer à son retour.
- Mais oui, t'as carrément raison je vais faire ça ! Merci Akaashi t'es un génie ! S'exclama l'ace en sortant précipitamment du local.
C'était devenu trop facile avec le temps… mais ça n'en restait pas moins usant à la longue. Le deuxième année retourna sur le terrain après s'être massé légèrement les tempes.
Et voilà ! Alors, ça vous a plu ? :)
J'maîtrise pas trop les caractères des personnages alors j'ai un peu la trouille de les avoir faits OOC (surtout Akaashi !)
N'hésitez pas à me donner votre avis par review !
Le dernier chapitre sera posté la semaine prochaine.
Bonne semaine et à bientôt !
minimilie
