Pour te protéger

Chapitre 2

Je rentra alors en sautillant vers la cuisine, mon panier suivant chaqu'un de mes bonds, je retrouva ma nourrice à la cuisine.

« -Eh bien Neit, cela fais longtemps que je ne t'avais pas vu aussi heureuse.

-Oh Liana, si tu savais, j'ai fais la connaissance d'un garçon de mon âge qui vit au château lui aussi.

Elle s'arrêta un instant et se retourna vers moi, elle était aussi petite que ronde, ses cheveux commençaient à peine à grisonner.

-Ah bon, temps mieux pour toi alors, elle continua avec ses légumes. Tu sais tes parents n'auraient pas aimés que tu reste seule.

Je sourie à l'évocation de mes parents disparus.

-Aller va ma grande, je t'ai libéré l'après midi, non ?

Sans me faire prier, je quitta en courant la cuisine et me dirigea vers le terrain d'entraînement des mages. Je me cacha dans les gradins observant comment se débrouillaient les apprentis, mais c'était la fin du cours, je me leva déçue et aperçue les adultes rentrer. Leurs entraînement à eux était plus intéressant puisqu'ils utilisaient leurs grimoires sur des cibles en bois. Ils avaient commencés quand la porte s'ouvrit à nouveau tous s'arrêtèrent en voyant qui était rentré. C'était Valldar, j'hoqueta de surprise, pour qu'un adolescent puisse faire ses exercices avec les adultes, c'est qu'il avait du talent. L'instructeur intima aux autre de reprendre, se qu'ils firent aussitôt, Valldar étant un peu à l'écart soupira. Il ouvrit donc son livre et lança le sort sur le bout de bois à quelque mètre de lui, la cible devint toute noire d'un seul cou. Les autres eux manquaient une fois sur deux leurs but. Je fus ébahi par la maîtrise de l'éclair de mon nouvel ami.

-Très bien Valldar, votre père va être fier de vos progrès. Lui fit l'instructeur

-Pff …

Il répéta l'action quatre ou cinq fois à la suite, ne laissant qu'un petit tas de cendre à la place. Ses compagnon le regardèrent médusés, je ferma la bouche dont je me souvenait même pas avoir eu conscience d'ouvrir. Ils remplacèrent le poteau et le jeune mage continua à faire des étincelles, les autres faisaient pâle figure à côté. Ils quittèrent tous la salle, laissant le jeune homme seul, il grogna, jeta son grimoire dans un coin et quitta la salle d'entraînement d'un pas décidé. J'en profita pour descendre dans l'arène et récupérer le livre que je serra involontairement fort contre ma poitrine.

Comment peut on être aussi dur ? Pensai je

Je marcha vers la sortie, retournant dans le coin sombre qui me servait de chambre, elle n'avait rien de particulier, un simple lit et bureau en bois, dans le mur j'avais une petite cachette que je dissimulait avec un petit bout de tissu complètement décousu et décoloré, là où je gardait les écrits de maman et papa. Je rangea précieusement le volume à coté des autres et referma mon pseudo rideau. Il été temps que je retourne en cuisine pour aider à préparer les repas.

Ma nourrice me donna à nouveau un panier et m'indiqua ma destination, c'était la bibliothèque, un lieu que j'idéalisais, vu que je n'ai jamais eu l'autorisation d'y rentrer. Mon père m'en avait longuement parlé et je ne fus pas déçue, de petits vitraux laissaient passer un peu de la lumière extérieur, essayant vainement de caresser les grands meubles où venaient se nicher de nombreux volumes. J'en avais le tournis tellement il y en avait.

« -Tu savais que le château avait été construit pour vénérer un Dieu.

Je sursauta et tomba sur le grand tapis rouge au sol.

-Pardon Neit, je ne voulais pas te faire peur, me fit Valldar

-Oh ne t'en fais pas j'étais dans mes pensées. Je me leva d'un bond, manquant de m'écraser sur lui, il me retint de justesse.

-Je vois que tu m'apporte encore mon repas.

-Eh oui. Ricanai je bêtement.

-Je préfère que se soit toi... répondit il en baissant son regard sombre. Les autres ne me traite pas comme tu me traite, on dirai qu'ils ont peur de moi.

-J'ai vu ça lors de ton entraînement.

-Tu étais là ? Demanda t-il le yeux plein d'espoir.

-Oui, je t'ai vu foudroiller ce bout de bois s'en effort alors que les autres la ratait souvent, tu es très doué tu sais !

-Tu trouve ! Merci, tu es sincère toi au moins. Tu ne t'entraîne pas toi ?

-Je ne peux pas, je n'ai pas de pouvoirs magiques.

-Ah bon c'est la première fois que j'entends ça ! Me fit il surprit.

-Tu lisais quoi, lui demandai je pour changer de sujet.

-Un manuel de stratégie. Fit il en montrant le pavé sur sa table. Tu veux voir ?

Il me montra des dessins, des textes, des cartes et des plans auxquels je ne comprenais rien du tout. Mais ma chérie, si tu avais pu voir les étoiles qu'il avait dans les yeux quant il en parlait, c'était la première fois que je vis autant de joie dans son regard d'habitude si triste. Je ne l'oubliai jamais, il continua pendant une bonne partie de la nuit à essayer de m'apprendre ses tactiques de guerres, grignotant de temps en temps le repas que j'avais apporté. Mais toutes les bonnes choses avaient une fin, un homme grand vint le chercher. Il soupira.

-Écoute, j'adore vraiment discuter avec toi. Reviens demain, je continuerai à t'expliquer.

-D'accord, ça marche.

Je pris alors mon panier repas, et quitta la bibliothèque, je fis de même. Je retourna dans la cuisine le laissant au bon soin de Liana. Je repartie ensuite dans ma chambre, et me posa sur le bord de mon lit. J'avais le cœur qui se réchauffait, de papillons dans l'estomac, et je me sentais toute drôle. Comme si j'avais des ailles. Cette sensation étrange et nouvelle me fis rire. J'étais en train de tombé amoureuse. Et oui Robin, ce jeune homme allé être ton père, je ne pensais pas que ça irai si vite, je le connaissais à peine, et mon cœur était déjà à lui. Mais j'étais loin, très loin de me douter de se qu'il se passerait ensuite.