Ces choses qui nous font veiller tard
Allongé sur le lit de camp que sa mère avait fait installer dans la chambre de Bill, les bras noués derrière sa nuque, Charlie observait le plafond sans parvenir à trouver le sommeil. Cela faisait longtemps qu'il était là, sans bouger. Il décida alors de se redresser sur ses coudes et c'est ainsi, qu'en regardant tout autour de lui, il s'aperçut qu'il était seul dans la chambre et qu'il était très tard. Il s'installa en tailleur et soupira. Pourquoi Bill n'était toujours pas venu se coucher ? A cette heure avancée de la nuit, il était pourtant persuadé d'être le seul à être éveillé.
Charlie se mit à sourire. Son grand frère avait peut être tout simplement réussit à contourner l'interdiction maternelle et était allé rejoindre Fleur dans sa chambre… Après tout, ils étaient fiancés et leur mariage serait célébré dans quelques jours… Personne ne pourrait leur en vouloir. Mais quoiqu'il en soit, cela ne réglait pas son problème d'insomnie… Il décida donc de se lever et d'aller faire un petit tour dans la cuisine. Il trouverait là, sans doute, de quoi l'occuper en attendant que le sommeil daigne enfin le gagner.
Avec mille précautions, le jeune homme quitta la chambre et dénichant dans ses souvenirs les plus lointains le souvenir des marches de l'escalier qui grinçaient, c'est sur la pointe des pieds qu'il se rendit dans la cuisine. Mais tous ses efforts de discrétions faillirent être réduits à néant quand en poussant la porte, il aperçut une silhouette installée là. Il étouffa son cri de surprise juste à temps et d'un geste vif, il brandit sa baguette qu'il avait pris soin de prendre avec lui.
- « Qui est là ? » souffla-t-il alors d'une voix menaçante.
Ce fut la voix amusée de son grand frère qui lui répondit.
- « C'est moi, William Arthur Weasley, futur marié et insomniaque à ses heures ! »
- « Toi aussi ? » lui souffla alors Charlie en abaissant sa baguette et en s'approchant de la table.
Dans la pénombre, Bill hocha la tête tandis que son frère prenait une chaise et s'installait dessus nonchalamment.
- « Pourquoi tu restes dans le noir ? » lui demanda-t-il.
- « L'ampoule est grillée et les bougies ont toutes été réquisitionnées par Maman pour la cérémonie et j'ai bien peur qu'elle n'ait jeté un sort au placard pour couvrir de furoncles celui qui oserait l'ouvrir sans sa permission. Ce serait dommage d'enlaidir encore plus mon visage tu ne crois pas ? »
- « Bill ! Arrête donc de dire des bêtises ! » grogna Charlie en pianotant sur la table.
Il était très mal à l'aise d'entendre son frère parler de ses cicatrices et de son nouveau physique. Depuis son retour, il avait pris grand soin de ne pas aborder le sujet d'une quelconque manière que se soit. Tout comme il n'aimait pas évoquer la blessure de George. Il ne s'en sentait pas la force.
- « Alors, pourquoi es-tu encore levé à cette heure de la nuit ? Je t'imaginais en compagnie de la future madame Bill Weasley … » le taquina-t-il pour parler d'autre chose.
- « Je ne suis pas suicidaire au point de passer outre les règles de Maman… » murmura-t-il.
- « Bill ? »
- « Et Fleur pour une fois est d'accord avec elle ! » grogna Bill « C'est incroyable ! Il y a encore quelques mois, elles ne se supportaient pas et maintenant elles s'accordent sur la règle la plus stupide que j'ai jamais entendu ! »
Charlie éclata de rire et se mit à se balancer sur sa chaise.
- « Alors dis moi ce qui te fais veiller si tard ? » demanda-t-il.
- « Je réfléchissais… » souffla Bill
- « Bienvenu au club mon vieux ! » lui répondit Charlie d'un air las.
