Hey!

Merci beaucoup à vous!

Silhara: merci pour ton soutien et aussi de la précision technique ( bénélophobique, c'est noté!=) J'espère que tu en souffres pas trop, j'imagine que ça doit pas être évident...enfin, courage, je suis de tout cœur avec toi! ;)

MandyNormande: désolée pour le coup des commentaires anonymes désactivés, j'viens d'arriver alors je ne connais pas toutes les options. Mais ça y est: c'est activé! C'est bon signe si tu t'es quand même connectée! ^^ Merci. C= Et, oui, c'est un peu pour toi que j'ai parlé des reviews, bien que tu ne sois pas la seule à m'avoir fait part de ta déception. Je saurai, à l'avenir! :)

NinaixStory: Merci, ça me touche beaucoup! Et jtrouve que mon début ressemble à rien par rapport à la review que t'en as fait! ^^' J'espère donc que la suite te plaira!

Izarra-sub: Merci à toi aussi! Oui, je me suis dit que ça serait bien parce que ça montrerait enfin ses faiblesses - et c'est un peu la hantise de Lisbon, en général, de paraître faible devant son équipe et devant le monde en général. Oui, Jane arrive enfin! Et il est toujours aussi coopératif avec Lisbon! ;)

J'espère que ça vous plaira.

Dine.


Lisbon inspira profondément. Elle sentait la température monter. Elle allait devoir affronter une énième fois le caractère bien trempée de sa patronne. Ça n'était pas chose facile, loin de là. Alors, lorsqu'elle vit Jane arriver d'un air détendu dans le couloir qui menait au bureau maudit, elle l'interpella :

« Ah ! Jane ! Encore un thé, hein ? Je commence à croire que vous m'évitez… Enfin ! Puisque vous êtes là, vous m'accompagnez voir Hightower. J'ai besoin de vous pour lui exposer la théorie de Cho de façon à ce que cela semble venir de vous. »

Jane avait l'air intrigué par son discours. Elle comprit alors qu'il n'avait pas pris la peine de s'informer de l'avancée de l'affaire. Il n'avait jamais été passionné par l'aspect politique du métier. Mais il s'agissait d'un meurtre. Alors il l'écouta le briefer.

Jane : - D'accord, et pourquoi moi, au juste ?

Lisbon : - C'est évident : vous êtes le chouchou, Jane ! Si ça vient de vous, ça passera. Avec toutes les demandes de mandats et d'autorisations qui n'ont mené nulle part sur cette affaire, j'ai toutes les chances qu'elle refuse ma demande, cette fois.

Jane : - Très bien. Et qui vous dit que cette piste mènera quelque part ?

Lisbon : - Mon instinct et ma confiance quant aux capacités de mon équipe.

Jane : - Donc, je dois me mouiller parce que votre instinct d'inspecteur aguerrie vous dit que cette piste est la bonne, c'est bien ça ?

Lisbon bouillait littéralement. Pourquoi Jane se comportait-il ainsi ? Il faisait tout pour l'énerver, ces derniers temps. Il était démotivé et ne lui faisait plus confiance du tout. Il ne l'aidait pas alors qu'elle se démenait pour son équipe.

Lisbon : - Jane, j'en ai vraiment assez de me battre contre vous. Ce qui m'importe, c'est que vous fassiez votre travail dans l'équipe et que vous m'aidiez quand vous en avez l'occasion. S'il vous plait.

Jane : - D'accord, mais c'est seulement parce que c'est vous.

Elle ne releva pas. Elle ne s'en sentait pas capable. Elle était fatiguée de toutes ses humeurs, de son comportement infantile, de ses pauses thé et de ses sourires inappropriés. Elle voulait seulement pouvoir présenter les responsables d'un meurtre devant la justice sans être bloquée par les restrictions, les immunités diplomatiques de l'ONU.

Elle bouillait de rage contre Jane qui jouait avec ses nerfs mais aussi pour les abrutis finis qui avaient choisi comme représentants officiels des individus immoraux qui profitaient de leurs protections pour commettre les pires atrocités …

Elle entra dans le bureau de Hightower après en avoir reçu l'autorisation, suivie de près par Jane qui semblait enfin comprendre sa tension.

Elle s'excusa du dérangement et présenta les faits avec l'aide de Jane. Hightower semblait plus détendue par la présence de celui-ci et Lisbon se demanda même à un certain moment si Jane ne l'avait pas hypnotisée. Elle lui lança d'ailleurs un regard plein de suspicion auquel il répondit par un simple regard se voulant démonstratif de son innocence et par un haussement des épaules. Il fonctionnait toujours de la même façon face à ses accusations, toujours à nier, bien que tout l'accusait…

Madeleine Hightower accepta donc de faire son possible pour que Cho et Rigsby soient autorisés à interroger les représentants russe et saoudien.

Au moment où elle remercia Hightower et s'apprêtait à sortir, Lisbon chancela, ses jambes engourdies ne la supportant quasiment plus.

Hightower : - Hey ! Vous devriez vous reposer, agent Lisbon !

Lisbon : - Non, tout va bien, merci.

Hightower : - Ne jouez pas les dures, vous avez visiblement du mal à tenir debout. Et puis, vos traits sont tirés. Vous avez vraiment besoin de dormir.

Lisbon : - Je vous assure que je vais bien. Mon équipe a besoin de moi.

Hightower : - Pour faire la navette entre eux et ici, merci, j'avais compris. Je ne pense pas être si terrible que ça, vous devriez les inviter à venir d'eux-mêmes et non à vous laisser les materner !

Lisbon : - Oui, madame.

Hightower : - Jane, je sais que vous n'avez aucun ordre à recevoir de moi mais pourriez-vous vous assurer que l'agent Lisbon se repose quelques heures dans son bureau ?

Jane : - Pas de problème !

Jane s'avança vers Lisbon, s'apprêtant à la soutenir jusqu'à son bureau mais elle refusa.

Lisbon : - Je vous jure que je v…

Hightower : - Allons, agent Lisbon, ne faites pas la forte tête. Si ça peut vous aider : je vous ordonne de vous reposer. Maintenant, laissez Jane vous aider à ne pas vous écrouler et quittez mon bureau afin que je passe ce fameux coup de fil.

Lisbon : - Très bien, madame. Encore merci, madame.

Jane l'accompagna dans son bureau et la fit s'asseoir sur le canapé, sans un mot.

Lisbon : - J'ai seulement besoin d'une bonne dose de café, vous savez.

Il laissa le silence s'installer puis, ayant trouvé un arrangement, il répondit :

Jane : - Je ne peux pas vous forcer à dormir mais je vous le recommande fortement. Je ne vous aiderai pas à vous doper à la caféine, je sais que vous êtes incapable de vous rendre à la cuisine. Alors, ce que je vous propose c'est que vous dormiez au minimum 30 minutes, que je prenne votre téléphone et que j'y réponde pour que vous soyez tranquille et qu'à votre réveil, je vous apporte un bon café. Est-ce que ça vous va ?

Lisbon : - D'accord…

Et à peine eut-il fermé les stores et la porte de son bureau que Lisbon plongea dans un sommeil agité.