La majorité des reviewers l'ayant demandé, voici la suite et fin du point de vue de McGee.
Je tiens à vous remercier tous autant que vous êtes pour vos reviews ! Vous n'imaginez pas à quel point ça fait plaisir.
tonyziva12 : Ne t'en fais pas, ça ne me dérange pas que tu te répètes, tu as le droit de donner ton avis. Et je suis contente que mes fics te plaisent ! :)
Bonne lecture à tous.
POV MCGEE
L'air était brumeux, et assez humide en ce début de novembre, le premier, le jour de la Toussaint, où l'on célébrait les morts. Les nuages cachaient le soleil. Abby, munie de son habituelle ombrelle noire, poussa la grille du cimetière, qui grinça et dégoulina d'eau de pluie. Nous marchions sur l'herbe humide et craquante à cause du givre matinal, et nous contournions chaque tombe, pour arriver à destination. J'avais le cœur serré, comme à chaque fois que je venais ici.
On s'arrêta devant une pierre tombale assez modeste, tout au bout du cimetière. Je regardais la tombe. Voilà plus d'un an qu'ils n'étaient plus de ce monde, et ça faisait toujours le même choc, de regarder ces noms gravés dans le marbre. Trop dur d'y croire.
ANTHONY DINOZZO - ZIVA DAVID
1969-2011 - 1977-2011
Agents fédéraux morts pour leur pays.
Une étoile de David était gravée en dessous du nom de Ziva. J'aurais bien vu une gravure de voiture, ou d'une quelconque jaquette de DVD, en dessous du nom de Tony. Ça lui correspondait tellement mieux que ce drapeau des États-unis : il n'avait jamais été très patriotique.
Gibbs avait insisté pour qu'ils soient mis en terre ensemble. J'avais été entièrement d'accord, ayant assisté à leur mort, ils devaient finir ensemble côte à côte. Mais je m'en voulais toujours, de ne pas avoir pu retenir Ziva. Penser à ce moment, me fait mal. Et pourtant, j'y repense souvent. C'est le genre d'instant qu'on retient jusqu'à la fin de ses jours... Ils me manquent tous les deux, énormément. Chaque jour est un défi d'aller travailler, chaque jour, une multitude de souvenirs m'assaillent, me piègent. D'une certaine façon, ils sont toujours là avec moi. Dans n'importe quelle situation, je m'imagine les répliques douteuses que Tony aurait pu dire, ou les erreurs de langage de Ziva...
Gibbs avait engagé deux autres agents. Une femme, assez sympathique et avenante, je dois dire, et une vieille connaissance de Gibbs, un ancien agent des gardes côtes. Bien sûr, nous nous entendons bien... mais ça ne va pas plus loin. Tony et Ziva avaient leur place, dans cette équipe. Sans eux, la vie n'est plus la même. Ils sont irremplaçables.
Une plaque en argent était posée sur le marbre et portai l'inscription :
A mes deux agents regrettés, morts ensemble et enfin réunis.
Semper Fi
L.J.G.
Abby déposa à côté un énorme bouquet de roses noires, et réprima un sanglot. Elle s'agrippa à mon bras, et posa sa tête sur mon épaule. Elle avait été la plus touchée par leur mort. Du moins, visiblement. Car Gibbs, bien qu'il ne montrait jamais rien, et qu'il n'ait jamais été très bavard, avait les yeux encore plus glacials qu'avant et ne parlait presque plus. Les mots qu'ils prononçait en un jour, même en une semaine, se comptaient sur les doigts d'une main. Chaque jour était une épreuve pour nous tous. Leur absence me rongeait de plus en plus. Abby déclara d'une voix tremblante :
-J'espère qu'ils sont heureux. Tim, dit moi qu'ils le sont.
Je plaçais ma main sur son épaule, et la serrai fort.
- Oui, ils le sont.
Me revint soudain les souvenirs de ce jour affreux, et me résonnèrent dans la tête, les dernières paroles que Ziva avaient prononcées. Ainsi que son regard, profond et résigné. Fixé à jamais dans ma mémoire. Indescriptible et inoubliable.
" Dit à Gibbs que je suis désolée. Et à Abby et Ducky de ne pas m'en vouloir. Navrée, Tim, mais, c'est de ma faute s'il va mourir. "
Si je l'avais d'abord cru folle, je n'avais pas tardé à comprendre, en la voyant courir, et se jeter contre lui, le regard passionné. Ma première impression avait été juste : elle était folle, mais de lui. Je me rappelle l'expression de Tony, presque heureux, lorsqu'elle s'était retrouvée contre son torrse. Leurs regards, ces sourires, qui montrait qu'ils se comprenaient. Et ce silence troublant, interrompu par la minuterie du compte à rebours. Puis enfin, l'explosion, bruyante, lumineuse... J'avais crié une dernière fois leurs noms... mais ils s'en étaient déjà allés. Je n'avais eu aucune blessure, mise à part celle de les perdre : irréparable. Après tout, l'en empêcher aurait été injuste. Tel avait été son choix de mourir avec lui. On ne pouvais pas parler d'un suicide : dès que Tony avait été condamné, elle l'avait été aussi.
Je me remémorais, tout comme Abby j'imagine, les années que nous avons passés ensemble. Ces heureuses années.
- Au revoir, vous deux. Vous nous manquez.
Un rayon de soleil perça les nuages, faisant briller le marbre blanc de leur tombe et éclairant leurs noms. Je souris. Un vrai sourire, depuis longtemps. Abby, toujours accrochée à mon bras, m'entraîna vers la sortie, et je jetai un dernier regard à cette tombe, où reposaient mes deux amis, qui avaient étés aveugles de leurs sentiments, et qui ne les avaient assumés qu'au dernier moment de leurs vies.
Je vous remercie d'avoir lu ce chapitre.
Une petite review pour donner votre avis ?
Et le prochain OS sera beaucoup plus joyeux, promis !
Je me sentais juste un peu obligée de terminer cette mini histoire.
A bientôt !
Marie.