Tous les deux restèrent un moment silencieux. Les seuls bruits que l'on entendait provenait de la légère brise qui faisait bouger les feuilles dans les arbres. Ce fut Bill qui le premier, brisa le silence.
- « C'est Ron qui m'inquiète… »
- « Ouais, je sais… Je me pose des questions aussi. Tu crois… que c'est une bonne chose qu'on le laisse partir à l'aventure avec Hermione et Harry ? Tu crois qu'on a eu raison de le défendre devant Maman ! Il est tellement jeune ! »
- « On aurait dit ça de moi quand j'avais 17 ans, je l'aurais vraiment très mal prit… » souffla Bill.
- « Ouais, moi aussi ! Mais dans les faits, il est quand même jeune ! » lança Charlie.
- « De toutes façons, sa décision est prise et tu sais comme moi qu'il ne reviendra pas là-dessus. Il n'y a que Maman pour croire à ça… Je crois bien que notre frère est en passe de devenir… une sorte de héros ! »
- « Ouais ! Et ça aurait pas pu être toi ou moi ? Il faut que ça soit lui ? Pas qu'il ne le mérite pas, mais… Il réalise combien on va tous s'inquiéter pour lui ?! »
Bill hocha la tête d'un air grave.
- « Ca fout la trouille…Mais je crois bien que de nous tous, ça a toujours été lui qui était destiné à faire les plus grandes choses. Regardons les choses en face, la première fois qu'il a fait un truc dingue, il avait onze ans… » lança-t-il. « Alors, il faut s'attendre à le voir quitter la maison sitôt le mariage prononcé… »
- « Et on est sensé resté là sans rien faire ? A nous ronger les sangs comme Papa et Maman ! Par Merlin, ça craint ! » soupira Charlie en posant son menton sur ses mains.
- « A mon avis, on en a pas fini de passer des journées à veiller tard… » déclara Bill avec gravité.
Et Charlie soupira. Il n'y avait plus rien d'autre à ajouter…
Ces choses qui nous font veiller tard
Allongé sur le lit de camp que sa mère avait fait installer dans la chambre de Bill, les bras noués derrière sa nuque, Charlie observait le plafond sans parvenir à trouver le sommeil. Cela faisait longtemps qu'il était là, sans bouger. Il décida alors de se redresser sur ses coudes et c'est ainsi, qu'en regardant tout autour de lui, il s'aperçut qu'il était seul dans la chambre et qu'il était très tard. Il s'installa en tailleur et soupira. Pourquoi Bill n'était toujours pas venu se coucher ? A cette heure avancée de la nuit, il était pourtant persuadé d'être le seul à être éveillé.
Charlie se mit à sourire. Son grand frère avait peut être tout simplement réussit à contourner l'interdiction maternelle et était allé rejoindre Fleur dans sa chambre… Après tout, ils étaient fiancés et leur mariage serait célébré dans quelques jours… Personne ne pourrait leur en vouloir. Mais quoiqu'il en soit, cela ne réglait pas son problème d'insomnie… Il décida donc de se lever et d'aller faire un petit tour dans la cuisine. Il trouverait là, sans doute, de quoi l'occuper en attendant que le sommeil daigne enfin le gagner.
Avec mille précautions, le jeune homme quitta la chambre et dénichant dans ses souvenirs les plus lointains le souvenir des marches de l'escalier qui grinçaient, c'est sur la pointe des pieds qu'il se rendit dans la cuisine. Mais tous ses efforts de discrétions faillirent être réduits à néant quand en poussant la porte, il aperçut une silhouette installée là. Il étouffa son cri de surprise juste à temps et d'un geste vif, il brandit sa baguette qu'il avait pris soin de prendre avec lui.
- « Qui est là ? » souffla-t-il alors d'une voix menaçante.
Ce fut la voix amusée de son grand frère qui lui répondit.
- « C'est moi, William Arthur Weasley, futur marié et insomniaque à ses heures ! »
- « Toi aussi ? » lui souffla alors Charlie en abaissant sa baguette et en s'approchant de la table.
Dans la pénombre, Bill hocha la tête tandis que son frère prenait une chaise et s'installait dessus nonchalamment.
- « Pourquoi tu restes dans le noir ? » lui demanda-t-il.
- « L'ampoule est grillée et les bougies ont toutes été réquisitionnées par Maman pour la cérémonie et j'ai bien peur qu'elle n'ait jeté un sort au placard pour couvrir de furoncles celui qui oserait l'ouvrir sans sa permission. Ce serait dommage d'enlaidir encore plus mon visage tu ne crois pas ? »
- « Bill ! Arrête donc de dire des bêtises ! » grogna Charlie en pianotant sur la table.
Il était très mal à l'aise d'entendre son frère parler de ses cicatrices et de son nouveau physique. Depuis son retour, il avait pris grand soin de ne pas aborder le sujet d'une quelconque manière que se soit. Tout comme il n'aimait pas évoquer la blessure de George. Il ne s'en sentait pas la force.
- « Alors, pourquoi es-tu encore levé à cette heure de la nuit ? Je t'imaginais en compagnie de la future madame Bill Weasley … » le taquina-t-il pour parler d'autre chose.
- « Je ne suis pas suicidaire au point de passer outre les règles de Maman… » murmura-t-il.
- « Bill ? »
- « Et Fleur pour une fois est d'accord avec elle ! » grogna Bill « C'est incroyable ! Il y a encore quelques mois, elles ne se supportaient pas et maintenant elles s'accordent sur la règle la plus stupide que j'ai jamais entendu ! »
Charlie éclata de rire et se mit à se balancer sur sa chaise.
- « Alors dis moi ce qui te fais veiller si tard ? » demanda-t-il.
- « Je réfléchissais… » souffla Bill
- « Bienvenu au club mon vieux ! » lui répondit Charlie d'un air las.
Tous les deux restèrent un moment silencieux. Les seuls bruits que l'on entendait provenait de la légère brise qui faisait bouger les feuilles dans les arbres. Ce fut Bill qui le premier, brisa le silence.
- « C'est Ron qui m'inquiète… »
- « Ouais, je sais… Je me pose des questions aussi. Tu crois… que c'est une bonne chose qu'on le laisse partir à l'aventure avec Hermione et Harry ? Tu crois qu'on a eu raison de le défendre devant Maman ! Il est tellement jeune ! »
- « On aurait dit ça de moi quand j'avais 17 ans, je l'aurais vraiment très mal prit… » souffla Bill.
- « Ouais, moi aussi ! Mais dans les faits, il est quand même jeune ! » lança Charlie.
- « De toutes façons, sa décision est prise et tu sais comme moi qu'il ne reviendra pas là-dessus. Il n'y a que Maman pour croire à ça… Je crois bien que notre frère est en passe de devenir… une sorte de héros ! »
- « Ouais ! Et ça aurait pas pu être toi ou moi ? Il faut que ça soit lui ? Pas qu'il ne le mérite pas, mais… Il réalise combien on va tous s'inquiéter pour lui ?! »
Bill hocha la tête d'un air grave.
- « Ca fout la trouille…Mais je crois bien que de nous tous, ça a toujours été lui qui était destiné à faire les plus grandes choses. Regardons les choses en face, la première fois qu'il a fait un truc dingue, il avait onze ans… » lança-t-il. « Alors, il faut s'attendre à le voir quitter la maison sitôt le mariage prononcé… »
- « Et on est sensé resté là sans rien faire ? A nous ronger les sangs comme Papa et Maman ! Par Merlin, ça craint ! » soupira Charlie en posant son menton sur ses mains.
- « A mon avis, on en a pas fini de passer des journées à veiller tard… » déclara Bill avec gravité.
Et Charlie soupira. Il n'y avait plus rien d'autre à ajouter…
